Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:01

   L'abondance de la documentation sur l'expédition policière de novembre 1931 est telle que tout n'a pas été publié dans les articles de ce blog consacrés à ce moment de l'histoire corse, du 7 novembre au 5 décembre (voir le premier article ICI). Comme cadeaux de Nouvel An, nous proposons à nos lecteurs deux bonus extraits du "PETIT PROVENÇAL" du 15 novembre 1931.


   Tout d'abord, voici une photo, parue en première page, de l'industriel SIMONETTI qui tua le bandit BARTOLI. Il pose souriant avec un fusil dans les mains. Il semble heureux de son titre de gloire. Il est vrai que la presse favorable à la démonstration de force de l'Etat lui a souvent donné le beau rôle: celui du justicier. Mais il est un peu paradoxal de donner comme exemple aux lecteurs continentaux l'utilisation de la force que l'on condamnait chez les Corses. SIMONETTI n'eut absolument aucun souci avec la justice alors que son "exploit" n'était pas de la légitime défense mais ressemblait plutôt à un assassinat programmé. Il n'est pas étonnant que les communistes le mirent plusieurs fois en accusation.

 

novembre 15 Simonetti

   Sur un mode plus léger, la même édition du quotidien marseillais, toujours en page 1, montrait une voiture de police bloquée par un âne. Comme pour les caricatures montrées dans des notes précédentes, on voulait montrer que tout n'était pas noir et que l'on pouvait voir "une scène amusante". Seulement, le journal ajoutait qu'elle se plaçait "dans un village occupé". Ce dernier mot annule le sentiment que l'on pouvait ressentir au premier regard. Le "bourrage de crânes" avait eu là un petit râté.

novembre 15 scène amusante

Partager cet article

Repost0
5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:00

   L'alerte était passée. L'expédition avait réussi. L'ordre et la loi étant rétablis en Corse, le dispositif policier pouvait se relâcher. "LE PETIT PROVENÇAL"  le montra jeudi 5 décembre 1931 en publiant en première page deux photos de gardes mobiles débarquant à Marseille et montant dans des camions. En plus des hommes arrivés par  le "Ville d'Ajaccio" le 2 décembre (voir article ICI), le journal annonçait qu'un autre contingent venait d'arriver avec le "Cap Corse". La cause était entendue.


decembre-5.JPG

 

   La boucle était bouclée. Pratiquement un mois après l'appareillage de l'armada, le maquis corse avait été "épuré".


   En réalité, les grandes vedettes se cachaient encore dans les Deux Sorru et la Cinarca. Les villages comme POGGIOLO subiront encore pendant de longs mois une forte surveillance policière. Il faudra attendre le 11 février 1932 pour prendre Jean-Baptiste TORRE à MUNA, le 1er juin pour que Bastien SPADA se constitue prisonnier et, enfin, le 29 mai 1933 pour capturer André SPADA à COGGIA.

 


   Ainsi s'achève la série d'articles consacrée à cette expédition qui secoua fortement la Corse et dans laquelle POGGIOLO, GUAGNO-LES-BAINS et SORRU se trouvèrent en position centrale. Un grand merci aux lecteurs qui nous ont suivi et encouragé dans cette étude.

 


 

   Aujourd'hui, le banditisme existe encore. Il n'a absolument rien à voir avec les figures hautes en couleur des années 20 et 30. Voici la carte, publiée par "CORSE-MATIN", des assassinats réussis ou tentés entre janvier et novembre 2011.


banditisme 2011


    La géographie est différente de l'époque précédente: rien dans les Deux Sorru et concentration dans les villes et dans les centres touristiques. La lutte contre la criminalité est un travail sans cesse recommencé.

Partager cet article

Repost0
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:00

    On pouvait feuilleter toutes les pages du "PETIT PROVENÇAL" du vendredi 4 décembre 1931 mais il fallait se rendre à l'évdence: aucune nouvelle sur la Corse.

    Profitons de l'occasion pour publier un autre texte de chanson de l'époque: "u lamentu di Spada", copié dans le livre de Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI consacré à "SPADA, dernier bandit corse".

    Contrairement au chant déjà publié, nous avons ici la version corse et la version française. Censé parler en personne, le plus célèbre des bandits y évoque son père, sa mère, son frère Bastien, son ami RUTILI, l'attaque de la voiture postale de LOPIGNA et sa maîtresse Marie CAVIGLIOLI.

lamentu spadalamentu spada 2

 


Partager cet article

Repost0
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 12:00

   Après l'arrestation de Toussaint CAVIGLIOLI, "LE PETIT PROVENÇAL" du jeudi 3 décembre annonça celle de Jacques GARDELLA près de ZIGLIARA. Il avait été la cause du meurtre de deux gendarmes qui l'avaient arrêté et qui furent abattus par Joseph BARTOLI dans un café de PALNECA le 29 avril 1931. Le filet semblait se resserrer de plus en plus sur les bandits restants.

   Il n'est donc pas étonnant de trouver, en pages locales, l'annonce de l'arrivée à Marseille du navire "Ville d'Ajaccio" avec une trentaine de gardes mobiles et leurs autos-mitrailleuses. Le retour à l'ordre ne nécessitait plus de gros effectifs.

    L'article reprit les propos de M. TOMASI, commissaire de police mobile, qui confirma que les têtes des deux frères SPADA, de BORNÉA et de TORRE étaien mises à prix pour 100.000 francs chacune. Il déclara également sa certitude que l'arrivée de la mauvaise saison allait les obliger à se rendre.


décembre 3-2

décembre 3-3

Partager cet article

Repost0
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 12:00

   Une grande victoire put enfin être annoncée par "LE PETIT PROVENÇAL" du mercredi 2 décembre 1931: "Toussaint Caviglioli a été capturé par la police mobile et la gendarmerie".

   Cette capture s'est déroulée entre Vico et Murzo, près du pont de Belfiore, plus exactement "dans une bergerie abandonnée, située entre le col de Belfiore et le village de Vico".

pont de Belfiore

"Pont de Belfiore" peint par Claude MALATTIA

 

   D'après cet article, "Caviglioli était très fatigué, déprimé par les privations et la vie errante qu'il menait depuis un mois".

 

    Toussaint CAVIGLIOLI fut jugé avec Jean-Baptiste TORRE par les Assises de Bastia du 16 au 20 novembre 1933. Il plaida avoir été sous l'influence de son oncle François CAVIGLIOLI et, la Cour lui ayant accordé les circonstances atténuantes, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité alors que TORRE subit la peine de mort pour avoir tiré le coup de feu qui coûta la vie à Antoine GUAGNO lors de l'attaque de GUAGNO-LES-BAINS.  


décembre 2

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 12:00

 

   Pendant que les policiers s'activaient, les affaires courantes continuaient.

   Ainsi, "LE PETIT PROVENÇAL" du 1er décembre 1931, dans sa rubrique habituelle "Nouvelles de la Corse", donna un compte rendu de la réunion du conseil municipal d'Ajaccio du 16 novembre, avec seulement deux semaines de retard! Les décisions prises concernaient l'immobilier. Elle se firent "sous la présidence de M. H. Campiglia, premier adjoint, faisant fonctions de maire". Rappelons que François COTY avait été élu maire le 25 janvier précédent mais qu'il ne remit ensuite plus jamais les pieds en Corse (voir article ICI).

 

 

chanteurs paghiella

  Faute de mieux, nous reproduisons une complainte qui, d'après Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI dans son livre sur SPADA (voir article précédent), fut composée et chantée dans les tavernes et vieilles rues corses lors de l'opération policière de novembre 1931. Malheureusement, l'auteur ne donne que la version française. Un lecteur aurait-il la version corse?

 

 

 

"Sur un rocher éloigné de la France

Qui des Français doit être vénéré

La tête haute et l'œil plein de méfiance

Ainsi parlaient les bandes assemblées.

 

Quels sont ces bruits qui courent dans nos villes

De Brest jusqu'au port de Toulon?

Il va venir six cents gardes mobiles

Pour conquérir l'île de Napoléon.

 

Toi Bornea, toi qui étais gendarme,

Tu as pu juger de leur hypocrisie.

Jamais, jamais, ne mets bas les armes,

Sache mourir en crachant ton mépris.

 

Toi, Torre, malgré ta jeunesse,

Ne flanche pas, fais comme tes anciens,

Avec Caviglioli, marche sans faiblesse,

L'œil aux aguets et le doigt sur le chien."

Partager cet article

Repost0
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 11:54

    Grande satisfaction pour tous les marins: "LE PETIT PROVENÇAL" du lundi 30 novembre 1931 publia le compte-rendu du lancement du paquebot "Pascal Paoli" aux chantiers de PORT-DE-BOUC, en présence de de CHAPPEDELAINE, ministre de la Marine marchande, et de François PIETRI, ministre du Budget, mais aussi député et président du conseil général de la Corse.

novembre 30-1

   Ce fut en ces deux dernières qualités que PIETRI prononça une allocution dans laquelle il évoqua la mémoire de Pascal PAOLI qui "fut moins l'adversaire de la puissance française que l'apôtre passionné des libertés corses".

   Il ajouta ensuite:

François PIETRI   "Si Bonaparte est tout notre orgueil, Paoli est toute notre émotion. Napoléon, au demeurant, est à la France entière, ou à l'Europe; Paoli est à nous seul. Ne cherchez pas à débrouiller les tréfonts (sic) d'une sensibilité collective, faite d'éléments qui échappent à la dure logique nationale. Laissez-nous croire simplement que le héros de nos dernières luttes, en mettant fin, chez nous, à cinq siècles de désordres, en y faisant régner une impartiale justice, une justice à laquelle, par le plus éclatant hommage que la postérité puisse rendre à un homme, son nom sert encore d'éloge - giustizia paolina - en fondant l'université de Corse, en abaissant la tyrannie des seigneurs, en dotant notre pays d'une constitution libérale, nous a préparés dignement à l'honneur d'être un jour des Français".

 

   Aucune allusion ne fut faite sur la chasse aux bandits qui avait alors lieu sur l'île. "L'HUMANITÉ" de ce même jour trouvait d'ailleurs ce silence suspect: 

"A la débauche de publicité qui accompagna les débuts de l'expédition policière en Corse a succédé la consigne du silence.

(...)

Après les <<communiqués>> et les reportages sensationnels des journalistes de police festoyant avec les officiers au <<Canari>>, à Ajaccio, on est revenu au régime des petites nouvelles sobres, des dépêches laconiques de l'Agence Havas.

(...)

Ce qui ressort de ces nouvelles devenues si modestes, c'est que plus que jamais la présence d'un corps expéditionnaire pour donner la chasse à cinq ou six individus serait absolument ridicule, s'il n'y avait pas autre chose.

Mais il y a autre chose. Il y a le plan militaire de l'impérialisme français sur la Corse."

 

novembre 30 Huma   Egalement suspecte pour les communistes était la toute récente condamnation à mort de MATTEI.

   En effet, "nul doute que cette condamnation n'ait été obtenue que par une pression spéciale des autorités françaises."

   Le journal décrivit ensuite la bagarre, terminée par un coup de feu, qui valut la peine capitale à MATTEI et il termina:

   "Il a déclaré regretter profondément son geste, commis dans un moment de fureur. Ajoutons, pour les patriotes, que cinq de ses frères ont été tués à la guerre. Mais les circonstances atténuantes lui ont été refusées. Il aura la tête tranchée sur la place publique de Bastia.

   Il est clair que cette exécution a été décidée en connexion de l'occupation militaire, pour terroriser la population."

Partager cet article

Repost0
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:00

   La nouvelle concernant la Corse ne vint pas, en ce jour du dimanche 29 novembre 1931, du maquis mais des Assises. En effet, "LE PETIT PROVENÇAL" annonça que Marc-Jean MATTEI venait d'être condamné à mort pour avoir tué le commissaire de police ALBERTINI  à Bastia, le 8 mai précédent, à l'issue d'une partie de poker.

    Cette affaire n'avait rien à voir avec le banditisme que les gendarmes mobiles tentaient de supprimer dans le maquis. Du moins a priori car il fut de nouveau question de lui dans un journal du lendemain, ce que montrera le prochain article.

    Marc-Jean MATTEI eut la chance d'être grâcié le 25 mars 1932. 


  Avant lui, la précédente condamnation à mort en Corse avait été prononcée contre Antoine-Dominique RUTILI qui, lui, avait un lien étroit avec SPADA. Qui était RUTILI?

    "A 28 ans, il est compagnon d'André Spada, ayant pris le maquis en octobre 1922. Assomme d'un coup de canon de fusil M.Marchi à Lopigna, le 2 janvier 1924, parce que celui-ci l'avait dénoncé aux gendarmes. Quelques instants plus tard, tapi dans les buissons, tire à vue sur les passants, blessant son propre frère Pascal, le garde champêtre André Lecca, et le beau-père de Pascal, Mathieu Torre.

   Le 4 janvier 1924, une trentaine de policiers font irruption chez les Musio, à Finosella, où se sont réfugiés Rutili, Spada et Lecca, passé "du côté obscur" en deux jours ! Rutili, persuadé d'avoir été trahi par ses hôtes, abat Antoine Musio d'un coup de fusil, et blesse gravement de la même façon Mme Musio mère à la cuisse. En s'enfuyant, abat d'une balle de pistolet en pleine tête l'inspecteur Papin, blesse l'inspecteur Suzzoni au bras gauche et le gendarme Canale d'une balle dans la main avant d'être maîtrisé et ficelé. Lecca se rend sans résister, André Spada s'enfuit."

(renseignements tirés du site http://guillotine.voila.net/Condamnations.html)


Rutili tête

 

   Condamné à mort le 25 février 1925 et grâcié le 11 juin 1925, il fut envoyé au bagne de Cayenne. Il s'en évada en 1931 mais fut repris en Colombie. Libéré en 1952, il rentra à LOPIGNA, au hameau de TADJA, chez son frère Pascal, où il mourut en juillet 1973.


   Photo extraite du livre de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses".

 

   Après RUTILI, les condamnations à mort furent prononcées à l'encontre de Jean-Baptiste TORRE (l'un des agresseurs de GUAGNO-LES-BAINS) le 20 novembre 1933 et d'André SPADA le 5 mars 1935. Tous deux furent guillotinés.

Partager cet article

Repost0
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 12:00

   En ce samedi 28 novembre 1931, il y eut bien un article sur la Corse dans "LE PETIT PROVENÇAL". Mais il il était difficile à trouver car il était tout petit.

   Sous le titre "La situation est stabilisée", l'auteur semblait faire de l'auto-intoxication pour se persuader que les bandits étaient à bout de forces:


   "Caviglioli et Torre sont cernés par les gardes mobiles qui leur coupent ainsi toute possibilité de ravitaillement. Fatigués et affamés, les bandits seront contraints à la reddition qui, toutefois, peut être longue à venir".

 

novembre 28

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:00

    R.A.S.: rien à signaler. Les quotidiens du vendredi 27 novembre ne firent absolument rien paraître sur les opérations policières.


    C'est l'occasion de remercier Jean-Luc qui nous a signalé la publication sur son site http://ortu.free.fr/Orto.htm d'un article extrait du magazine "L'ILLUSTRATION" du 21 novembre 1931. Les agressions de GUAGNO-LES-BAINS et de BALOGNA y sont résumées ainsi que la mort de BARTOLI. Des photos très intéressantes (dont le cadavre de BARTOLI) permettent de compléter les articles parus ici.

    Vous pouvez voir cet article en format d'origine en cliquant sur l'image ci-dessous.

    Profitons de l'occasion pour recommander la visite de ce site de grande qualité consacré à ORTU.

L'Illustration


Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

 

 

FÊTE DE ST ANTOINE ABBÉ

Messe samedi 16 janvier à 15 heures

chapelle de Guagno-les-Bains.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907