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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 18:00

 

L'équipe de "INSEME" vient de publier le numéro d'avril.

Précipitez-vous pour le découvrir !

 

 

Il peut être téléchargé à la fin de cet article ou lu sur le site http://inseme-bulletin.hautetfort.com/

 

Que propose INSEME du mois d'avril?

 

Sommaire:

 

- Edito: L'agriculture corse au service de la qualité alimentaire, par François-Aimé ARRIGHI

- Le calendrier des célébrations religieuses d'avril

- Se faire vacciner contre la COVID 19, c'est possible

- Lueurs de Pâque: billet spirituel de Jean-Pierre BONNAFOUX

- Gourmandises pascales, par Françoise ARRIGHI

- Caccavelli recette

- La Chine et la COVID, par Jean-Martin TIDORI

- In memoriam, par Jean-Martin TIDORI

- Letia, le village aux deux églises, par Pascale CHAUVEAU

- Vico, l'impossible traversée continent-Corse du lundi soir

- Emmanuel BONINI, un biographe d'investigation reconnu

- Une boîte à livres pour remplacer la bibliothèque de Poggiolo?, par Michel FRANCESCHETTI

- Le calendrier des activités d'avril

 

 

 

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 18:00

 

Sur le journal de TF1 à 13 heures, un reportage est consacré chaque jour de cette semaine aux traditions pascales en Corse. Mardi 30 mars, l'importance des confréries a été bien expliquée. Le journaliste a montré que la place des femmes grandissait. Il a donné la parole à Elisabeth BERFINI, la prieure de la Confraternité di u Padre Albini.

 

 

Dommage que, sur le bandeau du bas de l'écran, il ait été écrit qu'elle dirigeait la "confrérie Padre Pio", tout en mentionnant bien Vico. 

 

ìl y a Padre et Padre

 

Le Padre PIO était un capucin italien, décédé en 1968, qui eut une grande célébrité pour avoir reçu les stigmates du Christ. L'Eglise l'a canonisé en 2002.

 

Il ne peut être confondu avec le Père Dominique ALBINI, toujours pas canonisé. Au fait, n'oublions pas que cette année 2021 est le 185e anniversaire du début de la prédication du Père ALBINI en Corse.

 

 

Pour regarder le reportage dans son intégralité:

 

Texte du commentaire du journaliste:

Elles sont nées, pour les plus anciennes, en Europe au XIe siècle. Les 90 confréries corses toujours actives se sont développées dès le XIVe siècle. Aujourd'hui encore, la tradition continue sur l'ensemble de l'archipel.

Avant les célébrations, il faut revêtir la tenue. Un moment solennel, le rituel est immuable.

Sur l'île, la plupart des confréries sont devenues mixtes. Les patronnes aujourd'hui sont des femmes. C'est rare une consœur prieur pour une confrérie, mais ça arrive.

Des portes d'Ajaccio au vieux Port de Bastia, le même discours et le même engagement portés par des laïques qui ont la foi, la confrérie a toujours un rôle social mais aussi cultuel et culturel.

Lors des célébrations de la Saint-Joseph à quelques jours de la Semaine sainte, l'archiconfrérie bastiaise a bravé l'interdit pour sortir son Saint.

Être confrère à l'âge de quatorze ans comme Gérard, chacun a sa confrérie en héritage.

Honorer les siens, sa langue et avoir la foi, un message simple qui attend son apogée lors de la Semaine sainte.

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 18:07

 

Pâques est un moment particulièrement important pour les chrétiens. Pour le vivre pleinement, voici le programme des cérémonies dans les villages de notre petite région.

 

On pourra remarquer l'absence totale de POGGIOLO.

 

Eglise de Letia St Martin.

Eglise de Letia St Martin.

 

SECTEUR DES DEUX SORRU ET SEVI IN GRENTU

 

SEMAINE DE PÂQUES

 

 

  • Jeudi Saint (1er avril): Célébration de la Cène du Seigneur. Messe de Secteur à l’église de VICO à 16h00. 
  • Jeudi Saint (1er avril): Nuit des ténèbres au Couvent à 21h00.
  • Vendredi Saint (2 avril): Célébration de la Passion du Seigneur à l’église de RENNO à 16h00. 
  • Vendredi Saint (2 avril): Célébration de la Passion et Chemin de Croix à 18h00 à VICO.

 

Samedi Saint Vigile Pascale (3 Avril)       

     MARIGNANA 15h00  

     RENNO 15h00  

     SOCCIA 15h00  

 

Dimanche de Pâques (4 Avril)

     COUVENT 9h30    

     VICO 11h00  

     LETIA St MARTIN 11h00  

     GUAGNO 11h00  

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 17:00

 

Une semaine avant Pâques, voici les Rameaux.

 

Cérémonies des Rameaux

 

On notera l'absence de Poggiolo.

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 18:07

 

Ils étaient venus de Gualdicciolu, de Piazza a l’Aghja, d’Umbriccia ou de la place de la Croix, quasiment tous les habitants de Soccia étaient sortis en ce matin du mois de mars 1906, voici exactement 115 ans, pour se rassembler devant la porte de l’église. Une photo de l’époque montre les hommes à chapeau de feutre et surtout les femmes avec chapeau de paille rond ou fichu noir, brandissant de longs bâtons.

Leur but était d’empêcher l’inventaire des biens de la paroisse imposé par la politique laïque du gouvernement républicain.

 

Les Socciais regroupés devant leur église.

Les Socciais regroupés devant leur église.

 

L’offensive anticléricale

 

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la Troisième République radicale et anticléricale imposa aux catholiques la laïcité de façon brutale.

Votée en 1901, une loi sur les congrégations aboutit à chasser les oblats du couvent de Vico qui fut nationalisé en 1903, mais pour peu de temps.

Puis, la loi du 5 décembre 1905, dite de Séparation de l’Eglise et de l’Etat, mit fin au Concordat de 1801. La République ne subventionnait plus aucun culte, car elle se séparait de la religion, au contraire de la loi sur le « séparatisme » d’aujourd’hui qui veut sanctionner l’islam radical accusé de se séparer de l’Etat.

L’article 3 de la loi de 1905 prévoyait de dresser un « inventaire descriptif et estimatif » des biens ecclésiastiques avant leur répartition à des associations cultuelles qui devaient être fondées ensuite, ces mêmes associations que le gouvernement actuel veut utiliser pour surveiller les mosquées.

En 1906, de nombreux croyants se mobilisèrent contre ce qui était considéré comme un sacrilège. Plusieurs évêques et prêtres tentèrent l’apaisement. Ce fut l’attitude du Père Antoine-Louis OTTAVY, qui avait à la fois les fonctions de professeur au petit séminaire d’Ajaccio et, depuis 1901, de conseiller général républicain du canton de Soccia. Mais le mal était fait. Les premiers incidents se produisirent à Paris les 31 janvier et 1er février, et se propagèrent dans de nombreux départements

 

 

Les incidents de Soccia et de Guagno

 

En Corse, les inventaires débutèrent à Bastia le 26 janvier 1906. Jean-Baptiste PAOLI, dans « Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud », décrit ce qui se passa alors à Soccia:

« Le percepteur chargé des opérations d’inventaire ne put instrumenter qu’escorté par la Gendarmerie qui se heurta à une vive résistance de la part aussi bien des hommes que des femmes, malgré la protestation du curé POLI, assisté du conseil de fabrique ». 

 

Le journal « Le Petit Marseillais » de l’époque donne plus de précisions sur les incidents de Guagno du 15 mars :

« Dès l’arrivée de l’agent de l’administration, les cloches sonnent à toute volée le glas funèbre, la population, hommes et femmes au grand complet, se masse devant l’église, prête à en défendre l’entrée à n’importe quel prix. Les hommes se tiennent, pour la plupart taciturnes, aux abords du grand escalier de l’entrée principale, mais tous décidés à ne pas laisser passer. Les femmes, en plus grand nombre, armées de fourches, de grosses bûches, de bidons de tout calibre, font un tintamarre infernal, proférant des imprécations, se tiennent plus serrées sur le perron de la porte d’entrée, versent des larmes, acclament le clergé et conspuent le percepteur chargé de cette pénible mission. Le maire et la gendarmerie prêchent le calme ; rien n’y peut. Le vacarme devient plus intense. Les clous s’enfoncent à grand bruit dans les portes, et des fidèles, barricadés dans l’église, entonnent des cantiques. Le percepteur, terrifié, se rend à la sacristie ; mais, partout, on fait bonne garde et le flot populaire en défend l’entrée. »

 

Le représentant de l’Etat revint le 22 mars mais il dut de nouveau battre en retraite. De plus, dans sa retraite, sa voiture versa dans un ravin et « le pauvre percepteur, déjà boiteux, [vit] sa jambe valide fortement endommagée ».

 

 

"Le Petit Marseillais" du 23 mars 1906. L'article a déformé Soccia en Sarcia.

"Le Petit Marseillais" du 23 mars 1906. L'article a déformé Soccia en Sarcia.

 

Finalement, pour calmer les esprits, un simulacre d’inventaire fut enregistré. Pour résoudre le blocage, le gouvernement fit voter le 2 janvier 1907 une loi attribuant les églises paroissiales aux communes qui pouvaient ensuite en laisser la jouissance aux curés, oubliant les associations cultuelles prévues en 1905. Tous les conseils municipaux des Deux Sorru votèrent rapidement cette autorisation.

 

Puis, le temps apaisa petit à petit les blessures…

 

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 18:00
Il y a beaucoup à lire dans "Inseme" de mars

Le numéro de mars de "Inseme" comprend seize pages bien fournies, aussi bien dans le domaine spirituel que historique et pour les nouvelles du canton.

 

Humour: nouveaux mots
Calendrier des célébrations
Billet spirituel sur l’année St Joseph (par Charles NKOA)
Francis Rocca vient de nous quitter (par Jean BENASSI)
Les oblats reconnus par l’Eglise depuis 195 ans (par Michel FRANCESCHETTI)
Nicolo Corso grand peintre de la Renaissance natif de Vico (par Emilienne CALLEGARI)
Vieilles chansons vicolaises (par Françoise ARRIGHI)
Quand les Deux Sorru résistèrent à la laïcité (par Michel FRANCESCHETTI)
La commune devient propriétaire de la maison Masclet (par Pascale CHAUVEAU)
Xavier Marcelli pleure sa Françoise
Le collège de Vico signe une convention avec EPA
Jean-Luc Gallini est décédé (par Charles GALLINI)
Urbanisme: le casse-tête (par Jean-Martin TIDORI)
Calendrier des diverses activités
 
A lire en cliquant sur le fichier joint ci-dessous ou en allant sur le blog INSEME-Bulletin.
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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 17:58
 

 

Processions et célébrations,
les confréries s’interrogent

 

Pour avoir organisé une procession d’une centaine de mètres l’été dernier, la cunfraterna San Teofalu de Corte a été condamnée par la justice. Une situation que personne ne souhaite voir se reproduire, alors même que des célébrations majeures du calendrier religieux approchent à grands pas.

« Les processions font partie de nos traditions et nous n’y renoncerons pas, mais nous ne voulons pas non plus braver la loi. Nous ne voulons pas que le cas de Corte se reproduise », synthétise le père Jean-Yves Coeroli, administrateur diocésain. Un résumé qui met surtout en exergue la contradiction devant laquelle se trouvent les confréries qui ont la charge d’organiser les célébrations.

« Nous voudrions pouvoir dialoguer avec les autorités civiles, poursuit-il, afin de trouver un compromis. Des contacts vont être pris et si l’on peut se rencontrer et dialoguer, il n’y a pas de raison que les choses n’avancent pas. »

Tiraillés entre leur foi de chrétien et leur statut de citoyen, on comprend aisément que les confrères puissent avoir des difficultés à se positionner. Et d’autant plus que pour certaines célébrations, le temps presse.

 

Au centre de l'équipe diocésaine des confréries, Elisabeth BERFINI, prieure de la Cunfraternità di u Padre Albini.

Au centre de l'équipe diocésaine des confréries, Elisabeth BERFINI, prieure de la Cunfraternità di u Padre Albini.

 

« Nous y tenons absolument »

La Miséricorde à Ajaccio et la Saint-Joseph à Bastia se dérouleront les 18 et 19 mars. Il reste donc moins d’un mois pour tout préparer, s’organiser et jongler avec « des consignes sanitaires évolutives ».

Pour ces deux rendez-vous de premier plan, le père Coeroli affirme que des entretiens sont déjà prévus -ou en passe de l’être- avec les services des préfectures concernées. Restent les autres rassemblements que sont les Rameaux ou le Vendredi Saint et ses catenacciià travers toute l’île… Là aussi, au-delà de la foi, il y a toute une organisation qu’il faut prendre en compte.

Et même si tous s’accordent à dire qu’il faut être « responsable », la possibilité de voir des processions de nouveau interdites soulève la grogne :« La condamnation de Corte était une condamnation de la manifestation de notre foi, martèle José Gandolfi de l’archiconfrérie Saint-Joseph de Bastia. C’est un événement majeur qui a ouvert des perspectives et dont on ne voudrait pas qu’il se reproduise. Nous persistons à dire qu’il y a des moments importants dans une année liturgique et que nous tenons absolument à pouvoir manifester notre foi dans ces moments-là. »

 

MORGANE QUILICHINI

"Corse-Matin" mardi 23 février 2021

 

Une lettre ouverte pour « dire notre foi »

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L’équipe diocésaine des confréries de Corse a rédigé une lettre ouverte dans laquelle elle rappelle que « le carême, la Semaine sainte et Pâques sont le plus grand temps fort de l’Église catholique ». À cette occasion, elle voudrait « s’adresser aux confréries, aux catholiques de Corse et aux habitants de notre île ». « Tous les Corses le savent, la religion catholique, la foi dans le Seigneur Jésus Christ et la dévotion à la Sainte Vierge Marie (...) ont constitué des oasis de paix et de joie dans une île trop souvent déchirée par les querelles et les guerres. (...). C’est pourquoi nous invitons les confréries de Corse à vivre intensément ce temps fort qui s’ouvre bientôt (...). Les processions sont l’une des expressions de notre vie d’Église, et nous y tenons particulièrement, car elles sont assez spécifiques de notre tradition corse. Nous n’y renoncerons jamais. Cependant, nous tenons à respecter la loi et les décisions de l’autorité civile, comme nous y invite saint Paul. »

« Pour avoir bravé, le 16 août dernier, la décision préfectorale qui interdisait la procession de saint Roch, invoqué lors des épidémies, la confrérie Saint-Théophile de Corte a été condamnée à payer une amende. Elle s’est soumise et n’a pas fait appel du jugement, même si elle a vécu douloureusement cet événement. Elle a respecté la justice des hommes. » « Mais l’amour du Seigneur est plus généreux ! Pour le paiement de cette amende, les chrétiens ont donné à la confrérie de Corte beaucoup plus que le montant requis. Avec le surplus, la confrérie a offert sa contribution au traitement d’Emna, petite jeune fille atteinte d’une maladie rare (...). »

« Que ce carême soit donc celui de la foi, de l’amour des pauvres et de l’espérance dans ce temps d’épidémie. En particulier, nous, confréries de Corse, soyons de valeureux témoins de l’Évangile. »

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 18:11

 

La Corse fut le premier territoire métropolitain à avoir été libéré de l'occupation italo-allemande en 1943. Et Saint Siméon joua un rôle important dans ce morceau d'Histoire.

 

Non, non, non, il ne s'agit pas de l'église Saint Siméon de Poggiolo mais de celle de Revinda, dans la commune de Marignana.

 

A la fin de l'année 1942, fut mise en place la mission Pearl Harbour destinée à coordonner la résistance corse et à préparer le débarquement des troupes françaises.

 

Le premier groupe d'agents envoyés par Alger fut amené par le sous-marin "Casabianca" dans la nuit du 13 au 14 décembre 1942. Au lieu de la baie de Chioni, près de Cargese, comme prévu, ces hommes furent débarqués dans l'anse de Topiti à Piana.

 

Kiosque du "Casabianca" exposé à Bastia (photo Michel Prin)

Kiosque du "Casabianca" exposé à Bastia (photo Michel Prin)

 

Ils rencontrèrent le Père Mattei comme le raconte le texte publié sur Wikipedia (article "Opération Pearl Harbour"): 

 

"À 8 heures, le , le groupe rencontre, sur la colline d'Almazzone, le curé Mattei de Cargèse (Toussaint Mattei dit Prete Santu) monté sur un âne gris, avec lequel il entre à Revinda, un petit village situé au sud-ouest de la commune de Marignana, pour participer à la procession de la Sainte-Lucie à 9 heures puis à la messe à l’église Saint-Siméon avant de solliciter l’aide des villageois. En moins d’une heure, le commando a obtenu le concours d’un ancien militaire Dominique Antonini qui tient à disposition trois mulets. Dans l’après-midi, ils apprennent que près de 2 000 chemises noires stationnent à Cargèse et qu’ils ont bien fait de s’être trompé de baie à l’arrivée."

 

En souvenir de cette rencontre, une plaque a été fixée sur l'église Saint Siméon, à gauche de l'entrée:

 

photos du site http://monumentmort.corse.free.fr/index1.php
photos du site http://monumentmort.corse.free.fr/index1.php

photos du site http://monumentmort.corse.free.fr/index1.php

 

N'oubliez pas saint Siméon. Surtout, n'oubliez pas le Siméon de Poggiolo: 

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février 

à 15 heures. 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 18:00

 

Parmi les saints célébrés dans les Deux Sorru, il en est un qui n'a jamais droit à sa fête. Il s'agit de saint Marcel. Ironie du sort: cette année 2021, la messe célébrée à Guagno-les-Bains en l'honneur de saint Antoine a eu lieu samedi 16 janvier, jour de la saint Marcel dans le calendrier chrétien.

 

Pourtant, saint Marcel est bien présent sous trois formes:

- saint Marcel est un personnage représenté sur un tableau à Soccia

- saint Marcel est le nom d'un lieu entre Poggiolo et Soccia

- saint Marcel fait partie des souvenirs de jeunesse de la génération qui eut 20 ans autour de 1968.

 

 

Présence 1: l'œuvre d'art

 

L'église de Soccia contient un triptyque qui est classé Monument Historique depuis 1957.

 

Cette peinture sur bois, d'1 m sur 1,09 m, date de la fin du XVème siècle et serait, selon certains experts, l'œuvre d'un peintre corse inconnu, et non pas d'un Italien comme beaucoup d'autres objets d'art insulaires de cette époque.

Elle est composée de trois volets composé chacun de deux parties.

La partie centrale représente une Vierge à l'enfant (à la cerise) entre, à droite, Saint Marcel coiffé de la mitre épiscopale et, à gauche, Saint Pierre revêtu du costume d'évêque.

Dans le registre supérieur, la partie centrale montre un Christ de pitié à demi enfoncé dans un sarcophage entouré par l'ange de l'Annonciation agenouillé ailes déployées (volet droit) et la Vierge de l'Annonciation (volet gauche).

 

Dans l'émission de Via Stella consacrée à Soccia en juillet 2020 (voir https://youtu.be/bi9LF8_QydI), l'image du triptyque, comme on peut le voir ci-dessous, est amputée de sa partie supérieure.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

La photo suivante, réalisée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI, montre l'œuvre entière mais l'éclairage n'est pas excellent.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 

Présence 2: le lieu

 


Saint Marcel est le nom d'un lieu situé entre Poggiolo et Soccia, plus exactement d'une fontaine.

 

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Le point d'eau n'est pas visible de la route car situé en contrebas.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.
Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais une croix placée en face permet de repérer l'endroit.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 Pourquoi cette croix?

On en plantait souvent près des points d'eau. Mais, ici, elle rappelle qu'il existait autrefois une chapelle ou un ermitage nommé San Marcellu et dont il ne reste pratiquement aucun vestige. Les documents ne mentionnent plus ce bâtiment depuis le XVIIème siècle. Et c'est à cette époque que le triptyque a été installé à Soccia. Le triptyque vient de cette chapelle.

 

 

Présence 3: les souvenirs de jeunesse

 

Saint Marcel fait également partie des souvenirs de jeunesse de la génération 68.

Certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par  les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.

Une cabane avec un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser en plein air, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années.

Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, depuis cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).

Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (!) au "ROBINSON".

Il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.

 

Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais la fontaine coule toujours imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.

 

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En dehors de la copie d'écran de Via Stella, toutes les photos sont de Michel Franceschetti.

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 14:05

Il en est à son 383ème numéro mais le bulletin mensuel «INSEME» continue vaillamment son existence.

La livraison de février du journal inter-paroissial des Deux Sorru et des Deux Sevi est à lire sans tarder (en cliquant sur le lien qui est à la fin de cet article ou en allant sur le site Inseme-Bulletin).

 

Inseme de février

 

 
L’éditorial, écrit par Pascale CHAUVEAU évoque le Vendée Globe, «voyage au bout de la folie» par des héros qui sont là «pour faire rêver les gens en cette période difficile».
 
Le billet spirituel du Père Jean-Pierre BONNAFOUX explique que le Carême est un «chemin à inventer vers Pâques».
 
Après le calendrier des célébrations du mois de février, des brèves signalent le décès d’Yves LUTET et l’atelier gym douce.
 
Un peu d’histoire avec Michel FRANCESCHETTI qui raconte la fondation du couvent de Vico grâce à la donation du seigneur Giovan Paolo de LECA le 20 juin 1481, voici 540 ans.
 
Françoise ARRIGHI décrit les traditions sur l’Epiphanie.
 
Des nouvelles du canton sont données par Pascale CHAUVEAU: journée de dépistage au collège, tri sélectif à Letia.
 
Le Secours Populaire intensifie ses actions pour répondre à l’urgence sociale en milieu rural (article de Catherine SORO-VOGLIMACCI).
 
A Vico, le Café National s’est agrandi, nous apprend Annie ABBAMONTE.
 
Elisabeth BERFINI, prieure de A Cunfraternita di u Padr’Albini, exprime combien fut enrichissante la journée du 25 janvier auprès des reliques de Sainte Bernadette présentes jusqu’au 18 février à Bastia.
 
Et pour terminer, n’oublions pas que la Saint Valentin est le dimanche 14 février !!!
 
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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