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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:00

Qui a fêté ses cinquante ans en cette année 2016 ?

 

Pour le savoir, il fallait se rendre à Sagone.

De plus en plus, la mode est aux tee-shirts  portant des inscriptions variées et parfois hermétiques. Ainsi, cet été, à Sagone, le nombre «66» était porté par les serveurs du café-glacier «Le Bowling ». Que signifiait-il ?

 

Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant

Un autre texte se retrouvait sur d’autres habits de certains employés, sur les serviettes en papier et sur les carafes d’eau: «50 anni inseme !». Mais deux dates expliquaient tout: «1966-2016».

Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant
Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant
Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant

On a du mal à s’en rendre compte mais le célébrissime "Bowling" a juste cinquante ans.

En 1966, Jérôme MATTEI ouvrait cet établissement qui proposait de s’initier à un sport alors quasiment inconnu en France. Cette initiative rejoignait la fascination des jeunes de l’époque pour le mode de vie américain. Depuis quelques années, un premier drugstore s’était ouvert à Paris. Presque en même temps, un autre s’installait à Marseille, ainsi qu’un drive-in, tous deux de durée très éphémère.

Sur cette photo, extraite de la page Facebook du "Bowling", on distingue mal, tout au fond, cachées par le billard, les deux pistes sur lesquelles on lançait la lourde boule à trous pour le placement des doigts afin de culbuter les quilles. Mais on voit bien les tableaux d’affichage aux couleurs vives, là où maintenant une porte a été percée. Un peu plus à droite, près des toilettes, des flippers dont les jeunes «baby-boomers» étaient friands.

 

Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant

Ces distractions ont disparu mais le nom est resté.

Il est resté surtout, pour ceux qui eurent vingt ans autour de 1968, une certaine nostalgie de ces jours de baignade se terminant autour d’un verre  dans ce bar qui était pratiquement le seul d’une petite station touristique. Il est resté le souvenir des soirées où ceux qui avaient une voiture faisaient parfois une infidélité au «Robinson» de Saint Marcel ou aux frères DEMARTINI de «chez Fisché» à Soccia (voir l’article: "L'importance d'Antoine") et descendaient du village juste pour prendre une glace, alors que GERONIMI (maintenant glacier de réputation internationale) n’était pas encore installé, ou pour s’amuser exactement en face, au «Ros’hen», la boîte de nuit aménagée dans la maison de la belle-famille de Nicolas SARKOZY. A l’époque, personne ne connaissait ce personnage.

Beaucoup de transformations se sont produites en cinquante ans. On ne joue plus au bowling mais on peut toujours savourer de bonnes glaces au «Bowling».

 

Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 18:00

L'article sur les cars qui, autrefois, allaient d'Ajaccio à Soccia, a suscité de nombreuses réactions. La plus émouvante est celle de Marina David Clementi. Elle est parue comme commentaire mais ce texte mérite d'être mieux mis en valeur et nous le recopions ici.

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C'est un grand souvenir d'enfance; l'été 1959 notre grand-mère, Françoise Clementi née Antonini, nous emmène, ma soeur et moi, en Corse, dans son village Soccia. Nous arrivons en Caravelle à Ajaccio et rallions le lieu du départ du car pour Soccia, conduit par son neveu, Toussaint, dernier conducteur de cette liaison Ajaccio-Soccia.

Témoignage sur le car d'antan

Retrouvailles affectueuses échangées avec Toussaint et beaucoup des passagers du car ; tout le monde se connaît et nous connaît, ma soeur et moi, alors que nous ne connaissons personne (nous avons 6 et 8 ans) !.

 L'allure est lente mais dans le car, beaucoup d'animation; arrêt dans chaque village traversé, chargement de passagers, valises, paquets plus ou moins volumineux, courriers, et, même, une chèvre à Murzo, qui a trouvé place sur le toit du car!

Enfin, Soccia est en vue, avec son clocher, au détour d'un virage, et Toussaint stoppe le car, pour que sa tante Françoise puisse le voir.

 

Témoignage sur le car d'antan

Très émue, elle essuie des larmes de joie. Pour ma soeur et moi, c'est le début d'une aventure inoubliable et magnifique!

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:55

L’article précédent a montré que les transports automobiles entre Ajaccio et Vico ont commencé tôt. Mais qu’en fut-il des relations avec le haut-canton ?

Un témoignage important a été publié en avril 2005 dans le bulletin inter-paroissial «Inseme». François Ottavi, de Soccia, y racontait comment sa famille a assuré les transports en commun de Sorru in Sù pendant des dizaines d’années.

«A partir de l'année 1902, mon arrière-grand-père, Simon Ottavi (1853-1950), quitte ses brebis et ses chèvres pour assurer le service postal et voyageurs de Soccia à Vico.

Son fils, mon grand-père Jean Toussaint Ottavi (1882-1960), dit "Tramuntero", après avoir assuré un service de "carri", c'est-à-dire avoir effectué le transport de marchandises avec des camions à traction animale, acheta sa première voiture à moteur en 1927. Il avait appris à conduire à l'armée, mais, pour se refaire la main, il engagea initialement un jeune chauffeur de Murzu, Migaellu Astolfi.

Mon grand-père, épaulé par ses fils Simon, Dominique-Antoine et Ange, assura un transport quotidien Soccia-Ajaccio et une liaison régulière Soccia-Vico. A cette époque, vu l'état des routes, des matériels, mais aussi les aléas: crevaisons multiples où il fallait réparer soi-même, nombreux bars et pas de contrôle d'alcoolémie! le temps du trajet était pour le moins variable ...

Après la guerre, à la fin des années quarante, c'est mon père Dominique-Antoine (1912-1996) qui assura ce service public jusqu'au début des années 80. C'est lui qui, le premier, a imposé des horaires précis et réguliers: départ de Soccia longtemps à 5 heures 30, puis à 6 heures, départ d'Ajaccio à 16 heures. Mon oncle, Toussaint Antonini, beau-frère et associé de mon père, a, durant les trente dernières années, tous les jours sauf le dimanche conduit le car qui effectuait la liaison Soccia-Ajaccio-Soccia. Il a ainsi effectué plus d’un million 400.000 km sur des routes que chacun a connues... pittoresques mais, oh combien!, tortueuses.»

 

Voici le véhicule qui était utilisé dans les années de l’immédiat après-guerre, photographié devant l’établissement de Guagno-les-Bains.

Les autocars d’antan (2/2)

La photo suivante montre ce car au même endroit en août 1950. Entre lui et, au premier plan, Guy et Jean-Marc TRAMINI, il est possible de se rendre compte que la chaussée était constituée d’une sorte de macadam empierré.

Les autocars d’antan (2/2)

L’état de la route est un peu plus visible sur cette photo où Guy, seul, est assis à l’emplacement actuel de l’entrée de l’ex-Hôtel des Thermes.

Les autocars d’antan (2/2)

Le revêtement en goudron fut posé en 1952.

Dans les années 1960, le car de Dominique-Antoine fut célèbre par sa longévité. Chaque fin de journée, l’été, un petit public attendait au bord de la route aux arrêts des Bains, de Poggiolo ou de Soccia afin de guetter qui venait du Continent pour passer ses vacances. Il était très pratique pour les jeunes qui avaient pu se rendre à la plage de Sagone en auto-stop et qui guettaient son passage au Grand Large ou au Santana pour remonter au village pour un prix modique. Et oui, la voiture automobile était une denrée rare !

Les autocars d’antan (2/2)

Maintenant, aucune ligne régulière ne joint Sorru in Sù au reste du monde. Seuls, les autocars Roger Ceccaldi passent quotidiennement par Vico pour se diriger vers Renno, Cristinacce, Evisa et Marignana.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 18:00

L’Euro, la Coupe d’Europe des nations de football, démarre le 10 juin et va enflammer pendant plusieurs semaines les acharnés de ce sport. Les Poggiolais en sont également passionnés. Ils sont nombreux à le pratiquer en amateurs.

Ainsi, en janvier 2014, ce blog avait publié la photo de l'équipe de Poggiolo prise en 1968 à Guagno-les-Bains.

Pas de Poggiolais à l’Euro

Debout et de gauche à droite:

- Jean PINELLI (que nous remercions pour l'envoi de cette photo)

- Hervé OULIÉ (qui, d'après ses gants, devait être goal)

- Jean-Marc OULIÉ

- Jeannot DEMARTINI

Assis et de gauche à droite:

- Hervé CALDERONI

- Bernard FRANCESCHETTI

- Christian PINELLI

 

Voici maintenant la photo de l’équipe de juillet 1966 :

Pas de Poggiolais à l’Euro

Debout et de gauche à droite:

- Jean-Pierre FRANCESCHETTI

- Bernard FRANCESCHETTI

- Christian PINELLI

- Hervé OULIÉ

- François OLIVA

Assis et de gauche à droite:

- Joël CALDERONI

- Dominique PINELLI

- Hervé CALDERONI

On peut voir que, en 1966, les vêtements sont un peu disparates tandis que l'équipe de 1968 porte de vrais maillots.

Il est à remarquer qu’il n’existait pas encore de stade au-dessus de Guagno-les-Bains. Les matchs avaient lieu sur le terrain occupé ensuite par l’Hôtel des Thermes et maintenant par le Foyer pour adultes médicalisé.

Un petit film réalisé par Michel FRANCESCHETTI permet de voir cette équipe en action en 1966 et aussi en 1969 (où l'on revoit les maillots de 1968).

Avez-vous d’autres vieilles photos de footballeurs poggiolais ?

 

Il existe également une version sur Youtube :

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 18:13
Solution de la devinette du mois: portrait de baby-boomers

Etes-vous arrivé à identifier ces douze excursionnistes ?

- De gauche à droite, debout :

Michel FRANCESCHETTI, Jean-Marc OULIÉ, Marie-Claude DUGAS, Jean-Dominique PINELLI (prénommé alors simplement Dominique ou Dumé), François ORAZY, Paule FATTACIOLI, Hervé OULIÉ et Hervé CALDERONI.

- Assis ou accroupi, toujours de gauche à droite:

François OLIVA, Jérôme DUGAS, Jean-Marc TRAMINI et Christian PINELLI.

 

La photo a été prise par Joël CALDERONI le samedi 7 août 1965 entre 16h et 17h devant l'une des bergeries de Belle e Bonne, entre Guagno et le col de Bocca a Soglia.

Cette randonnée avait en réalité impliqué dix-huit jeunes. Il manque sur cette photo (en dehors du photographe):

Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE), Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI), Jean-Pierre FRANCESCHETTI, Jacques-Antoine MARTINI et Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA).

Les péripéties de cette sortie furent nombreuses et elles furent la cause d’une autre balade les 27, 28 et 29 juillet 1966. Elles feront l’objet d’articles prochains, d’autant plus que l’ensemble des Poggiolais de tous les âges fut alors impliqué.

Tout cela est bien lointain, l’époque où ces baby-boomers étaient pleins de vitalité, qu'ils étaient «jeunes et larges d’épaules» comme l’a chanté Bernard Lavilliers dans sa chanson «On the road again».

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 18:02
La devinette du mois: portrait de baby-boomers

Voici une photo très ancienne car elle a plus de cinquante ans. Elle a été prise pendant l’été 1965 lors d’une excursion en montagne.

Sur les douze excursionnistes représentés, deux vivaient toute l’année à Poggiolo (et y vivent toujours). Mais tous avaient des attaches familiales avec le village.

Ces jeunes avaient alors entre 15 et 20 ans et étaient nés lors du pic de natalité (nommé « baby boom ») que la France a connu juste après la fin de la seconde guerre mondiale.

En dehors d’une décédée et d’une autre qui ne vient plus du tout depuis longtemps, toutes ces personnes peuvent être rencontrées, à un moment ou à un autre de l'année, à Poggiolo et Guagno-les-Bains. Combien pouvez-vous en reconnaître un demi-siècle plus tard ?

 

Réponse demain.

La photo peut être agrandie en cliquant sur elle.

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 18:01

Les fours à pain ont joué autrefois un rôle très important dans la vie villageoise. Ils ont été délaissés et les survivants ne sont guère en activité qu’à l’occasion de quelques fêtes. D’autres sont abandonnés, en ruines, ou ont complètement disparu. Certains ont eu un destin particulier.

Prenons l’exemple du quartier des Case Suprane à Poggiolo. Il s’agit, comme le nom l’indique, des habitations situées en haut du village, entre la route départementale et l’église St Siméon.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Le plan cadastral napoléonien de 1857 permet de repérer dans cette zone, orthographiée alors « Case Sopprane », quatre fours, reconnaissables à leur petite taille et à leur côté arrondi. Ils sont alors situés sur les parcelles numérotées 367 bis, 368 bis, 493 et 496 bis.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Que sont-ils devenus maintenant ?

Le cadastre actuel, tout aussi précis que l’ancien, permet de le savoir.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Il montre que :

- le four du terrain 367 bis, devenu 262, a été encore plus intégré à la maison dans laquelle il se trouvait et la forme semi-circulaire est devenue pointue, signe de sa disparition;

- le four du 368 bis existe toujours dans la parcelle numérotée 264, placé sur le côté d’un séchoir à châtaignes qui domine toujours le chemin de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

L’ouverture du four.

L’ouverture du four.

- à la place du four de la parcelle 493, il n’existe plus rien que le chemin public ;

- la parcelle 252, qui regroupe les parcelles 496 et 496 bis, ne montre plus de trace de four.

 

Mais un vestige de ce dernier four existe toujours.

La parcelle 252 correspond à la maison BARTOLI, devenue CHABROLLE.

Le cadastre de 1857 montre un escalier d’accès à la terrasse qui permet d’accéder, à droite, à la porte d’entrée, tout comme maintenant. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Au-dessus de cette porte, un linteau gravé donne, à côté d’une croix, la date de 1834. La pierre a une forme polygonale, au lieu d’un rectangle ou d’un carré bien net comme dans la majorité de ce type d’inscription.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Les chiffres sont peu visibles et ont été rajoutés sur cette photo.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

En fait, ce bloc ne se trouve pas à son emplacement d’origine. Rose-Marie CHABROLLE se souvient qu’il a été déplacé par son père, le docteur BARTOLI, au début des années 1960. D’ailleurs, certains, comme le rédacteur de ce texte, se rappellent d’une inscription gravée sur le mur bordant la Stretta, dans la partie arrondie qui correspond à peu près au four d’autrefois. Ce four a donc certainement été en partie détruit dans ces années 60 pour servir de mur à la véranda, maintenant agrandie, créée sur la partie Est (droite sur la carte) de la terrasse.

 

L’année 1834 était-elle l’année de la construction de la maison, du four ou des deux parties ? Il n’est pas possible de l’affirmer mais la probabilité est grande que les deux éléments aient été bâtis ensemble.

 Le plan-terrier dressé par l’administration française à la fin du XVIIIème siècle ne montrait aucun bâtiment à cet endroit, localisé par une croix verte sur le document ci-dessous. La courbe du virage de la Stretta y est bien marquée, exactement comme aujourd’hui

Les cercles jaunes désignent les deux églises de Poggiolo.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

En dehors de la pierre gravée qui est à la place d’honneur de la façade, le four n’a pas totalement disparu.

La courbure ancienne de la Stretta est accentuée à la hauteur de l’arrondi du mur blanc de la véranda et ressemble bien à un cul-de-four. De plus, des moellons d’origine constituent la majorité de ce mur. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Et, surtout, l’ouverture existe toujours, à l’intérieur du bâtiment.

 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Crédits photos:

- la gravure du linteau est de Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corseshttp://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677;

- les quatre dernières photos ont été prises par Jean-Pierre CHABROLLE;

- les autres illustrations sont de Michel FRANCESCHETTI. 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 18:00

A la suite de l’article précédent qui évoquait les anciens chemins de transhumance, une de nos lectrices, Maryse MORETTI, a eu la gentillesse de faire parvenir au blog des Poggiolais la photo suivante.

Quand la transhumance passait par Guagno-les-Bains

Le cliché a été pris d’assez loin mais on y voit un troupeau de chèvres constitué en deux parties (encerclées par un trait ovale blanc ci-dessous) entre lesquelles se trouvent un ou deux hommes. Ces bêtes vont passer devant l’établissement thermal de Guagno-les-Bains (lettres E. T.) pour monter jusqu’à la chapelle de Saint Antoine avant de continuer leur chemin vers Sagone.

Quand la transhumance passait par Guagno-les-Bains

Le format de la photo et le type de couleurs, maintenant un peu passées, indiquent que l’image doit dater du début des années 1960. L’état de l'aile des thermes que l’on voit ici montre, en tout cas, que la SARL gérée par Charles HOUVER n’avait pas encore entrepris les travaux de rénovation qui permirent la réouverture en 1973.

Merci à Maryse MORETTI d’avoir permis de se souvenir de la vie traditionnelle d’il y a cinquante ans.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 17:40

La façade de l’établissement thermal de Guagno-les-Bains s’orne d’une inscription dont il a déjà été indiqué le caractère historiquement douteux. Au-dessous de la plaque, la décoration du mur est complétée par une jardinière couverte d'herbes folles.

Le récipient dans lequel la terre a été accumulée est en réalité une baignoire en marbre avec deux anneaux sculptés de chaque côté. L’idée de convertir un ustensile de bain pour faire pousser des plantes est excellente pour ce cadre.

La baignoire de l'impératrice

Cet objet est d’ailleurs mentionné dans plusieurs sites internet touristiques sous le nom de « la baignoire de l’impératrice », sous-entendant « l’impératrice Eugénie »,  épouse de Napoléon III. Mais il a déjà été démontré (dans l’article Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (1/2)) que le couple impérial n’a jamais pu se rendre à Guagno-les-Bains.

D’autre part, il ne peut s’agir de LA baignoire de l’impératrice car il existe DES baignoires identiques.

PLUSIEURS  BAIGNOIRES

Sur un dépliant publié par la Préfecture de Corse-du-sud à l’occasion des Journées du Patrimoine d’il y a quelques années, on peut lire dans la partie consacrée aux jardins du Palais Lantivy:

« Les trois baignoires en marbre, 2ème moitié du XIXème siècle, proviennent de la station thermale de Guagno-les-Bains. »

La photo d’accompagnement ressemble beaucoup à ce qui est visible maintenant dans la cour de la station thermale.

La baignoire de l'impératrice

Nous en arrivons à quatre baignoires du même type. Mais on est loin du compte car les baignoires se trouvaient dans les 17 cabinets particuliers (dont 3 avaient des baignoires jumelles) installés dans les thermes lors de leur reconstruction de 1846-1855. Le total était donc de 20 baignoires.

Le devis du Conducteur des Ponts et Chaussées GIERYNSKI, daté du 13 novembre 1846 et cité par François VAN CAPPEL DE PREMONT, architecte du Patrimoine, dans son livre « Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme », nous apprend que ces baignoires étaient plaquées de marbre de Corte et coûtaient 84,84 francs l’unité.

 

SOUVENIR PERSONNEL

Les personnes qui ont plus de 60 ans maintenant se souviennent certainement s’être baignées dans ces baignoires, surtout avant 1968, quand l’eau courante n’avait encore été installée à Poggiolo.

Après un match de football ou après une simple promenade, si l’on n’allait pas se tremper dans la rivière, on se présentait à l’établissement thermal. Pour un prix modique, ou même gratuitement pour ceux qui résidaient toute l’année au vilage, on était introduit dans une petite pièce fermée par une porte en planches de châtaignier disjointes. La baignoire était placée contre un mur. Au-dessus d’elle, un robinet en cuivre doré permettait de faire couler une eau chaude à l’odeur de soufre très caractéristique que l’on gardait un bon moment. On était en forme pour gravir les trois kilomètres de montée jusqu'à Poggiolo.

 

DEUX MYSTÈRES ET UNE INJUSTICE

Ces baignoires ont certainement été enlevées lors des travaux qui permirent un redémarrage temporaire de la station. La date exacte serait à rechercher. Mais on se souvient que, pendant de  très longs mois, des baignoires étaient abandonnées le long des rues du village.

Les exemplaires qui se trouvent à la Préfecture d’Ajaccio seraient présentées dans le jardin depuis 1984, d’après la base de données Palissy des monuments historiques. En effet, elles ont été classées depuis le 2 mai 1984.

Mais il y a encore deux mystères :

- le dépliant des Journées du Patrimoine cite le chiffre de trois baignoires. Pourquoi la troisième n’est-elle pas dans cette liste ?

- la baignoire-jardinière de Guagno-les-Bains n’est pas mentionnée sur la liste des monuments historiques. Est-ce parce qu’elle est se trouve dans un petit village éloigné de la métropole ajaccienne ?

Même sans être LA baignoire de l’impératrice, il serait normal qu’elle soit classée.

EXIGEONS LA RECONNAISSANCE DU CARACTERE DE MONUMENT HISTORIQUE À LA BAIGNOIRE DE GUAGNO-LES-BAINS !

La baignoire de l'impératrice

En tout cas, monument historique ou non, l'exposition de cette baignoire et son placement sous la plaque "1808" sont les symptômes de la nostalgie que l'on ressent à Guagno-les-Bains et à Poggiolo, celle de "l'âge d'or de Guagno-les-Bains, quand des centaines de curistes se succédaient tout au long de l'été, faisant vivre le commerce local", comme le fait dire le romancier Didier DAENINCKX, dans son livre "Têtes de Maures", au conseiller général (voir l'article "Guagno-les-Bains, cadre de roman (1/3: des Archives à la fin de "l'âge d'or")").

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:55

Depuis quarante ans, le canton des Deux Sorro rassemble les cantons de Soccia et de Vico. L'histoire du premier a été présentée dans l'article "La liste des conseillers généraux de Sorru in sù".

Voyons ce qu'il en fut de l’ancienne pieve de Sorro in giù, devenue canton de Vico. Ce territoire était composé des communes de Vico, Murzo, Letia, Arbori, Balogna, Cargese, Coggia et Renno.

Quels en furent les représentants au conseil général de la Corse ?

Il est à remarquer que beaucoup furent maires de Vico et plusieurs députés ou sénateurs.

 

Pendant pratiquement tout le Second Empire, le conseiller général du canton de Vico fut Jean-Jourdain CASANELLI d'ISTRIA, président du tribunal civil de Sartene,            

A partir de 1871, le siège fut détenu par le comte Alfred MULTEDO (1846-1908), personnage important du parti bonapartiste auquel il resta attaché toute sa vie. Membre d'une grande famille de propriétaires de Vico (et, par exemple, de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains), il fonda le 1er Octobre 1892 le Comité Napoléonien, ancêtre du CCB (comité central bonapartiste) qui donna plusieurs maires à Ajaccio jusqu’en 2001. Il fut deux fois élu et invalidé à l’Assemblée nationale en 1885 et 1889, pour avoir bénéficié de "pressions cléricales".

Sa biographie complète se trouve en suivant le lien :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65623170/f15.image.r=

Ayant abandonné la politique en 1894, il fut alors remplacé au conseil général par un républicain : Dominique CRISTINACCE, maire de Vico de 1888 à 1896 et de 1908 à 1910.

En 1901, le canton tomba entre les mains d’Ange MURACCIOLE qui avait été sénateur de 1892 à 1894 et le redevint en 1903. Petite particularité: ce natif du village de Muracciole avait été longtemps maire de Belgodere et conseiller général de Vezzani avant de se présenter à Vico. Il mourut le 2 juillet 1904.

Ange MURACCIOLE

Ange MURACCIOLE

De 1904 à 1907, le poste fut occupé par M. COLONNA, maire de Vico.

Pendant quelques mois, il revint à Raphaël CASANELLI d'ISTRIA, ancien secrétaire général à Ajaccio.

Puis, en 1908, Jean-François GALLINI, avocat-défenseur à Sousse, devint conseiller général. Il fut sénateur de 1920 à son décès, en 1923

Sa biographie a été publiée sur le blog des Poggiolais :

Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)

 

Jean-François GALLINI

Jean-François GALLINI

Mais, en 1921, sa réélection ayant été invalidée, «l’empereur du Sahel» se heurta à l’ambition de François COTY, ce qui aboutit à l’élection de COTY à Soccia et, dans le canton de Vico, du docteur Philippe CHIAPPINI qui resta en place jusqu’à la guerre.

Voir les deux articles :

En 1921, le canton était au parfum (début)

En 1921, le canton était au parfum (fin)

En 1951, Pascal ARRIGHI fut élu conseiller général avec l'étiquette radicale. Il siégea à l'Assemblée Nationale de 1956 à 1962 (comme radical puis comme gaulliste de UNR) et de 1986 à 1988 (comme Front National). Sa biographie se trouve à la fin de l'article: Arrighi avant Mamberti

Pascal ARRIGHI

Pascal ARRIGHI

Il fut maire de Vico de 1959 à 1983 mais céda le canton dès 1958 au radical de gauche Dominique COLONNA.

En 1973, la réforme cantonale ayant regroupé les cantons de Soccia et de Vico dans le canton des Deux Sorru, le nouveau siège revint à Dominique COLONNA, maire de Vico en 1983, puis, en 2008, au candidat de droite François COLONNA, également devenu maire de la commune en 2001.

François COLONNA

François COLONNA

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La documentation utilisée étant très parcellaire, il est possible que des erreurs ou des oublis apparaissent dans les lignes ci-dessus. Nous serions heureux de recevoir toute information permettant d'améliorer cet article.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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