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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:41

Poggiolo faisait partie du canton de Soccia qui correspondait à la pieve de Sorru in sù instituée à l'époque génoise et continuée par la monarchie française. Ce canton réunissait les communes de Poggiolo, Orto, Guagno et Soccia. Il comprenait donc tout le territoire commençant au pont de Rioseccu, à mi-chemin de Sorru et de Guagno-les-Bains, et allant jusqu'aux sommets des montagnes environnantes. Malgré une légende tenace, venant du nom utilisé, la limite administrative de ce canton n'englobait pas le col, qui est dans la commune de Murzo.

Le canton, nommé canton de Soccia, était représenté par un conseiller général qui siégeait avec l'ensemble du conseil général de la Corse au Palais Lantivy, siège de la Préfecture à Ajaccio. 

Les prochaines élections, dites départementales, vont bouleverser le fonctionnement des départements. Il est donc intéressant de savoir qui parlait au nom de Sorru in sù dans le passé. Il est vrai que certains de ces notables étaient des personnalités assez curieuses, dont certaines ont déjà été évoquées sur ce blog.

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Le conseil général du département est une institution créée sous le Consulat le 17 février 1800. Sous Napoléon et à la Restauration, les membres en étaient nommés par le gouvernement. Ce fut le cas pour l’abbé Jean-Antoine PINELLI, nommé en 1818 par Louis XVIII (voir l'article "L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)").

L’élection se fit au suffrage universel à partir du 3 juillet 1848.

Sous le Second Empire, le canton vota très fidèlement pour les bonapartistes, représentés par Etienne LECA, géomètre en chef à Ajaccio, élu en 1858 contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio qui mobilisa les prêtres du canton et du séminaire pour la campagne électorale (voir l'article ""Battue de prêtres" dans le canton de Soccia").

En 1867, le prince Napoléon-Charles BONAPARTE (1839-1899), petit-fils à la fois de Lucien et de Joseph Bonaparte, remporta le scrutin haut la main mais, élu également à Bastelica, Salice et Ajaccio, il préféra opter pour la ville-préfecture et devint président du conseil général. Etienne LECA retrouva son siège.

prince Napoléon-Charles BONAPARTE

prince Napoléon-Charles BONAPARTE

En 1872, le comte François POZZO-DI-BORGO (né en 1837, décédé en 1907) garda le canton au camp bonapartiste bien que Poggiolo eut été l’une des premières communes corses à se rallier au nouveau régime. Il devint ensuite républicain modéré.

Il fut battu fin 1877 par l’avocat républicain Simon UCCIANI (né en 1838) qui fit un grand travail de «républicanisation» du canton (voir l'article "Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)").

Simon UCCIANI

Simon UCCIANI

Le poste de conseiller général passa en 1883 au républicain radical Etienne LECA, géomètre en chef du cadastre à Constantine, qui fut aussi candidat malheureux de la gauche aux élections législatives de 1885.

En 1890, Philippe LECA fut élu. Il était avocat à Ajaccio et devint ensuite juge à Embrun.

Après un bref intermède PINELLI en 1895, le siège de Soccia revint en 1896 à Antoine LECA, chancelier du consulat de France à La Canée en Crète.

En 1901, l’abbé Antoine-Louis OTTAVI, professeur au petit séminaire d’Ajaccio, remporta les élections. Bien que prêtre, il ne s’opposa pas beaucoup à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au contraire des paroissiens de Soccia qui se rassemblèrent avec leurs armes et leurs outils devant leur église pour empêcher l'inventaire des objets du culte. L'abbé soutint ensuite le candidat républicain aux élections législatives de 1906.

réunion de fidèles opposés aux inventaires devant l'église de Soccia (photo extraite de "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud", écrite par Jean-Baptiste PAOLI)

réunion de fidèles opposés aux inventaires devant l'église de Soccia (photo extraite de "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud", écrite par Jean-Baptiste PAOLI)

Ces positions expliquent qu’il fut battu en 1907 par Antoine LECA qui revint dans le canton avec, cette fois, le titre de vice-consul de France à Palerme. L’année suivante, il était vice-consul de France à Naples. En 1910, il avait la fonction de consul de France à Cagliari, en Sardaigne. Ces affectations différentes ne l’empêchaient pas d'être membre du conseil général de Corse.

En 1913, ce fut à l’avocat parisien Antoine-François CECCALDI de siéger au Palais Lantivy.

En 1921, le richissime parfumeur François COTY (1887-1934) battit le maire de Poggiolo Jean-François CECCALDI, qui représentait la gauche. Cette élection fut suivie par toute la Corse et même sur le continent, ainsi que le montrent les articles "En 1921, le canton était au parfum (début)" et "En 1921, le canton était au parfum (fin)".

François COTY

François COTY

Jean-François CECCALDI prit sa revanche en 1925.

En 1933, élection de François OTTAVI, républicain radical soutenu par le parti d’Adolphe LANDRY qui représentait la gauche en Corse.

Mais, le scrutin étant invalidé, le Docteur François ANTONINI fut élu. Il était républicain de gauche (du parti de François PIETRI), c’est-à-dire de centre-droit!!!

Après une nouvelle invalidation, le Docteur ANTONINI fut réélu, le 16 août, contre Noël PINELLI, socialiste SFIO (parti Landry).

A la Libération, le 23 septembre 1945, Martin PAOLI fut élu sous l’étiquette SFIO. Il devint vice-président du conseil général, puis maire de Poggiolo à partir de 1959.

La liste des conseillers généraux de Sorru in sù

Après le décès de Martin PAOLI en mai 1968, le maire de Guagno Jean-Antoine GAFFORY gagna l'élection. Voir l'article "1968: le canton passe à Guagno".

En 1973, la réforme cantonale ayant regroupé les cantons de Soccia et de Vico dans le canton des Deux Sorru, le nouveau siège revint au maire de Vico Dominique COLONNA (divers gauche), puis, en 2008, au divers droite François COLONNA.

 

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La documentation utilisée étant très parcellaire, il est possible que des erreurs ou des oublis apparaissent dans les lignes ci-dessus. Nous serions heureux de recevoir toute information permettant d'améliorer cet article.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 18:00

Les photos de groupe provoquent toujours de la nostalgie car chacun peut voir qu'il a bien changé depuis l'époque du cliché et que des êtres chers ont disparu. Mais ces images ont toujours beaucoup de succès car elles permetttent de se souvenir de bons moments.

Voici une photo qui doit dater de l'été 1968 (45 ans déjà!) à Poggiolo. Comme beaucoup d'autres de ce moment-là, elle a été prise à l'angle de la Stretta et de la route, à l'endroit qui était alors le lieu de rencontre de toutes les générations. Surtout le matin et aussi en fin de journée, il se formait un véritable forum où tous discutaient des affaires familiales, locales, nationales et internationales. Mais, comme déjà écrit dans un article précédent, peu de femmes présentes.

Une originalité: la présence de Tango, un chien qui participait pleinement aux activités poggiolaises.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

De gauche à droite, au premier plan, accroupis: Jean-Marie PASSONI, Jean-Marie ORAZZI et le chien TANGO.

De gauche à droite, au premier plan, debouts: Laurent-Antoine PINELLI (dit Antunarellu), Ferdinand PASSONI et (appuyé contre le mur) Etienne PINELLI.

De gauche à droite, aux second et troisième plans: Bernard FRANCESCHETTI, Michel FRANCESCHETTI, Jules OLIVA, Laurent PINELLI, Hervé CALDERONI, Xavier PINELLI, Dominique PINELLI, Jean-Baptiste PAOLI, Noël LECA, François DESANTI.

 

Cette photo a été publiée dans le journal "L'Info U Pighjolu" (numéro de mai 2008).

Le blog serait très heureux de pouvoir montrer d'autres groupes de Poggiolais de toutes les époques. N'hésitez pas à nous en envoyer. 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:00

Monseigneur MAMBERTI, devenu cardinal, a reçu aujourd'hui samedi 14 février, des mains du pape FRANÇOIS, les symboles de sa nouvelle mission: la barrette (bonnet carré), l'anneau et le titre de diacre de San Spirito in Sassia. Pour la première désignation d'un cardinal corse depuis 150 ans, de nombreux Corses ont fait le déplacement à Rome, avec l'évêque d'Ajaccio et le maire de Vico.

Arrighi avant Mamberti
Arrighi avant Mamberti
Arrighi avant Mamberti

Dans l'entretien accordé récemment à Philippe de Casabianca, le futur cardinal Mamberti avait déclaré: "Le village de Vico est aussi un élément important en raison du nombre de prêtres qui sont issus de la région tout comme de trois évêques récents qui en viennent, Monseigneur Arrighi, Monseigneur Zevaco et moi-même." 

Un point commun de l'évêque de Sagone avec le premier cité, Monseigneur ARRIGHI, réside dans une carrière qui s'est presque entièrement déroulée à Rome.

Photo Kyrn

Photo Kyrn

La notice publiée dans l'encyclopédie Wikipedia indique:

"Jean-François Arrighi, né le 1er mai 1918 à Vico en Corse et mort le 1er décembre 1998 à Rome (Italie), est un évêque catholique français, évêque in partibus de Vico Equense de 1985 à 1998, il est vice-président du Conseil pontifical pour la famille au Vatican de 1985 à 1992. 

Prêtre. Après avoir été formé au séminaire des Carmes - Institut catholique de Paris (Licence en théologie et en droit canonique), il est ordonné prêtre le 27 mars 1948 pour le diocèse d'Ajaccio. Jean-François Arrighi est économe de Saint-Louis-des-Français (1949-1954), nommé administrateur des Pieux Établissements de la France à Rome et Lorette (1954). Il devient attaché à la Congrégation pour les Églises orientales (1955-1960) puis sous-secrétaire du Secrétariat pour l'unité des Chrétiens (1960-1985). Il est nommé recteur de l'église et abbaye de la Trinité-des-Monts en 1974.

Évêque. Le pape Jean-Paul II le nomme évêque titulaire de Vico-Equense et vice-président du Conseil pontifical pour la famille au Vatican le 17 avril 1985. Jean-François Arrighi est consacré le 9 juin de la même année par le cardinal Édouard Gagnon. Il reste en poste jusqu'à sa retraite en 1992, où en décembre il est nommé par le pape Jean-Paul II membre du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. et décède le 1er décembre 1998 à Rome."

Il fut enseveli dans l'église dans l'église Sainte Marie de Vico.

Par ailleurs, dans la revue Sodalitium n°38 de février-mars 1995, M. l'Abbé Francesco Ricossa, reprenant d'autres auteurs, écrit: "Arrighi faisait le lien avec des théologiens français comme Yves-Marie Congar, encore en disgrâce". Le prélat de Sa Sainteté travailla durement à préparer le concile Vatican II. Il se préoccupa surtout de la collégialité et de l'œcuménisme.

 

de gauche à droite: Mgr Arrighi, le cardinal Bea et le pape Jean XXIII (janvier 1961).

de gauche à droite: Mgr Arrighi, le cardinal Bea et le pape Jean XXIII (janvier 1961).

On pourra remarquer l'attention (ou l'humour?) du pape Jean-Paul II qui a confié à cet enfant de VICO, en Corse, le titre d'évêque de VICO Equense en Campanie, près de Naples. 

Le numéro de mai 1985 du magazine "Kyrn" écrivait:

"Brillant orateur, conteur attachant, animé de cette antique foi chrétienne qui pendant des siècles fit vibrer la Corse, Jean-François Arrighi connaît mieux que personne l'histoire commune du Saint-Siège et de la Corse. (...) 
Comme il connait l'histoire des Corses à Rome, ces Corses qui eurent le privilège, avec les Suisses, d'assurer la garde du Pape. 
Cette connaissance lui permet d'affirmer que nos traditions religieuses ont les mêmes racines que celles que l'on trouve encore en Toscane et dans le Latium et qui ont forgé le proverbe qui veut que "da Capicorsu à Bonifaziu, aria di Roma è mar di Laziu."
Et d'affirmer également que le français liturgique lui semble étranger à l'âme corse."

Par ailleurs, le bulletin "INSEME" a publié une liste de serviteurs importants de l'Eglise catholique qui sont passés par Vico.

Voir: http://inseme-bulletin.hautetfort.com/media/00/00/3378024614.jpg

Nota Bene: L'évêque Jean-François était le frère de Pascal ARRIGHI qui eut une triple carrière de juriste, d'universitaire et d'homme politique. Né à Vico en 1921 et mort à Toulon en 2004, Pascal ARRIGHI fut résistant, membre des Commandos, blessé en 1944 lors de la campagne des Vosges.

Avocat, professeur, membre du Conseil d'Etat, il fut président de l'Université de Toulon (1970-1975) et de celle de Corte (1975-1981).

Débutant sa carrière comme radical puis étant partisan de l'Algérie Française, il fut député de Corse de 1956 à 1962. En mai 1958, il dirigea le soulèvement de la Corse et son ralliement à de Gaulle. Maire de Vico de 1959 à 1983 et conseiller régional de Corse (1986-1998), il fut aussi député FN des Bouches-du-Rhône de 1986 à 1988.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 06:50
Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Toutes nos condoléances à l'épouse, aux enfants et à toute la famille de Jean GAFFORY.

Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Jean GAFFORY, né en 1925, était une personnalité très connue dans nos villages, d'abord en tant que directeur de la Caisse d'assurance-maladie, puis par ses mandats électifs.

Il fut maire de Guagno pendant 43 ans, de 1965 à 2008. Il devint conseiller général du canton de Soccia en 1968, à la mort du maire de Poggiolo Martin PAOLI. Il garda cette fonction jusqu'en 1973, quand la réforme cantonale fit fusionner ce canton avec celui de Vico pour créer les Deux-Sorru.

Homme de conviction (il fut radical de gauche et il parraina la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002), il était toujours proche des gens et prêt à aider chacun. En 2008, le conseil municipal de Guagno lui avait attribué le titre de maire honoraire. 

Nous vous proposons deux vidéos qui évoquent les deux grands moments de sa carrière:

- l'élection à la mairie de Guagno en 1965 (montage de Marthe POLI)

- l'élection cantonale de 1968 (film de Michel FRANCESCHETTI)

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:40

Nicolas Rutily, le maire d'Orto, a commencé à appliquer un plan de remise en état des chemins de l'eau et des hommes sur sa commune. L'ancien système hydraulique, qui permettait par tout un réseau de rigoles, de fournir de quoi arroser les jardins est restauré par tranches successives. La première vient d'être réceptionnée par la mairie, comme le montre l'article paru dans "Corse-Matin" samedi 21 décembre 2013 et que l'on peut voir ci-dessous.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

De tels réseaux existaient dans tous les villages autrefois. Ils permettaient de cultiver les nombreuses planches de terrain soutenues par des murets. La moindre portion de sol était exploitée.

Si ORTO ou ORTU signifie "jardin" en italien ou en corse, il faut se souvenir que POGGIOLO ou U PIGHJOLU peut se traduire par "balcon" ou "terrasse" et vient du latin "podium". Ces noms de villages désignent bien des endroits cultivables.

Les rigoles poggiolaises ne sont plus utilisées depuis l'installation de l'eau courante en 1968. Les particuliers qui veulent arroser leurs jardins se servent de cette eau publique. Si l'on avait l'idée insensée, comme à Ortu, de remettre en vigueur les rigoles, la tâche serait très difficile. Des rigoles ont été enterrées, d'autres ont disparu ou ont été comblées par du ciment, comme celle qui est à l'angle de la stretta et de la route.

L'eau à Orto et à Poggiolo

Mais, qu'il s'agisse de l'ancien système de rigoles d'irrigation ou de l'actuel réseau de circulation des eaux usées, le plus important est un entretien régulier pour éviter les bouchons de feuilles et les inondations.

Photos prises sur le côté de la Stretta les 12 et 20 août 2013.
Photos prises sur le côté de la Stretta les 12 et 20 août 2013.

Photos prises sur le côté de la Stretta les 12 et 20 août 2013.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 17:37
Avez-vous pensé à Jules?

Voici exactement deux mois, le 24 août 2013, que Jules NICOLI est mort à l'âge de 85 ans et le blog des Poggiolais ne l'a pas encore évoqué.

Jules NICOLI n'était pas du tout de Poggiolo mais il y était venu plusieurs fois dans les années 50, 60 et 70 pour animer des bals d'été avec son accordéon et son orchestre.

Les jeunes d'aujourd'hui ne le connaissent pas. Pour la génération qui a eu 20 ans autour de 1968 et qui était marquée par le rock, il paraissait ringard avec ses tangos et ses inévitables paso doble. Mais il faisait partie de l'environnement estival.

Chaque été voyait inéluctablement une soirée Jules NICOLI et une soirée Charles ROCCHI au bar du Belvédère, soirées dont l'organisation est expliquée dans l'article: Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

Il se produisait dans d'autres villages du canton, souvent à Guagno.

Pour l'évoquer, voici une lettre publiée dans "La Corse Mon hebdo" du 13 septembre dernier.

Le piano à bretelles a le blues, il a perdu son Jules. Originaire de Rezza en Corse mais né à Paris, il est en admiration devant les accordéonistes Gus Viseur et Emile Prud'homme. Précoce, il est nommé chef d'orchestre à l'âge de 11 ans. Premier enregistrement sur 78 tours Columbia avec l'accordéoniste Jean Miranda, ils forment le duo Nicoli. Avec le chanteur Albert Préjean, il anime plusieurs tours de France à partir de 1946. Vers 1956, il tourne dans deux films. Il a été l'accompagnateur de Tino Rossi puis de Line Renaud et d'Annie Cordy.

Les bals du 14 juillet à la Bastille, c'était lui. La fête de la musique place du marché Sainte-Catherine, c'était toujours lui. Il a arpenté sur un demi-siède les bals populaires et les thés dansants, il a animé les compétitions de danse de salon internationales à la Mairie de Montrouge.

En Corse il a accompagné entre autres Charles Rocchi, Tony Toga ... Il a animé de nombreux bals dans la Corse profonde comme dans le Niolu. Il a organisé un célèbre match de football à Ajaccio composé d'accordéonistes célèbres. Largement reconnu parmi les grands de l'accordéon, Jules a toujours intégré dans son vaste répertoire des mélodies de son île qu'il reproduisait avec une émotion intense et sentimentale. C'était un ami. Je n'oublierais jamais: "Les Mouettes de Mykonos", "La Boudeuse », "Donnez-moi des roses", "Le Bateau de Tahiti", "Il a suffi que tu sois là" et son bouquet de chansons sur Tino Rossi, et bien d'autres encore. Ne l'oublions pas.

Alain BROCHET Saint-Maur-des-Fossés

De son côté, Charles ROCCHI est mort en février 2010. L'article cité ici lui a rendu hommage:

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:32

Pour voir à quoi ressemble un village, quelle est son étendue, comment ses maisons sont disposées, le mieux est de le voir par en haut. L'IGN (Institut de Géographie Nationale) est chargé de réaliser la photographie aérienne de l'ensemble du territoire français. Chaque année, une nouvelle portion est ratissée par les avions de l'IGN.

Mais il existe des vues aériennes non officielles de Poggiolo (cliquer sur les photos pour les agrandir).

En voici une.

Poggiolo vu du ciel (1/3): des dates oubliées

Cette photo a été fournie par Marie et Germaine dont la maison se trouve au premier plan. Elle semble dater de la fin des années 1950 ou du début des années 1960.

Pour arriver à une plus grande précision, il faudrait connaître le moment du crépissage de la maison FRANCESCHETTI dont un côté était alors couvert par un échafaudage.

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Une deuxième photo existe:

Poggiolo vu du ciel (1/3): des dates oubliées

Elle est l'œuvre de Joël CALDERONI qui était monté dans un avion piloté par Hervé OULIÉ. Ce dernier fréquentait régulièrement l'aéro-club d'Ajaccio et proposait parfois à des amis du village de faire une promenade aérienne, moyennant le partage des frais de carburant.

Cette image enregistrée par l'appareil de Joël a été réalisée à la fin des années 1980, sans plus de précision de la part des acteurs du vol.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 18:00

    Un des articles sur un devoir français de 1963 décrivait la situation de l'école poggiolaise à ce moment-là et donnait le lien avec un article sur les différents instituteurs qui ont opéré au village.

   Après sa lecture, Hervé OULIÉ nous a envoyé les précisions suivantes. Ce blog serait ravi de publier les témoignages d'autres écoliers de cette époque.

 

 

  Hervé OuliéIl me semble que, dans l'article sur l'école de Poggiolo, il manque une maîtresse qui officia durant au moins une année scolaire entière, celle que j'ai passée au village, peut-être en qualité de remplaçante.

   Elle s'appelait Mlle Dalaniole, je ne suis pas sûr de l'orthographe, mais je me souviens très bien de son nom et de certains de mes compagnons de classe (il y avait 3 classes dans la même pièce et nous étions bien 7 ou 8): Germaine et Noël SICCHI, Jean-Marie PASSONI (j'étais le seul dans la même classe que lui, la classe des plus jeunes). Il y avait peut-être aussi Jean-Martin PINELLI, mon cousin, et sans doute 2 ou 3 autres en plus dont je ne me souviens plus trop (peut-être les Tramini?) !

   Je pense que Mlle DALANIOLE se situe après Angèle POMPEANI (d'après l'âge de Germaine sur la photo qui avait alors les cheveux longs et était plus âgée). Je me souviens qu'elle était locataire au dessus de la fontaine dans la grande maison de Zaza, celle où maintenant il y a une piscine.


école Pompeani                                                          Photo de l'époque d'Angèle POMPEANI

    

   Je regrette qu'il manque la photo de notre école qui est d'ailleurs toujours là, même si ce n'est certainement plus une école! C'était une toute petite pièce qui donnait sur la place en dessous de l'église Saint Roch.

   Notre cour de récré, c'était le pré situé derrière cette petite place et qui a servi à faire au moins une grande fête (avant la construction de l'actuelle salle des fêtes). On voit très bien ce pré (ou plutôt ces planches), du virage de la maison de Mariona. Notre cour de récré était la plus haute de ces planches...

 

cour récréPré vu de la maison de Mariona

 

   La fête évoquée par Hervé eut lieu en août 1975 sur la place Inghjo à l'initiative de l'Association La Montagne de Poggiolo. Des renseignements supplémentaires se trouvent en cliquant ICI.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:00

(suite et fin des articles précédents)

 
   Le devoir de 1963 que nous avons décortiqué se terminait ainsi:

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 Que cela est différent des grandes villes où les gens cherchent toujours à gagner du temps sans y parvenir jamais! Mais, quand même, je préfère ma bonne ville de Marseille où j’ai toujours vécu.
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    Encore une réflexion sur la triste vie des citadins, tempérée par la conclusion que je supposais être attendue par le prof. Cette phrase balancée était nettement destinée à répondre à la partie du sujet qui demandait le genre de vie que l'on préférait.


    En tout cas, l’enseignant inscrivit comme observations:

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“Bon devoir. Style presque toujours très correct et agréable. Sujet bien compris.”
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redac p1



    Il était satisfait.

   Moi aussi, je fus content que le devoir fut jugé assez bon pour obtenir 14/20 alors que ce professeur ne mettait pas beaucoup de fortes notes.

   Le choix du lieu choisi pour ce devoir correspondait à ce que je savais mais aussi à ce que je ressentais comme attachement à des racines. Ces lignes constituaient, sans que je m'en rende compte, une sorte de profession de foi de laquelle je ne m'éloignerai plus.

   L'été 1964, ma mère Marie, mes sœurs (Monique et Marie-Claude) et moi, nous passâmes les vacances dans un petit village de montagne, mais en Ardèche, à Rochepaule.

 

rochepaule01

   Ce fut le dernier été de notre jeunesse hors de Corse.

   En 1965, du 17 juillet au 15 août, les vacances eurent lieu à Poggiolo.

   Depuis 1965, Poggiolo a gagné.

    Et Marie-Claude y habite même en permanence.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:00

 (suite des articles précédents)

 

   Les dernières lignes de la troisième page du devoir ressemblent à un mauvais cliché de la paresse corse.

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 Ils ont toujours du temps pour jouer aux boules ou aux cartes ou bien encore ils font la sieste.
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    Cette caricature s’appuyait sur des observations faites en été, où les travaux agricoles ne s’effectuent pas en pleine journée, sous le soleil. Pourtant, je savais que mon grand-père se levait très tôt pour travailler et qu’il avait souvent accompli l’essentiel de sa journée quand je me levai.

Que dit la page 4?

 

redac p4

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 Les jeunes préfèrent aller se baigner dans la rivière ou faire de longues randonnées.
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    A la rivière, on y allait à pied. Le bain était donc doublement rafraîchissant. Il était également agréable pour ceux habitant des maisons où l’eau destinée à la toilette était comptée. Le malheur était qu’il fallait également remonter à pied au village et que l’on perdait une partie du bénéfice de la baignade.
    La vidéothèque poggiolaise, parmi sa soixantaine de films, en contient deux montrant, l'un les joies de la rivière  pour les "jeunes adultes" des années 50 (1953 et 1954, semble-t-il)  et l'autre la génération suivante en 1968 et 1969.


 

 

 

 


    Si le devoir évoquait les “longues randonnées”, c’est que, pour les adolescents de ces années-là, allait commencer la période des grandes excursions regroupant entre 10 et 30 jeunes de notre âge, sorties remplies de péripéties dont certaines seront contées plus tard.

   Il faut remercier Joël CALDERONI qui avait fait don à "L'Info - U PIGHJOLU" (numéro d'octobre 2007) de cette photo de la première expédition au lac de Crena en été 1962, un an avant le devoir que nous analysons.

  creno1962

 

On peut y reconnaître:

- au premier plan, de gauche à droite: Jean-Marc OULIÉ (supportant son frère Hervé sur ses épaules), Jean-Martin PINELLI et Jean-Marie PASSONI

- au fond, de gauche à droite: Hervé CALDERONI et François ORAZY

 

(à suivre)

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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