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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:08

Après le tourbillon du mois d’août où toutes les maisons sont remplies, Poggiolo retourne en septembre à une grande tranquillité, peut-être une trop grande tranquillité, que nous décrit ici Pierre MARTINI.

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"...la gaffe est de revenir dans un lieu où les gens dansent comme ci... comme ça... plus du tout la même chose que vous... vous ne savez plus! On vous regarde drôle... je réfléchis... fil en aiguille le temps a pris bien des personnes... celui-ci... celui-là..." (Louis-Ferdinand CÉLINE, «Nord»).

 

Ce jour-là, le samedi 3 septembre 2016, très précisément de 10h30 à 11h30, à Poggiolu, personne pour danser quoi que ce soit, pas même un peu de musique évidemment... personne... absolument aucun être vivant au long des sentes et des ruelles, autour des maisons, dans les recoins de murs.

Je n'ai vu personne. Ah si! Quand même... la factrice, au volant de son automobile réglementaire, louvoyant habilement dans le tournis des granites, effectuant ainsi sa tournée obligatoire, une personne par ailleurs très aimable, bien étonnée cependant de voir quelqu'un, ici même, genre touriste, à la recherche dont ne sait quoi.

Impressions d'un été finissant

Elle me renseigne. Je tenais à rencontrer quelqu’un; elle m'indique alors l'emplacement de sa maison; je cherche aussi la maison d'une de mes relations, le docteur ATLAN.

«Vanina?», me demande alors la préposée...   

« Oui », répondis-je.

Mais à mon grand regret, je ne rencontre personne.

 

Je vagabonde alors... La maison des MARTINI, celle de mon grand-père, dite "u lucciu", est presque abandonnée... Les persiennes sont closes sur les façades aveugles de la maison de ma grand-mère, les FRANCESCHETTI, attenante à la petite chapelle Saint-Roch; deux maisons où j'ai passé quelques moments inoubliables  de mon enfance, entre les deux écoles que je fréquentais alors, l'une en contrebas de Saint-Roch, l'autre un peu au-dessus de la route qui mène à l'église paroissiale.

Impressions d'un été finissant

Je pense alors qu'il vaut mieux finalement que je ne rencontre personne.

 

Chacun d'entre nous a ses fantômes. Ça suffit souvent. C'est fragile un fantôme, ça ne dit rien et c'est préférable, ça vous regarde seulement passer, vous en aller, au loin.

Poggiolu ce jour de fin d'été, comme abandonné, livré à rien, c’est-à-dire sans doute libéré de toutes ces sujétions humaines, souvent futiles et pas très belles, toujours hostiles, parfois cruelles, m'a semblé d'une beauté trés douce, reposée, comme au-delà du temps. Il m'a rappelé ces villages, presque ruines, où souffle sans cesse un vent triste, que j'ai connu, en des endroits lointains, oubliés des hommes, aux bords de sous-continents qui n'intéressent personne. Mais Poggiolu, où l'on n'entend même pas le vent, au moment où à présent tout s'endort, les lumières de l'été passé, intéresse-t-il encore quelqu'un? Peut-être est-ce à souhaiter, comme un soulagement...

Je reviendrai le 1er novembre quand, selon la coutume des anciens, il faudra "monter" sur les tombes. Peut-être aurai-je plus de chance avec les morts, leur souvenir... peut-être...

Point de nostalgie dans tout cela, ce serait trop puéril; point d'illusions perdues non plus; un soupçon de mélancolie sans doute...

 

Pierre MARTINI

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 10:43

Les religieux ont réagi au meurtre d'un prêtre par des prières; les politiques répondent à cet acte ignoble en proposant des actions.

L'Assemblée de Corse a voté à l'unanimité, moins les trois élus communistes, une résolution demandant la fermeture des lieux de culte fondamentalistes.

Le texte complet peut être téléchargé ci-dessous.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:00

Après les cinq pupitres d’information installés à Poggiolo et Guagno-les-Bains en octobre  (voir l’article "Tout sur Poggiolo et Guagno-les-Bains en cinq pupitres"), un nouveau panneau vient d’être placé au centre du village.

Les anciens chemins remis en valeur

A l’angle de la route et de la Stretta, une pancarte en bois avec une flèche donne la direction de Soccia et d’Orto, non pas par voiture mais à pied. Elle indique les chemins utilisés par les anciens avant la route actuelle construite vers 1885 plus bas, par le Fragnu.

L’ancienne carte d’état-major montrait bien ces sentiers, marqués ici par les lignes noires continues.

 

Les anciens chemins remis en valeur

Le début est à côté de l'église St Siméon. On passe entre les deux cimetières, le communal et le privé, puis on marche jusqu’à la croix qui marque à peu près le lieu le plus élevé de la randonnée et qui se trouve proche de la bifurcation entre Soccia et Orto.

Le trajet n’est pas long si l’on en croit cette nouvelle pancarte: 1 heure pour Orto et 45 minutes pour Soccia. En réalité, s’il n’y a aucune difficulté à aller à Orto, il n’en est pas de même pour Soccia. Un coupe-coupe ou une pignata est indispensable pour avancer dans une végétation dense. De plus, le sentier n’est pas bien marqué pour Soccia, au contraire d’Orto où il est jalonné de marques de peinture bleue jusqu’à son arrivée au cimetière.

Sur cette carte récente de l’IGN, le chemin Poggiolo-Orto a été colorié en jaune.

Les anciens chemins remis en valeur

On peut espérer que la direction vers Soccia sera prochainement bien dégagée et bien marquée. Les promeneurs de l’été pourront en profiter.

 

Le petit film ci-dessous vous donne quelques aspects et quelques paysages du chemin pour Orto que l'on peut découvrir à partir du nouveau panneau.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:03

Mardi, lors de la seconde partie de la semaine consacrée à Poggiolo et à Cécile Grimaldi par l'émission "U caffè", le dessinateur présent a réalisé un panneau routier présentant le village.

Comment présenter Poggiolo?

On peut remarquer les trous provoquant par les tirs de carabine, ce qui n'est pas original et se retrouve pour d'autres communes.

La partie "Son air pur, ses petits oiseaux" fait référence aux propos de Nicolas MARTINI dans le reportage de lundi.

"Ses massacres de seigneurs" est une forme très résumée, et peu exacte, de l'élément de l'histoire poggiolaise sur laquelle a insisté une animatrice, à savoir la "disabitazione", la destruction de Poggiolo et des villages voisins par les Génois en 1489 à cause de la révolte des seigneurs de la Cinarca.

Chacun aura pu remarquer que tout l'historique cité dans l'émission (la chapelle du Xème siècle, "l'état des âmes" de 1730, les noms de famille les plus fréquents...) est tiré de l'excellent texte de Xavier PAOLI qui est disponible sur ce blog.

Mais une question se pose: peut-on vraiment résumer Poggiolo à ce dessin?

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 06:50
Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Toutes nos condoléances à l'épouse, aux enfants et à toute la famille de Jean GAFFORY.

Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Jean GAFFORY, né en 1925, était une personnalité très connue dans nos villages, d'abord en tant que directeur de la Caisse d'assurance-maladie, puis par ses mandats électifs.

Il fut maire de Guagno pendant 43 ans, de 1965 à 2008. Il devint conseiller général du canton de Soccia en 1968, à la mort du maire de Poggiolo Martin PAOLI. Il garda cette fonction jusqu'en 1973, quand la réforme cantonale fit fusionner ce canton avec celui de Vico pour créer les Deux-Sorru.

Homme de conviction (il fut radical de gauche et il parraina la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002), il était toujours proche des gens et prêt à aider chacun. En 2008, le conseil municipal de Guagno lui avait attribué le titre de maire honoraire. 

Nous vous proposons deux vidéos qui évoquent les deux grands moments de sa carrière:

- l'élection à la mairie de Guagno en 1965 (montage de Marthe POLI)

- l'élection cantonale de 1968 (film de Michel FRANCESCHETTI)

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 14:01

La série "Fora di Strada" est diffusée sur France 3 Corse Via Stella. Cette série documentaire va par les chemins de traverse à la découverte du patrimoine naturel de la Corse en suivant Paul et Karine. Comme l'écrit le site de Via Stella, "Au fil de leurs pas, le long des sentiers de l’île, la Corse d’hier et d’aujourd’hui se raconte, avec ses figures légendaires, ses histoires et ses romances, ses savoir-faire et ses traditions, ses croyances et ses fables…".

L'épisode qui vient d'être diffusé le 24 janvier (et rediffusé le 26) a été tourné par Jean-Michel Martinetti, le réalisateur, cet été sur les bords du lac de Creno.

Il est intitulé "Découverte du lac de Satan", reprenant l'expression utilisée dans l'article paru dans ce blog (voir "Les légendes de chez nous (1/7): Le lac de Satan").

Les deux randonneurs sont au milieu des pins laricios et Paul POLI, qui est guide de moyenne montagne et spécialiste en environnement, explique les particularités de ces arbres et le rôle économique de leur exploitation d'antan. Mais la forêt est aussi un endroit mystérieux, comme l'atteste la présence de la fourche du Diable.

Le Diable, sa jument, sa fourche et son lac

Cette identification avec une fourche n'est pas celle des randonneurs qui connaissent bien cet arbre, servant de balise pour un sentier particulier, et qu'ils identifient plutôt à une lyre.

Karine et Paul évoquent la légende de la jument de Satan racontée dans l'article "Les légendes de chez nous (5/7): les trois tours du Tretorre", puis celle de l'exorcisme du lac de Creno. 

Un regret est le manque de localisation géographique dans cette émission. Guagno est, à propos de la légende de la jument, le seul village cité. Il n'est pas dit que le sommet fendu par les sabots de la jument est le Tretorre. Les deux protagonistes utilisent le terme de "cette région" sans préciser quelle partie de la Corse est concernée. Le guide commet même l'erreur de dire à un moment: "dans la région? Ici? Dans le Cruzzinu?".

Mais laissons de côté ces petits défauts pour admirer les belles images du lac, de ses mousses et de ses nénuphars. On apprend que les graines concassées de ces plantes aquatiques auraient servi à produire des substances hallucinogènes, ce qui permet à Paul d'évoquer le tabac corse qui était autrefois cultivé dans les villages, même à Poggiolo. Rien n'est dit sur les droseras, ces fameuses plantes carnivores de Crenu, et c'est dommage.

Au total, une demi-heure agréable à suivre, un bon moment de fraîcheur.

Les autres reportages de cette série peuvent être regardés le samedi à 17h55 sur France 3 Via Stella et en se connectant au site suivant:

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 18:56

Les activités du 16 août 2014 ne se sont pas limitées comme ces dernières années à la fin de journée.

Le matin, les enfants étaient invités à participer sur l'esplanade de la salle des fêtes à des jeux variés. Près de vingt-cinq garçons et filles ont pu ainsi bien s'amuser. 

SI DES LECTEURS POUVAIENT NOUS ENVOYER DES PHOTOS DE CETTE MATINÉE, NOUS SERIONS HEUREUX DE LES PUBLIER SUR CE BLOG.

A 17 heures, la messe fut célébrée en la chapelle Saint Roch, puis la statue du protecteur de Poggiolo et Guagno-les-Bains fut portée en procession autour du village.

Les personnes présentes dégustèrent ensuite l'apéritif offert par la municipalité et le comité des fêtes, ainsi que les quiches et tartes confectionnées par les volontaires.

Voici un diaporama montrant plusieurs moments de la procession. Il est possible de comparer avec d'autres années en visionnant les reportages des 16 août précédents à l'adresse: http://www.dailymotion.com/user/michelfran/1

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 17:59

L'article sur "La nuit des mazzeri" (Les légendes de chez nous (4/7): la nuit des mazzeria mentionné Dorothy CARRINGTON. Il est indispensable de connaître cette grande dame qui joua un rôle important dans le lancement de l'archéologie et de l'ethnologie de la Corse.

Dorothy, l'Anglaise ensorcelée par la Corse

"Lady Rose, l'insulaire", un reportage de France 3 réalisé en 2006, montre la vie aventureuse de cette Anglaise de la haute société qui se voua à une île qui n'était pas la sienne jusqu'à son décès en 2002.

Cette vidéo de 52 minutes insiste sur le voyage de 1948 et le choc de la révélation des statues-menhirs de Filitosa, alors totalement inconnues.

Dessins de Francis ROSE, images de vieux villages, paysages de ce Niolu que Miss CARRINGTON sillonna si souvent à pieds, illustrent les passages de ses livres et d'anciennes interviews. Il faut voir (à partir de la 17ème minute) les extraits d'un film sur la foire de Casamaccioli en 1948.

Les mazzeri sont présentés au bout de 45 minutes. Pour l'infatigable Britannique fascinée par la Corse, le mazzérisme, auquel elle consacra un livre, n'est pas une légende mais la survivance d'une croyance traditionnelle.

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 18:00

Pendant longtemps, dans toute la Corse, la nuit du 31 juillet au 1er août était redoutée car elle était la nuit des mandrache pendant laquelle s'affrontaient les mazzeri. La pieve de Sorru-in-Sù était directement concernée par ces événements. 

Les textes ci-dessous donnent une explication sur le sens de cette date. Les trois premières parties sont tirées du très utile "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" écrit par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel, 1986). La quatrième partie, consacrée à cette nuit dans notre canton, est inspirée de "Le mazzérisme: un chamanisme corse" de Roccu MULTEDO (Editions L'Originel, 1994). 

Précision préalable: Les mazzeri sont des humains ayant une vie sociale et personnelle mais qui sont considérés par le village comme des êtres surnaturels liant l'au-delà au monde des vivants. Dans la vie courante, les mazzeri sont des êtres pacifiques. On les reconnait à leur regard: ils ne vous regardent pas, mais regardent à travers vous.​ Ils sont capables de dire quels seront les prochains morts de la communauté.

LE MOMENT DE LA CANICULE ET DES MAZZERI

"Consécutive au solstice d'été (la Saint-Jean), la canicule marque l'entrée du soleil dans la constellation du Lion (i sulleoni). C'est une période redoutable, porteuse de menaces mortelles pour les animaux, les hommes, les cultures. La nature tout entière est comme embrasée. Tout risque de brûler ou de sécher. Les incendies se déchaînent et, attisés par les vents, se répandent jusqu'à prendre des proportions terrifiantes. La canicule qui tue toute vie est à l'image même des morts, êtres desséchés, affamés, assoiffés, noirs. Cette période, néfaste et dangereuse entre toutes, entame son déclin à la fin du mois de juillet, lorsqu'on entre dans les Calendes d'août. C'est pourquoi cette date est en Corse une date rituelle, et la nuit qui fait passer de juillet à août est investie par des pratiques magico-religieuses destinées à éloigner ce fléau mortel.

Dans de nombreux villages, notamment dans le Centre et le Sud, on allume un feu devant le seuil de la maison. Ce feu est appelé focu di i mazzeri (feu des mazzeri). On pose aussi, sur les fenêtres, des ustensiles remplis d'eau. Car, comme à d'autres dates, cette nuit-là, les morts se rapprochent des vivants. Leur présence est redoutée et on s'en protégera de plusieurs manières. (...)"

LA FÊTE DES MORTS ESTIVALE

"Dans la liturgie, le 1er août est la fête de Saint Pierre-aux-Liens. Cette fête religieuse est venue se superposer à celle qui, à une époque lointaine, était celle des Macchabées. Le 1er août est donc une fête des morts. Elle est symétrique de celle du 1er novembre; elle en est le doublet estival.

C'est dans ce contexte de mort que prennent place les batailles des mazzeri (...).

La nuit du 31 juillet s'engage une bataille contre la mort et la mortalité. Les mazzeri d'un village se regroupent, montent sur le col, ou se rendent à la limite qui sépare leur territoire du territoire voisin, et là, se battent contre les mazzeri de la communauté limitrophe. Les armes qu'ils utilisent dans ces combats sont des tiges d'asphodèle. (...)

L'enjeu de ces guerres végétales est d'importance." (...) 

Dans les villages des vainqueurs, la mortalité de l'année sera faible, et forte chez les vaincus.

Photo de Joan Fontcuberta.

Photo de Joan Fontcuberta.

L'ASPHODÈLE, LA REINE DES BATAILLES

L'asphodèle, appelé en Corse taravucciu, arbucciu. taravellu, luminellu, etc , est une plante bien connue dans les mythologies végétales, depuis l'antiquité grecque. C'est la plante des morts. Elle «pousse dans le royaume des Ombres ». Dans les Enfers et les Champs-Elysées où séjournent les Héros défunts, les asphodèles abondent. Dans les siècles passés, en de nombreuses régions d'Europe, on en plantait autour des tombeaux car, disait-on, les morts aimaient cette plante et se nourrissaient de ses racines. (...) Elle produit l'abondance et assure l'immortalité de l'âme.

On comprend que, pour combattre la pénurie et la mort caniculaires, les mazzeri corses, la nuit du 31 juillet, brandissent l'arme la plus efficace en ce domaine. 

un plant d'asphodèle

un plant d'asphodèle

LES MANDRACHE GUAGNAISES

D'après Rocco MULTEDO, qui reprend des travaux de Dorothy CARRINGTON, les assemblées de mazzeri ont lieu de préférence le samedi. La bataille annuelle qui se déroule dans la nuit du 31 juillet s'appelle une mandraca. Elle voit s'affronter deux groupes masqués en animaux et formés en milizie avec chacune un capitaine élu. Les deux camps viennent de deux communautés voisines et s'affrontent sur le col qui sépare celles-ci. Après avoir poussé des "cris effrayants", ils se battent à coup de tiges d'asphodèles jusqu'à la fuite d'un groupe ou l'arrivée du jour. Les asphodèles et les bâtons utilisés finissent dans un grand feu.

Notre canton étant quasiment enclavé dans la montagne, plusieurs mandrache se déroulent, ce qui laisse supposer que les batailles n'avaient pas toutes lieu la même nuit:

- Soccia contre Casamaccioli dans le Niolu

- Guagnu contre Vivario au col de Manganellu 

- Guagnu contre Venacu et Corti au col de Virdiola, près d'un ancien cimetière

La plus importante était la confrontation entre Guagnu et Pastricciola, au col de Missicella, à 1.191 mètres d'altitude. Ce lieu, qui a longtemps permis aux bergers de passer de Sorru-in-Sù aux pièves de Cruzzini et Cinarca, est particulièrement stratégique pour les mazzeri.

Les légendes de chez nous (4/7): la nuit des mazzeri

N'allez surtout pas à Missicella les 31 juillet et 1er août. De toute façon, évitez de sortir cette nuit-là. Des esprits forts peuvent dire que les mazzeri ont quasiment disparu et que les mandrache ne sont plus organisées. Mais peut-on en être certain? On murmure quelques noms d'initiés à Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno.

Il vaut mieux être très prudent.

Réalisé à l'occasion d'une chasse au sanglier, le film suivant (https://www.dailymotion.com/video/x18lzcu_19-12-2013-bocca-missicella_animals) montre ce qu'est le col de Missicella et les paysages qui l'entourent.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 18:00

La légende de la Sposata a inspiré des artistes, écrivains, peintres ou chanteurs. 

Le côté fantastique de cette histoire est accentué par l'incarnation du personnage principal dans la montagne.

Certains ne remarquent pas la tête de la méchante fille sur les rochers. Il suffit pourtant de bien lever les yeux.

Pour aider les visiteurs nouveaux, une aide leur a été fournie dans le bulletin n°8 de l'Association Renno-Informations, en date du 25 juillet 2009. Marilyne Dufresne, originaire de la commune d'Azilone-Ampaza, dans le sud de la Corse, a, en quelques coups de crayon, dégagé les traits de la Mariée et les plis de ses vêtements.

Il n'est plus possible de prétendre que la Sposata n'est pas sur la montagne.

Les légendes de chez nous ( 3/7): la Sposata ou l'inspiratrice des artistes
Les légendes de chez nous ( 3/7): la Sposata ou l'inspiratrice des artistes
Les légendes de chez nous ( 3/7): la Sposata ou l'inspiratrice des artistes

L'immense chanteur Antoine CIOSI a, dans les 276 titres de sa discographie, évoqué la Sposata. Composée par Dany REVEL, cette chanson s'intitule "La Sposata ou la légende de la mariée maudite". Elle est une réflexion sur la force de l'amour:

"Fallait -il que l’amour soit fort

Pour que tu braves ainsi le sort".

Alors que de nombreuses chansons de CIOSI sont diffusées sur Youtube, celle-ci n'est pas sur internet. Elle n'existe qu'en version audio, sur le site Music Me, Teemix ou Deezer.

Comme vidéo, la version de J M Campocasso, à la guitare, sans orchestre, est très proche de CIOSI.

Toute autre est la version de MATIAS. Ce chanteur, dont la carrière a débuté en 2009, se produit essentiellement en PACA et Rhône-Alpes. La vidéo de son spectacle de 2013 permet de l'entendre chanter "Dio vi salvi regina" puis, au bout de 2 minutes, faire le récit de la légende de la Sposata sur fond de polyphonie. 
Prochains concerts de MATIAS:
3 Août 2014: Ruoms
4 Août 2014: Sorgues
9 Août 2014: Oullioules
 
 
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de mai en cliquant sur l'image:

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Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

 

- Fin des classes le 8 juillet: 

 

- du 21 au 30 juillet: 19e festival Sorru in Musica 

- Mardi 16 août:

fête de Saint Roch à Poggiolo.

- dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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