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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:19
Crèche installée pour Noël 2010 dans l’église St Siméon par François MICHELANGELI.

Crèche installée pour Noël 2010 dans l’église St Siméon par François MICHELANGELI.

A l'occasion des fêtes, le Blog des Poggiolais se met en vacances jusqu'au 31 décembre.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:49

Ceppu di Natale (la Bûche de Noël): le feu de Noël accueille le visiteur qui vient apporter la bonne nouvelle.

Chì ghjè issu passu issu pichju chì ghjè

Entrite puru chì chjave ùn ci n’hè

Viaghjadore bona sera

Parite stancu calatevi quì

U focu anch’ellu vi dici di sì

Hè ora digià, digià di fà cena

A ci sparteremu state tornu appena

 

Ceppu di Natale piccia piccia tù

Ingrendaci u core grande ancu di più (bissu)

 

Issu luminellu chì luce culà

U seguitate vi ferà francà

Muntagne è mari sin’à ghjornu

A terra sana pigliate à girà

Fateli tutti paesi è cità

Mettite alegria in tutte e case

Voi o messagieru di speranza è pace

 

Ceppu di Natale piccia piccia tù

Ingrendaci u core grande ancu di più (bissu)

 

 

Quel est ce pas ? Qu’est ce que c’est ce coup ?

Entrez, il n’y a pas de clef

Voyageur bonsoir

Vous paraissez fatigué  arrêtez vous ici

Même le feu vous le dit

Il est l’heure déjà, déjà de dîner

Nous partagerons restez encore un peu

 

Bûche de Noël enflamme toi

Grandis notre cœur un peu plus (bis)

 

Cette petite lumière qui luit là-bas

En la suivant vous fera franchir

Montagnes et mers avant le jour

Faites le tour de la terre

Faites tous les villages et les villes

Mettez de la joie dans toutes les maisons

Vous le messager de l’espoir et de la paix

 

Bûche de Noël enflamme toi

Grandis notre cœur un peu plus (bis)

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 18:00

Liste des cérémonies religieuses prévues dans les Deux Sorru pour Noël :

 

JEUDI 24 DÉCEMBRE (nuit de Noël):

- POGGIOLO : messe à 18 h

- SAGONE : veillée à 18 h

- RENNO : veillée à 18 h

- COGGIA : veillée à 18 h

- LETIA St Roch : messe à 18 h

- BALOGNA : veillée à 19 h 30

- VICO : messe à 21 h

- SOCCIA : messe à 21 h

- EVISA : messe à 21 h

- GUAGNO : messe à 23 h

 

VENDREDI 25 DÉCEMBRE (jour de Noël) :

- COUVENT DE VICO : messe à 9 h 30

- ARBORI : messe à 11 h

- MURZO : messe à 11 h

- EHPAD de VICO : messe à 15 h

 

JEUDI 31 DÉCEMBRE : Ringraziamentu

La tradition de l’office du RINGRAZIAMENTU sert à marquer le passage de l’année nouvelle et remercier le Ciel d’avoir vécu l'année  écoulée.

- GUAGNO : 17 h

- VICO : 17 h

- EVISA : 17 h

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:00

Dans les premières lueurs de l’aube, quelques hommes s’approchent prudemment de l’église Saint Siméon de Poggiolo. On est au matin du 11 septembre 1634. Dans la nuit, des cris avaient été entendus, et aussi des coups de feu, certainement des déflagrations d’arquebuses à rouet, l’arme par excellence des Corses à cette époque. Puis, il y avait eu le son des sabots de mulets ou de chevaux s’éloignant rapidement. Et encore des cris, puis des râles d'agonie...

arquebuse à rouet

arquebuse à rouet

Les Poggiolais les plus audacieux trouvent la porte complètement enfoncée. A l’intérieur,

 « la vision est celle d’un spectacle d’horreur. Le corps (d’un homme) git dans un coin, sans tête, traîné et déchiqueté par les chiens. Son épouse gémit, un peu plus loin, moribonde, avec le cadavre de son petit garçon mort-né, dont elle a accouché pendant la nuit, à ses pieds, percé de plusieurs coups d’arquebuse. Les portes de l’église ont été fracassées à coups de hache, et le décor, autour de l’autel, a été transpercé par les coups de feu.» («Letia et la région de Vico dans l’histoire de la Corse» par François PAOLI).

 

Même sans avoir son visage, les villageois savent que le corps de l’homme décapité est celui d’AMATO de Soccia, LE FILS DE LEUR CURÉ PAOLO.

Du sang à Sorru in Sù. N°1: DU SANG À ST SIMÉON

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, de nombreux prêtres corses vivaient en concubinage et avaient des enfants. Ce fut le cas pour Lario POLI ou Hilaire (écrit aussi Hylaire), curé de Guagno, qui avait bénéficié de faveurs de la part de Théodore de NEUHOFF, roi de Corse en 1736. En souvenir, le curé aurait prénommé son fils Théodore. Le prénom serait passé ensuite à son petit-fils, le célèbre bandit qui se proclama le "roi de la montagne".

 

Paolo, curé de Poggiolo, était le père d’Amato qui eut de gros ennuis avec la justice. Il avait été condamné à mort le 22 novembre 1631 pour le meurtre d’un Guagnais et le 27 mai 1633 pour celui d’un Socciais. Pour la législation génoise, il était devenu un «bandito capitalo», c’est-à-dire qu’il était considéré comme très dangereux mais qu’il pouvait échapper à la mort en s’exilant, ce qu’il fit.

Malheureusement, au bout d’un an, Amato revint et rencontra Matteo de Soccia dont il avait tué le frère. Or, après la condamnation, les parents des victimes assassinées avaient constitué des primes sur sa tête. Les primes étaient versées à celui qui ramenait la tête du meurtrier aux autorités génoises. On appelait cette coutume le «marché des têtes».

Blessé d’un coup d’arquebuse, tiré peut-être par Matteo, Amato se réfugia dans l’église de Poggiolo avec son épouse enceinte. Il était protégé dans ce lieu saint par le droit d’asile. Pendant ce temps, son père obtenait que l’évêque de Sagone (qui résidait alors à Calvi), Mgr Stefan SIRI, et son vicaire général, Gio Martino SAVELLO, négocient avec le Commissaire génois d’Ajaccio un sauf-conduit et un traité de paix avec les familles des victimes, ce qui était fréquent à l’époque.

Mais le 10 septembre 1634, alléchés par la prime et certainement poussés par Matteo, Aurelio, fils de Nicomedo de Guagno, et Gregorio, fils de feu Giovan Ghilardo de Muracciole, trouvèrent sa cachette et firent le massacre décrit au début du texte.

Les chasseurs de primes présentèrent le lendemain la tête d’Amato à Paolo Ambrosio CARMAGNOLA, le Commissaire de Gênes à Ajaccio, qui leur donna l’argent promis et exposa sa tête dans une cage de fer.

Monseigneur SIRI, l’évêque de Sagone réagit promptement en mettant en avant le fait qu’Amato n’avait pas été tué «in campagna», en pleine campagne, comme le voulait la loi, et surtout qu’un sacrilège avait été commis. Le prélat en appela au Sénat de Gênes et excommunia Aurelio et Gregorio ainsi que Carmagnola.

armoiries de Sagone

armoiries de Sagone

Mgr SIRI ayant décédé en janvier 1635, son action fut poursuivie par le vicaire général SAVELLO et par Mgr Benedetto REZZANI, devenu évêque de Sagone en septembre 1635.

Le Commissaire blâma l’action des deux assassins et fit donner une sépulture chrétienne à la tête d’Amato.

Aurelio et Gregorio furent condamnés «pour la violence faite à l’Eglise, une balle ayant touché l’autel». Mais, en 1636, la sentence n’était toujours pas appliquée.

 

A Poggiolo, la situation religieuse était catastrophique. Saint Siméon avait été souillée par cet acte ignoble. De plus, elle était église piévane, c’est-à-dire que son curé avait autorité sur tous les villages de Sorru in Su : Poggiolo, Orto, Soccia et Guagno.

L’église fut déclarée désacralisée avec interdiction d’y célébrer des cérémonies religieuses.

Il fut décidé de bâtir une chapelle en bas du village, sur un terrain offert par les familles DEMARTINI et MARTINI. Elle fut dédiée à saint Roch, choix judicieux car ce saint était imploré pour combattre les épidémies alors fréquentes.

Lors de travaux de restauration entrepris en 2011, le peintre Mario SEPULCRE  trouva sur les piliers de Saint Roch une couche de peinture qui était peut-être la décoration originelle (voir l'article Il se passe toujours quelque chose à Poggiolo... et à Saint Roch).

Du sang à Sorru in Sù. N°1: DU SANG À ST SIMÉON

Mais Saint Siméon se releva de son abandon.

En 1686, Gio. Battista SPINOLA, évêque de SARZANE en Ligurie, fut envoyé par Rome pour inspecter les diocèses de Corse. Il n’écrit rien sur cette église dans son rapport du 4 juin.

Mais le 15 juin 1698, Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, décrit une église San Simeone avec autel de pierre, tous les objets liturgiques indispensables, des fonts baptismaux, un confessionnal, une «chapelle du très Saint Rosaire récemment érigée dans l’église» et un «pavement de pierres avec trois ouvertures d’arca avec trappe de pierre». Malgré le toit à réparer, l’église était utilisée et elle était redevenue piévane.

Les transformations de l'église St Siméon.

Les transformations de l'église St Siméon.

Les horribles meurtres de 1634 sont ainsi la cause de la présence de deux bâtiments catholiques dans ce petit village qui mériterait d’être nommé : «POGGIOLO-LES DEUX ÉGLISES».

 

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Cet article a utilisé les renseignements trouvés dans :

- «La violence dans les campagnes corses du XVIe au XVIIIe siècle» par Antoine-Marie GRAZIANI (ed. Alain Piazzola)

- «Letia et la région de Vico dans l’histoire de la Corse» par François PAOLI (Stamperia Sammarcelli)

- Visites apostoliques et pastorales à Sorru in Su, traduction du Père DOAZAN (non édité)

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 11:01

8 décembre: Fête de l'Immaculée Conception

Les Oblats de Marie Immaculée (OMI) du couvent de Vico invitent  pour le 8 Décembre (Fête de l’Immaculée Conception de Marie et 
Fête de la Communauté OMI).


Ce Mardi 8 Décembre 2015 donc, au Couvent de Vico, les OMI proposent :

 
- Un temps de rencontre, à partir de 17h30 avec les enfants, 


- Un temps de Célébration, Eucharistie à 18h30,


- Un temps de convivialité... repas tiré des sacs..


- Une invitation à mettre des lumini à nos fenêtres, dans nos maisons, signe de notre prière pour la Corse, pour les OMI, pour l’Eglise et le monde.

Le 8 Décembre 2015 est aussi l’
ouverture, dans l’Eglise, de l’année de la Miséricorde.

8 décembre - Fête de l'Immaculée Conception - Festa di a Nazione

8 Décembre : Festa di a Nazione

En 1735, à la Consulta d'Orezza, les chefs de la rébellion Corse donnent naissance à la Nation Corse, lui donnent une constitution et placent la Corse sous la protection de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Ils adoptent un hymne, le Dio vi salvi Regina, et un drapeau : une Vierge sur un fond blanc, immaculé. Le jour de la fête nationale sera donc celui de l'Immaculée Conception, le 8 décembre.

Par la suite, la Vierge sera remplacée par la Tête de Maure "Testa Mora", venue d'Aragon et de Sardaigne. La Testa Mora sera sur fond blanc, pour rappeler l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, protectrice de la Nation Corse.

C'est avec Pasquale Paoli "Babbu de la Patria" que la Testa Mora devient emblème officiel de la Nation Corse indépendante.

 

Une émission spéciale est consacrée à la Fête Nationale Corse

célébrée le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception,

par l’émission "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états"

 

Seront diffusés des chants sacrés dédiés à Marie, et des chansons sur la Corse, son drapeau, ses symboles.

 

Attention : la programmation est différente de la liste des chants de l’émission de décembre 2014. 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:00

Le village d’Azzana est peu connu des Poggiolais alors qu’il est tout proche, à 7 kilomètres au sud à vol d’oiseau. Seulement, entre les deux, se dressent les hauteurs du Tretorre. 

Le Tretorre vu de Poggiolo.

Le Tretorre vu de Poggiolo.

Par la route, il faut parcourir pratiquement 34 km pour arriver dans cette commune du Cruzini.

Azzana a été fondée au XVIIe siècle par six familles de bergers originaires de Guagno. Elle était une étape sur une des routes les plus courtes pour conduire les troupeaux entre la montagne et la plage. Depuis Guagno, on peut passer par le col de Messicella ou celui de Campu d’Occhiu. De Poggiolo, on peut monter à travers la forêt de Libbio. Les relations entre ces villages ont donc pu exister depuis longtemps avant l’époque de l’automobile.

La devinette du mois : Poggiolo et Azzana. La solution.

Quel est donc le rapport avec l’église Sainte Lucie? La réponse se trouve dans l’Inventaire général du patrimoine culturel, sur le site du Ministère de la Culture. La notice présentant l’église d’Azzana comporte les lignes suivantes:

 

«Mentionnée sur le Plan Terrier dressé en 1785, la chapelle Sainte-Lucie semble avoir été construite au cours du 3e quart du XVIIIe siècle par les familles Battesti et Antonietti "sur un terrain appartenant à feu Battesti François Xavier curé", comme le précise le desservant d'Azzana, Colonna, en 1905 (Archives diocésaines). Elle est partiellement reconstruite en mai 1795, date à laquelle Domenico Battesti déclare qu’elle est pourvue de tout ce qui est nécessaire et qu’il reste simplement à doter le maître-autel d’une pierre sacrée et de reliques. Il précise qu’une ancienne pierre d’autel qui a servi à l’ancienne église paroissiale de Poggiolo a été récupérée et que la communauté s’est également procuré des reliques. Il souhaite que l’évêque de Sagone autorise le curé à déposer sur le maître-autel cette pierre et les reliques et qu’il consacre l’église (A.D.2A : série G, non classée).

En 1823, l'église paroissiale Saint-Nicolas, rendue excentrée par la création de la commune de Scanafaghjaccia, est abandonnée au profit de la chapelle qui est alors érigée en église paroissiale par Mgr Sebastiani.»

Ste Lucie d'Azzana (photo extraite du site www.chibu ou «une écrevisse dans le maquis»).

Ste Lucie d'Azzana (photo extraite du site www.chibu ou «une écrevisse dans le maquis»).

Comment se fait-il qu’une pierre d’autel de Poggiolo ait servi à Azzana ? A-t-elle été achetée ou volée ? Est-ce un don des Poggiolais ? Pourquoi est-il précisé «l’ancienne église paroissiale» de Poggiolo? Serait-ce un vestige abandonné quand St Siméon fut désacralisé à la suite du meurtre de 1634?

Au XIXe siècle, des travaux d’agrandissement, s’étalant de 1839 à 1905, transformèrent totalement Sainte Lucie. On peut donc se demander si cette pierre d’autel est toujours à Azzana.

En tout cas, si les fidèles catholiques d’Azzana purent prier dans leur église, ils le durent en partie à Poggiolo.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 18:00

En ce début de décembre, la devinette mensuelle ne consiste pas à examiner une photo mais à répondre à une seule question :

 

QUEL EST LE RAPPORT ENTRE POGGIOLO ET L’ÉGLISE

SAINTE LUCIE D’AZZANA ?

 

 

La devinette du mois : Poggiolo et Azzana

La réponse sera donnée demain.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:54

Les Russes blancs réfugiés en 1921 en Corse après la victoire communiste n’ont pas laissé beaucoup de traces. Peu d’entre eux ont fait souche dans l’île. Il ne reste plus de vestiges de leur village installé près de GUAGNO-LES-BAINS et qui était évoqué par l’article «Des Russes dans les Deux Sorru».

Pourtant, il est encore possible de voir des œuvres picturales de deux d’entre eux: Ivan CHOUPIK et Nicolas IVANOFF.

Une grande partie des renseignements cités ici est extraite des pages 37, 38 et 39 de «Patrimoine religieux de la communauté de Letia», publication éditée en 2012 par l’association Letia-Catena. Ces pages ont été reprises par le site http://www.kalinka-machja.com/

LA CARRIÈRE DE CHOUPIK

Ivan CHOUPIK

Ivan CHOUPIK

Ivan CHOUPIK , né en 1898 dans le village de Prokovskoïe, district de Zaporog, en Ukraine combattit dans l’armée WRANGEL et fit partie des émigrés du «RION» débarqués en Corse.

Voulant rester en Corse, il fut, avec une dizaine de compatriotes, engagé en 1921 comme journalier à LETIA par Minighella ARRIGHI, dite Paiona, pour entretenir des vignes et des oliveraies.

«Ces ouvriers se réunissaient régulièrement dans le café de la Murella, tenu par Jean Arrighi, dit Ghjuvani di Rosa. Ils étaient célibataires et festoyaient, en appréciant les alcools locaux qu’ils découvraient dans cet établissement où ils dansaient et chantaient régulièrement leurs airs traditionnels. La monnaie tsariste, dont ils n’étaient pas démunis, n’ayant plus cours et donc de valeur, ils en faisaient cadeau aux enfants de Cugugnana qui ont longtemps conservé le souvenir de billets de grande taille que les émigrés russes distribuaient libéralement, devant le café de la Murella.» («Patrimoine religieux de la communauté de Letia»)

Cette partie fait penser au témoignage de Mimi CANALE publié sur ce blog :

 «une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café.»

S’agit-il de deux groupes de Russes différents ou des mêmes hommes qui circulaient entre les deux villages qui ne sont pas si éloignés ?

 

Remarqué par sa patronne, Ivan CHOUPIK exécuta des tableaux de paysages. Puis, le conseil de fabrique de la paroisse de LETIA lui demanda de décorer l’église de San Roccu. En voyant le résultat, le curé de PALNECA lui commanda un travail pour son église. La carrière du nouveau peintre était lancée. Mais elle ne dura qu’une dizaine d’années.

 

intérieur de San Roccu de Letia

intérieur de San Roccu de Letia

Résidant souvent dans la ville impériale, CHOUPIK fit partie de l’école d’Ajaccio qui avait pour animateur BASSOUL, décorateur de l’église Saint Siméon de POGGIOLO.

Le style de CHOUPIK se rapprochait beaucoup des maîtres baroques du XVIIe siècle.

Il décora l’église d’Evisa en 1925, les deux églises de Cargese, celle de Pietranera en 1927, celles de Rosazia et de Salice en 1929, et aussi celle d’Appietto. Il signait souvent ses œuvres CHOUPIC.

église d'Appietto

église d'Appietto

Ayant obtenu la nationalité française en 1929, il voulut épouser une native de Letia mais sa religion orthodoxe était un obstacle pour les familles corses catholiques. Il partit s’installer en Tunisie, avec la famille ARRIGHI-RAGAZZACCI, et devint employé de l’administration. Il y épousa une jeune fille d’origine italienne ou maltaise dont il eut un fils Serge. Ivan CHOUPIK décéda à Tunis en 1941.

 

 

SOCCIA AVEC IVANOFF

Son talent se montra également à SOCCIA.

En effet, les comptes de la paroisse, analysés par Jean-Baptiste PAOLI, comportent parmi les dépenses la mention suivante :

«2 mai 1925: travaux de peinture confiés à peintres russes (YVANOV et CHOUPIK) - voûtes des chapelles latérales Annonciation et prédication de St Jean-Baptiste – 1.100 fr + 32 fr de fournitures ».

 

intérieur de l'église de Soccia

intérieur de l'église de Soccia

plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

Nicolas IVANOFF

Le second restaurateur des fresques socciaises était aussi un passager du «Rion».

Nicolas IVANOFF (orthographe officielle) était ingénieur de profession. Il participa à l’équipe de BASSOUL qui décora l’église d’Ota. Il fut associé à CHARPIK pour Evisa en 1925, puis la même année à SOCCIA, et ensuite pour les deux églises de Cargese. Il put se fixer en Corse, plus précisément à Cargese où il épousa une demoiselle VERSINI et y décéda, devenu centenaire, en 2000. Son petit-fils, qui se prénomme également Nicolas, est un champion de voltige aérienne de réputation internationale.

 

Le souvenir des Russes n’est pas perdu car il suffit de regarder les murs et les plafonds de certaines de nos églises des Deux-Sorrù et des Deux-Sevi.

Mais est-ce le cas à Poggiolo? IVANOFF et CHARPIK ont-ils laissé quelque chose à Saint Siméon ou à Saint Roch? Ont-ils aidé BASSOUL pendant ses travaux dans cette paroisse?

Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de donner une réponse. Un de nos lecteurs aurait-il des renseignements ?

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 09:21
Le couvent de Vico est en deuil
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:00

 Le bâti patrimonial a besoin d’être constamment entretenu, même s’il se trouve en pleine montagne et loin des villages.

Il en est ainsi de la chapelle Saint Elisée (San Eliseu) au-dessus d’Orto. Un article de Pascale CHAUVEAU publié dans le «Corse-Matin» de jeudi 22 octobre dernier (voir ci-dessous) nous apprend que les travaux de restauration du toit de la chapelle et de la statue du saint ont commencé.

Le site a été entouré par une nouvelle clôture en palissade traditionnelle, avec un portail d’entrée surmonté d’une croix, réalisée par Christophe CHAUVEAU. L’outillage et les matériaux ont été amenés par des hélicoptères du Parc Naturel et par les mules de Dominique CORRIERAS. De nombreuses autres bonnes volontés se sont manifestées.

La journaliste montre l’importance de Saint Elisée comme lieu de pèlerinage en faisant référence à un bon article de Véronique EMMANUELLI paru le 20 décembre 2013 et repris le lendemain dans le Blog des Poggiolais.

Mais ce n'est pas la première fois que que cet édifice connaît des transformations. Le site Corse romane, qui donne une étude très précise de la chapelle, estime qu’il devait y avoir autrefois un bâtiment plus grand que l’actuel, lequel pourrait dater de 1800 (1810 d’après «Corse-Matin»). L’article est accompagné d’une série de photos montrant tous les détails de l’édifice.

Se connecter sur l’adresse : http://corse-romane.eu/spip.php?article173

Saint Elisée sera plus beau

Après la très réussie restauration des bergeries de Livru, les travaux à San Eliseu montrent l’intérêt de la communauté d’Orto, et de l’ensemble de Sorru in Sù, à la préservation du patrimoine.

Le prochain pèlerinage du 29 août n'en aura que plus d’éclat.

Saint Elisée sera plus beau
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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La vidéothèque poggiolaise

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Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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