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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:59
Le Vésuve et Pompéi : la solution

Le Vésuve et les ruines de Pompéi, montrés la dernière fois, font partie d’une fresque qui comporte également des montagnes (très certainement les Apennins).

Le Vésuve et Pompéi : la solution

Le décor est très fleuri.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

Le golfe de Naples et les montagnes sont vus depuis les arcades à demi-ruinées d’une terrasse en trompe-l’œil.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

Toutes sortes d’oiseaux volent sur le plafond.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

La pièce est toute entière recouverte par ce décor qui permet d’oublier les murs épais qui sont de chaque côté.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

Cette décoration se trouve tout simplement… au couvent de Vico.

Au XIXème siècle, Mgr CASANELLI d’ISTRIA, évêque d’Ajaccio de 1833 à 1869, résidait l’été au couvent. Il y avait fait aménager, au rez-de-chaussée de l’aile Est, cette pièce de réception qui fut peinte par Aglaé MEURON, artiste corse née à Calenzana en 1836 et décédée à Ajaccio en 1925. Parmi ses œuvres, figurent des représentations de paysages et de personnes de Vico (comme Mme Rose SANVITO ALATA dont le portrait se trouve au Musée Fesch).

Egalement, d’après le Père Louis DOAZAN, «Aglaé MEURON aurait décoré de motifs religieux la chambre de l’évêque» (page 71 de son livre «Le couvent Saint François de Vico»).

 

Evoquer ce lieu est d’actualité. Les fresques de cette pièce ont été restaurées par Sophie (originaire d’Orto) et Yves TOTI-LUTET. Les habitués du salon des artistes-peintres de Poggiolo ont déjà eu l’occasion de voir des œuvres de ce couple et connaissent le soin apporté à ses travaux.

Un article paru dans "Corse-Matin" du mercredi 28 octobre 2015 présente cette «médecine artistique» réalisée à Vico. Le texte fait une petite erreur en donnant à Madame MEURON le prénom d’Agathe.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

La salle de réception se trouve dans l’aile qui est à droite de la photo.

Le Vésuve et Pompéi : la solution

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Photos Michel Franceschetti, sauf la dernière.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 18:08

Toussaint a toujours été un moment important en Corse. En dehors de la visite des cimetières pour nettoyer les tombes, mettre des fleurs et des bougies (toujours en nombre impair) et se recueillir, de nombreux rituels lui sont attachés.

«Settimana», nouveau nom de «La Corse, votre hebdo», le supplément hebdomadaire de «Corse-Matin», lui a consacré un gros dossier le 30 octobre.

Véronique EMMANUELLI y fait une synthèse des traditions insulaires. L’anthropologue Georges RAVIS GIORDANI replace la fête des Morts dans le calendrier des cérémonies de l’année. Le Père Gaston PIETRI précise ce que sont les 1er et 2 novembre pour l’Eglise catholique.

Comme il existe en Corse de nombreuses variantes, le journal propose également une carte de neuf microrégions ayant leurs propres rituels.

Les rituels de la Toussaint dans les Deux-Sorru

Pour les Deux-Sorru et le Cruzzini, on peut lire :

« Se rassembler, vivre quelques jours en toute fraternité. Telle est la feuille de route inspirée par la Toussaint à Guagnu, à Soccia, à Azzana et à Salice. Les mécanismes à l’œuvre renvoient à l’allumage des fours dans lesquels cuiront les chaussons à la courge, à l’oignon, au brocciu et raisins secs, aux blettes ou aux pommes de terre que les femmes ont confectionnées ensemble. Auparavant les hommes se sont réunis pour couper le bois, et pour le ramener au village. Puis vient le moment de se restaurer, tous ensemble, encore, devant le four. On trinque, un verre de vin à la main. Ceux qui sont forcés de rester chez eux (parce qu’ils sont trop âgés, parce qu’ils sont fatigués) recevront leur part, à leur domicile. »

C’est bien ainsi que les Poggiolais ont longtemps fait pour cette fête.

 

L’origine légendaire, la recette et la fabrication des bastelles à Poggiolo peuvent être vues sur l’article publié le 1er novembre 2009 sur ce blog:

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 18:14

CÉRÉMONIES DE TOUSSAINT ET DES DÉFUNTS:

Samedi 31 octobre: messe à POGGIOLO à 15h, suivie de la bénédiction du cimetière.

Bénédiction du cimetière de GUAGNO-LES-BAINS à 16h30.

 

Poggiolo n'oublie pas les fêtes de Toussaint
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:09

Le texte suivant mérite toute votre attention. Il est paru dans le numéro de « INSEME » du mois d’octobre et a pour but d’alerter sur les difficultés de diffusion de cette publication. Rédigé, mis en page et imprimé par une équipe de bénévoles autour des pères du couvent de Vico, ce mensuel est un lien indispensable pour les habitants de notre canton. Loin d’être seulement un bulletin paroissial, il permet de faire connaître les activités et les multiples facettes de la micro-région.

DISTRIBUTION D'INSEME DANS LES VILLAGES

 

Jusqu'à présent, la distribution était assurée: soit par les facteurs, soit par les commerçants ambulants, soit remis directement aux responsables des comités paroissiaux qui se chargent de les dispatcher. Depuis quelque temps, certains villages se plaignent de la difficulté d'obtenir chaque mois le mensuel Inseme : soit reçu tardivement, soit pas reçu du tout.

L'équipe de rédaction d'Inseme demande à ce que, dans chaque village, un représentant du comité paroissial ou un bénévole quel qu'il soit se fasse connaitre auprès de nous: 04 95 26 83 83 (le matin seulement), afin d'organiser la distribution dans des meilleures conditions. Par exemple, vos exemplaires peuvent être récupérés directement au couvent en début de mois, soit vous être apportés par le père le jour de la première messe du mois (qui peut être tardive), ou remis par nos soins à un responsable de votre village, ..... Toutes les solutions sont à envisager.

Par ailleurs, nous tirons l'hiver 1 200 exemplaires, portés à 1 500 pendant la saison estivale. Pour remettre à jour le nombre de tirages à effectuer chaque mois, merci de nous indiquer à combien d'exemplaires vous estimez le besoin pour votre village, plus particulièrement en période hivernale.

Cela réduira d'autant le nombre d'exemplaires inutilement imprimés, pliés par les comités paroissiaux, et jetés par la force des choses dans des poubelles déjà bien saturées ...

Si aucune solution n'est trouvée pour certains d'entre vous, sachez que vous pourrez trouver comme toujours Inseme dans la plupart des commerces de Vico et de Sagone.

 

Le comité de rédaction

« INSEME »  a besoin de vous

Le bulletin peut être envoyé par voie postale aux personnes souhaitant le recevoir régulièrement contre une participation de 12 euros (à envoyer à : Inseme, Association des Amis du Couvent, 20160 VICO).

Il est également consultable par internet, mais avec toujours un peu de retard, à l’adresse :

http://inseme-bulletin.hautetfort.com/

Tous les numéros depuis décembre 2012 y sont présentés.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:02

La procession de Soccia d’octobre 1923 (voir les articles précédents) a tourné au pugilat entre PALELLU et MATTONE qui en a perdu son pantalon. L’homme déculotté va se plaindre auprès des gendarmes.

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)

La gendarmerie de Soccia se trouvait à l’entrée du village. Son emplacement exact est marqué par une croix entourée d'un cercle vert sur cette carte postale envoyée avant la première guerre mondiale par un gendarme alors affecté dans ce chef-lieu de canton. Les cartes postales étant rares, il n’avait trouvé que ce moyen pour montrer à sa famille le lieu où il travaillait.

 

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)

Cette brigade avait été durement éprouvée en 1892 par la mort de deux de ses membres (voir l’article : http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-mexicains-arrivent-48859828.html).

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)
Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)

Le brigadier enregistre la plainte de MATTONE qui, comme beaucoup de villageois de l’époque, a du mal à s’exprimer en français.

L’affaire est jugée suffisamment importante pour que les représentants de la loi emportent leurs armes. Ils s’assurent que la procession puisse aller jusqu’au bout de l’itinéraire prévu. Mais leur venue a fait fuir PALELLU qui s'imagine déjà contraint à devenir un bandit. En 1923, les Deux Sorru étaient le terrain d’élection de nombreux malfaiteurs. Voir les séries d’articles parus sous les titres « Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains » et notamment

http://poggiolo.over-blog.fr/article-mauvaise-pub-pour-guagno-les-bains-n-2-l-82765801.html

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)

 

La plainte n’est pas enterrée et un procès a lieu. Le nom du tribunal et son emplacement ne sont pas désignés dans le poème mais, comme il y a un procureur et un président, la scène doit s’être déroulée à Ajaccio. Soccia avait alors un juge de paix mais, visiblement, il n’était pas compétent pour cette si grosse affaire.

MATTONE est condamné à une amende.

 

Dans le récit du procès, trois strophes avant la fin, un vers peut étonner :

« Benchi Soccia un sia Palneca » (Bien que Soccia ne soit pas Palneca).

Quel rapport avec ce village du Taravo, bien loin de Sorru ? D’après Sixte UGOLINI, dans « Macàgna e detti di i paesi corsi » (Ed. Piazzola, 2008), il avait autrefois une très mauvaise réputation dont témoignaient plusieurs proverbes comme celui-ci :

« In Palleca, un ci vive mancu una serpa »

(A Palneca, même un serpent n’y vivrait pas)

Effectivement, il en est un qui s’applique à l’attitude de PALELLU pendant son procès :

« Palleca, Palleca,

a chi fura e a chi nega ! »

(Palneca, Palneca,

les uns volent et les autres nient !).

 

Les deux vers de conclusion expriment la honte de PALELLU d’avoir été condamné :

« Cusi vide in prucissione

A san Roccu in lu stagnone »

(Ainsi je vis en procession

Saint Roch dans le bidon).

Jean-Baptiste PAOLI ajoute un point d’interrogation et des points de suspension car la traduction de cette expression lui a donné du fil à retordre. Normalement, les lecteurs habituels du blog doivent la connaître, s'ils se souviennent des renseignements qui avaient été donnés dans l’article paru le 15 août 2014 et intitulé « Saint Roch peut vous « en faire baver » ».

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/08/saint-roch-peut-vous-en-faire-baver.html​

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la maréchaussée intervient (3/3)

Ce récit est une mise en garde : les processions ne sont pas toujours un long fleuve tranquille.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 18:03

Comme indiqué dans l’article précédent, la procession du 4 octobre 1923 en l’honneur de saint François avait été minutieusement préparée.

Elle pouvait ressembler, les torches mises à part, à cette procession qui se déroula à Poggiolo vers 1960.

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la pantalonnade (2/3)

Mais le désordre arrive avec l’attitude de MATTONE. L’auteur, MAISTRALE, décrit l’incident avec force détails.

Cliquer sur les documents pour les agrandir.

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la pantalonnade (2/3)

MATTONE est jaloux de PALELLU qui a la meilleure place. Il va déstabiliser la belle organisation car il veut être vu et, surtout, car il ne veut pas être mis une nouvelle fois à l’amende par le prieur. Il exige de porter la statue à la place de PALELLU.

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la pantalonnade (2/3)

Le ton monte vite. Avec le refus de PALELLU, les insultes et les menaces ont commencé.

Des échanges de gentillesses, on peut retenir une expression peu connue mais qui, après tout, pourrait toujours servir de nos jours :

« Vai a vede versu Vicu

Si tu troviu me billicu. »

(Vas voir du côté de Vico

Si tu y trouves mon nombril)

MATTONE est le premier à en venir aux mains, de façon ridicule : en pinçant son adversaire.

Un autre exemple de procession perturbée. Dessin de Nicolas CARLOTTI extrait de « Grosso Minuto » (La Marge, 1996)

Un autre exemple de procession perturbée. Dessin de Nicolas CARLOTTI extrait de « Grosso Minuto » (La Marge, 1996)

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la pantalonnade (2/3)
Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : la pantalonnade (2/3)

Les coups pleuvent et les cris des deux hommes s’entendent jusqu’à l’Umbriccia, quartier de Soccia éloigné de l’église.

La bagarre tourne à la farce : MATTONE perd son pantalon, ce qui fait s’évanouir une femme.

 

La bagarre va-t-elle dégénérer ? Le sang va-t-il couler ? La procession ira-t-elle jusqu’à son terme ? Les réponses seront données dans le troisième article de cette série.

A suivre

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 19:35

Les cérémonies officielles ne se déroulent pas toujours comme prévu. Même les processions religieuses de village peuvent finir dans le plus grand désordre. Il en fut ainsi à Soccia dans une occasion décrite avec ironie par le poète MAISTRALE.

MAISTRALE (Dumenicu Antone VERSINI), surnommé le barde de la Corse, est né en 1872 à Marignana et est mort en 1950 à Ajaccio. Un article lui sera ultérieurement consacré sur ce blog car il avait des liens avec Poggiolo.

Il publia en 1924, imprimé par «A Muvra», ce texte intitulé «Una prucissione in Soccia».

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : une belle organisation (1/3)

Ce poème de 37 strophes de 6 vers évoque un incident qui n’a pas dû être inventé par le poète. Les précisions de date et de personnages sont  suffisamment grandes pour le supposer.

Ce texte va être présenté en plusieurs parties afin de mieux le comprendre.

L’œuvre était écrite en corse. La traduction française a été assurée par Jean-Baptiste PAOLI, l’historien de Soccia, qui en avait réalisé une petite brochure vendue au profit de l’église voici quelques années. Les renseignements historiques cités ici viennent en grande partie de son opuscule « Soccia : Santa Maria delle Grazie, a nostra ghjesgia », publié à l’aide d’A Mimoria.

 

Cliquer sur le texte pour l'agrandir.

 

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : une belle organisation (1/3)

La première ligne indique que les faits se sont produits le « quatre octobre dernier » qui était le jour de la « fête de saint François » d’Assise. La revue datant de 1924, la fameuse procession doit avoir eu lieu le jeudi 4 octobre 1923.

Les premières strophes nous apprennent qu’il existait à Soccia une confrérie bien organisée qui possédait un prieur, un registre d’appel des membres et des amendes.

Cette confrérie était celle du Saint Rosaire qui, depuis 1919, avait comme prieur un autre Jean-Baptiste PAOLI et pour sous-prieur Antoine Dominique PIETRI, comme le montre le procès-verbal ci-dessous, extrait de la brochure mentionnée plus haut.

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : une belle organisation (1/3)

Associations de laïcs à vocation pieuse, les confréries sont apparues en Corse sont avec celles de la Sainte-Croix à la fin du XIVe siècle. Les confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement sont, elles, fondées aux XVe et XVIe siècles. Après des périodes d’essor et de déclin, elles connaissent de nos jours un renouveau notable. Au-delà de l’engagement spirituel et religieux toujours présent, elles constituent un espace de sociabilité essentiellement masculin et un lieu de transmission des chants religieux traditionnels. (texte extrait du site : www.musee-corse.com)

D’après les notes du Père Louis DOAZAN sur les visites épiscopales, il existait en 1728, lors de la visite de l’évêque de Sagone Pier Maria GIUSTINIANI, une confrérie du Saint Rosaire mais elle était féminine.

Son nom n’apparaît pas dans les listes de confréries dressées pour 1789 et 1810 par François CASTA dans son article « Paroisses, confréries et dévotions de Corse à l’épreuve de la Révolution Française » (Revue « Provence historique », 1989).

Celle qui existait au XXème siècle était entièrement masculinisée.

La ferveur à Notre-Dame du Rosaire était importante dans ce village.

L’origine de cette dévotion à Soccia a été expliquée dans l’article paru dans ce blog:

http://poggiolo.over-blog.fr/la-fête-d-octobre-à-soccia 

 L’actuelle église Sainte Marie avait été même inaugurée le 1er octobre 1843 par la messe du Rosaire. Jusqu’à voici quelques années, une procession avait lieu le premier dimanche d’octobre, avec des fenêtres illuminées, comme au 15 août.

Mais, dans ce texte, il s’agit bien de la saint François. Maistrale mentionne bien la statue du saint et pas de Marie.

Faut-il penser qu’il y avait une procession pour saint François d’Assise le 4 octobre et aussi une le dimanche de Notre-Dame du Rosaire ? A moins que l’écrivain ait commis une confusion…

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : une belle organisation (1/3)

Les confrères ont reçu des consignes précises et très détaillées sur leur allure pendant la procession, leur habillement, leur façon de chanter…

On pourra remarquer que tous les chants sont en latin, comme l’était alors toute la célébration de la messe.

 

Une procession tragi-comique à Soccia racontée par Maistrale : une belle organisation (1/3)

Chacun a une place précise :

- en avant, les enfants

- puis, les « filles de Marie », ou enfants de Marie, adolescentes engagées dans ces groupes fondés en 1837 pour approfondir leur foi, mais qui, visiblement, pensent à autre chose, petit clin d’œil sur la différence entre l’aspect extérieur et la réalité profonde

- le curé qui était Jean-François BONIFACI depuis 1917

- la statue de saint François d’Assise (qui avait été offerte en 1893 par des paroissiens) avec ses porteurs

- le reste de la confrérie

- les autres habitants.

Costumes de confréries (Musée de Corte)

Costumes de confréries (Musée de Corte)

Tout est magnifique mais, très rapidement, ce bel ordre va se détraquer et la procession tournera à la grosse farce.

 

A suivre

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:00

Soccia célèbrera Notre-Dame du Rosaire samedi 3 octobre à 16 heures.

La célébration eucharistique sera suivie d'un moment de convivialité et de partage sur la place de l’église.

Cet événement, auquel sont invités les habitants des autres villages, est traditionnellement un moment important de la vie socciaise, avec le 15 août.

Contrairement à ce que la proximité du calendrier pourrait laisser croire, elle n'a aucun rapport avec saint François d'Assise fêté le 4 octobre dans le monde catholique. En effet, le village est sous la protection de La Vierge Marie depuis 1713, date de l'érection en église paroissiale de Santa Maria delle Gratie (le bâtiment actuel date de 1843).

L'origine en est le retour au village, à la fin de l'été, des bergers socciais revenant de la montagne avec leurs animaux. Ils faisaient une fête lors du rosaire dédié à la Vierge le 1er dimanche d'octobre. Même si la transhumance concerne beaucoup moins de personnes qu'autrefois, la tradition continue.

 

Donc, à samedi 3 octobre pour ceux qui le pourront.

 

La fête socciaise samedi 3 octobre

Rappel :

La fête de Notre-Dame du Rosaire rappelait la victoire de Lépante le 7 octobre 1571, bataille qui unit l’Espagne, la république de Venise et les États pontificaux contre l’envahisseur turc, victoire qui fut attribuée à la récitation du rosaire demandée alors par le pape saint Pie V. Son successeur Grégoire XIII changea en 1573 le nom de cette fête locale en fête du Saint-Rosaire, fixée le premier dimanche d’octobre.

Clément XII étendit la fête du Saint-Rosaire à l’ensemble de l’Église catholique de rite latin en 1716.

(Encyclopédie Wikipedia)

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:52

Le 15 août, veille de la saint Roch, se situe une fête importante pour l’Eglise : l’Assomption de Marie, c'est-à-dire sa montée au ciel sans avoir connu la corruption de la mort.

Autrefois, à Poggiolo, une procession portait la statue de la Vierge joignait les deux églises du village.

Un film de la vidéothèque poggiolaise montre le déroulement de cette cérémonie en 1966.

Maintenant, la fête de la Vierge s’accomplit seulement à Soccia.

Vous pourrez voir le film de la procession de 2009, réalisé par une Socciaise, à la fin de cet article.

 

Le soir du 15 août, vers 21 heures, la statue de la mère de Jésus, posée sur un socle en bois massif, est sortie de l’église Santa Marìa delle Grazie.

Comment on processionne à Soccia

Elle est suivie par une longue file de paroissiens de Soccia et aussi d’autres villages (près de deux cents participants cette année) qui portent souvent à la main une torche constituée d’un cierge entouré de papier. 

Comment on processionne à Soccia
Comment on processionne à Soccia

 

Le cheminement suit le sens inverse des aiguilles d’une montre, en faisant de nombreuses haltes pour les changements de porteurs dus au poids de la statue et de son support. Toutes les maisons sont éclairées par des lumignons posés sur les bords des fenêtres et offrent un très beau cadre à la procession.

Après une bonne heure, le tour du village accompli, Marie rentre dans l’église.

Comment on processionne à Soccia
Comment on processionne à Soccia

Après le « Dio vi salvi regina »,

Comment on processionne à Soccia

les fidèles vont toucher ou embrasser la statue.

Comment on processionne à Soccia
Comment on processionne à Soccia

Et, pour des occupations moins spirituelles, on peut aller ensuite à la salle des fêtes où le bal était animé cette année par l’excellent groupe Sirocko…

Comment on processionne à Soccia
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 18:07

Il peut paraître fastidieux de publier chaque année le compte-rendu de la journée où Poggiolo renouvelle sa demande de protection à son patron saint Roch. Il est vrai que le rituel est immuable: la messe, la procession autour du village en portant la statue du saint et enfin le verre de l’amitié.

Il en a été de même en ce 16 août 2016.

Pourtant, les Poggiolais tiennent à participer à la procession, acte à la fois religieux, culturel et social. Une communauté exprime ainsi son existence et sa volonté de se perpétuer.

D’ailleurs, les résidents permanents ou saisonniers qui suivent l’effigie du saint patron ne sont pas tous les mêmes chaque année. Il faut simplement espérer que la participation soit plus importante l’an prochain.

 

Cette année, un moment important fut l’arrêt au Fragnu pour bénir la nouvelle croix financée par la municipalité, confectionnée par Christophe CHAUVEAU et dont la pose a été offerte par Jean CIPRIANi, en remplacement de la précédente, détruite par les intempéries de l’hiver.

La Saint Roch, immuable et changeante

L'ancienne croix avait été bénie en 1983, lors d'une autre fête de saint Roch.

La Saint Roch, immuable et changeante
La Saint Roch, immuable et changeante

Très chaleureux fut le moment du partage, avec le muscat pétillant offert par la mairie et les quiches, tartes et autres spécialités préparées par plusieurs familles, parfois prévenues tardivement.

Un bravo spécial pour Pierre GRIMALDI qui n'a pas ménagé ses efforts avant et pendant ce jour-là.

 

Le reportage de cette journée est disponible ci-dessous, en feuilletant le numéro spécial Saint Roch 2015 de « POGGIOLO MAGAZINE » .

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Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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