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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 17:00

 

 

C'est le printemps !!!

Dans une actualité morose et inquiétante, ne négligeons pas les bonnes nouvelles. Aujourd'hui, il en est une très importante: le printemps est là.

 

A cette occasion, pour aider à garder espoir, Christian Paul DIDIER, d'Orto, a publié un joli texte inspiré de "Mais le printemps revient toujours" de Ginette BRIAN.

Les photos ont été prises à Poggiolo par Michel FRANCESCHETTI.

 

C'est le printemps !!!

 

C'était en mars 2020 ...
Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.


C'était en mars 2020 ...
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.

 

C'est le printemps !!!

 

C'était en mars 2020 ...
Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

 

 

C'est le printemps !!!

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs.
Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

C'est le printemps !!!

 

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

 

Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

----

 

 

C'est le printemps !!!

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie. đŸ™đŸ»

Lisez ceci, répandez-le en copiant/collant ce texte, mais surtout restez confiants et gardez le sourire ! đŸ˜ƒ

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 18:00

 

La Corse n'est pas loin de l'Italie, à tel point que, depuis l'île, il est possible de photographier la tour de Pise.

Cet exploit n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut un très bon matériel, se trouver au bon moment et avoir un bon emplacement. Ces conditions ont été réunies voici deux ans par Antoine MANGIAVACCA dont la photo de la ville italienne depuis le Monte Cinto a été récemment publiée dans le "Corriere della Sera". Cette image a, comme on dit, "fait le buzz" en Italie et en France et a valu à son auteur d'être interviewé par Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du dimanche 1er mars.

 

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

Ce talentueux photographe, qui vit à Marseille et vient souvent à Soccia, est connu par les lecteurs de ce blog qui a publié plusieurs de ses productions. Par exemple, en mai 2017, il nous avait envoyé la photo d'un large panorama de la Corse depuis un sommet du Var. On pouvait bien y reconnaître le Tretorre et le Cervellu. 

Voici l'entretien paru dans "Corse-Matin":

Il y a deux mois, sa photo de Pise, prise du Monte Cinto, avait fait le buzz. À 23 ans, Antoine Mangiavacca, sous le pseudo de Klape, consacre son temps à sa passion pour l’image, avec professionnalisme et sensibilité. Chacune de ses photos interpelle, trouble, déclenche ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence. Et si c’était tout simplement un talent fou.

 

La photo est-elle pour toi un simple passe-temps?

J’habite Marseille mais j’ai toujours passé toutes mes vacances à Soccia d’où ma famille est originaire. Et c’est ici en Corse qu’est née ma passion pour la photo. En faire mon métier était une évidence. Après le bac, j’ai passé un BTS audiovisuel option image, doublé d’une formation approfondie d’un an sur la photographie. Cela m’a permis de faire des stages intéressants, notamment chez Panavision, une référence mondiale dans ce milieu.

Après mon diplôme en juin dernier, j’ai envoyé des CV à des boîtes de production, des offices du tourisme… Mais il s’agit d’un milieu très fermé, et il est compliqué d’y rentrer. J’ai fini par créer mon entreprise en septembre dernier, en tant qu’auto-entrepreneur. Mes revenus sont encore bien trop insuffisants pour pouvoir en vivre, mais mes parents me soutiennent et m’encouragent. Cela me permet de consacrer tout mon temps à la photo.

 


 

Suivez les photos d'Antoine

 

Que signifie "consacrer tout son temps à la photo", quand un clic ne prend qu’une fraction de seconde ?

Je ne fais jamais de photo "au pif", chacune demande beaucoup de préparation. Par exemple, je sais que le 16 mars, il y aura un alignement parfait du couvent de Vico et de la Sposata avec le soleil qui va arriver par-derrière.

Il faudra que je prenne la photo juste avant que le soleil vienne sur la montagne. Il y a des éphémérides à ne pas rater pour obtenir l’alignement parfait et capturer de belles lumières. Je peux passer 30 à 40 heures sur Google Earth pour étudier les reliefs, je tiens aussi compte de la météo sur des sites pointus qui donnent le sens du vent, le taux d’humidité, la hauteur du plafond nuageux… Tout cela me renseigne sur l’objectif à choisir. Sans toutes ces données, on peut rater à un jour près un coucher de soleil intéressant.

 

Dernièrement, le journal italien Corriere della Sera a publié ta photo de Pise, prise du Monte Cinto. Quelle est la genèse de cette photo ?

En réalité, j’étais sur le Monte Cinto pour photographier la côte provençale, de Toulon à Monaco. En me tournant un peu, j’ai vu que Pise était faisable. Cette photo a été faite il y a deux ans, et je l’ai mise sur Facebook quand j’ai créé mon compte professionnel. Beaucoup d’Italiens photographient la Corse depuis l’Italie. Ils ont vu cette photo sur mon site, et l’ont partagée. Environ 2 000 personnes suivaient ma page depuis juin 2016, et en une semaine, les vues ont été multipliées par deux, et la photo a été publiée dans la presse. Je n’en revenais pas !

 

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019
Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

 

Est-ce que cette photo a lancé ta carrière ?

Pas encore tout à fait, mais de plus en plus de gens me découvrent à travers mon site, et cela m’a valu de nombreux messages qui m’ont fait chaud au cœur. Ils me remercient de photographier leur village ou leur belle région. Par ailleurs, un monsieur qui gère le musée d’astrophysique de Pise m’a appelé pour participer à une exposition sur les paysages lointains, pris en infrarouge. C’est une technique qui permet de voir plus facilement à travers les brumes.

L’été dernier, j’ai exposé mes photos dans mon village de Soccia, et, en août prochain, elles seront exposées au couvent Saint-François de Vico. Surtout des paysages et des ciels.

J’adorerais faire des portraits, ou des plaquettes pour les campings, hôtels ou Airbnb, mais personne ne m’en a encore demandé. En réalité, j’aimerais être un couteau suisse capable de tout faire.

 

En cadeau, une toute récente photo (elle a été publiée le 29 février sur la page Facebook de Klape, le pseudonyme d'Antoine).

"Le village de Soccia sous la brume matinale, avec les aiguilles d'Ortu et les crêtes de Rinella en fond éclairées par le Soleil. Les oiseaux étaient la cerise sur le gâteau pour cette image !"

Suivez les photos d'Antoine
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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 17:46
Mikado géant à Vico

La tempête Ciara n'est pas passé inaperçue dans les Deux Sorrù.

Lundi 10 février, le vent a provoqué la chute de plusieurs poteaux sur la route près de Vico.

Paru dans "Corse-Matin" du mardi 11 février.

Paru dans "Corse-Matin" du mardi 11 février.

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 18:00
Circinellu était-il une femme?

Personne ne penserait poser une question aussi ahurissante: Circinellu était-il une femme? La réponse est évidente tant on connaît la personnalité du curé de Guagno opposant à l'occupation française. 

 

Pourtant, l'interrogation peut venir à l'esprit quand on trouve en boutique à Vico du savon, des huiles ou du baume sous le nom féminisé de Circinella.

 

En fait, ce nom a été donné par Coralie d'Amore à ses produits. La jeune femme, originaire de Guagno, a ouvert sa savonnerie à Vico et elle y confectionne ses produits "cosmétiques naturels corses fabriqués dans la vallée des Deux Sorru", comme l'affirme son site internet circinella.com. Elle utilise du miel d'Orto et du lait de chèvre "d'un éleveur qui est juste à côté de chez moi", précise-t-elle dans le reportage que lui a consacré Angelina Rosano dans "Corse-Matin".

Regardez la vidéo et lisez l'article ci-dessous.

 

 
VIDÉO. Circinella, une savonnerie dans le rural
--
 
Depuis son enfance, Coralie d'Amore souffrait d'eczéma et de problèmes de peau. Aucun traitement ne fonctionnait. Avec la découverte d'un savon saponifié à froid, ses soucis disparaissent. C'est alors qu'elle se lance dans la création de savons pour son usage personnel. Elle décide ensuite de se former pour pouvoir ouvrir sa savonnerie.

 

C'est à l'Université européenne des senteurs et des saveurs de Forcalquier que Coralie se forme à partir de 2014. Fabrication et marbrage du savon, baume, huile, crème pour le visage, elle enchaîne les formations durant plusieurs mois. La savonnière élabore par la suite ses formules. Chaque produit est expérimenté à de nombreuses reprises avant que la "recette" parfaite ne soit trouvée. S'en suivent alors de longues séries de tests avant de passer à la commercialisation. Une fois la partie réglementaire terminée, elle lance sa marque nommée Circinella et installe son laboratoire dans les ruelles de Vico. 

Des savons, des élixirs, des baumes, des huiles.. treize produits composent la gamme de Coralie. "La saponification à froid, c'est le procédé ancestral de la fabrication de savon. Ni les huiles, ni les beurres ne sont chauffés. Les savons passent ensuite 48 heures dans les moules, avant de sécher quatre semaines en cure" explique-t-elle.

"Circinella, c'est une partie de moi"

Circinella est à son image. "Circinellu est le héros de mon village de Guagnu, j'ai voulu lui rendre hommage en féminisant le nom. Le logo représente ma jument. C'est mon écriture qui est posée sur les emballages." expose la savonnière avec passion, "Circinella, c'est une partie de moi".

Tous les produits qu'elle utilise sont équitables et issus de l'agriculture biologique. Lorsque c'est possible, ils proviennent de Corse. "Le miel est d'Orto, les huiles essentielles proviennent du Mandriolu, le lait de chèvre provient d'un éleveur qui est juste à côté de chez moi. J'essaie vraiment de me fournir en circuit court." Tout est naturel, aucune substance chimique n'est utilisée.

Les créations de Coralie ont même été récompensées. En 2018 elle a obtenu le label "slow cosmétique" qui démontre la qualité des composants et du mode de fabrication. "C'est le guide Michelin des cosmétiques" s'exclame la savonnière.

Il était important pour elle de s'installer dans le rural. "Je voulais être proche de la nature, de mes fournisseurs. Je reçois mon lait de chèvre à 9h, je peux faire mon savon à 10h" indique-t-elle avec enthousiasme.

Circinella compte bien s'agrandir, c'est pour cette raison que deux nouveaux produits devraient étoffer la gamme dans le cours d'année. "J'espère sortir mon shampooing solide avant l'été. Et pour la fin d'année, j'ai en projet de faire un savon au lait d'ânesse". C'est pour cette raison qu'elle a acheté ses propres animaux. "Tous les matins, je vais traire pour avoir mon lait" se réjouit Coralie.

Des produits qui viendront s'ajouter dans les points de vente dans lesquels Circinella est présente. 


Plus d'infos :

Les produits de la marque Circinella sont en vente sur le site www.circinella.com ou à la savonnerie de Vico.

Mais aussi à la pharmacie des Alizés à Ajaccio, à Bastia au Muntagnolu et chez Kalliste Cosmétique.

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 18:00
La devinette du mois: quel est le plus ancien?

L'écologie est à la mode et il paraît que la défense de l'environnement sera un thème principal des prochaines élections municipales. Les protecteurs de la nature doivent bien connaître celle-ci.

Connaissez-vous la nature de Sorru in Sù?

 

Dans le territoire qui s'étend au-delà et au-dessus de Vico,

 

Quel est l'arbre le plus ancien?

Quel est son nom?

Où se trouve-t-il?

 

 

Solution demain. Il n'y a aucun piège dans cette question et les habitants d'un village particulier savent certainement tous de quel arbre il s'agit.

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 10:00

"La commission interministérielle, réunie lundi 6 janvier dans le cadre de la procédure accélérée à la suite de la tempête Fabien, a émis un avis favorable à la reconnaissance en état de catastrophe naturelle de 51 communes corses victimes d'inondations" indique la préfecture de Corse dans un communiqué.

Elle a adopté 51 avis favorables : 48 pour la Corse du Sud et 3 pour la Haute-Corse. 2 autres dossiers ont été ajournés dans l’attente d’une expertise complémentaire de Météo France. 
Toutes les demandes déposées au titre des inondations (ruissellement, crues torrentielles, débordement de cours d'eau) ont été étudiées sur le fondement d'expertises réalisées en urgence par Météo-France et la DREAL de Corse. 
Les demandes communales déposées au titre des mouvements de terrain et des submersions marines seront présentées lors de commissions ultérieures lorsque toutes les expertises seront réalisées. 
Les personnes sinistrées devront contacter leur compagnie d’assurance pour les affaires les concernant et relevant de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle au plus tard dans les dix jours suivant la publication de l’arrêté interministériel au Journal officiel.

 

Liste des communes retenues

Inondations et coulées de boue du 20 décembre 2019 au 22 décembre 2019 
 Département de la Corse-du-Sud. 
Communes d’Afa (1), Ajaccio, Alata (1), Appietto (1), Bastelicaccia, Carbuccia, Cargiaca (1), Casaglione (1), Casalabriva (3), Cauro, Ciamannacce (3), Coggia, Cognocoli-Monticchi (1), Cozzano (2), Cuttoli-Corticchiato, Eccica-Suarella, Forciolo (1), Frasseto (1), Grosseto-Prugna, Guargualé (1), Guitera-les-Bains (1), Lopigna (1),
Murzo (1), Ocana, Olmeto, Palneca (2), Peri, Petreto-Bicchisano (1), Pietrosella (1), Pila-Canale (1), Poggiolo (1), Rosazia (1), Sarrola-Carcopino, Sartène, Serra-di-Ferro (3), Serra-di-Scopamène (1), Sollacaro (3), Sorbollano (1), Tavaco, Tolla (2), Valle-di-Mezzana (1), Vero, Vico, Viggianello, Villanova (1), Zérubia (1), Zévaco (1), Zoza (1). 


Département de la Haute-Corse. 
Communes de Lucciana, Valle-di-Rostino et Vescovato.

 

La catastrophe pour Poggiolo, Murzo et Vico.
La catastrophe pour Poggiolo, Murzo et Vico.
Dans son histoire, le village de Poggiolo n'a été reconnu comme victime de catastrophe naturelle qu'une seule fois, en 1992.
 
On sait que les pluies méditerranéennes peuvent être catastrophiques car torrentielles et tombant pendant plusieurs jours. Ce fut le cas en 1992 pour tout le sud-est de la France. Le 22 septembre, Vaison-la-Romaine avait été cruellement frappée. En Corse, en octobre, les précipitations tombèrent pendant 18 jours. Le résultat en fut des inondations et des coulées de boue qui décidèrent le gouvernement à classer plusieurs communes corses en état de catastrophe naturelle.
Il a fallu cependant attendre cinq mois, jusqu'au 19 mars 1993, pour qu'un arrêt ministériel reconnaisse ce classement pour les dégâts ayant eu lieu du 20 au 23 octobre, au profit des communes de Poggiolo, Marignana, Osani, Ota-Porto, Partinello, Piana et Serriera.

 Guagno-les-Bains, le Fiume Grosso atteignit un niveau record et le Riosecco (la rivière que la route enjambe entre le col de Sorrù et les-Bains) n'avait plus rien à voir avec son aspect habituellement aride de l'été.

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 17:51

La situation des déchets étant de plus en plus aigüe en Corse, le collectif Pumonte pulite a visité jeudi 9 janvier la déchetterie de Vico afin de se rendre compte de la situation pour les Deux Sorru. Pascale CHAUVEAU en a publié le compte-rendu dans le "Corse-Matin" du 10 janvier. Nous reproduisons cet article avec la réponse du SYVADEC aux remarques faites par les visiteurs. Mais le problème va-t-il finalement être traité dans son ensemble?

 

 

Les membres du collectif. Photo P.C.

Les membres du collectif. Photo P.C.

 

LA VIGILANCE DU COLLECTIF PUMONTE NE FAIBLIT PAS

Ils avaient annoncé "une action citoyenne". Hier matin, une dizaine de membres du collectif Pumonte pulite se sont rendus sur le site de l'ancien centre d'enfouissement des déchets de Vico-Sagone, dont ils avaient obtenu la fermeture il y a trois ans, empêchant la création d'un second casier. "Nous avions demandé la création officielle d'un comité de suivi pour le site, qui a été refusée par le Syvadec car il n'y a pas d'obligation légale, explique Véronique Fieschi, membre actif du collectif. Mais il n'y a pas d'interdiction non plus... Nous faisons régulièrement des demandes de visite mais la direction du Syvadec ne répond jamais à nos demandes."

Hier matin, plusieurs membres du collectif ont parcouru à pied l'ensemble du site, de la recyclerie au quai de transfert, allant jusqu'à inspecter l'ancien casier d'enfouissement désormais fermé. À quelques pas de là, à l'endroit où l'on parle de créer une zone de compostage, une petite décharge sauvage composée de cartons, palettes de chantier et déchets plastiques attirent leur attention.

Rien de dramatique néanmoins pour les membres du collectif, dont l'attention était davantage focalisée sur les caniveaux pleins de terre censés, à leurs yeux, assurer l'écoulement des lixiviats (cette fraction liquide est produite par les déchets sous l'action conjuguée de l'eau de pluie et de la fermentation naturelle) vers le bassin de rétention. Autres constations : le reboisement de la colline, initialement prévu dans les deux ans, n'a toujours pas commencé et un casier a manifestement accueilli les encombrants des villages, pourtant recyclables, mais qui ne seront probablement pas triés.

"Lascia corre général"

Pour le reste, le soleil inonde la colline, les nuées d'oiseaux qui autrefois venaient se repaître des déchets ne sont plus qu'un lointain souvenir. Le tableau pourrait presque sembler idyllique. Mais, sur le quai de transfert, la présence des tonnes de déchets mis en balles rappelle une crise insulaire qui peine à trouver des solutions.

Jean-Yves Torre, membre du collectif mais aussi de l'association Zeru Frazu, dénonce "le lascia corre général", qui fait qu'aucune solution pérenne n'a été trouvée ces trois dernières années. "Aujourd'hui, les déchets dégoulinent de toutes parts, il faut arrêter de penser enfouissement !", tempête-t-il. Contre une grosse unité de compostage prévue sur le site de Vico, il évoque son trio gagnant de solutions : une unité de compostage par village pour réduire les fermentescibles de 30 à 40%, un tri au porte à porte et une facturation au réel pour chaque citoyen. "Aujourd'hui, on voit fleurir des décharges sauvages partout dans la région, les gens se mettent à faire n'importe quoi ! Et en ville, on voit des rats de plus en plus gros. Un jour, un gosse se fera mordre... Sans compter le risque d'un problème sanitaire important !"

Pascale Chauveau

 

     Le Syvadec s’inscrit en faux
 

S.P.

Le Syvadec, propriétaire du site de l’ancien centre d’enfouissement, porte - on s’en doute - un regard différent sur les éléments évoqués par le collectif Pumonte pulite. À commencer par la question du comité de suivi du site. "Une commission de suivi a bien été créée par la préfecture en 2015 et elle s’est réunie plusieurs fois depuis, indique Catherine Luciani, directrice générale des services (DGS) du Syvadec. Il est vrai qu’elle n’a pas été convoquée depuis un petit moment, à la suite de la fermeture du site en 2017. Mais, je rappelle que c’est la préfecture qui est appelée à convoquer cette commission. En tant qu’exploitant, nous sommes évidemment à sa disposition pour y participer." Concernant la "petite décharge" observée hier sur une parcelle du site par le collectif, le Syvadec assure qu’il s’agissait du résultat "d’un renfort apporté par l’entreprise chargée de son réaménagement à la communauté de communes", cette dernière ayant besoin de décharger l’une de ses bennes. "Cet après-midi (hier, ndlr), tout a été trié pour être recyclé", assure Catherine Luciani.

Pour la DGS du Syvadec, pas l’ombre non plus de lixiviats sur le site... "Le casier est entièrement hermétique, souligne-t-elle. Les lixiviats sont récupérés à l’intérieur même du casier et orientés via un conduit souterrain en direction d’un bassin de rétention spécifique. Ce qui a été vu hier par le collectif sont les caniveaux d’évacuation des eaux de pluie, évidemment dirigés vers un autre bassin..." Enfin, à propos du reboisement de la colline, le Syvadec indique que l’opération envisagée initialement par ses soins a reçu l’avis négatif de l’office de l’environnement. "L’office prescrit de laisser la végétation locale reprendre ses droits pour favoriser l’insertion paysagère du site", précise Catherine Luciani.

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 18:11

Pluie et vent violent se sont abattus sur la Corse, provoquant inondations et coupures de routes. Ajaccio a même été isolée.

 

Dans notre zone, des routes ont été coupées entre Vico et Sagone, près de Muna, Coggia et Porto.

 

Jean-Pierre FONDEVILLE a diffusé sur sa page Facebook ces photos de la route de Sagone.

 

La tempête coupe les routes
La tempête coupe les routes

 

Spectaculaires également ces vues du pont du Liamone prêt d'être submergé et de son embouchure complètement inondé.

 

La tempête coupe les routes
La tempête coupe les routes
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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 18:00

Le texte ci-dessous a été rédigé par Philippe OTTAVI au nom de l'association Ambiente di u Pumonte, créée en 2016 à partir du Collectif per u Pumonte Pulitu à l'origine de la fermeture du centre d'enfouissement de Vicu. Ce document tente d'expliquer la nouvelle crise des déchets que nous subissons.

Ce point de vue est une tribune libre qui n'engage pas le Blog des Poggiolais. Il peut ne pas être partagé par tous nos lecteurs qui peuvent réagir s'ils le désirent.

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Tribune libre: Triez les déchets

 

 Novembre 2019, blocage du centre d’enfouissement de Vighjaneddu.

 

 

 “Triez !”. 

       Cette injonction, ce cri du SYVADEC, de la CAPA et d’autres communautés de communes signe l'échec total de la méthode de tri-collecte employée sur plus de 90% du territoire de la Corse. Elle s’opère essentiellement par les conteneurs des points d’apports volontaires (PAV) disséminés dans nos villes et nos campagnes. Le tri plafonne à 30% de matières (ou flux) recyclables et les tonnages à enfouir représentent toujours près de 70% des déchets ménagers. Et ça déborde !

 

       Les chiffres du SYVADEC du 1er semestre 2019 montrent une performance de tri de recyclables de 15% seulement par la collecte en points d’apports volontaires (PAV). Il reste donc pour ce type de collecte, 85% de résiduels à enfouir (déchets non inertes en mélange, potentiellement polluants). Pour les apports en déchetterie, le tri de recyclables atteint 85% de recyclables. Mais au total pour ces deux modes de recueil ce sont bien 70% de déchets qu’il faut enfouir, le tri global des recyclables plafonnant à 30%. La collecte en points d’apports volontaires (PAV) est bien un échec total. Comme il n'est pas possible que chacun apporte en déchetterie à plusieurs kilomètres de son domicile l’ensemble de ses déchets bien triés, il faut impérativement changer la méthode de la collecte.

Les ordures s'entassent devant l'école de Vico.

Les ordures s'entassent devant l'école de Vico.

 

Et pourtant…

     Depuis la fermeture de Tallone en juin 2015 puis celle de Vicu en mars 2017, compte tenu des deux capacités réglementaires, l’une annuelle et l’autre totale, du tonnage des résiduels à enfouir dans chaque site restant, il était facile de prévoir qu’il fallait impérativement augmenter très rapidement le taux de tri des recyclables qui n’était que de 20% en 2015 pour réduire les tonnages à enfouir, éviter la saturation des sites et l’exaspération montante des populations riveraines.

 

Or...

     La méthode Zéro Déchet fait la preuve de son efficacité partout où elle a été mise en place avec obtention de taux de tri dépassant les 60% dès la fin de la première année. Outre les mesures de réduction des déchets à la source et les mesures de réutilisation et de réemploi, cette méthode repose sur 3 points : 

  1. Le tri à la source (à la maison) des recyclables dont celui des fermentescibles qui à eux seuls représentent environ 30% des déchets ménagers, 
  2. La collecte de contrôle des différents flux, de préférence en Porte à Porte,  La Tarification Incitative assise sur le poids du résiduel.
  3. A moyen et long terme, les coûts de fonctionnement de la méthode Zéro Déchet restent les plus bas.

 

Malgré cela….

         Les collectivités responsables de la gestion des déchets, mairies, puis à partir du 1er janvier 2017 (Loi Notre) les communautés de communes, se sont obnubilées à disperser sur l’ensemble du territoire des conteneurs d’apports volontaires (PAV) et pour certains (CAPA et CAB) à lancer des études coûteuses sur des procédés industriels très lourds en investissements et en fonctionnement et moins fiables que le tri à la source (à domicile et gratuit !) de la méthode Zéro Déchet. Après plusieurs années, ces études n'ont toujours pas abouti.

 

Et pourtant...

    Les recommandations, réglementations, lois, jurisprudences, imposent le respect de la hiérarchie des méthodes ; 

d'abord, trier au maximum, 

traiter les fermentescibles au plus près de leur zone de production, 

favoriser la réutilisation et le réemploi (recycleries), 

et parallèlement réduire à la source les déchets. 

 

Sur un résiduel minimisé au maximum, à 25, 20, voire 15% des déchets ménagers, envisager alors des processus industriels de tri dont le calibrage et donc les coûts seraient très fortement minorés. Ils permettraient de réduire encore le résiduel. Pour un tri de 80% le résiduel à traiter dont une petite partie resterait à enfouir serait de 45 000T par an au lieu des 165 000T qui sont actuellement enfouis.

 

Et enfin...

    Le rural ne cesse d'affirmer qu'il n'a pas vocation à rester le dépotoir de l’urbain.

Les solutions industrielles massives requièrent des investissements très lourds et donc les retours sur investissement. Ceux-ci bloquent toute évolution progressive du tri pour pérenniser le maintien de leur quantité de matières premières indispensables à leurs fonctionnements.

Elles imposent des transports longs et massifs, forcément coûteux et polluants.

Elles continuent malgré les progrès techniques à générer des pollutions gazeuses, liquides et solides importantes : TMB (tri mécano-biologique), Incinérateur, CSR (combustibles solides de récupération)

 

Au total 

    Que de retard perdu !

    Que d’argent gaspillé !

    Que d’exaspération de l'opinion publique !

 

Il est indispensable de passer très rapidement à la méthode Zéro Déchet et suivre la dynamique des centaines de territoires qui, en France et en Europe, sont déjà opérationnels depuis des années.

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 18:00

La gestion des déchets en Corse est devenue catastrophique. Le centre d'enfouissement de Viggianello est bloqué et les déchets s'accumulent.

 

Dans notre partie de l'île, ils sont mis en balles qui s'entassent sur le site de Vico en jolis paquets bleus ou verts. Mais jusqu'à quand? 

 

Un Noël sans déchets?

 

Mardi 3 décembre, "Corse-Matin" a publié un communiqué de la communauté de communes Spelunca-Liamone:

 

Par le biais d’un communiqué envoyé à notre rédaction, la communauté de communes Spelunca Liamone indique aux habitants du territoire que"le blocage du centre d’enfouissement de Viggianello impose une collecte des ordures ménagères restreinte et qui doit se limiter à l’indispensable, d’où l’importance du tri sélectif et des systèmes de compostage. Nous invitons donc nos concitoyens à s’engager résolument dans un tri efficace de leurs déchets : emballages, verre, papiers, journaux, textiles, déchets alimentaires. Le Syvadec distribue gratuitement des composteurs et des lombricomposteurs. Vous trouverez de plus amples informations sur le site internet : spelunca-liamone.corsica." 

La communauté de communes précise que les ordures ménagères du Spelunca Liamone sont actuellement mises en balle "grâce à l’aide de la communauté d’agglomération du Pays ajaccien avant d’être stockées sur le quai de Vico où 150 balles sont déjà entreposées". Au total, 432 balles (environ 388 tonnes) correspondant au tonnage de la période d’interruption de l’enfouissement, soit du 8 novembre au 31 décembre, devraient être entreposées sur le quai de Vico.

Un Noël sans déchets?

Pour les encombrants, le programme du mois de décembre prévoit un seul jour d'enlèvement pour Poggiolo, Guagno-les-Bains et Soccia:

 

mercredi 11 décembre.

 

Le suivant aura lieu le mercredi 8 janvier.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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