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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:54
Convivialité au couvent

- SAMEDI 7 JANVIER: 

à 16h, l'Association des Amis du Couvent vous invite à venir déguster la galette des rois au Couvent St François de Vico.

 

- SAMEDI 4 FÉVRIER: 

à partir de 20 h, soirée PULENDA au couvent de Vico.

 

Renseignements et inscriptions au 04-95-16-83-83 (le matin seulement).

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:14
Les cérémonies de Noël dans le haut-canton

Les cérémonies religieuses de la Nativité de Jésus auront lieu selon l'horaire suivant:

Samedi 24 décembre (nuit de Noël):

ORTO à 18 h

SOCCIA à 21 h

VICO à 22 h 30

GUAGNO à 23 h.

Dimanche 25 décembre (jour de Noël):

Couvent de VICO à 9 h 30

MURZO à 11 h

EHPAD à 15 h

 

Par ailleurs, samedi 31 décembre, le Ringraziamentu aura lieu

à 16 h à SOCCIA

et à 17 h au Couvent de VICO.

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 17:55

Elle n'a pas de rapport avec Poggiolo. Elle colle à la peau d'un Corse célèbre mais elle ne concerne pas la Corse. Elle est devenue indispensable à la célébration d'une fête chrétienne mais elle n'a absolument rien de  religieux.

L'évoquer est indispensable car elle a exactement 70 ans ces jours-ci et que son succès a été, et est toujours, immense.

Vous avez compris qu'il s'agit de la chanson

"PETIT PAPA NOËL" ! 

 

Une chanson laïque pour une fête religieuse

Cette chanson vendue à des centaines de millions d'exemplaires depuis sept décennies est en fait intimement liée à son époque. Les paroles de la version originelle étaient celles de la prière d'un fils demandant au père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne.

En 1946, elles furent transformées, pour les besoins d'un film dans lequel jouait Tino ROSSI, par Raymond VINCY. Il en fit un "cantique laïc" qui "est plébiscité car, notamment, il répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond NAEGELEN. Celui-ci veut supprimer les atteintes à la laïcité à l'école de la République, provoquées par le régime de Vichy, et notamment supprimer les chants religieux" (notice de Wikipedia). Or, aucune allusion religieuse n'existe dans ce texte.

 

Récit des circonstances de cette création par , extrait de linternaute.com:

 Après la Seconde guerre mondiale, le chanteur corse Tino Rossi s'apprête à jouer dans le film musical Destins. Un chant de Noël est au menu du scénario. Le tournage suit son cours jusqu'au moment où la chorale d'enfants noirs américain qui devait assurer le tour de chant se décommande. Il n'y a plus qu'à trouver autre chose...

Problème, Tino Rossi refuse d'interpréter un chant classique du type ritournelle catholique. On est en 1946 : les relents de Vichy ne sont pas loin. En faisant le tour des compositeurs à la mode à l'époque, Tino Rossi se retrouve chez Henri Martinet, compositeur de plusieurs opérettes. Alors que le chanteur star s'apprête à prendre congé bredouille, son imprésario apostrophe le musicien: "Mais au fait, Henri, pourquoi ne montres-tu pas cette chanson que tu avais écrite pour l'opérette que nous n'avons jamais pu monter ?". Il s'agit de la fameuse prière d'un enfant au Père Noël pour voir revenir son père retenu prisonnier en Allemagne. Tino Rossi est conquis par la berceuse.

Le parolier Raymond Vincy est chargé de remanier les paroles. Pour le refrain qu'il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s'inspire de l'oeuvre "Tiebe Paiom" ("Nous te chantons") de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle: les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film "Destins" (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur. 

Ça y est, le chant a trouvé sa place dans le film Destins !" C'est la belle nuit de Noël / la neige étend son manteau blanc... ".

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:44
Les confrères collectent pour Noël

A Cunfraternita di u Padre Albini organise une collecte au profit des Restos du cœur jusqu'au 15 décembre. 

Les denrées alimentaires non périssables peuvent être déposées dans les magasins qui participent à la collecte ou dans l'église du couvent Saint François de Vico.

Informations: 04-95-22-19-82 ou 06-84-96-57-63.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:00

Sous ce titre interrogatif (et même inquiétant), le Père BONNAFOUX donne, dans le numéro de novembre du bulletin "Inseme", des informations importantes pour le couvent de Vico. Nous le reproduisons afin que chacun puisse en avoir connaissance.

QUEL AVENIR POUR NOTRE COUVENT ST FRANÇOIS?

QUEL AVENIR POUR NOTRE COUVENT ST FRANÇOIS?

 

Le couvent Saint François de Vico est lié à l'histoire de notre canton. Depuis Jean Paul de Lcca qui appela les Franciscains en 1489. Il fut une première fois fermé, en 1790. En Février 1836, Monseigneur Casanelli d'Istria achète le couvent à l'Etat Français et en fait don le 7 mai 1836 à Monseigneur de Mazenod; le Père Albini est le premier supérieur. En 1904, les Oblats sont expulsés de couvent: ils y reviendront en 1935.*
Depuis, à trois reprises, la présence OMI a été mise en danger: l'intervention de laïques a décidé le Supérieur Général Marcello Zago d'envoyer des OMI extérieurs à la Province de France: Benoît Kabongo ...
Récemment, c'est le nouveau responsable des OMI en France, le Père Vincent Gruber, qui a décidé que la présence OMI restera au Couvent.
Mieux! il nous dit que cette présence est quasiment assurée POUR LES 10 ANS QUI VIENNENT! Alors c'est maintenant à nous de prendre en charge cet avenir dans toutes ses dimensions:


- Restaurer les structures matérielles défaillantes du bâtiment.
- Donner à chaque membre de la Communauté OMI le confort minimum pour le XXIème siècle.
- Repenser l'accueil des activités spirituelles, sociales et culturelles du couvent.
 - Repenser le rayonnement du couvent dans le canton et au-delà.


Vincent Gruber viendra les 2, 3 et 4 décembre pour coordonner cette mise en œuvre.
Le 3, il aura un Conseil d'Administration avec l'Association pour l'accueil qui gère le couvent.
Le 4, à 9h30, il présidera la messe au couvent.

Ensuite à 11 h, vous êtes tous invités à une rencontre avec lui, que vous participiez à un groupe ou non, et -je vais même plus loin!- que vous soyez croyants ou non-croyants! Nous avons besoin de vos idées, suggestions et compétences.

Vers 12h30, cette rencontre se continuera dans la convivialité avec un repas tiré du sac.


Construisons ensemble l'avenir du couvent pour les années au-delà de 2020!


Jean-Pierre BONNAFOUX, omi *


* Lisez cet immense ouvrage: «VICO-SAGONE regards sur une terre et des hommes».

NDLR: l'histoire du couvent est raconté sur ce blog dans l'article intitulé "le sauvetage du couvent".
 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:00

Les confréries religieuses ont une grande importance en Corse où elle font véritablement partie de l'identité insulaire.

Ce sujet fera l'objet d'une conférence animée par Jean DAL COLLETTO, nouveau président de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône,

vendredi 18 novembre à 18h30

Maison de la Corse (69/71 rue Sylvabelle) à Marseille.

 

Pour mieux connaître les confréries
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:58

Demain samedi 12 novembre, à 18h30, en l'église Sainte Marie de Vico, aura lieu un concert proposé par la chorale belge "Les trois petites notes".

Photo extraite du site http://www.mairie-vico.com

Photo extraite du site http://www.mairie-vico.com

L'entrée est libre et une corbeille présentée à la sortie recevra les dons des spectateurs qui voudront bien ainsi aider l'association "Santa Maria" à restaurer l'église paroissiale de Vico.

Eglise Santa Maria (photo extraite du site http://www.mairie-vico.com)

Eglise Santa Maria (photo extraite du site http://www.mairie-vico.com)

Plus de renseignements sur cette sympathique chorale se trouvent dans l'interview de Véronique DUSCHENE, chef de chœur des "Trois Petites Notes" (et sœur de Caroline CERVERA), parue dans "Corse-Matin" du 11 novembre.

Trois petites notes belges à Vico
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:00

Les Poggiolais rendent hommage à leurs morts début novembre comme partout ailleurs. Mais ils ne vont pas tous au même cimetière.

Trois endroits sont possibles pour porter des fleurs aux restes des ancêtres.

Le plus évident et le plus utilisé est évidemment le cimetière communal.

Mais il existe aussi un cimetière privé qui abrite une douzaine de tombes et qui a été présenté le 2 novembre 2010 dans l’article «Un cimetière privé».

Enfin, il ne faut pas oublier les caveaux. Il en existe plusieurs de différentes tailles dans l’enceinte du cimetière.

Les caveaux poggiolais

La coutume de l’arca, l’enfouissement dans une fosse commune creusée sous l’église, avait été combattue par les Génois et par la monarchie française. Finalement, Napoléon Ier imposa l’usage du cimetière avec fosses individuelles sur un terrain communal. L’arca disparut presque partout entre 1810 et 1830. Pour cette raison, le cimetière de Poggiolo ne contient pas de tombeaux du XVIIIème siècle.

Mais certaines familles, voulant montrer leur puissance ou leur indépendance, préférèrent garder leurs morts sur des terrains personnels.

Pour avoir plus de renseignements sur ces questions, se référer à l’article «A la recherche de l'arca perdue ».

A Poggiolo, il existe, en dehors du cimetière privé, un caveau qui se remarque aisément de loin, juste en dessous de l’église St Siméon.

Les caveaux poggiolais
Les caveaux poggiolais
Les caveaux poggiolais

Sa construction fut décidée au printemps 1880 par un nommé Jean DESANTI, tout près de l’église mais sur un terrain lui appartenant.

Le bâtiment est totalement anonyme. Aucune inscription n'est visible à l'extérieur. Le caveau est de grande ampleur mais sa décoration est très simple. La façade ressemble à une église avec un fronton triangulaire surmonté d’une croix en pierre et le dessin de quatre piliers plats verticaux légèrement en relief se terminant par une corniche en saillie. A part les piliers qui sont en beige, la peinture est blanche.

Les caveaux poggiolais

Une porte en bois toute simple sur laquelle une croix est fixée permet d’entrer.

Les caveaux poggiolais

 L’intérieur rassemble les restes de la famille DESANTI derrière un petit autel. Cette bâtisse n’est pas un simple caveau mais une chapelle funéraire. La dernière messe qui y fut célébrée il y a quelques années était présidée par Mgr ZEVACO, Vicolais et ancien évêque de Madagascar.

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Un autre caveau familial existe un peu plus bas mais il est bien moins visible car de dimensions moindres et car il est en partie caché par la végétation.

Les caveaux poggiolais

Maisonnette surmontée d’une croix, avec des murs décorés de pierres alternativement grises et rouges, sa construction date de la fin du XXème siècle. L’inscription «FAMILLE L. A. PINELLI» permet de savoir que ce caveau est celui de cette branche de la famille qui a été l’une des plus anciennes et des plus nombreuse de Poggiolo.

La façade est constituée par douze plaques fermant les casiers destinées aux cercueils. Six places sont occupées.

Les caveaux poggiolais

Au pied du caveau, de nombreuses fleurs et décorations témoignent de l’attention portée par la famille.

 

Quel que soit le lieu, les Poggiolais tiennent à respecter les ancêtres qui leur ont permis d’être ce qu’ils sont.

Les quatre lieux consacrés aux morts de Poggiolo.

Les quatre lieux consacrés aux morts de Poggiolo.

1: Cimetière communal

2: Cimetière privé

3: chapelle funéraire DESANTI

4: caveau PINELLI

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 18:00
Un monstre d’Halloween à Poggiolo

Une figure grimaçante ressemblant à une citrouille rouge-orangée avec une bouche et des yeux lumineux. Quelle est cette horreur photographiée à Poggiolo par Thierry CALDERONI ? Les monstres d’Halloween auraient-ils attaqué le village ?

Pas du tout car, en regardant bien, on peut se rendre compte qu’il s’agit du clocher de Saint Siméon éclairé le soir. Confondre ce vénérable monument catholique avec une créature païenne est un véritable sacrilège.

Un monstre d’Halloween à Poggiolo

Le 31 octobre, Halloween, antique coutume celte adoptée par les Américains, pollue le début novembre en détournant la fête dédiée le 1er à tous les saints et le jour de recueillement et d’espérance en une autre vie qu’est le 2. En Corse, les habitudes mercantiles anglo-saxonnes sont d’autant plus mal venues qu’il y existe la tradition de la saint André se déroulant le 30 novembre.

Cette fête est bien expliquée sur le site du village de Rutali (http://www.rutali.fr/) où la tradition est toujours vivace.

"Sant’ Andria : La fête de Sant’ Andria était jadis présente sur l’ensemble de la Corse, cette tradition s’est maintenue dans certains villages de l’île. A Sant' Andria est une coutume corse, quelque peu oubliée, dans la société traditionnelle, elle consistait à fêter le passage de l’automne à l’hiver. A la fin des récoltes, on partageait avec les plus démunis dans un souci de solidarité.

Cette fête concerne essentiellement les enfants; les adultes doivent en revanche les encourager et participer en leur offrant des friandises, des bonbons…

La tradition voulait que les jeunes gens se réunissent sous la conduite d'un responsable qui connaît la comptine appelée en corse « a pricantula », pour ensuite la chanter tous ensemble et du porteur du sac « u saccu » pour aller faire le tour des maisons du village et frapper de porte en porte en chantant :

"Sant’Andria piscadore, piglia un pesciu è falli onore

Pigliane un antru pè curtesia, falli onore è mandalu via".

Les propriétaires des maisons visitées donnent aux enfants des fruits, des friandises, des bonbons... Après avoir fait le tour du village, les jeunes se réunissent alors dans la salle commune du village et tous ensemble font la fête.

Description :

Les enfants sont vêtus de vieux habits plutôt sombres,

Leurs visages sont recouverts de noir par du charbon,

Certains enfants se cachent le visage avec des foulards noirs ou des masques confectionnés à partir d’écorce de liège,

Ils traînent de vieux seaux, casseroles… accrochés par une corde,

Pour faire référence à la société agro-pastorale, les enfants utilisent et portent des clochettes de bergers."

 

   L'affiche annonçant la fête dans cette commune est illustrée par une image de distribution de friandises extraite de la page 42 du livre du CRDP de Corse intitulé justement: "Sant'Andria".

Un monstre d’Halloween à Poggiolo

A San’Andria avait également lieu dans les Deux Sorru, comme en témoigne Marina CLEMENTI DAVID qui nous a transmis ce souvenir la 2 décembre 2012:

"En novembre 1959, nous étions au village, à Soccia. Avec ma petite soeur Eva, nous sommes allées à l'école du village, mon meilleur souvenir scolaire; et cette année la, la coutume était bien vivace au village. Nos cousins, plus grands que nous, s'étaient noirci le visage au charbon, avaient revêtu des sacs de pomme de terre en jute et frappaient aux portes, la nuit tombée, munis de bâtons. Tante Angèle-Marie et notre grand-mère avaient prévu des paquets de biscuits à leur donner, sans quoi nous risquions qu'ils nous lancent le mauvais oeil! Jolis et chaleureux souvenirs!"

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 19:05

Appelé de façon habituelle «le blog des Poggiolais», ce blog porte en haut de sa page d’accueil le titre «Poggiolo-Guagno-les-Bains, U Pighjolu-I Bagni di Guagnu, Une communauté de Sorru in sù». En effet, il est impossible de décrire le passé et le présent de la communauté poggiolaise si l’on ne mentionne pas son appartenance à une de ces pieves dont la possible renaissance a été récemment évoquée par Eric BOISTARD (voir article précédent : "Faut-il ressusciter la pieve ?").

En l’occurrence, notre village faisait partie de la pieve de Sorru in sù.

Cette pieve regroupait les communes actuelles de Guagno, d’Orto, de Poggiolo et de Soccia.

 

SAINTE MARIE

A l’origine, se trouvait une église qui a disparu mais que Geneviève MORACCHINI-MAZEL avait décrite dans sa remarquable thèse Les Églises romanes de Corse, Klincksieck, 1967 :

 

«On nous a signalé sur place, notamment le Chanoine A. M. Pastinelli, curé de Soccia, le lieu-dit Sant’Anorilla, très bien situé au centre de la vallée à une croisée de chemins muletiers. Les petites pierres bien taillées que nous y avons vues dans les murs des propriétés alentour sembleraient effectivement indiquer un édifice du Xème siècle».

 

Cette église fut donc édifiée pendant la domination pisane. A cette époque, jusqu’au XIIIème siècle, les Pisans organisèrent le réseau des pièves: dans chaque vallée, ils établirent une église-mère, la piévanie, dont dépendaient un baptistère et plusieurs oratoires dispersés, comme San Marcellu (entre Poggiolo et Soccia) ou Santa Maria de Soccia.

Sant’Anorilla était l’église-mère où se retrouvaient les habitants de Poggiolo, Aghja (premier emplacement de Soccia), Guagno, Orto, et Soccia. Elle était située près des Trois Chemins, où se rejoignent les sentiers venant de ces différents villages.

Selon les documents, elle se nomme également Sant Anarilla, Santa Anaria (sur le cadastre de 1857), Santa Naria, Santa Nuria, Santa Noria ou Sannaria. En fait, il s’agit simplement de la déformation de Santa Maria.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Toutes les illustrations de cet article peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

Pourquoi cette église n’existe-t-elle plus ?

La tradition orale, rapportée à Michel Franceschetti par son grand-oncle Filippone, raconte que les habitants des différentes communautés ont fini par se disputer et se sont partagés les objets religieux pour l’église de chaque village.

 

SAINT SIMÉON

La date de cette séparation n’est pas connue. Mais elle ne fut pas définitive. En 1545, l’église Saint Siméon fut construite au-dessus de Poggiolo, à un endroit, comme les Trois Chemins, qui était un carrefour de sentiers (voir l’article «A quoi ressemblait l’ancienne église»).

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

 Lors de sa visite apostolique, en 1589, Mgr Nicolò Mascardi, évêque de Mariana, la nomme «l’église San Simeone, canonicat et pieve de Poggiolo de Sorunsù». Il ajoutait : «Les jours de fêtes solennelles, on célèbre dans cette église, à la satisfaction des populations de la pieve» (texte relevé et traduit par le Père DOAZAN). 

L’église poggiolaise était donc bien l’église piévane.

Elle le resta malgré l’interruption temporaire du culte à cause du meurtre abominable commis en 1634 à l’intérieur de Saint Siméon (voir l’article «du sang à St Siméon»).

L’érection, en 1713, de Santa Maria delle Gratie della Soccia en église paroissiale ne changea rien. Les quatre paroisses avaient chacune un curé qui reconnaissait celui de Poggiolo comme leur piévan.

 

 

 

LA QUESTION GUAGNAISE

Par contre, le 26 juin 1781, l’Assemblée des Etats de Corse, étudiant la liste des curés piévans dont la désignation faisait problème, évoqua notre piève :

«Que la Piève de Sorrinsù manque de Piévan de droit ;

Que l’Eglise réputée la plus ancienne est celle de la communauté de Poggiolo, composée de vingt feux environ ;

 

Que Mgr de Guasco (évêque de Sagone) dans sa première visite, n’ayant trouvé dans cette Piève aucun Piévan décoré de ce titre, nomma le curé de Guagno, comme étant le lieu le plus nombreux et faisant par lui-même presque la moitié de la Piève ;

 

Qu’il est à croire que cette paroisse sera plus que les autres, pourvue d’un bon curé et auquel on pourrait attribuer le droit à l’Assemblée.»

 (extrait de «Procès-verbal de l'assemblée des états de Corse convoquée à Bastia le 1er juin en 1781 » par l'abbé Letteron, Ollagnier, Bastia, 1904).

L’Assemblée entérina cette décision. Pourtant, cette rupture avec la tradition se basait sur le seul critère du nombre d’habitants et ne tenait pas compte des difficultés de circulation.

 

A partir du 25 décembre 1783, le curé de Guagno signa désormais tous ses actes de baptême, mariage et sépulture avec le titre «Piev° di Sorroinsu», comme les registres d’état-civil accessibles sur le site du conseil général de Corse-du-sud.

 

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Mais Giovanni Bonifacy, le curé de Poggiolo, continua à signer «Pievano di detto luogo» (piévan du dit lieu) !!!

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Ce problème ne fut pas réglé rapidement par la Révolution.

Le curé de Poggiolo signa simplement «curato» en 1791, quand s’appliqua la Constitution Civile du Clergé. Mais il prit le titre de «curato Pievano» en 1794, quand la Corse se détacha de la République Française. En 1796, quand la France revint sur l’île, la signature fut simplement suivie de «curato del Poggiolo».

(à suivre)

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Fête de Saint Elisée: messe mardi 29 août à 10h30 à la chapelle.

 

Rentrée des classes:

lundi 4 septembre pour les enseignants

mardi 5 septembre pour les élèves.

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