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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 17:40

Il faut savoir se méfier des document officiels. Même s'ils présentent de grandes garanties de sérieux, ils sont remplis par des hommes qui peuvent se tromper ou écrire en se contentant de recopier ce que d'autres ont écrit. Des témoignages peuvent les contredire.

Ainsi, l'administrateur de votre blog a reçu un message d'un lecteur nommé Ange Paul MORETTI:

 

Tombe de Antonini Pierre Toussaint 
 
   
 
 Pierre Toussaint ANTONINI était le frère aîné de mon grand père Louis ANTONINI qui demeurait aux BAINS de GUAGNO et DCD en 1972.
Ce frère aîné a effectivement participé à la guerre de 14/18 aux Dardanelles où il a été gravement blessé.Sa tombe ne se trouve pas à SALONIQUE mais à FREJUS (83).Pierre Toussaint est décédé sur le bateau qui le ramenait en FRANCE. A FREJUS reposent aussi tous ceux qui sont décédés sur le bateau

 
 

 

Pierre Toussaint ANTONINI fait partie des trente combattants de 1914-1918 dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Mais, comme huit autres soldats de cette liste, il n'est pas né dans le village.

Il naquit à Guagno en 1882, et d'ailleurs son nom est présent sur le monument aux morts de cette commune. 

 

Il s'engagea dans l'infanterie coloniale en 1902 et participa aux campagnes militaires du Tonkin et de la Guinée. Quand la guerre éclata, il était adjudant-chef et combattit en France, obtenant une citation à l'ordre du régiment le 25 octobre 1914:

 

"a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier".

 

Pierre Toussaint ANTONINI fut envoyé sur le front d'Orient, aux Dardanelles, puis contre les Bulgares. Devenu lieutenant le 11 novembre 1916, il fut soigné pour ses blessures au HT 5 (hôpital temporaire numéro 5) de Salonique.

 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

 

Il serait décédé dans cet hôpital le 22 novembre 1916 d'après une déclaration officielle reproduite dans le registre matricule et dans sa fiche de "Mort pour la France" accessible sur le site Mémoire des hommes du Ministère de la Défense.

Pierre Toussaint n'est pas à Salonique

Monsieur MORETTI affirme que son grand-oncle est décédé sur le navire (certainement un navire-hôpital) qui le ramenait en France. Nous le croyons volontiers.

Le fait certain est la présence du corps de Pierre Toussaint ANTONINI. Le site Mémorial GenWeb localise exactement ses restes au carré militaire de Lagoubran, près de Toulon, carré SF, rang I, tombe 26.

 

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

Merci à Ange Paul MORETTI d'avoir fourni cette précision sur les conditions de la mort d'un des trente héros dont la mémoire subsiste sur le monument de Poggiolo.

Les articles de ce blog évoquant le décès et le lieu d'inhumation de Pierre Toussaint ANTONINI ont été rectifiés en conséquence.

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 18:01

Poggiolo n'est pas une grosse agglomération et ne fait pas beaucoup parler de lui mais il ne faut pas l'oublier.

Or, dans "Settimana" de vendredi 23 mars, l'article de Jacques PAOLI sur les sepolcri ne mentionne pas notre village.

Les sepolcri sont peu connus actuellement alors qu'ils ont eu un grand succès du XVI ème au Début du XXème siècle. De très nombreux villages et villes corses en avaient.

Mais de quoi s'agit-il?

Jacques PAOLI écrit:

 "comme leur nom l'indique, les "sépulcres" sont des représentations grandeur nature de scènes de la Passion du Christ. Ces peintures datant du XVIIème siècle, pour certaines, sont des illustrations qui sont exposées à la vue des fidèles devant le reposoir aménagé dans les églises, représentant la mise au tombeau de Jésus-Christ après sa mort".

Les panneaux peints sont rassemblées pour former le reposoir en forme de chambre mortuaire devant lequel on prie pendant la Semaine Sainte qui précède Pâques.

L'auteur cite quelques exemples de ces sepolcri comme Ficaghja, San Martino di Lota et Bastia.

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié
Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

Pourtant, Poggiolo aurait sa place car il y existe un sepolcro, oeuvre du peintre MAESTRACCI.

Sur ce blog, un article a présenté la descente de croix réalisée en 1939 par cet artiste et placée dans l'église  Saint Siméon (première chapelle de droite en entrant). Sa particularité est la couleur très sombre de la peau du Christ (voir l'article "Le Christ était noir").

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Mais ce tableau n'est pas seul. Il est entouré par des panneaux représentant deux légionnaires romains:

- à gauche, le soldat se repose sur une lance à la pointe de laquelle sont dessinées des gouttes de sang, par référence à la lance qui a percé le flanc du Christ pour s'assurer de sa mort;

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

- à gauche, l'autre militaire tient un bâton surmonté d'une éponge, l'éponge imbibée de vinaigre  qui fut approchée des lèvres de Jésus en croix quand il dit qu'il avait soif.

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Profitez de la période pascale pour, si prier ne vous dit rien, aller admirer cet ensemble artistique si particulier, dans l'église qui est une des douze merveilles de Poggiolo.

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 18:00
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sur les douze merveilles de Poggiolo, l'article précédent en avait présenté six. Voici la suite du chemin qui pourrait être créé dans le village pour les faire découvrir.

 

 

Station 7: les restes de rigoles d'irrigation

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

A l'angle de la route et de la stretta, on peut encore voir des rigoles descendant en pente plus douce que le chemin. Malheureusement, le côté stretta a été cimenté et se devine à peine alors qu'il permettait autrefois de s'y asseoir. 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Ce sont les vestiges de l'ancien système d'irrigation. Depuis le réservoir situé en haut du village, l'eau était distribuée pour cultiver les jardins potagers selon un calendrier et un horaire très précis. Celui dont le tour arrivait bouchait ou débouchait telle ou telle rigole pour recevoir l'eau qui était nécessaire à ses plantes.

Voir les articles:

- les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

- Tenir le mur (première partie)

Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole

 

 

 

Station 8: séchoir et four d'Ernestine

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Juste au dessus des rigoles, se trouve la maison d'Ernestine avec un bâtiment rond. Il s'agit d'un ancien séchoir à châtaignes, d'où la possibilité de décrire l'importance de la culture des châtaigniers.

Par ailleurs, un four à pain a été installé devant le séchoir. Il est indispensable de parler de la douzaine de fours ayant existé au village, et dont certains sont parfois encore en activité.

Une station spécifique pour les fours peut se concevoir devant St Roch (sur la place Orazy) ou près de la place Inghju. 

four place Orazy

four place Orazy

Voir l'article Les fours de Poggiolo.

 

 

 

Station 9: maison Pinelli

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

La maison de la famille PINELLI serait la plus ancienne de Poggiolo: elle aurait été construite en 1610, d'après les recherches effectuées par Toussaint PINELLI et publiées en 1995 (un prochain article reviendra sur son travail).

Surtout, dans cette habitation, naquit et mourut l'abbé Gian Antonio PINELLI (1760-1832) qui fut surnommé "L'homme le plus cultivé de Corse". Il joua un rôle important en Corse pendant la Révolution française, devint secrétaire général du département sous Napoléon, puis conseiller général et rassembla une très grande bibliothèque.

Sa vie est raconté dans les articles:

L'homme le plus cultivé de Corse (1/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

 

 

Station 10: croix de Tanellu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Cette croix, placée devant la maison CHABROLLE, permet de parler du grand nombre de croix placées sur les chemins et de raconter la vie du père ALBINI. Celle-ci rappelle sa prédication de 1838. L'importance du couvent de Vico est à évoquer. 

Voir les articles:

Tout sur le Père Albini

Les croix poggiolaises (2/5: les balises)

Solution de la devinette: croix de fer...

On peut prévoir de montrer la croix du Fragnu qui marque l'entrée du village mais elle est éloignée de ce circuit et n'est pas forcément liée au Père ALBINI.

 

 

 

Station 11: les oliviers

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Plus haut, la stretta longe les oliviers de Dumé (Dominique PINELLI), beau prétexte pour décrire cette culture, qui n'existait pas avant le début du XIXème siècle dans le village et qui est possible grâce à l'exposition et à l'altitude de Poggiolo.

Voir l'article Les oliviers sont couverts

 

 

 

Station 12: église Saint Siméon 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sans entrer dans l'église, plusieurs informations sont à donner:

- sa position correspond au croisement des sentiers d'autrefois qui permettaient de se rendre à Orto, Soccia et Guagno-les-Bains;

- elle fut le lieu du meurtre de 1634 (voir l'article "Du sang à Saint Siméon");

- elle était l'église piévane, son curé ayant autorité sur toute la pieve;

- elle est sur l'emplacement de l'ancienne église sous laquelle était l'arca, la fosse commune;

- elle est entourée du cimetière communal (derrière elle), d'un cimetière privé (au-dessus d'elle) et de trois caveaux familiaux (au-dessous).

On peut donc décrire l'organisation ecclésiastique ancienne et les pratiques funéraires.

Voir les articles :

A la recherche de l'arca perdue

Les caveaux poggiolais

Un cimetière privé

 

Quant à l'intérieur, le panneau pourrait énumérer les richesses de l'église:

- le tableau "la déposition du Christ" de Damaso MAESTRACCI (voir l'article Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir)

- le tabernacle en bois sculpté, de facture franciscaine, du XVIIème siècle, classé sur la liste des Monuments historiques

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

- les fonts baptismaux en marbre, de la même époque, classés également

- le tableau de "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne", de la même époque, classé lui aussi. Voir l'article La seule carte postale actuelle.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 17:59
Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Ne soyons pas modeste. Quand on est à Poggiolo, on peut voir douze merveilles. 

 

 

Pour les découvrir, l'idéal serait d'installer un sentier de découverte comme le sentier d'interprétation de Letia, décrit dans un article précédent (le revoir en cliquant ici).

On pourrait imaginer un circuit dans le village avec, à chaque station, un panneau présentant la tradition ou le fait historique lié à cet endroit.   

Bien sûr, il est toujours facile de lancer une idée. Elle ne peut être crédible que si elle est précisée. Où seraient disposés ces panneaux? Existe-t-il à Poggiolo des lieux vraiment intéressants?

Voici donc une liste de douze propositions, liste qui peut tout à fait être critiquée mais qui est une base de départ. Autant que possible, il est fait référence à des articles déjà parus dans ce blog.

 

Comme il faut bien démarrer de quelque part, imaginons d'aller de bas en haut.

 

En marche pour les douze merveilles de Poggiolo!

 

 

Station 1: la piazza Inghjo.

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Sur cette place, repose depuis longtemps une roue de moulin. Elle servirait de base à une présentation des moulins d'autrefois, de leur activité et de leurs emplacements. 

 

 

 

Station 2: la chapelle St Roch

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

On expliquerait la raison de son édification (le meurtre commis en 1634 dans l'église St Siméon et sa désacralisation) et on évoquerait l'importance du culte de saint Roch dans le village et dans toute la Corse.

Meurtre de 1634: voir l'article Du sang à Sorru in Sù. N°1: DU SANG À ST SIMÉON

 

 

 

Station 3: l'ancien café St Roch

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

A partir de cette porte, rien de plus facile que de donner la liste des bars qui ont existé au village et d'insister sur leur rôle dans la sociabilité villageoise.

Voir les articles : 

Anciens et nouveaux bars

La Liberté était à Poggiolo

Le café de la ruelle derrière St Roch

Après le café oublié, le café caché

Le bar des fauchés

 

 

 

Station 4: maison Ceccaldi

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

La maison de Valère est choisie car elle est au bord de la route, visible pratiquement sur toutes ses faces et en bon état. Mais elle fait partie de la même catégorie que la maison de Marione, la maison Martini ou la maison de Bernard Franceschetti, c'est-à-dire des maisons de notables construites fin XIXème siècle.

Elles ont souvent une petite place devant l'entrée, une double porte surmontée d'une imposte et deux étages dont le premier (et ici le second également) est pourvu d'un petit balcon.

Leur positionnement s'explique par la création, à cette époque-là, de la route départementale.

 

 

 

Station 5: le monument aux morts

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Ce monument rappelle la mortalité de la guerre de 1914-1918, qui a plus particulièrement frappé notre canton par rapport à d'autres parties de la Corse.

Des éléments sur la vie et la mort de certains des trente Poggiolais tombés pendant la Grande Guerre pourraient être racontés. Voir l'article Ils étaient trente Poggiolais.

Il ne faudrait pas oublier les disparus de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Indochine.

D'autre part, les noms gravés sur la pierre permettent de connaître les noms de famille les plus courants de cette époque.

Enfin, la vue sur la pente de la vallée du Fiume Grosso montre des vestiges des cultures en terrasse. Il faudrait insister sur le fait que tous les terrains étaient cultivés et que les Poggiolais étaient plus cultivateurs qu'éleveurs.

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

 

 

 

Station 6: la fontaine du Lucciu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Elément indispensable à la vie du village jusqu'à l'installation de l'eau courante en 1967-1968.

Voir l'article U Lucciu est toujours là.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

Et ce n'est pas fini...

 

(à suivre)

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 17:42

 

En dehors de l'armistice de 1918, quel est l'événement important de l'histoire de Poggiolo dont 2018 sera l'anniversaire?

 

Telle était la question posée pour ce début d'année. 

Comme nous sommes en 2018, il faut trouver un fait qui se soit produit pendant une année se terminant par le chiffre 8.

Or, une date est visible de tous sur le bord de la route: 1898. Elle est gravée sur la fontaine du Lucciu et indique l'année de construction du monument. C'était voici 120 ans.

La solution à la première devinette de 2018

Cette inauguration permit aux Poggiolais de bénéficier d'une eau abondante, régulière et facile à aller chercher. La fontaine remplit bien son office jusqu'à l'installation de l'eau courante dans les maisons en 1968. Tiens, un autre anniversaire, le cinquantième dans ce cas-là!

 

Ce cent-vingtième et ce cinquantième donnent largement prétexte à une commémoration que le comité des fêtes ou la mairie pourrait organiser cet été. Pourquoi ne pas organiser une journée de l'eau?

On pourrait y évoquer le rôle des anciennes rigoles d'arrosage. Le souvenir de la station thermale de Guagno-les-Bains pourrait même être associé.

 

----------

L'histoire et l'importance de la fontaine ont été racontées dans les deux articles suivants:

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 18:01
Deux livres pour se souvenir des poilus corses

L'année 2018 verra se succéder de nombreuses initiatives consacrées au centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Une des toutes premières sera, à Marseille, le rendez-vous littéraire organisé sous l'égide de l'association généalogique R.F.H.C. (Recherche sur l'Histoire des Familles Corses) le samedi 13 janvier à la Maison de la Corse (69 rue Sylvabelle).

 

Geneviève DELCHIAPPO présentera:

- "Du deuil à la mémoire: les monuments aux morts de la Corse (guerre 1914-1918)" de Jean-Paul PELLEGRINETTI et Georges RAVIS-GIORDANI

- "Pensez à nous dans vos fêtes du cœur! Roman d'un poilu corse" de Marie GUERRINI.

Deux livres pour se souvenir des poilus corses

Du premier, devenu ouvrage de référence pour l'étude de l'impact de la première guerre mondiale sur la Corse, nous pouvons citer la quatrième de couverture:

"La guerre de 14-18, dite la Grande, bien que se déroulant à plusieurs centaines de kilomètres de l’'île, y a pourtant décimé la population masculine. Le contingent d'insulaires fut proportionnellement un des plus importants et le nombre de morts au champ d'honneur certainement en rapport. Dès 1919, l'île, suivant en cela un mouvement national, vit ériger les premiers monuments du souvenir dédiés «aux morts». De nombreuses années durant, les souscriptions, les projets, les cérémonies inaugurales puis annuelles, furent l'objet, parfois l'enjeu des activités sociales villageoises. Aujourd'hui, quasiment aucun village qui ne possède son monument aux morts, sur lesquels sont venus s'ajouter les noms des victimes des guerres suivantes, de 39-45, coloniales, d'Indochine, d'Algérie…. Aucun de ces monuments, idéalement placés au centre du bourg, qui ne voient passer la population désormais indifférente ou presque."

 

 

Important: pensez à signaler à l'animateur de ce blog tout document concernant les Poggiolais pendant la Grande Guerre.
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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 12:00
Rendez-vous au monument aux morts

Angèle PINELLI, maire de Poggiolo, et son conseil municipal invitent la population de Poggiolo et de Guagno-les-Bains à participer le samedi 11 novembre à 11 heures à la cérémonie de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, devant le monument aux morts de la commune.

Un apéritif offert par la municipalité suivra au bar "Le Belvédère".

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 18:02

Les caveaux privés paraissent être des vestiges d'une époque révolue.

Il est plus simple de mettre les cercueils dans le cimetière communal.

Pourtant, les trois caveaux privés qui ont déjà été présentés sur ce blog dans des articles précédents ne sont pas du tout abandonnés et ils ont servi voici peu de temps.

Aujourd'hui ou dans l'avenir, il n'est pas impensable qu'une famille décide la construction d'un quatrième caveau privé. Contrairement à ce que l'on croit souvent, chacun peut installer son propre caveau dans son domaine.

"Corse-Matin" a fort opportunément rappelé, le 1er novembre, les règles à suivre dans ce cas.

"En vertu de l'article L. 2223-9 du Code général des collectivités territoriales, toute personne peut être enterrée sur une propriété privée pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte des villes et des bourges et à la distance prescrite, soit 35 mètres de l'habitation la plus proche".

Les caveaux poggiolais sont bien hors de "l'enceinte" puisqu'il n'y en a pas. Le seul problème pourrait être pour le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY car il est proche de la maison CALDERONI. Mais les mesures réalisées montrent que la distance est de 45 mètres, donc tout à fait conforme à la loi.

Bientôt un quatrième caveau privé à Poggiolo?

L'article précisait qu'il fallait quand même une autorisation préfectorale après avis de "la commission compétente en matière d'environnement, de risques sanitaires et technologiques." Il reproduisait la mise en garde de la préfecture:

"une inhumation d'un cercueil ou d'une urne funéraire dans une propriété privée grève le terrain où se situe la sépulture d'une servitude perpétuelle de passage au profit des descendants du défunt".

Chaque descendant peut venir près du caveau, quel que soit son degré de parenté avec le propriétaire du terrain. Pour l'instant, ce n'est pas une difficulté pour les familles des trois caveaux. Mais qu'en sera-t-il dans une ou plusieurs générations, quand le nombre de descendants aura augmenté?

Le problème est même aigu pour le cimetière privé qui est au-dessus de l'église. Il a recueilli des corps de plusieurs familles et, maintenant, les MARTINI, DEMARTINI, CALDERONI, FRANCESCHETTI, et d'autres encore, ont parfaitement le droit d'y entrer.

Mais à qui revient l'entretien? A toutes ces familles ou au seul propriétaire du terrain (d'ailleurs, qui est-il?)? La mairie, qui a, certaines années, opéré un débroussaillage, peut très bien ne pas s'en occuper.

Il faut réfléchir à tous ces éléments avant d'engager la construction du quatrième caveau privé.

 

entrée du cimetière privé

entrée du cimetière privé

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:00

Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.

On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais". 

Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.

Le caveau caché

Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

Le caveau caché

Les arbres empêchent de le voir de loin.

Le caveau caché


Sur son fronton, sont inscrits les noms:

 

PINELLI

VENTURINI - OTTAVY

 

 

Le caveau caché

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. 

Le caveau caché

La façade est divisée en six plaques.

Le caveau caché

A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.

En haut:

 Martin OTTAVY 

1890 - 1957

 

En bas: 

Marc Jean OTTAVY

mort au champ d'honneur 

le 19 - 11- 1944

à l'âge de 22 ans

 

Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.

Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.

 

Le caveau caché

Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.

Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.

En haut: 

OTTAVY Antoinette

née PINELLI

1897 - 1989

 

En bas:

Elisabeth VENTURINI

née PINELLI

1894 - 1996

 

La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.

Le caveau caché

Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:

OTTAVY ANTOINETTE

           DE    CONSTANTINE

                 "ALGÉRIE"

 À   AJACCIO                                       

Le caveau caché

A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.

 

Le caveau caché

A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.

A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.

 

 

Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 18:08
Solution de la devinette du mois: encore une croix

 

Contrairement à ce que peut laisser croire la photo, cette croix n'est pas du tout sur un bâtiment religieux.

Elle est placée en haut d'une façade qui n'a pas d'autre décoration ni ouverture. 

 

Solution de la devinette du mois: encore une croix

 

Le mur surmonté par cette rosace est la face gauche d'un édifice devant lequel passent chaque jour plusieurs dizaines de personnes (et même plusieurs centaines en été).

 

Photo Google novembre 2008

Photo Google novembre 2008

 

Mais oui, il s'agit bien de la bâtisse, purement laïque et technique, qui  abrite antennes et réémetteurs et qui se trouve au bord de la route, aux Trois Chemins!

Il faut parfois savoir lever la tête.

​​​​​​​

 

Solution de la devinette du mois: encore une croix

 

Une question peut se poser: ce bâtiment porteur de croix est-il bien poggiolais? On sait que, depuis la fin du XVIIIème siècle, la limite entre Poggiolo et Soccia se place aux Trois Chemins. Mais où exactement?

Le problème est brouillé par le fait que des Socciais possèdent des terrains et que l'on croit souvent que ceux-ci se trouvent sur le territoire de la commune de Soccia. D'ailleurs, certaines cartes placent la frontière tantôt d'un côté, tantôt de l'autre côté de ce réémetteur.

Si nous faisons confiance au plan cadastral, nous pouvons voir, sur le site cadastre.gouv.fr, que l'emplacement de cet édifice correspond à la parcelle 918, qui est dans la commune de Poggiolo.

Cette croix est bien une croix poggiolaise !

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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