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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 14:00

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice, déjà rappelée sur ce blog (voir ICI), Noël KRUSLIN, journaliste de "Corse-Matin", a rencontré Jeanne GRIMALDI et Valère CECCALDI. Leurs témoignages occupent la dernière page de l'édition du 11 septembre du quotidien.

En voici la copie.

Photos Pierre-Antoine Fournil

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle
A l’heure des 50 ans du drame de la Caravelle Ajaccio-Nice, Corse-Matin s’est rendu dans les Deux-Sorru, où les Ceccaldi veillent sur la mémoire des leurs qui figurent parmi les 95 victimes. Ils témoignent pour la première fois

Il faut d’abord grimper les ruelles abruptes et sinueuses d’U Pighjolu, à mi-pente entre Guagno-les-Bains et Soccia, pour entrer dans le petit cimetière. Le caveau familial des Ceccaldi s’y distingue car une plaque noire s’ajoute aux pierres tombales. Les noms de ceux qui n’ont pu être rendus à leur terre y sont gravés : Antoine Ceccaldi, 56 ans le 11 septembre 1968, Jean-François Ceccaldi, 34 ans ce même jour où il monta, en milieu de matinée, à bord de la Caravelle Ajaccio-Nice. Cette plaque, c’est Valère, le frère de Jean-François, qui l’a fixée au granite il y a 10 ans. Les mots y précisent les circonstances du drame d’une Caravelle "touchée par un missile auto-détecteur à infrarouge". Une vérité toujours ignorée. "Mais c’est ma vérité, insiste l’octogénaire, cadet d’une petite année de son défunt frère. Rien, désormais, ne peut me faire voir autrement les choses."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle

Domiciliés à Suresnes (Hauts-de-Seine), Valère Ceccaldi et son épouse Janine sont fidèles à un rituel immuable, celui d’un été passé au village, dans la maison familiale construite par un arrière-grand-père. Un lieu très riche en souvenirs. "Jean-François et moi y avons passé toute notre enfance." C’est dans les ruelles de ce même village que Valère apprendra le décès de son frère, il y a aujourd’hui 50 ans."Quelqu’un est venu m’alerter en me disant : "Valère, tu as vu ? Une Caravelle est tombée." À la seconde, je me suis demandé si c’était celle de 10 heures." Car Jean-François Ceccaldi, sous-officier de l’armée française en poste à Paris, avait quitté Poggiolo très tôt pour prendre ce vol."Nous étions venus au village pour assister aux obsèques de notre grand-père. Mon frère et notre cousin avaient programmé avant moi leur retour sur Paris." Le cousin dont parle Valère, c’est Antoine Ceccaldi, un instituteur qui vient tout juste de prendre sa retraite . Il est le papa de deux jeunes filles, dont Jeanne, 19 ans à l’époque. La presque septuagénaire vit à Paris, mais vient régulièrement au village où elle s’est assise aux côtés de son cousin pour nous rencontrer. "Tu te souviens, c’est toi qui m’as annoncé que papa était mort", lui rappelle-t-elle.

 
Pour Jeanne, "une charge émotionnelle encore trop lourde"

Forcément, Valère et Jeanne n’ont pas vécu de la même façon les heures qui ont suivi la catastrophe. Lui, alors trentenaire déjà installé dans la vie, était bien plus à même de faire face que sa jeune cousine qui eut pourtant la maturité de protéger les siens. "Ma sœur n’avait que 14 ans, c’est moi qui ai tout fait pour garder le secret pendant 24 heures. Je voulais qu’un médecin ait le temps d’intervenir et de donner des calmants à ma mère."

Cinquante ans après, Jeanne assure qu’elle a grandi très vite. Ce drame n’y est pas étranger. "C’est moi qui me suis occupée de toutes les formalités administratives", avoue celle qui n’a jamais voulu, jusqu’à ce jour, évoquer ces événements hors du cercle familial. "La charge émotionnelle a toujours été trop forte. Aujourd’hui encore, l’évocation de ces instants est encore très lourde." Le jour de notre rencontre, la présence de Valère fut pour Jeanne un précieux soutien. C’est lui qui se chargea, faisant confiance à sa mémoire, d’entrer dans les détails d’une catastrophe dont le secret-défense ne parvient plus à masquer la véritable cause.

Entre une thèse de l’accident qui ne tient plus depuis longtemps, une quantité de preuves et autant de témoignages étayant la thèse du missile ayant échappé à la manœuvre militaire avant de percuter la Caravelle, Valère n’a plus aucun doute. Au cours de ces cinquante dernières années, il a essayé de comprendre, cherché à savoir. Il a décrypté tous les éléments accréditant la thèse du tir de missile, pointé toutes les incohérences des rapports qu’il conserve précieusement. Il en déplie les feuilles jaunies par le temps pour souligner certains passages. "Regardez, il est question ici de "perforations relevées sur une partie du fuselage", expliquées par "le repli violent de la voilure au moment de l’impact". Pour moi, c’est plus que clair. Les perforations, c’est le Mazurka."  Allusion au missile dont Valère souligne l’évocation,"par un certain Forestier dans le rapport parlementaire. Il parlait d’un "dard de feu". Je regrette, mais il s’agit d’un terme militaire."

Un dîner parisien et "les secrets de Matra"

Dans la mémoire de Valère et dans celle de son épouse, d’autres épisodes, intervenus par hasard dans leur sphère privée, jettent encore le trouble. D’abord les mots d’un ami, un commissaire des Renseignements généraux qui leur glissa, quinze jours seulement après le drame :"C’est un engin Matra qui a frappé l’appareil." Puis, il y a une quinzaine d’années, lors d’un dîner organisé par des amis à Paris... "Un couple que nous ne connaissions pas y était invité, raconte Janine. Au cours de la soirée, nous avons fini par apprendre que le mari avait été ingénieur chez Matra, et dans la conversation, son épouse a carrément dit : "Il y en a des secrets chez Matra, comme l’affaire de la Caravelle." À ce moment-là, son mari lui avait demandé de ne pas en dire davantage."

Pour les Ceccaldi, comme pour toutes les autres familles des victimes de la Caravelle Ajaccio-Nice, le poids de l’absence n’aura cessé de se mêler à une forte conviction construite progressivement. Valère et Jeanne n’ont jamais adhéré à l’association portée par les frères Paoli. Non pas par rejet d’un combat collectif qui a fait beaucoup. Plutôt par volonté de préserver le caractère le plus intime d’un destin familial pas comme les autres. Croient-ils pour autant à une prochaine levée du secret-défense pour que la vérité éclate au grand jour ? Nous n’aurons pas vraiment de réponse à cette question.

Leur propre vérité leur suffit. Elle est en eux à jamais... et gravée au cœur du petit cimetière de U Pighjolu, près duquel Valère et Jeanne vivent un 50e anniversaire comme tous les autres. "Il n’y a pour moi, ce jour-là, aucun rituel. Tout est dans la tête. Mais au-delà du 11 septembre, à mon frère, j’y pense constamment."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle
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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 17:50

Poggiolo a un passé historique qui est souvent méconnu ou négligé. Les Poggiolais ont pourtant besoin de connaître cette histoire pour garder le lien avec leurs origines.

Une occasion de renforcer ce lien est fournie cette année avec le 11 novembre, centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

 

Les familles du village, comme des autres localités, ont largement participé à la Grande Guerre. 

Un travail est en cours pour découvrir et faire connaître ces années difficiles.

Les "trente héros" dont les noms sont gravés sur le monument aux morts communal n'ont pas été les seuls Poggiolais à avoir montré leur vaillance. A ce jour, 79 fiches biographiques ont été réalisées et elles permettent de se rendre compte de certaines particularités comme par exemple:  

- les combattants issus de Poggiolo et de Guagno-les-Bains étaient de tout âge, de Jean-Baptiste PINELLI (62 ans en 1914!) à Nicolas COLONNA, né le 2 décembre 1899;

- seulement six d'entre eux portèrent l'uniforme du 173e RI (régiment d'infanterie), célèbre pour avoir été "le régiment des Corses";

- ils furent présents aussi bien à Verdun que sur les eaux de la Manche, à Constantinople, au Togo... et même en Sibérie!

- leurs actions furent récompensées par de nombreuses citations et médailles, parfois avec quarante ans de retard;

- deux Poggiolais furent intoxiqués par les gaz asphyxiants mais en réchappèrent;

- deux autres furent faits prisonniers et passèrent leur captivité en Allemagne... et en Suisse!

- Au moment de l'appel sous les drapeaux, certains étaient cocher, greffier, ecclésiastique, employé des Postes ou des chemins de fer.

 

Tous ces faits ne sont pas très connus, sauf par les descendants de ces hommes. Il serait utile de les étudier plus profondément et de les diffuser.

L'aide des lecteurs du Blog des Poggiolais est indispensable.

Les familles ont certainement chez elles des documents sous forme de photos, de lettres, de diplômes, d'objets, de souvenirs. Nous leur demandons de bien vouloir en envoyer des images ou des copies à Michel Franceschetti en utilisant l'adresse:

 

larouman@gmail.com

 

Grâce à vous tous, un livre pourrait peut-être voir le jour à la fin de cette année et la mémoire des poilus poggiolais serait conservée.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 18:00
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sur les douze merveilles de Poggiolo, l'article précédent en avait présenté six. Voici la suite du chemin qui pourrait être créé dans le village pour les faire découvrir.

 

 

Station 7: les restes de rigoles d'irrigation

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

A l'angle de la route et de la stretta, on peut encore voir des rigoles descendant en pente plus douce que le chemin. Malheureusement, le côté stretta a été cimenté et se devine à peine alors qu'il permettait autrefois de s'y asseoir. 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Ce sont les vestiges de l'ancien système d'irrigation. Depuis le réservoir situé en haut du village, l'eau était distribuée pour cultiver les jardins potagers selon un calendrier et un horaire très précis. Celui dont le tour arrivait bouchait ou débouchait telle ou telle rigole pour recevoir l'eau qui était nécessaire à ses plantes.

Voir les articles:

- les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

- Tenir le mur (première partie)

Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole

 

 

 

Station 8: séchoir et four d'Ernestine

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Juste au dessus des rigoles, se trouve la maison d'Ernestine avec un bâtiment rond. Il s'agit d'un ancien séchoir à châtaignes, d'où la possibilité de décrire l'importance de la culture des châtaigniers.

Par ailleurs, un four à pain a été installé devant le séchoir. Il est indispensable de parler de la douzaine de fours ayant existé au village, et dont certains sont parfois encore en activité.

Une station spécifique pour les fours peut se concevoir devant St Roch (sur la place Orazy) ou près de la place Inghju. 

four place Orazy

four place Orazy

Voir l'article Les fours de Poggiolo.

 

 

 

Station 9: maison Pinelli

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

La maison de la famille PINELLI serait la plus ancienne de Poggiolo: elle aurait été construite en 1610, d'après les recherches effectuées par Toussaint PINELLI et publiées en 1995 (un prochain article reviendra sur son travail).

Surtout, dans cette habitation, naquit et mourut l'abbé Gian Antonio PINELLI (1760-1832) qui fut surnommé "L'homme le plus cultivé de Corse". Il joua un rôle important en Corse pendant la Révolution française, devint secrétaire général du département sous Napoléon, puis conseiller général et rassembla une très grande bibliothèque.

Sa vie est raconté dans les articles:

L'homme le plus cultivé de Corse (1/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

 

 

Station 10: croix de Tanellu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Cette croix, placée devant la maison CHABROLLE, permet de parler du grand nombre de croix placées sur les chemins et de raconter la vie du père ALBINI. Celle-ci rappelle sa prédication de 1838. L'importance du couvent de Vico est à évoquer. 

Voir les articles:

Tout sur le Père Albini

Les croix poggiolaises (2/5: les balises)

Solution de la devinette: croix de fer...

On peut prévoir de montrer la croix du Fragnu qui marque l'entrée du village mais elle est éloignée de ce circuit et n'est pas forcément liée au Père ALBINI.

 

 

 

Station 11: les oliviers

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Plus haut, la stretta longe les oliviers de Dumé (Dominique PINELLI), beau prétexte pour décrire cette culture, qui n'existait pas avant le début du XIXème siècle dans le village et qui est possible grâce à l'exposition et à l'altitude de Poggiolo.

Voir l'article Les oliviers sont couverts

 

 

 

Station 12: église Saint Siméon 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sans entrer dans l'église, plusieurs informations sont à donner:

- sa position correspond au croisement des sentiers d'autrefois qui permettaient de se rendre à Orto, Soccia et Guagno-les-Bains;

- elle fut le lieu du meurtre de 1634 (voir l'article "Du sang à Saint Siméon");

- elle était l'église piévane, son curé ayant autorité sur toute la pieve;

- elle est sur l'emplacement de l'ancienne église sous laquelle était l'arca, la fosse commune;

- elle est entourée du cimetière communal (derrière elle), d'un cimetière privé (au-dessus d'elle) et de trois caveaux familiaux (au-dessous).

On peut donc décrire l'organisation ecclésiastique ancienne et les pratiques funéraires.

Voir les articles :

A la recherche de l'arca perdue

Les caveaux poggiolais

Un cimetière privé

 

Quant à l'intérieur, le panneau pourrait énumérer les richesses de l'église:

- le tableau "la déposition du Christ" de Damaso MAESTRACCI (voir l'article Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir)

- le tabernacle en bois sculpté, de facture franciscaine, du XVIIème siècle, classé sur la liste des Monuments historiques

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

- les fonts baptismaux en marbre, de la même époque, classés également

- le tableau de "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne", de la même époque, classé lui aussi. Voir l'article La seule carte postale actuelle.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:45

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées.

Cette année 2018 est remarquable car, chacun le sait, elle correspond au cent-dixième anniversaire de la fontaine du Lucciu. Mais, en faisant la liste des années se terminant par le chiffre 8 et pendant lesquelles sont eu lieu des événements concernant notre village, on arrive à un total de 33  dates!

En voici la liste. Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru et ont donc eu des conséquences sur la commune.

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un article donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

1488: Rinuccio de Leca fait construire la place forte de la Zurlina, près de Murzo, et se joint à la révolte de son cousin Giovan Paolo contre les Génois.     
Le feuilleton de l'été - Z comme Zurlina
Le feuilleton de l'été - Les guerres des seigneurs - 3/3: la fin de la Cinarca
L’année suivante, Ambroggio da Negri dirige la répression et détruit et incendie les villages de Sorru in su, de Sevi in dentru et de l'ensemble du Vicolais. Il chasse les habitants de l'ensemble de ces régions pour plusieurs années. 

Poggiolo, les années zéro (1489)
 

1608: le registre des tailles mentionne un «Francesco di Rosignolo» à Poggiolo.
Les rossignols poggiolais

 

1698: visite de Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, qui décrit l’église de St Siméon et mentionne l’existence dans le pavement de trois ouvertures d’arca (fosse commune): une pour les hommes, une pour les femmes et une pour les enfants.
A la recherche de l'arca perdue

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

25 juin 1728: visite de Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone, qui recommande des travaux d’amélioration de l’ermitage de St Antoine et des bassins de la source thermale. Il ordonne au moine de «porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux».
La chapelle de Guagno-les-Bains

 

18 août 1808: Napoléon Ier nomme Louis DEFRANCHI médecin inspecteur des eaux minérales aux Bains de Guagno.

1808, la date connue de tous



De 1808 à 1810: construction de la partie de la Goccia abritant le bassin circulaire.
Heurs et malheurs de la Goccia. 2/3: un bâtiment bien conçu



11 mars 1818: l’abbé Jean Antoine PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse», est nommé conseiller général du canton de Soccia par le roi Louis XVIII.
L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

28 novembre 1818: rapport du docteur DEFRANCHI décrivant pour la première fois de façon précise le fonctionnement des Bains.

Le médecin a bien travaillé pour Guagno-les-Bains.


24 mars 1838: naissance à Ajaccio de Simon UCCIANI qui devint avocat et fut, en 1877, et jusqu’en 1884, le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. 
Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

 

1836-1838:  prédication du Père Albini à partir du couvent de Vico.
Tout sur le Père Albini

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

20 décembre 1838: plan général de Guagno-les-Bains dressé par l’architecte COTIN, première carte montrant l’établissement thermal et les maisons du hameau.
Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

 

1848: naissance de Jean-Baptiste PINELLI (21 août) et de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI (8 décembre).
Tous deux participèrent à la guerre de 1870, reçurent la Légion d’honneur et décédèrent pendant la première guerre mondiale.
1870, la guerre oubliée

 

5 octobre 1848-8 décembre 1848: Anto Francescu MARTINI maire de Poggiolo, le mandat le plus court de l’histoire de la commune: deux mois.
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

 

1858: élection du géomètre Etienne LECA comme conseiller général du canton de Soccia contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio, malgré la mobilisation des prêtres du canton et du séminaire dans la campagne électorale. LECA resta élu du canton jusqu’en 1872.

"Battue de prêtres" dans le canton de Soccia

 

13 janvier 1878: élections municipales perturbées par des bonapartistes de Guagno-les-Bains. Le maire, Martin DEMARTINI, emporte l’urne chez lui.
Péripéties municipales: une urne très convoitée

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

3 février 1878: naissance de Ghjuvan Martinu PINELLI. Surnommé Martinchjinu, il fut cordonnier, cafetier, négociant, mais surtout un très célèbre violoneux qui anima de nombreuses fêtes jusqu’à sa mort le 2 janvier 1951.
Cumandante et Martinchjinu


1888: l’avocat Jean-François GALLINI, d'origine vicolaise, quitte la Corse pour s’installer à Sousse en Tunisie. L’importance qu’il acquit dans ce protectorat lui permit d’y faire obtenir de nombreux emplois aux originaires des Deux-Sorru.
Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)
                                                                                      

11 juillet 1888: un rapport demandé par le préfet conclut que la voie ferrée Ajaccio-Vico réclamée par le conseil général se heurte à de trop grandes difficultés techniques pour être réalisée.
Le train-fantôme

 

1888: naissance à Occhiatana de Damaso MAESTRACCI, auteur du tableau montrant la descente de croix avec un Christ noir, exposée à Saint Siméon. 
Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

1898: mise en service de la fontaine du Lucciu.
U Lucciu est toujours là

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

14 octobre 1908: mort de Jean PAPADACCI, premier Grec de Cargese à s'être installé à Poggiolo en 1867.

Les Grecs de Poggiolo

 

13 décembre 1918: un mois après l'armistice, décès de Dominique Xavier DESANTI, de maladie contractée en service, dans l'ambulance alpine n°5 à Zajeca en Serbie. Il est enterré au cimetière militaire français de Skopje en Macédoine. Il est la dernière victime poggiolaise de la première guerre mondiale.

Ils étaient trente Poggiolais

 

mars 1938: Jean Hyacinthe DESANTI nommé gouverneur du Soudan français (Mali actuel).
Un Poggiolais au Mali

 

1948: Poggiolo est le dernier village du canton à recevoir l’électricité.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics


1958: nomination de Judith OTTAVI comme institutrice de Guagno-les-Bains. L’école des Bains et celle de Poggiolo fermèrent en 1965. 
Le savoir est-il socciais?


1968: installation de l’eau courante à Poggiolo.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole
Les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

 

1968: le père ALBINI est déclaré «vénérable» par l’Eglise catholique.
Le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI

 

mai 1968: mort de Martin PAOLI, maire de Poggiolo depuis 1959 et conseiller général depuis 1945. Son fils Bernard lui succède à la mairie et Jean GAFFORY, maire de Guagno, au conseil général.
1968: le canton passe à Guagno

 

11 septembre 1968: la Caravelle Ajaccio-Nice explose en vol faisant 95 morts dont 2 Poggiolais: Antoine et Jean-François CECCALDI.
L'affaire de la Caravelle définitivement close?
Caravelle Ajaccio-Nice: un anniversaire toujours douloureux

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

1998: le ministère de la Santé retire son agrément à l’établissement thermal de Guagno-les-Bains. 
Guagno-les-Bains: l'avenir d'un "patrimoine ancestral»

 

1998: ouverture de l’auberge des Deux-Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.
Le moment des réouvertures: l'auberge des Deux Sorru

 

7 février 2008: décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI.
Jean-Pierre: il y a cinq ans

 

février 2008: le jour de la fête de Saint Siméon, mise en place de la croix de Tanellu, en souvenir de la prédication du Père ALBINI.
Solution de la devinette: croix de fer…

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 18:05

Jean-Pierre GIROLAMI a entrepris de faire connaître l'histoire de notre île en publiant les "50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse".

A partir du numéro du 19 janvier, "Settimana" publiera chaque trimestre un numéro spécial qui présentera dix dates emblématiques. Le premier numéro commence avec la "dame de Bonifacio" (en 6570 avant Jésus-Christ) et se termine avec, en 1195, quand Bonifacio devient le premier bastion génois. Un numéro qui éclaire le passé le plus lointain.

 

S'ils ont été attentifs, les fidèles lecteurs du Blog des Poggiolais ont pu compter sur leur écran plus de 200 dates correspondant à Poggiolo ou Guagno-les-Bains. Il en sera présenté dans quelques semaines une sélection qui permettra aux Poggiolais de connaître la chronologie de leur village.

                                                                 

Les cinquante moments les plus importants de la Corse

Présentation des "50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse" par "Settimana":

"Où vivaient les premiers Corses? Comment nos ancêtres ont-ils résisté aux invasions? Quelle est la part de l'héritage romain de l'île? De quelle manière Gênes et Pise se sont-elles disputé la souveraineté de la Corse? Jean-Pierre Girolami, historien et ancien journaliste à Corse-Matin, répond à ces questions dans un dossier spécial consacré aux 50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse, et qui sera publié tout au long de l'année à raison d'un numéro tous les trimestres.

Dans ce premier volet, qui s'étend de la période du néolithique à celle de la conquête génoise, il revient avec érudition et passion sur les principaux événements de ces époques cruciales. L'épopée des Phocéens, Sainte Restitude, les invasions vandales, les missions papales sont expliquées et racontées dans un dossier richement illustré à ne pas manquer. Parce que connaître ses racines et son histoire permet, aussi, de mieux comprendre le présent."

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 17:35
Napoléon est à Marseille

Encore une fois, les fanatiques marseillais de Napoléon Ier vont être bien servis grâce aux deux associations qui s'activent dans une ville qui détesta profondément l'empereur, fossoyeur du commerce maritime.

 

 

La Société Napoléonienne, dont le siège est à la Maison de la Corse (69/71 rue Sylvabelle), propose le 2 décembre une conférence de son président, Jacques di COSTANZO, sur "Napoléon et la Corse".

Napoléon est à Marseille

De son côté, le très actif Souvenir Napoléonien organise les XXIèmes journées d'Histoire Napoléonienne (9 et 10 décembre) avec projection de film, messe, déjeuner, conférence et concert.

Napoléon est à Marseille
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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 18:05

L'article sur les obsèques de Jean Noël CECCALDI en 1925 (voir ici) s'étonnait de la photo montrant le cercueil ouvert. 

Jacques-Antoine MARTINI a répondu en publiant sur la page Facebook du blog des Poggiolais les précisions suivantes:

 

"Attention! Les règles en vigueur en 1925 n'étaient pas aussi rigoureuses que celles du Code Général des Collectivités Territoriales d'aujourd'hui. Et même aujourd'hui l'affaire "se plaide": rien n'empêche, à condition de ne pas sortir de la commune, de ne fermer le cercueil qu'au dernier moment, à condition que soit présente une autorité municipale, ce qui était le cas en l'espèce, puisque le propre fils du défunt, "Ceccu Merri", était là."

 

Cercueils en balade

En tout cas, les règles sur le transfert d'un corps font qu'un cercueil, ouvert ou fermé, ne peut circuler sans autorisation et pas dans n'importe quel véhicule.

Cette question est abordée humoristiquement dans le tome 1 de "L'histoire dessinée de la France" (coéditée par La Revue dessinée et La Découverte) qui comprendra vingt volumes . Dans cette bande dessinée, parue le 18 octobre et intitulée "La balade nationale. Les origines", l'historien Sylvain VENAYRE et le dessinateur Etienne DAVODEAU imaginent que Marie CURIE, Jeanne d'ARC, le général DUMAS (le père de l'écrivain), Jules MICHELET et MOLIÈRE reviennent en France à notre époque. 

Cercueils en balade

MICHELET explique ce retour (page 16) par le fait que "l'on instrumentalise dangereusement" l'histoire de France. «Nous sommes sortis du néant parce qu’il nous a semblé que beaucoup de Français avaient un rapport confus à l’histoire de France. Or pour savoir qui ils sont vraiment, ils doivent la comprendre».

Pour "remettre de l'ordre là-dedans", les cinq personnages veulent créer "un choc salutaire" en enlevant le cercueil du maréchal PÉTAIN dans le cimetière de l'île d'Yeu. Le groupe va faire un circuit en Renault Trafic dans dans les hauts lieux de l'histoire de France à la recherche des origines de notre pays.

Cercueils en balade

Mais, par deux fois, des gendarmes les arrêtent et posent des questions sur la présence d'un cercueil dans leur voiture.

Aux pages 7 et 8, MOLIÈRE répond qu'il est prévu pour servir à ses futures "vraies funérailles", lui qui fut excommunié.

Cercueils en balade
Cercueils en balade

La seconde fois, page 78, c'est PÉTAIN lui-même qui, de l'intérieur de son cercueil, déclare au gendarme qu'il "y reste de son plein gré". Que peut répondre un brave pandore à un tel argument?

Cercueils en balade

En dehors de ces deux possibilités (bière vide ou occupée par une personne capable de répondre aux interrogations des forces de l'ordre), un cercueil ne peut faire une longue balade à travers plusieurs régions sans autorisation. Nous avons là un artifice littéraire original. 

Pour conclure, même si certains de nos lecteurs peuvent se sentir plus Corses que Français, ce  livre est à lire car il offre une belle réflexion sur la recherche historique et sur la manipulation idéologique de la mémoire.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:00

Le 11 novembre est le jour du souvenir de tous les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918 et aussi pendant toutes les autres guerres. On peut avoir aussi une pensée pour les militaires qui n'ont pas péri au combat mais qui se sont dévoués pour le pays, comme Martin OTTAVY.

 

La plaque qui se trouve en haut à gauche du troisième caveau de Poggiolo (PINELLI-VENTURINI-OTTAVY) (voir l'article "Le caveau caché") est celle de Martin OTTAVY décédé en 1957. La décoration gravée sur sa plaque évoque sa longue carrière militaire.


 

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Martin OTTAVY naquit le 1er novembre 1890 à Philippeville, qui était alors dans le département de Constantine, en Algérie.

Ses parents, Marc Antoine OTTAVY et Marie DEFRANCHI, étaient originaires de Soccia et s'étaient mariés à Philippeville où ils s’étaient installés.

Le 1er octobre 1912, il fut incorporé dans l’armée et commença une longue carrière qui peut être reconstituée grâce au registre des matricules militaires conservé aux ANOM (archives nationales d’outre-mer).

Il fit partie du 40ème RI puis du 4ème Zouaves et participa à la campagne de conquête du Maroc d'octobre 1912 à novembre 1913, puis passa dans la réserve le 8 novembre 1913.

Avec la première guerre mondiale, il fut mobilisé le 1er septembre 1915 et passa des zouaves au 8ème Génie. Affecté au détachement télégraphique, il fut blessé à la cuisse droite par des éclats d'obus à Maurepas (Somme) le 22 septembre 1916, ce qui lui vaudra une invalidité partielle. Sorti de l'hôpital le 8 février 1917, il partit le 26 avril de Marseille pour débarquer à Salonique. Il resta au sein de l'AFO (armée française d'Orient) jusqu'en janvier 1919 et fut démobilisé le 13 août.

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Il put alors se retirer à La Soccia (ancien nom de Soccia, utilisé par le registre  des matricules militaires) pendant quelque temps avant de retrouver l'Algérie comme employé des PTT.

Il épousa Antoinette PINELLI, née en 1897 à Constantine mais de famille poggiolaise et dont le frère Jean Toussaint était mort pour la France le 14 avril 1918. Ils eurent deux enfants Marc "Jean", dit Jeannot, et Maryvonne.

 

Martin s'engagea, écrit le registre, "le 15 novembre 1925 au titre de la Poste Militaire aux Armées pour participer aux campagnes du Rif et de la tache de Taza (Maroc)" et fut "renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1927".

 

Camp militaire français de Taza en 1925.

Camp militaire français de Taza en 1925.

A partir de 1929, il fixa son domicile à Constantine, au numéro 4 de la rue Mercuri (ou rue Mercury selon certains documents), devenue maintenant rue Mohamed Belakroun.

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Après avoir été plusieurs années affecté spécial à la Poste aux Armées, Martin fut rattrapé par la seconde guerre mondiale. Il fut mobilisé le 2 septembre 1939 et démobilisé le 1er août 1940, à la suite de l'armistice.

Mais, après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 et l'entrée en guerre de l'Afrique du Nord Française aux côtés des alliés, Martin fut rappelé et affecté au CEF (Corps Expéditionnaire Français) le 20 novembre 1942, d'après le registre. N'y aurait-il pas une erreur sur le registre? Si des unités françaises de l'armée d'Afrique participèrent aux combats de Tunisie aussitôt après le débarquement, le CEF qui combattit vaillamment en Italie ne fut constitué qu'en novembre 1943.

Sa carrière se termina le 17 juillet 1945, quand il fut rayé des contrôles.

 

Ses services dans l’armée française avaient été récompensés par plusieurs décorations: médaille commémorative d’Orient, médaille commémorative de la Grande Guerre, médaille interalliée, médaille coloniale et, par décret du 7 juin 1928, médaille militaire pour la guerre du Rif (reproduite sur sa plaque funéraire).

Mais auparavant, il avait eu le chagrin de perdre son fils Jean qui, mobilisé en 1942, tomba pour la France à la suite d’une embuscade pendant la bataille des Vosges en 1944 (voir l’article « De l’Algérie aux rives du Doubs »).

 

 

Conquête du Maroc, première guerre mondiale avec la bataille de la Somme et l’armée d’Orient dans les Balkans, guerre du Rif, seconde guerre mondiale avec la « drôle de guerre » de 1939-1940 et le corps expéditionnaire français d’Afrique du Nord, Martin OTTAVY avait été de tous les combats de la première moitié du XXème siècle.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:33
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit
Philippe FRANCESCHETTI vient de publier son ouvrage: "Antoine Mauduit, une vie en résistance".
 Trois années de recherche lui ont permis d’établir le parcours de ce résistant influent mais méconnu, ayant développé une conception originale de son action avant et durant la guerre, ayant des soutiens à Vichy mais œuvrant pour la lutte contre l'ennemi. Il a, entre autres, fait entrer Mitterrand en résistance et accueilli la famille de Serge Klarsfeld alors traquée...
Une vie passionnante retracée avec des archives inédites (illustrations, cartes, index...).
Ce livre décrit le parcours d’une vie qui évolue entre Vichy et la Résistance, la spiritualité et la lutte armée, le refus du monde moderne et la libération du pays.

Merci de l'accueil que vous réserverez à cet ouvrage publié aux Presses Universitaires de Grenoble !
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit


La biographie d'un résistant influent mais méconnu qui fit entrer Mitterrand en résistance, abrita les Klarsfeld et qui fut l'un des premiers fondateurs de maquis.

Antoine Mauduit (1902-1945) aurait pu jouir d’une confortable vie bourgeoise. Au lieu de cela, mû par un désir de conversion personnelle, il devient vagabond, légionnaire, avant d’être fait prisonnier de guerre en Allemagne.
Libéré et installé dans les Hautes-Alpes, inspiré par une foi ardente, il crée alors un réseau d’anciens prisonniers qui aide aux évasions puis prépare à la lutte armée. Il trouve ses soutiens parmi le milieu que l’on a appelé vichysto-résistant. Il convainc ainsi le jeune évadé François Mitterrand de passer à l’action clandestine. Mais, peu à peu, Mauduit s’éloigne de Vichy et accueille des juifs persécutés et des réfractaires au STO pour fonder l’un des premiers maquis. Trop confiant en sa mission, il est arrêté et déporté dans les camps nazis où il meurt au lendemain de la victoire.
L’ouvrage, basé sur une documentation fournie et inédite, montre le rôle important de Mauduit dans une résistance ni gaulliste ni communiste : pourquoi et comment mobilise-t-il des groupes sociaux partageant le respect du chef de l’État français et la haine de l’ennemi nazi ?

Vous pouvez feuilleter le livre. 

 

Il peut être commandé en cliquant ICI.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:00

Pour les non-initiés, l'histoire de la Corse paraît particulièrement complexe. Il faut donc saluer l'heureuse initiative des Editions Albiana de publier "Les grandes dates de l'histoire corse" par Jean-Marie ARRIGHI.

Les grandes dates de l'histoire corse

La quatrième de couverture présente ainsi ces 152 pages:

L’histoire de la Corse est singulière pour des raisons à la fois géographiques et circonstancielles.

Placée au cœur de la Méditerranée, au voisinage direct de l’Italie et de la Sardaigne, elle appartient au monde latin. Conquise au xviiie  siècle par la monarchie française, elle est européenne depuis lors.

Son histoire suit plus ou moins fidèlement celle des puissances tutélaires qui l’ont tour à tour administrée, plus d’une douzaine depuis l’Antiquité !

Sur cette terre battue par les flots, vit un peuple plurimillénaire qui s’est parfois farouchement opposé, jusqu’à l’indépendance, parfois a su composer, voire adhérer avec détermination, jusqu’à la mort de ses enfants, aux puissances qui l’administraient sans jamais perdre son originalité.

Construit par ces échanges, ce peuple a traversé les siècles et porte une histoire dont la richesse reste parfois à explorer.

Dates, événements, personnages marquants, permettront au lecteur de se familiariser avec les mouvements d’une histoire passionnante.

Les grandes dates de l'histoire corse

Jean-Marie Arrighi est inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional en retraite. Auteur de nombreux ouvrages historiques, notamment d’une Histoire de la Corse et des Corses (coauteur O. Jehasse, Perrin, 2008). Il a codirigé le tome VII du Mémorial des Corses (Albiana, 2000).

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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