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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 11:35
En été, après avoir traversé le centre de Poggiolo, des voitures et des motos s'arrêtent en face du monument aux morts, là où se trouve une fontaine. Les conducteurs demandent: "Madame, elle est potable, cette eau?".  Et la dame voudrait leur dire, leur crier même: "Nos vieux l'ont toujours bue et nous aussi et, ma foi, nous ne nous portons pas trop mal".
U Lucciu
Ces lignes sont une très libre adaptation d'un passage du texte donné par Marie-Ange PAOLI à "L'Info U Pighjolu" d'août 2007 et consacré à la fontaine du Lucciu.
Depuis maintenant 112 ans, au bord de la route, un peu plus haut que la croisée avec la stretta, juste après le bar du Belvédère, l'eau coule pour étancher la soif des Poggiolais et des gens de passage. Bien sûr, depuis quarante ans, l'eau coule directement dans les robinets de chaque maison et la fontaine est peu fréquentée.
Elle a pourtant été très longtemps le lieu le plus animé du village.
Lucciu 50-60
La fontaine permettait de rafraîchir les hommes qui rentraient des travaux des champs et des jardins. 
Chaque jour, surtout le matin, les femmes y allaient remplir  leurs récipients.
Luccio 50
Les  jeunes  participaient à la tâche, y compris  les petits-enfants  venus du continent pour les vacances. Mais  peu rechignaient vraiment car "aller à la fontaine" avait des avantages. Les vieilles s'échangeaient les derniers potins sur les faits et gestes de chacun, y compris sur les excentricités nocturnes des jeunes.
seau
bien-habill-s.jpg

sc000276d101.jpg
Les dits jeunes y voyaient un moyen de se rencontrer et de  préparer les occupations de la journée. Et on prenait son temps car on pouvait toujours prétexter qu'il y avait beaucoup de monde.
sc0000598101

MF brocs

La fontaine servait même la nuit ou au petit matin quand certains, revenant d'une soirée assez alcoolisée dans la "boîte" des frères DEMARTINI à Soccia ou au "Robinson" de Saint Marcel, avaient besoin de retrouver quelque lucidité avant de monter les marches en bois grinçantes de la maison familiale.
FO au Lucciu
Quel est le passé de cette fontaine?
Elle porte en façade la date de 1898. Mais il en était question bien avant.
Dans sa séance du 24 août 1872 après-midi, le Conseil Général de la Corse avait entendu la lecture du rapport de COLONNA d'ISTRIA, rapporteur de la Commission des vœux et pétitions. La création d'une fontaine à Poggiolo était mentionnée comme 29° des 36 voeux énoncés. Même si le Conseil donna son accord à toutes ces demandes, les affaires n'avancèrent pas vite.
conseil général 1872
Archange COLONNA livre de nombreux et précis renseignements dans le numéro de juin 2007 de "L'Info U Pighjolu":
"Cette fontaine  a été cédée au village, pour un usage strictement domestique, par la famille de feu MARTINI Pierre dit "Pitricone". Le trop-plein est destiné à l'arrosage exclusif des jardins familiaux, sis en contrebas et désignés sous l'appellation "U Luccio".
fontaine gauche
A cet effet, une citerne de stockage a été creusée en bordure de la route "U Chitaronu". En aucun cas, le cours de cette eau ne peut être dévié à d'autres usages.
Les descendants de feu MARTINI Pierre sont représentés à ce jour par les familles: COLONNA, VALENTINI, TOMASI, PASSONI, MARTINI. Feu MARTINI Pierre a également fait don à titre gracieux d'une parcelle de terrain pour l'édification du monument aux morts de la commune."

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:00
 C'est ce joli titre que Paul SILVANI a donné à sa chronique historique du 11 décembre Paul silvanidernier dans "La Corse-Votre hebdo". Il évoque l'époque où "l'île était dépourvue de chemins carrossables, c'est-à-dire il y a encore un peu plus de deux siècles" et où "elle l'était également de fontaines publiques". Il ajoute que "c'était l'époque où les femmes allaient chercher l'eau avec leur "tinelle" ou leur "secchje" en bois, qu'elles portaient sur la tête équilibrées par la "capitala", le tissu enroulé grâce auquel elles ne se blessaient pas".
Mais le corps de l'article est occupé par l'évocation du programme de construction de fontaines sur les routes engagé au XIX° siècle, surtout par la III° République. La cause première en était la nécessité d'avoir des points d'eau réguliers sur les routes nouvellement percées pour abreuver, non pas les humains mais les animaux qui tiraient diligences et cabriolets.
Paul SILVANI publie ainsi le rapport écrit (avec une faute de frappe sur la couverture: PRÉEET au lieu de PRÉFET)
en 1888 par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées au
N5551914 JPEG 2 2DM.jpegPréfet à l'occasion de la séance du Conseil Général. En réalité, ce document est signé par "A. FOUAN, ingénieur ordinaire, pour l'ingénieur en chef absent".
Nous apprenons ainsi (pages 63 et 64) que l'actuel canton des Deux Sorru a été concerné en 1887 par "Le captage d'une source située dans la commune de Murzo et son transport sur les bords de la route départementale n°1, à la borne 8 km 100. Au point qui est situé à peu près à moitié de la distance de Vico à l'établissement thermal de Guagno, on a placé une petite fontaine rustique avec abreuvoir pour les animaux." M. SILVANI omet de recopier la phrase qui suivait et qui nous intéresse particulièrement: "Cette fontaine rend aux nombreux voyageurs qui vont aux Bains de Guagno des services très appréciés". Nous avons ainsi confirmation que les cures de Guagno-les-Bains avaient alors un grand succès.

De Sagone aux Bains, en dehors des fontaines villageoises, il existe trois points d'eau au bord de la route: deux dans la montée du col de Saint Antoine (dont le plus visible est celui montré par la photo ci-dessous) et un (celui édifié en 1887) dans la montée du col de Sorru.
fontaine route
Ces fontaines ne servent plus beaucoup aux animaux mais elles sont bien agréables pour les randonneurs ou même pour les conducteurs d'automobiles qui, en plein été, peuvent se rafraîchir et faire une pause, surtout quand ils ont des enfants en bas âge qui trouvent toujours les trajets trop longs!
A la fin de sa chronique, Paul SILVANI estime qu'il faudrait réhabiliter toutes "ces fontaines dont l'utilité s'est révélée incontestable". Très certainement.
Il est dommage que M. SILVANI termine de façon polémique en écrivant que "ces temps (...) n'étaient guère idylliques, contrairement à ceux qui croient encore (ou toujours) au paradis perdu..."
Il est certain que, dans les villages, il fallut bien du temps pour avoir l'eau au robinet et beaucoup se souviennent des corvées quotidiennes qui sont évoquées dans un film de la vidéothèque poggiolaise. Pour le visionner, cliquez sur la photo.

seau

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:19

 Parmi les productions gastronomiques corses, on cite rarement la bastelle alors qu'elle est  de consommation  courante, notamment dans les Deux Sorrù. Une bastelle est un délicieux chausson aux oignons, aux blettes ou à la courge (il en existe aussi à la pomme de terre) et au brocciu. La recette complète peut être lue ICI.

Si la bastella se déguste maintenant toute l'année et se trouve facilement dans les deux boulangeries de VICO, la tradition est d'en fabriquer à la Toussaint. En dehors des Deux Sorru, elle est appelée scaccia et elle parsemée de raisins secs.

A Bastia, on confectionne pour la Toussaint, un gâteau particulier, en forme de S (puisque c'est le gâteau d'I Santi), de 20 à 30 centimètres de long, la Salviata. Il est fait à base de farine de blé, d'œufs, de beurre, de liqueur d'anis et de sucre.

Pourquoi ces gâteaux de la Toussaint que l'on s'échange et que l'on mange en famille?


L'origine de ce "pain des morts" (bastella di i morti) est racontée dans la légende suivante (extraite de "L'almanach de la mémoire et des coutumes" de Claire TIEVANT et Lucie DESIDERI, Albin Michel, 1986):
Un soir du 2 novembre, un homme, passant à cheval près de la sépulture commune (l'arca) (1) d'un village, entendit les voix des défunts de sa famille. Ils se plaignaient de n'avoir eu que très peu comme repas: une corbeille de châtaignes, une gourde de vin, un croûton de pain noir... Arrivé à destination, le cavalier jura que chaque année, à cette date, il ne manquerait pas de donner aux pauvres et à chaque famille du village une belle fougace (scaccia). Ainsi, morts et vivants seraient  rassasiés.
(1) l'arca fera l'objet d'un prochain article sur ce blog


Cette année, à Poggiolo, rien n'est organisé car la construction du four décidée par la mairie en juillet dernier n'est pas encore achevée.
Mais, en 2008, les Poggiolais s'étaient regroupés pour préparer en commun les bastelle et pour les faire cuire dans le four de Philippe et Hélène DUBREUIL (un diaporama sur les fours poggiolais a été publié dans l'article "Du four au moulin").
L'an dernier, Thierrry CALDERONI a fait sur la fabrication et la cuisson des bastelle un superbe reportage diffusé en deux films sur internet.
 Regardez-les:
 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:36
Il n'y a rien de plus énervant pour un Méditerranéen que de voir, à la veille de la Toussaint, l'invasion des objets, décorations et déguisements d'Halloween, ce rite anglo-saxon que nous n'avons pas à imiter servilement. Heureusement, la quincaillerie halloweennienne est en retrait depuis deux ans car elle ne correspond pas à notre mentalité.
Il n'est cependant pas question de nier qu'il existe en Corse des coutumes liées à cette époque de l'année.

Dans la tradition insulaire, les défunts tiennent une place considérable et interviennent même en cas de danger.

En 835 sur l'ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, la fête de la Toussaint, qui existait déjà à Rome, fut instituée en France. C'est une fête au profit de tous les martyrs et de tous les saints, inscrits ou non au calendrier. En 1580 le pape Sixte IV  fait de la Toussaint  une grande fête chrétienne, mais c'est seulement Pie X (mort en 1914) qui fait de cette célébration une "fête d'obligation", c'est à dire une fête ou on est obligé d'assister à la messe.
Mais la Toussaint est victime de sa proximité avec le 2 novembre.

Le 2 novembre est à la fois une journée de commémoraison et une journée d'intercession.  On pense à tous ceux qui nous ont quittés et qu'on n'oublie pas. On prie pour eux, car ils ont besoin d'une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ une solidarité.
Le sens du jour des morts est donc très différent de celui d'Halloween.

Pour  la Toussaint, qui est encore dans l'île, au sens antique du terme, la Fête des Morts, la nuit, les morts sont supposés revenir dans les lieux qu'ils ont habités. Il leur fallait alors absolument trouver cette demeure en l'état ou ils l'avaient laissée et la table mise.

Ce soir-là, on mettait donc leur couvert. En règle générale, avant d'aller se coucher, on posait sur la table, ou sur le rebord de la fenêtre, un pain et de l'eau, ou du lait et des châtaignes. Mais, dans certaines familles, on servait le rôti dans les assiettes, tout comme si les morts allaient arriver pour partager le repas. Le lendemain matin on interprètait les traces laissées dans la cendre du fucone (foyer) et la famille mangeait les plats ainsi préparés.

La coutume s'est maintenue, aujourd'hui encore, on fait des gâteaux, bastelle ou sciacce, que l'on distribue aut
our de soi, chacun les offrant aux voisins et amis "pour ses morts".

Une autre coutume de ce jour particulier voulait que, la nuit de la Toussaint, les jeunes gens du village montent au clocher de l'église et fassent sonner les cloches à toute volée (la pratique a perduré dans le Niolu jusqu'à la Seconde Guerre mondiale).

Cette communion avec les disparus prenait une grande force poétique :
Ainsi, le soir de la Toussaint, on va fleurir les tombes, mais surtout les éclairer avec des lumières rouges dont la flamme résiste aux intempéries. A l'époque où dans un village il n'y avait pas toujours de cimetière et où chacun enterrait les siens dans son propre champ, on voyait toute la campagne illuminée par des centaines de petites flammes vacillantes, comme vivantes.
Croix du Fragnu éclairée le soir (photo de Dominique ANTONINI-LIARD)


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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 01:18
La polenta ou "pulenta", de châtaigne se substituait jadis souvent au pain. C'est une bouillie que l'on confectionne avec de la farine de châtaigne et que l'on mange en tranches chaudes ou revenues à l'huile, voire grillées.
La préparer est tout un art que nos ancêtres se transmettaient de génération en génération. Ces traditions ne devant pas disparaître, Jean-Silius PAOLI, qui a travaillé sur ces questions et qui a recuelli les savoir-faire familiaux, a très volontiers accepté la proposition des CALDERONI. En août dernier, il a réalisé une démonstration qui a été photographiée par Joël.
Nous vous offrons le diaporama qui en est résulté. En souhaitant que chacun applique  ces conseils.



Si vous suivez bien la leçon de Jean-Silius, vous n'aurez pas le résultat évoqué par Alphonse DAUDET dans "Les Contes du Lundi":
<< La côte corse, un soir de novembre. - Nous abordons sous la grande pluie dans un pays complètement désert. Des charbonniers lucquois nous font une place à leur feu ; puis un berger indigène, une espèce de sauvage tout habillé de peau de bouc, nous invite à venir manger la polenta dans sa cabane. Nous entrons, courbés, rapetissés, dans une hutte où l'on ne peut se tenir debout. Au milieu, des brins de bois vert s'allument entre quatre pierres noires. La fumée qui s'échappe de là monte vers le trou percé à la hutte, puis se répand partout, rabattue par la pluie et le vent. Une petite lampe - le caleil provençal - ouvre un oeil timide dans cet air étouffé. Une femme, des enfants apparaissent de temps en temps quand la fumée s'éclaircit, et tout au fond un porc grogne. On distingue des débris de naufrage, un banc fait avec des morceaux de navires, une caisse de bois avec des lettres de roulage, une tête de sirène en bois peint arrachée à quelque proue, toute lavée d'eau de mer.
La polenta est affreuse. Les châtaignes mal écrasées ont un goût moisi ; on dirait qu'elles ont séjourné longtemps sous les arbres, en pleine pluie. Le bruccio national vient après, avec son goût sauvage qui fait rêver de chèvres vagabondes... Nous sommes ici en pleine misère italienne. Pas de maison, l'abri. Le climat est si beau, la vie si facile ! Rien qu'une niche pour les jours de grande pluie. Et alors qu'importe la fumée, la lampe mourante, puisqu'il est convenu que le toit, c'est la prison et qu'on ne vit bien qu'en plein soleil ? >>

Quant à l'opinion (non étayée) d'un article paru en 1893 dans le
 Bulletin de la Société de géographie de Tours, il vaut mieux  oublier son auteur.



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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 07:45
Le jour de la fête de saint Roch, à savoir le 16 août,  est un des points d'orgue de l'année à Poggiolo.
C'est un moment de religiosité mais aussi de marque d'attachement à la tradition et d'occasion de rassembler la communauté poggiolaise.
Après la messe, la statue du saint est sortie de la chapelle qui lui est dédiée, au centre du village, pour une procession. Le trajet a varié certaines fois mais il consiste le plus souvent à descendre la stretta jusqu'à la route départementale, puis à suivre celle-ci pour retrouver la stretta et terminer la boucle à la chapelle.

Saint Roch était originaire de Montpellier mais il est très honoré en Corse et dans tout le bassin méditerranéen (les pages qui lui sont consacrées sur internet sont innombrables) car il est invoqué pour combattre la peste et les épidémies. Sera-t-il utile contre la pandémie de grippe qui est annoncée par tous les médias?
Pour connaître la vie du saint, cliquez ICI ou LÀ.
La procession va au rythme des
porteurs du brancard auquel la statue est attachée (et qui doivent bien sûr se relayer régulièrement) pendant que l'on récite des prières ou que l'on entonne l'hymne de saint Roch. Le trajet est ponctué par plusieurs haltes où ont lieu des lectures.
Un reportage de cette procession a été mis en ligne et il peut être consulté ci-dessous.

L'hymne à la Vierge conclue toute cérémonie importante à Poggiolo comme dans chaque village corse.

Obligatoirement, un apéritif est nécessaire pour se reposer et prolonger la journée par un moment plus convivial.


Les reportages sur les Saint Roch de 1995, 1997, 2000, 2001, 2003 et 2008 sont disponibles sur la
VIDÉOTHÈQUE POGGIOLAISE.

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 00:05
Le traditionnel pèlerinage à Saint Elisée est annoncé dans le  "Corse-Matin" de mardi 25 août:

"Le 29 août de chaque année est l'occasion pour toute une population des villages de Sorru in Sù et de la région de se retrouver à Orto, pour célébrer dans la ferveur, la convivialité, la grande fête de Sant'Eliseo. des centaines de pèlerins rejoignent à pieds, à dos d'âne ou de chevaux la chapelle sur le chemin du lac de Crena, à plus de 1.200 mètres d'altitude.
La messe y sera célébrée à 10 h 30 par les pères oblats du couvent Saint François de Vico. Elle sera chantée par la chorale des jeunes Ortigais. Cette messe en plein air est un moment fort de la journée.
Après la procession, grandiose dans ce site que représentent les aiguilles rocheuses d'Orto, le traditionnel apéritif autour de la fontaine est programmé vers 12 h 30.
Il sera suivi du repas tiré du sac pris sous les pins. Les plus courageux termineront l'après-midi au lac de Crena, que l'on visite et revisite sans jamais se lasser.

Dans la soirée, c'est le grand bal clôturant les festivités de l'été qui marquera, à Orto, le final d'une journée qui s'annonce extraordinaire".

                                                Le Mont St Elisée                                                    
La chapelle















La cérémonie



La vue jusqu'à la mer

Photos extraites des sites http://orto2a.site.voila.fr/index.jhtml et http://ortu.free.fr/Elysee.htm

Pour connaître la vie de saint Elisée, cliquez ICI.

Et pour les paroles de son cantique, c'est LÀ.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 06:01

Ils étaient bien étonnés, pour ne pas dire héberlués, les randonneurs qui venaient, dimanche  26 juillet, entre 11 h et midi, d'entamer leur ascension vers le lac de Crena. Tout près de la croix, ils se sont trouvés au milieu d'une messe célébrée sur le chemin. Il fallait les voir hésiter, ralentir et passer très respectueusement, ou accélérer le pas pour s'éloigner de ce lieu insolite. Les cérémonies religieuses sur les lieux élevés ne sont pas rares. Elle se déroulent plutôt dans des chapelles (St Elisée, col de Sorru). Dans le cas présent, le lieu est en plein air mais la messe a lieu au pied de la croix qui domine Soccia (a Croce Maio), chaque dernier dimanche de juillet. Il en est ainsi depuis 1988, année où l'ancienne croix a été remplacée par l'actuelle croix métallique, constituée par des morceaux de canalisation restant de la construction de la micro-centrale hydroélectrique.
Excursionnistes, n'ayez pas peur. Vous ne pouvez être troublés qu'un jour par an.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 06:54
Le 16 août, fête de saint Roch, est à Poggiolo l'occasion d'avoir une messe, une procession et diverses animations. Tous participent à ce moment de réunion religieuse et identitaire. Au fil des ans, des visages disparaissent, d'autres prennent leur place. L'itinéraire change parfois. Les animations sont plus ou moins variées.
Un moyen de s'en rendre compte est de visionner et de comparer les films diffusés par la vidéothèque poggiolaise à la fois sur Youtube et sur Dalymotion.
On y trouve les reportages des années 1995, 1997, 2000, 2001, 2003 et 2008 (3 films pour cette seule année).
Retrouvez-les aux adresses:
http://www.dailymotion.com/michelfran
ou
http://www.youtube.com/michelpog
... et si vous avez des images d'autres années, anciennes comme récentes, signalez-le afin que chacun puisse en profiter.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 23:54
Entre le 3 et  le 13 août, les Pères Oblats du couvent Saint François de Vico pourront venir à Poggiolo et Guagno-les-Bains pour la bénédiction des maisons. Autres villages de Sorrù in Sù, Soccia est prévu pour le 6 juillet, Orto et Guagno à partir du 25 juillet. Le numéro de juillet de "INSEME" donne le calendrier complet pour le canton.
Pour plus de précisions et prendre rendez-vous, vous pouvez vous adresser à l’un des membres de votre Conseil Paroissial.
Cette cérémonie a désormais lieu en été, à un moment où presque toutes les maisons sont ouvertes. Mais, dans la tradition, cet exorcisme destiné à protéger les habitations des mauvais génies par l'aspersion (spergiata) d'eau bénite avait lieu lors du Samedi Saint. Ce jour-là, avait lieu la "pulizia di Pasqua", le grand nettoyage des maisons, qui est décrit dans le texte suivant, extrait de "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel).

"Le samedi saint est, entre la mort du Christ et sa résurrection, un jour d'attente, notamment marqué par des bénédictions et des fêtes. ... Les fenêtres des maisons sont largement ouvertes et dans les foyers, on accomplit une série de gestes pour "chasser la misère et le diable": les femmes bougent tous les meubles, elles les touchent ou les tapent avec des baguettes en bois. Ainsi remuée et libérée des forces mauvaises, la demeure pourra, l'après-midi, être bénie. C'est en effet l'après-midi du samedi saint que le prêtre procède à la bénédiction des maisons. En guise de contre-don, on lui offrait jadis des provisions de bouche (œuf, jambon et fromages de brebis)."

Préparez-vous!

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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messe à Poggiolo

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à 15 heures. 

 

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fin des cours: 

samedi 13 février

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lundi 1er mars

 

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