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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 18:00

Le patrimoine religieux est en danger quand il n'est pas régulièrement entretenu. Les subventions publiques sont toujours insuffisantes et il faut faire appel aux bonnes volontés. Ce n'est d'ailleurs pas tout à fait nouveau.

Les appels aux dons lancés pour rénover le clocher de Sagone (voir l'article: "Le clocher de Sagone est menacé") ou pour les églises de Letia (voir l’article "Sauver Choupik et Rifflard") font penser à des initiatives semblables qui eurent lieu à Poggiolo voici quelques années.

 

Xavier PAOLI, dans le texte reproduit récemment (La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité (2/6)), avait montré la ferveur des Poggiolais lors de la construction de la nouvelle église et la multiplicité des formes de dons en nature qu’ils firent pendant les années de construction (de 1863 à 1874 pour le gros œuvre) et de décoration.

Dans les années 1960, l’église Saint Siméon se délabrait peu à peu. La municipalité en était propriétaire depuis la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat votée en 1905 mais elle avait trop peu de moyens financiers. Un comité pour «la réfection de l’église et de son clocher» se forma et sollicita l’aide des Poggiolais de Corse et du continent. Ils furent nombreux à répondre, comme le démontre le document suivant.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Cette coupure de presse, qui vient du quotidien «Le Provençal Corse» du 13 février 1974, présente la troisième liste de donateurs. Quarante-cinq personnes sont citées, chacune avec le montant de son aide (en francs). L’ordre n’est pas alphabétique et certains noms sont mal orthographiés : Cotona au lieu de COLONNA, Oulliè au lieu de OULIÉ, Aerz au lieu de HERZ. Mais on peut reconnaître de nombreux représentants de familles poggiolaises connues. Beaucoup sont décédés, et certains très récemment, et voir leurs noms dans cet article réveillera de nombreux souvenirs.

Un détail: les trois FRANCESCHETTI ont été soulignés à l’époque par le membre de cette famille qui a fourni le document.

On peut remarquer, vers le milieu de la liste, un don de 50 francs par «Milliliri curé». Il s’agit de l’abbé Paul MILLELIRI qui fut curé de Soccia, Poggiolo et Orto de 1955 à 1972. Depuis un an et demi, il avait été nommé à Bonifacio mais il n’avait pas oublié son ancienne paroisse. Un article sur l’abbé MILLELIRI sera publié prochainement sur ce blog.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Les 45 donateurs ont versé pour un total de 7.560 francs, soit, en tenant compte de l’érosion monétaire, l’équivalent du pouvoir d’achat de 5.779,93 euros. Le don le plus important est de 1.000 francs, de la part de «Vve PAOLI Françoise». En dehors de cette somme, le don moyen a été de 149,09 francs.

Les Poggiolais eurent à cœur de montrer leur attachement à leurs racines cultuelles et culturelles. Mais ce ne fut pas la seule occasion.

(à suivre)

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APPEL : nous serions heureux de pouvoir publier les autres listes de donateurs de cette époque-là. Un de nos lecteurs les possède-t-il ?

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PS : l’équivalence franc-euro a été calculée au moyen du convertisseur de l’INSEE.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 17:57
Souvenir du Père Albini

Comme chaque année, le Père Charles ALBINI, «l’apôtre de la Corse», sera fêté à Vico pour l’occasion de l’anniversaire de sa mort qui eut lieu le 20 mai 1839.

 

Samedi 21 mai:

     procession à la grotte du Père Albini.

 

Dimanche 22 mai:

   - Messe au couvent St François à 10 h 30

   - Procession à la grotte à 16 h 30.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 18:00

Le couvent de Vico joue un rôle culturel et spirituel important dans les zones de Sorru et Sevi grâce à la présence des Oblats de Marie Immaculée.

Cette congrégation célèbre cette année le bicentenaire de sa fondation, en février 1816, sous le nom de Missionnaires de Provence, par Eugène de MAZENOD qui fut aussi évêque de Marseille.

La personnalité et l'œuvre de celui qui a été proclamé saint par l'Eglise catholique en 1995 seront évoquées à Marseille par Michel Franceschetti le vendredi 20 mai.

Mazenod: un bicentenaire important
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 18:00

Les ruines de la cathédrale Saint Appien sont, avec sa tour génoise, un des symboles de Sagone.

Son clocher est également bien connu. Autrefois, il était bien visible de la route ou de la mer, comme le montre cette carte postale qui a presque un siècle.

Le clocher de Sagone est menacé

Maintenant, sur cette photo du même endroit publiée sur Google, les plantations d’arbres et les villas cachent l’édifice.

Le clocher de Sagone est menacé

Le beffroi s’aperçoit encore depuis la route à l’embranchement des routes de Vico et de Cargese.

Le clocher de Sagone est menacé

Ce clocher est en danger. N’ayant jamais été restauré depuis sa construction au milieu du XIXème siècle, il «voit aujourd’hui sa façade se fissurer ; son beffroi menace de s’effondrer tandis qu’une des cloches s’est déjà détachée et a subi de gros dégâts», comme l’indique le site de la mairie de Vico.

La commune présidée par François COLONNA vient de lancer un programme de restauration complété par une souscription populaire pilotée par la Fondation du Patrimoine. Pour en savoir plus sur ce projet, connectez-vous au site de la Fondation Patrimoine en cliquant ICI.

Vous saurez aussi pourquoi Sagone a un clocher sans véritable église.

 

Un bon de souscription est disponible ci-dessous.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:00
ND de Lavasina (commune de Brando)

ND de Lavasina (commune de Brando)

En cette année de la Miséricorde, le secteur pastoral Deux Sorru-Sevi in Grentu et l'Association des Amis du Couvent organisent un pèlerinage pour le passage de la Porte Sainte à Notre Dame de Lavasina, le dimanche 1er mai.

Départs:

     - de Sagone (parking du Spar) 7h15

     - de Vico (devant le monument aux morts) 7h30

     - de l'embranchement d'Evisa 7h45.

Participation: 20€ par personne.

Programme:

     -11h: messe

     -12h30: repas tiré du sac (dans une salle prévue à cet effet)

     -16h: retour.

Inscriptions auprès de la Communauté OMI (06 47 36 72 96) ou auprès de Marcelle Paoli (06 75 43 82 35) jusqu'au 24 avril.

 

Pour avoir des renseignements sur le sanctuaire de Lavasina, suivre le lien: http://www.curagiu.com/lavasina.htm

A Lavasina le 1er mai
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:00

Samedi 16 avril de 9h30 à 17h au Couvent St François de Vico, journée-rencontre de réflexion et d'échanges avec Nathalie SARTHOU-LAJUS, rédactrice en chef adjointe de la revue "Etudes" sur le thème :

 

 « Pourquoi je suis encore chrétienne ».

 

Pour les croyants, pour ceux qui s'interrogent, pour tous ceux qui se préoccupent de notre avenir chrétien dans une société en mutation.

 

Les participants peuvent manger sur place le midi (15 €).

Une inscription est demandée pour le repas au 04 95 26 83 83 (le matin seulement).

La journée est organisée par Gaston PIETRI pour l'association des Amis du Couvent de Vico.

 

Pourquoi je suis encore chrétienne

Philosophe chrétienne, Nathalie Sarthou-Lajus est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle en philosophie et d’un DEA de philosophie sur Walter Benjamin. De retour d’un long séjour à San Francisco en 1994, elle enseigne, dans un premier temps, la philosophie à des lycéens sur Paris et la région parisienne puis aux étudiants de Sciences Politiques à l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures) de La Roche-sur-Yon en Vendée de 1996 à 1999. Après avoir travaillé comme éditrice aux Éditions Fleurus durant 7 ans de 2000 à 2007, elle est maintenant rédactrice en chef adjointe de la revue « Etudes ». (biographie publiée sur le site de France-Inter).

Elle a écrit :

L’Éthique de la dette (PUF, 1997)

La culpabilité (Armand Colin, 2002)

La défaite de la volonté (Le Seuil, 2005)

2012 Éloge de la dette (PUF, 2012)

Sauver nos vies  (Albin Michel, 2013)

Peut-on croire à l’amour ?  (avec J.-P. Winter), (Le Passeur Éd., 2015).

Vous pourrez appécier sa pensée en regardant la vidéo de présentation de « Sauver nos vies » :

Comment se relever d'une catastrophe, qu'elle soit individuelle ou collective ? Comment traverser les crises ou les épreuves ? Aujourd'hui, nous voudrions guérir de tout et par nous-mêmes, mais cette obsession de la thérapie et du sauvetage ne suffit pas toujours à étancher notre soif de sens. Dès lors resurgit la question : comment sauver nos vies ?

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 18:03

Célébration des Rameaux

Samedi 19 mars

15 h: Coggia et Poggiolo

16h: Marignana

17 h: Balogna

17 h 30: Sagone

 

Dimanche 20 mars

9h à Murzo

9h30 couvent de Vico

11h Vico et Soccia

11h30 Evisa

15 h Renno et Guagno

 

Jeudi Saint (jeudi 24 mars) :

15 h: Adoration du St Sacrement à Poggiolo, Balogna, Sagone, Letia St Roch et Marignana

célébration de la Cène pour le secteur : 18 h à Vico

 

Vendredi Saint (vendredi 25 mars)

16 h : Letia St Martin

17 h: Sagone et Poggiolo

20h30: Evisa (avec procession)

A Vico, à 20h, adoration de la croix avec confrérie

21h : chemin de croix et procession à Soccia

 

Vigile pascale (samedi 26 mars)

19 h :  Marignana

21h : Sagone et Guagno

22 h : Arbori

 

Pâques (dimanche 27 mars)

9h30 couvent de Vico

11h Vico, Letia St Roch et Soccia

16 h : Coggia et Balogna

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:00

La bataille de la Somme, en 1916, a été meurtrière pour les Poggiolais (voir "Pas de Poggiolais à Verdun"). De son côté, un combattant originaire d’Orto a survécu, ce qui est à l’origine de la chapelle de Saint Elisée. Le numéro de mars du bulletin «Inseme» explique ce point d’histoire peu connu.

 

La Grande Guerre, pour la Corse, a été une véritable catastrophe humaine dont elle ne s'est jamais totalement remise. Depuis le village d'Orto, un grand nombre de ses enfants est parti afin de défendre la Mère patrie. Sans doute, le cœur serré, voyaient-ils s'éloigner les côtes de leur île et les visages de ceux si chers à leur cœur.

Parmi ces soldats, deux frères, Jules et Pierre BONIFACJ. Jules est officier d'artillerie. Son régiment l'a conduit dans la Somme. Là, c'est l'horreur indescriptible. Un jour, pire que les autres, où les obus pleuvent abondamment, l'un d'eux se dirige vers Jules, frôle ses jambes, mais....  n'explose pas ! Le militaire est profondément troublé. Très croyant, il fait le vœu suivant: «si cette guerre m'épargne, je ferai édifier une chapelle sur le Mont Saint Elisée»

La Grande Guerre et Saint Elisée

Dès la fin de la guerre, Jules, son frère Pierre, tous deux pratiquants, mécènes et modestes, respectent, accompagnés par leurs épouses, le serment fait un jour d'épouvante. Jules, maître d’ouvrage, et son épouse Radégonde veillent très attentivement à la réalisation du projet: ils prennent donc très régulièrement le chemin des montagnes.

Le Chanoine PASTINELLI, natif d'Orto, coiffant la casquette de maître d'œuvre, surveille également la bonne exécution des travaux (plans, emplacement sont par lui décidés). L'édification de la chapelle va fondamentalement modifier les habitudes: avant guerre, les pèlerins montaient à Saint Elisée dans la nuit du 28 au 29 août.

Le chemin était éclairé par de nombreux bûchers; l'aube voyait le retour vers le village. Les femmes chapeautées, de long vêtues, certaines montant en amazone, récitaient le rosaire tout le long du chemin.

 A présent, le 29 août, répondant à l'appel de la cloche, avec le lever du jour, les pèlerins de tous âges grimpent toujours en procession vers le mont Saint Elisée et sa chapelle.

Venant du canton, de plus loin encore, isolé ou en groupe, nu-pieds ou non, le pèlerin animé par la foi et l'espérance se dirige, non sans effort, vers le lieu consacré. Les derniers mètres étant les plus difficiles, l'arrivée dans le beau cadre bucolique est un soulagement. Tous se congratulent: les familles reconstituées en tribus, et leurs amis. Certains ne se retrouvant que ce jour-là. Selon la coutume, au pied de la statue de saint Elisée chacun fait brûler des cierges. Que de souhaits à écouter!

La cloche appelle les fidèles pour l'office en plein air et la procession lui succédant. Les yeux levés vers les cieux, munis du coutumier bouquet de genévrier (la plante bénie suscitera de bons augures dans les foyers), tous se recueillent. Prières et chants expriment ce que l'homme a de plus profond.

La Grande Guerre et Saint Elisée

La statue portée vers la vallée semble la protéger. C'est le moment où la cloche de l'église Sainte Marie d'Orto répond à l’appel. Les villageois s'unissent aux pèlerins, prient et chantent de concert. Cantique à San-Liseo, Diu vi Salvi Regina et bénédictions clôturent la célébration dont la fin est très bruyamment saluée. Chacun souhaite se restaurer. Ainsi, s'effectue une longue pause à la fontaine où se joue la seconde phase de la journée: «Après l'effort, le réconfort ».

Aux alentours du point d'eau, comme depuis un poste d'observation, l'on peut voir des têtes émerger des fougères. Tous se retrouvent à proximité de la source, pour l'eau du repas mais principalement l'apéritif. Pendant ce temps, apparaissent dans l'herbe tous nos succulents mets traditionnels (chrétien incontestablement, épicurien, sûrement). Le porteur d’eau revient vers les siens au moment où l'on ne l'attend plus, en chantonnant et les jambes flageolantes. Mais que contient-elle donc l'eau de la source Saint EIisée ? Ces joyeux moments se prolongent tard dans l'après-midi avec une balade au lac de Crena, aux bergeries de Livru. Plus tard dans la soirée, les montagnes retrouvent leur sérénité et notre belle jeunesse danse jusqu'au lever du soleil.

Depuis près de cent ans, avec le soleil ou la pluie, le grand Saint Elisée accueille en sa chapelle haut perchée des générations d'âmes croyantes. Combien de vœux ont-ils été exaucés grâce à son intercession? Nul ne le sait. Ils sont certainement nombreux!!! C'est un secret bien gardé au fond des cœurs/dans le huis clos familial. De Saint Elisée, il est dit: «Pendant sa vie, il fit des prodiges (extraordinaires), résurrection du fils de la femme de Sunem et après sa mort il opéra des merveilles».

Concernant la construction de sa chapelle, nos anciens toujours parmi nous, étant trop «jeunes», les souvenirs précis (datations) sont enfuis dans la nuit des temps, toutefois:

* Ami pèlerin, jamais n'oublies ceux qui ont participé à sa construction et les bénévoles œuvrant actuellement pour la sauvegarde de notre patrimoine spirituel.

* Ami pèlerin, jamais n'oublies les Célébrants, Pères Oblats du Couvent de Vico, nous accompagnant par tous les temps.

*Ami pèlerin, jamais n'oublies la belle histoire de Jules BONIFACJ, dont la dévotion est à l'origine de notre si belle fête. Du chaos peut naître la Lumière!!!

Afin d'éclairer le lecteur, plusieurs personnes, non sans émotion, ont communiqué leurs souvenirs: Hubert-Radegonde et Joëlle, petits-enfants de Pierrc Bonifacj, Agathe Dore, Jean-Pierre Paoli, les familles Battesti / Massimi, cousins des Bonifacj.

 

 

Pierrette-Santa Massimi

 

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:00

Le saint patron de l’église paroissiale sera fêté à Poggiolo samedi 27 février à 15 heures.

Pensez à St Siméon
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:00

Tout comme l’église Saint Siméon domine le village de Poggiolo, la chapelle Saint Antoine domine les maisons de Guagno-les-Bains. Mais depuis combien de temps ?

 

A l’origine, à la bifurcation des routes allant maintenant (car elles n’eurent pas le même tracé avant la fin du XIXème siècle) d’Ajaccio vers Soccia et vers Guagno, il y eut un monaccia, un petit ermitage de moines cordeliers. Mgr MASCARDI, dans la relation de sa visite apostolique de 1587, décrit un oratoire dédié à Saint Antoine abbé et une maison au sol de terre pour l’accueil des pauvres et des voyageurs.

Ce lieu était protégé par le curé de Saint-Siméon de Poggiolo (pétition du maire de Soccia citée par Louis Mathieu GENTY dans « Acqua medicinale », annexes 4 et 5).

Un ermite, le Père Jean, voulut que chacun put profiter des bienfaits de l’eau chaude qui jaillissait de la montagne et qui était déjà mentionnée par le chroniqueur Antone Petru FILIPPINI en 1594. Il arriva, en quêtant de maison en maison, à amasser la somme nécessaire pour la construction (entre 1709 et 1711) de trois bassins en granit pour les hommes, les femmes et les moines. Cette initiative préfigura l’établissement thermal.

Le 25 juin 1728, Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone de 1726 à 1741, recommanda quelques travaux d’amélioration et ajouta que «l’ermite doit porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux». Il donna au chanoine Ilario GUAGNO l’autorisation de faire la quête dans tout le diocèse afin de doubler en planches le sol de la maison. Selon certaines sources, Ilario serait le grand-père ou l’arrière-grand-père du bandit Théodore POLI.

La Révolution Française supprima tous les couvents cordeliers en 1790. L’ermitage et sa chapelle furent abandonnés. 

Le sanctuaire fut sauvé par le conseil général du département du Liamone qui, «dans sa séance de 1807 (…) avait voté l’application du produit de quatre centimes additionnels pour le rétablissement de l’ancienne chapelle de Saint-Antoine» (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 94). La commune de Guagno, qui considérait la source comme une propriété guagnaise, y ajouta son propre financement et reconstruisit le bâtiment religieux en 1809 (Louis Mathieu GENTY dans «Acqua medicinale», annexe 26).

Le culte y reprit à partir de 1810.

Construit ensuite, l’hôpital militaire lui fut accolé, comme le montre le cadastre de 1857. La chapelle correspond à la parcelle 169, coloriée en bleu et cerclée en rouge. H.M. signifie Hôpital Militaire et E.T. Etablissement Thermal.

La chapelle de Guagno-les-Bains

Dans la reconstitution ci-dessous, réalisée d’après le plan COTIN de 1838 (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 116), Saint-Antoine est le numéro 4 (3 pour l’hôpital militaire).

La chapelle de Guagno-les-Bains

Maintenant que cet hôpital n’existe plus, la chapelle est seule sur la plate-forme qui surplombe la vallée du Fiume Grosso.

La chapelle de Guagno-les-Bains

Le bâtiment a connu quelques modifications depuis deux siècles. Ainsi, on peut comparer :

1-la carte postale de la visite des scouts de Menton dans les années 1930

La chapelle de Guagno-les-Bains

2 - et une photo de l’été 2015

La chapelle de Guagno-les-Bains

Entre les deux, les murs ont été crépis, la façade a été décorée de bandeaux blancs et une croix érigée au sommet.

 

Quelle que soit l’apparence de la chapelle, l’abbé au cochon protège toujours Guagno-les-Bains.

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