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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 18:00

Suite de la chronologie poggiolaise des années se terminant par 9.

 

1849

La chapelle Saint Roch reçoit sa cloche, consacrée à Saint Roch et à saint Jean-Baptiste.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-cloche-de-saint-roch-s-est-tue-99657207.html

 

1899

A la Vignarella, construction de la maison de Jean-Martin DESANTI, sous-officier de carrière et chevalier de la Légion d'Honneur. Elle appartient maintenant à Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/06/les-maisons-poggiolaises-3-les-autres-maisons-de-notables.html

 

Deux prochains articles détailleront la carrière du deuxième Poggiolais à avoir été médaillé de la Légion d'Honneur.

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

2 décembre 1899

Naissance de Nicolas COLONNA. Il fut le plus jeune des Poggiolais ayant participé à la guerre de 1914-1918.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/05/poilus-poggiolais.html

 

1909

- Le 2 janvier, un gendarme est tué à Soccia par Jean SANTONI, dit GIAVANNELLI, qui est lui-même abattu le 6 à Guagno-les-Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/12/du-sang-a-guagno-les-bains.html

 

- En application de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, "Le Journal Officiel" du 5 mai publie l'attribution des biens de la paroisse à la mairie qui devient ainsi propriétaire de "Chioso Chiesale" (ou "u ouijale"), terrain qui avait échappé à la vente des biens paroissiaux de 1803.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-le-tresor-municipal-4-6.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-comment-le-cure-pourra-t-il-manger-6-6.html

 

1929

- Pendant plusieurs jours, un grand incendie détruit toute la végétation des pentes du Ciarvellu.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feu-en-face-de-poggiolo-110152610.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

- Les élections municipales du 5 mai sont annulées par le conseil de préfecture de Nice. Organisées de nouveau le 30 mars 1930, elles donnent lieu à de tels incidents que le dépouillement a lieu... à Nice! Elles sont encore annulées le 13 février 1931.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/02/péripéties-municipales-et-le-dépouillement-eut-lieu.-à-nice.html

 

1939

- Installation à l'église Saint Siméon du tableau de la déposition du Christ, œuvre de l'artiste Damaso MAESTRACCI. Tableau remarquable par la couleur noire de la peau du Christ et par les soldats de haute taille qui l'entourent et forment un "sepolcro".

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/04/solution-a-la-devinette-du-mois-le-christ-etait-noir.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/03/le-sepolcro-de-poggiolo-a-ete-oublie.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

- Le 24 septembre, à la suite de la déclaration de guerre, le conseil municipal décide de créer un magasin municipal pour garantir l'approvisionnement du village contre la hausse des prix. L'initiative dura jusqu'au 27 juillet 1940.

http://poggiolo.over-blog.fr/la-mairie-pense-à-l-alimentation-des-habitants

 

1959

Le 19 mars, le socialiste Martin PAOLI, déjà conseiller général du canton de Soccia depuis 1945, est élu maire de Poggiolo. Il le reste jusqu'à son décès en mai 1968.

 

1999

Arrêt de l'exploitation de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains pour cause de légionellose.

 

16 août 1999

Dans le cadre des animations de la saint Roch pour restaurer les églises poggiolaises, exposition de vieilles photos dans les rues du village. 

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/07/quand-les-poggiolais-regardaient-leur-ancetres.html

 

octobre 2009

Le peintre Mario SEPULCRE achève la fresque "Le banquet des amis" pour un tombeau du cimetière communal.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-bonne-annee-de-mario-42832124.html

 

 

 

Et n'oublions pas:

 

1er mars 2009:

démarrage du Blog des Poggiolais.

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 11:13
Storia nostra numéro 4: XIXe et XXe siècles

Jean-Pierre GIROLAMI termine sa série sur "les 50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse" (présentée sur ce blog en janvier dernier) avec la quatrième partie consacrée aux XIXe et XXe siècles, parue aujourd'hui vendredi 21 décembre dans "Settimana".

Comme l'indique sa présentation: "Un panorama de l'histoire de la Corse s'est révélé ainsi par petites touches. Sans prétendre à l'exhaustivité, il présente une chronologie des événements principaux qui ont façonné cette île depuis le préhistoire, répondant ainsi à une curiosité légitime".

Et n'est-ce pas un fort symbole que cette chronologie s'arrête avec la victoire des nationalistes aux dernières élections?

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 17:56

Les soldats poggiolais de la première guerre mondiale ont été de bons combattants. En témoignent les nombreuses récompenses obtenues pour leur tenue sur le front.

Ils ont été récompensés par au moins vingt-cinq citations retranscrites sur les registres matricules. Qu’elles aient été publiées à l’ordre du régiment, de la brigade, de la subdivision, du corps d’armée ou de l’armée, ces mises à l’honneur font connaître les qualités des Poggiolais.

diplôme de citation militaire

diplôme de citation militaire

 

 

La première qualité est « le courage »mentionné huit fois, et à laquelle on peut joindre « la bravoure » (trois fois) et la « belle attitude au feu » (deux fois).

La seconde est le « calme »,mentionné cinq fois, auquel on peut ajouter le « sang-froid » (trois fois).

 

Les textes des citations donnent des renseignements importants sur les comportements de ces hommes pendant les combats.

Pierre Toussaint Antonini (1882-1916) « a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier » (citation du 25 octobre 1914).

Pour avoir assuré le ravitaillement en première ligne, Jean François Ceccaldi (1876-1968) est cité le 15 juin 1916 (le texte en a été reproduit dans l'article "Des Poggiolais sous l'uniforme") et Jean Jules Ceccaldi (1889-1959) le 1erjuillet 1917.

Maréchal des logis dans l’artillerie coloniale, Antoine François Demartini (1884-1916)« après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce ».

Le lieutenant Antoine François Desanti (1879-1958) a été récompensé pour avoir aidé son bataillon « par la sûreté du tir de ses mitrailleuses » lors du combat du 21 février 1918 contre des rebelles marocains (citation du 22 avril 1918).

Jean Ary Lovichi (1893-1915) « n’a cessé de commander » pendant près de quinze heures pour défendre « la tranchée conquise par lui » (citations du 21 juin et du 1eroctobre 1915).

Jean Noël Pinelli, né en 1879, spécialiste radio au centre d’aviation du Plessis-Belleville, a subi des bombardements du 28 mars au 1eravril 1917 et le 4 mai où il « s’est prodigué au milieu des plus grands dangers, d’abord pour sauver son matériel, puis retirer des flammes un de ses hommes blessé mortellement » (29 mai 1917).

Jean Toussaint Pinelli (1891-1918) réussit à être cité trois fois dans la seule année 1917 : à l’ordre du régiment le 20 mars (volontaire pour « un coup de main audacieux »), du corps d’armée le 22 juillet (pour avoir entraîné sa section sous le feu ennemi) et de la division le 14 novembre (a accompli une mission« volontairement en plein jour à découvert »).

 

 

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Une curiosité : la première citation obtenue par un Poggiolais date du 21 août 1914. Elle est celle de Jean Toussaint Demartini (1889-1916), à l’ordre des troupes du groupe de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, à l’occasion du combat de Khra, au Togo, qui fut la première victoire franco-britannique de la guerre. Jean Toussaint mourut en 1916 dans la Somme.

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 08:31
La Corse en vente à Marseille

Ce blog avait annoncé la prochaine vente aux enchères de documents et d'objets concernant l'histoire de la Corse (voir l'article La Corse sous le marteau).

La maison LECLERE procédera à ces enchères le vendredi 9 novembre à partir de 14 heures, 5 rue Vincent Courdouan, 13006 Marseille.

L'exposition des livres anciens, autographes, cartes géographiques, tableaux et gravures consacrés à la Corse aura lieu le jeudi 8 novembre de 10 h à 18h et le vendredi 9 novembre de 10h à 12h.

Une nomination signée par le roi Théodore, une lettre de l'impératrice Eugénie et une correspondance de Pascal Paoli avec Antonio Peraldi à l'époque du royaume anglo-corse font partie des lots proposés.

Le catalogue complet et commenté se trouve sur le site de la maison Leclere à l'adresse:

http://leclere-mdv.com/html/calendrier.jsp?t=f

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 18:00
Solution de la devinette du mois: deux soldats sur une photo centenaire

 

Rare exemple de deux Poggiolais photographiés ensemble pendant la guerre de 1914-1918, l'image publiée hier permettait de poser plusieurs questions.

Elle peut être agrandie en cliquant sur elle.

 

1) L'identité de ces deux soldats: 

A gauche, Jean-Antoine FRANCESCHETTI (1897-1987) en uniforme de chasseur à pied et, à droite, Jean-Baptiste PAOLI (1896-1993) habillé en artilleur.

Ils se trouvaient, en 1918, en permission à Marseille. Ils allèrent se faire tirer le portrait au studio Photo-Eclair du 18 rue de la Cannebière (qui ne devint La Canebière, avec un seul « n » qu’en 1927). Le nom et l'adresse sont mentionnés sur la partie supérieure de la photo.

Les deux amis ont encore un peu le visage juvénile. Ils regardent attentivement l’objectif et sont serrés l'un comme l'autre pour bien être sur la photo. On distingue dans leurs regards le soulagement d’être vivants et l’inquiétude pour l’avenir car la guerre n’était pas encore terminée.

La date de ce document peut être estimée avec une petite marge d'incertitude. Jean-Baptiste PAOLI porte sur son col le nombre 283. Or, incorporé en avril 1915, il fut affecté au 283e régiment d'artillerie lourde en octobre 1917. D'autre part, Jean-Antoine FRANCESCHETTI, mobilisé en janvier 1916, déjà blessé par un éclat d'obus en avril 1917, fut ensuite gravement intoxiqué par les gaz de combat en août 1918. La photo a été réalisée entre octobre 1917 et août 1918, plus vraisemblablement au début de 1918.

 

2) Quel record ont-ils établi?

La réponse se lit dans la phrase présentant leur identité. Jean-Antoine étant décédé en 1987, à 90 ans, et Jean-Baptiste en 1993,  à 97 ans, ils furent les derniers survivants des anciens combattants poggiolais.

Il en restait 46 en 1945 et encore 22 en 1965.

 

Deux autres questions ayant des rapports plus lointains avec les deux Poggiolais ont été suscitées par cette photo.

 

3) Quel est le rapport entre ces deux soldats et la Foire Internationale de Marseille?

Le rapport est le parc Chanot. Pendant la Grande Guerre, Marseille était un centre de transit important pour les troupes arrivant ou partant par la mer et, dans l'attente d'un embarquement pour une permission en Corse ou d'un départ par train vers le front, ces deux Poggiolais, comme des milliers d'autres militaires, logeaient dans le camp de l'American Park, près du rond-point du Prado. L'American Park était un parc d'attractions qui avait été pris par l'armée pour servir de camp d'hébergement.

Après la guerre, ce lieu, rebaptisé Parc Chanot, en l'honneur d'un maire de Marseille, fut utilisé (et il l'est toujours) pour implanter la Foire-exposition qui se déroule chaque seconde quinzaine du mois de septembre.

 

Affiche de l''American Park en 1910.

Affiche de l''American Park en 1910.

 

4) Quel est le point commun entre ces deux Poggiolais et la famille de Charles Aznavour?

A première lecture, cette question semble vraiment saugrenue. Pourtant, il faut regarder le nom du studio de photographie où les deux Poggiolais s'étaient rendus: Photo-Eclair.

Pour donner une identité et des papiers aux Arméniens ayant fui le génocide perpétré par les Turcs, et qui débarquaient tous à Marseille, les autorités françaises décidèrent de réaliser des photos d'identité et Photo-Eclair fut chargé de cette besogne. L'Eglise arménienne marseillaise réalisa des actes de naissance et de baptême qui, accompagnés de ces photos, servirent de certificats d'état-civil provisoires.

On sait que les parents de Charles Aznavour (qui naquit un peu plus tard à Paris) passèrent par Marseille. Ils furent certainement photographiés à cet endroit.

 

Comme quoi, une simple photo peut donner des renseignements sur de nombreux sujets.

exemple d'acte de baptême arménien avec photo d'identité

exemple d'acte de baptême arménien avec photo d'identité

Des renseignements supplémentaires se trouvent dans l'article de Michèle Delaage "Photographie et photographes" dans Une, deux, trois... La Canebière, Comité du Vieux Marseille, novembre 2017.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:00

Depuis une quarantaine d'années, le mensuel L'Histoire est réputé pour le grand nombre d'universitaires y collaborant et la qualité de ses articles sur tous les sujets historiques. Il publie également un trimestriel thématique nommé Les Collections de l'Histoire dont le thème d'octobre est "Les Corses, 2000 ans d'aventures et d'utopies".

 

2000 ans d'aventures et d'utopies

 

Ces cent pages tentent une synthèse d'une histoire encore largement méconnue.

Parmi les signataires, on peut trouver Jean Guilaine, Jean-André Cancellieri, Antoine Franzini, Michel Vergé-Franceschi, Ange Rovere, Jean-Paul Pellegrinetti, Michel Winock, André Fazi, etc. 

Ce dossier est à lire et à discuter.

 

 

Au niveau des préoccupations habituelles de ce blog, trois éléments sont à relever:

1) La couverture reproduit une partie du tableau de Henry Benbrige sur Paoli à la bataille de Ponte-Novo. Sur cette peinture, le deuxième personnage à partir de la droite a été identifié comme Circinellu, le curé de Guagno qui ne voulut pas se soumettre aux Français.

 

 

2) En page 63, Jean-Paul Pellegrinetti cite la mort de deux gendarmes à Soccia en 1892 comme exemple de la violence liée aux dissensions politiques. Une petite erreur a été commise dans le magazine qui a imprimé la date de "1893".

 

 

3) Enfin, un document tout à fait nouveau est constitué à la page 24 par une carte sur la Corse génoise. Son grand mérite est de montrer pour la première fois les zones qui, comme Poggiolo et les villages voisins, furent "soumises à une tentative de dépeuplement dans la seconde moitié du XVe siècle", à la disabitazione.

 

2000 ans d'aventures et d'utopies

 

La disabitazione a fait l'objet d'un article de ce blog:

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 18:00

Il est suffisamment rare qu'un Poggiolais fasse l'objet d'un article de journal pour qu'il ne faille pas trop tarder à le faire savoir. 

Voici près de deux mois, dans "Settimana"du 3 août, qu'a été publié un portrait avec un article sur Noël PINELLI.

La rubrique "Pièces de musée", réalisée en partenariat entre l'hebdomadaire et le musée de Bastia, montre chaque semaine une œuvre d'art liée à l'histoire de la Corse. On avait pu déjà y voir le portrait de l'évêque Agostino GIUSTINIANI, le premier à avoir cité Poggiolo dans un livre.

Le journal du 3 août publiait une sculpture réalisée par Louis Patriarche. Elle se trouve actuellement au musée de Bastia dans le cadre de l'exposition "Identità, les Corses et les migrations XVIIe-XXIe siècles" qui dure jusqu'au 22 décembre et qu'il est conseillé d'aller visiter car le thème est un des plus importants pour l'histoire de la société corse.

Un Poggiolais au musée et dans le journal

L'œuvre d'art en question est un profil avec l'inscription "Noël Pinelli conseiller municipal de Paris" et a certainement été réalisée entre 1929 et 1936. Ce Poggiolais fut la seule personne originaire de notre village à avoir été parlementaire et membre d'un gouvernement.

Voici la notice écrite par Sylvain GREGORI, directeur du Musée, à ce sujet.

Un Poggiolais au musée et dans le journal

L'intégration de la Corse à la France a engendré l'émergence d'une élite politique d'origine insulaire qui, émigration oblige, a également obtenu des mandats hors de l'île. Parmi les nombreux exemples de parlementaires, le cas de Noël Pinelli illustre ce phénoméne.

Né en 1871 à Clermont-Ferrand au sein d'une vieille famille de notables de Poggiolo, il fait de brillantes études à Ajaccio. Diplômé en droit par la faculté d'Aix-en-Provence, il devient ensuite avocat dans la cité impériale avant de prendre les fonctions de commissaire de la Marine. Après avoir participé à la Grande Guerre, il occupe divers postes de responsabilité dans le secteur privé.

Conservateur, il entame une carrière politique dans la capitale et est ainsi élu conseiller général de la Seine en 1929 puis conseiller municipal de Paris. De 1936 à 1940, il siège sur les bancs de l'Assemblée nationale comme député de la Seine, succédant ainsi à une autre grande personnalité politique corse de la diaspora: André Grisoni (1886-1975). Proche du préfet de police de Paris, l'ajaccien Jean Chiappe (1878-1941), il est aussi lié à une figure de la colonisation, devenu lui aussi conseiller municipal de la capitale: Jean Ferrandi (1882-1935). Il est enfin - et surtout - président de l'Amicale des Corses de Paris démontrant sa parfaite insertion dans la communauté insulaire de la capitale. Bien que très marqué par ses relations avec les Jeunesses patriotes et le Parti social français (PSF), il est choisi par Paul Reynaud pour entrer au gouvernement en qualité de sous-secrétaire d'état à la Marine du 21 mars au 10 mai 1940.

Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. Désigné comme conseiller national sous Vichy, il participe activement à la Révolution nationale. La Libération marque la fin de sa carrière politique.

Véritable intellectuel, éminent bibliophile et remarquable italophone, il conservera tout au long de sa vie, à l'image de milliers d'insulaires ayant fait leur carrière hors de l'île, un profond attachement pour la Corse. Il décède à Paris en 1970. C'est dans cette ville qu'il fit exécuter ce profil en 1932 par un des plus importants sculpteurs corses du XXe siècle, également émigré dans la capitale, Louis Patriarche. Cet artiste recevait régulièrement des commandes de portraits de la notabilité insulaire installée ou séjournant dans la ville-lumière. 

Sylvain GREGORI, Directeur du Musée 

 

 

 

Pour mémoire, l'article sur le portrait d'Agostino GIUSTINIANI, le premier à avoir écrit sur Poggiolo:

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 14:00

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice, déjà rappelée sur ce blog (voir ICI), Noël KRUSLIN, journaliste de "Corse-Matin", a rencontré Jeanne GRIMALDI et Valère CECCALDI. Leurs témoignages occupent la dernière page de l'édition du 11 septembre du quotidien.

En voici la copie.

Photos Pierre-Antoine Fournil

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle
A l’heure des 50 ans du drame de la Caravelle Ajaccio-Nice, Corse-Matin s’est rendu dans les Deux-Sorru, où les Ceccaldi veillent sur la mémoire des leurs qui figurent parmi les 95 victimes. Ils témoignent pour la première fois

Il faut d’abord grimper les ruelles abruptes et sinueuses d’U Pighjolu, à mi-pente entre Guagno-les-Bains et Soccia, pour entrer dans le petit cimetière. Le caveau familial des Ceccaldi s’y distingue car une plaque noire s’ajoute aux pierres tombales. Les noms de ceux qui n’ont pu être rendus à leur terre y sont gravés : Antoine Ceccaldi, 56 ans le 11 septembre 1968, Jean-François Ceccaldi, 34 ans ce même jour où il monta, en milieu de matinée, à bord de la Caravelle Ajaccio-Nice. Cette plaque, c’est Valère, le frère de Jean-François, qui l’a fixée au granite il y a 10 ans. Les mots y précisent les circonstances du drame d’une Caravelle "touchée par un missile auto-détecteur à infrarouge". Une vérité toujours ignorée. "Mais c’est ma vérité, insiste l’octogénaire, cadet d’une petite année de son défunt frère. Rien, désormais, ne peut me faire voir autrement les choses."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle

Domiciliés à Suresnes (Hauts-de-Seine), Valère Ceccaldi et son épouse Janine sont fidèles à un rituel immuable, celui d’un été passé au village, dans la maison familiale construite par un arrière-grand-père. Un lieu très riche en souvenirs. "Jean-François et moi y avons passé toute notre enfance." C’est dans les ruelles de ce même village que Valère apprendra le décès de son frère, il y a aujourd’hui 50 ans."Quelqu’un est venu m’alerter en me disant : "Valère, tu as vu ? Une Caravelle est tombée." À la seconde, je me suis demandé si c’était celle de 10 heures." Car Jean-François Ceccaldi, sous-officier de l’armée française en poste à Paris, avait quitté Poggiolo très tôt pour prendre ce vol."Nous étions venus au village pour assister aux obsèques de notre grand-père. Mon frère et notre cousin avaient programmé avant moi leur retour sur Paris." Le cousin dont parle Valère, c’est Antoine Ceccaldi, un instituteur qui vient tout juste de prendre sa retraite . Il est le papa de deux jeunes filles, dont Jeanne, 19 ans à l’époque. La presque septuagénaire vit à Paris, mais vient régulièrement au village où elle s’est assise aux côtés de son cousin pour nous rencontrer. "Tu te souviens, c’est toi qui m’as annoncé que papa était mort", lui rappelle-t-elle.

 
Pour Jeanne, "une charge émotionnelle encore trop lourde"

Forcément, Valère et Jeanne n’ont pas vécu de la même façon les heures qui ont suivi la catastrophe. Lui, alors trentenaire déjà installé dans la vie, était bien plus à même de faire face que sa jeune cousine qui eut pourtant la maturité de protéger les siens. "Ma sœur n’avait que 14 ans, c’est moi qui ai tout fait pour garder le secret pendant 24 heures. Je voulais qu’un médecin ait le temps d’intervenir et de donner des calmants à ma mère."

Cinquante ans après, Jeanne assure qu’elle a grandi très vite. Ce drame n’y est pas étranger. "C’est moi qui me suis occupée de toutes les formalités administratives", avoue celle qui n’a jamais voulu, jusqu’à ce jour, évoquer ces événements hors du cercle familial. "La charge émotionnelle a toujours été trop forte. Aujourd’hui encore, l’évocation de ces instants est encore très lourde." Le jour de notre rencontre, la présence de Valère fut pour Jeanne un précieux soutien. C’est lui qui se chargea, faisant confiance à sa mémoire, d’entrer dans les détails d’une catastrophe dont le secret-défense ne parvient plus à masquer la véritable cause.

Entre une thèse de l’accident qui ne tient plus depuis longtemps, une quantité de preuves et autant de témoignages étayant la thèse du missile ayant échappé à la manœuvre militaire avant de percuter la Caravelle, Valère n’a plus aucun doute. Au cours de ces cinquante dernières années, il a essayé de comprendre, cherché à savoir. Il a décrypté tous les éléments accréditant la thèse du tir de missile, pointé toutes les incohérences des rapports qu’il conserve précieusement. Il en déplie les feuilles jaunies par le temps pour souligner certains passages. "Regardez, il est question ici de "perforations relevées sur une partie du fuselage", expliquées par "le repli violent de la voilure au moment de l’impact". Pour moi, c’est plus que clair. Les perforations, c’est le Mazurka."  Allusion au missile dont Valère souligne l’évocation,"par un certain Forestier dans le rapport parlementaire. Il parlait d’un "dard de feu". Je regrette, mais il s’agit d’un terme militaire."

Un dîner parisien et "les secrets de Matra"

Dans la mémoire de Valère et dans celle de son épouse, d’autres épisodes, intervenus par hasard dans leur sphère privée, jettent encore le trouble. D’abord les mots d’un ami, un commissaire des Renseignements généraux qui leur glissa, quinze jours seulement après le drame :"C’est un engin Matra qui a frappé l’appareil." Puis, il y a une quinzaine d’années, lors d’un dîner organisé par des amis à Paris... "Un couple que nous ne connaissions pas y était invité, raconte Janine. Au cours de la soirée, nous avons fini par apprendre que le mari avait été ingénieur chez Matra, et dans la conversation, son épouse a carrément dit : "Il y en a des secrets chez Matra, comme l’affaire de la Caravelle." À ce moment-là, son mari lui avait demandé de ne pas en dire davantage."

Pour les Ceccaldi, comme pour toutes les autres familles des victimes de la Caravelle Ajaccio-Nice, le poids de l’absence n’aura cessé de se mêler à une forte conviction construite progressivement. Valère et Jeanne n’ont jamais adhéré à l’association portée par les frères Paoli. Non pas par rejet d’un combat collectif qui a fait beaucoup. Plutôt par volonté de préserver le caractère le plus intime d’un destin familial pas comme les autres. Croient-ils pour autant à une prochaine levée du secret-défense pour que la vérité éclate au grand jour ? Nous n’aurons pas vraiment de réponse à cette question.

Leur propre vérité leur suffit. Elle est en eux à jamais... et gravée au cœur du petit cimetière de U Pighjolu, près duquel Valère et Jeanne vivent un 50e anniversaire comme tous les autres. "Il n’y a pour moi, ce jour-là, aucun rituel. Tout est dans la tête. Mais au-delà du 11 septembre, à mon frère, j’y pense constamment."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle
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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 17:50

Poggiolo a un passé historique qui est souvent méconnu ou négligé. Les Poggiolais ont pourtant besoin de connaître cette histoire pour garder le lien avec leurs origines.

Une occasion de renforcer ce lien est fournie cette année avec le 11 novembre, centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

 

Les familles du village, comme des autres localités, ont largement participé à la Grande Guerre. 

Un travail est en cours pour découvrir et faire connaître ces années difficiles.

Les "trente héros" dont les noms sont gravés sur le monument aux morts communal n'ont pas été les seuls Poggiolais à avoir montré leur vaillance. A ce jour, 79 fiches biographiques ont été réalisées et elles permettent de se rendre compte de certaines particularités comme par exemple:  

- les combattants issus de Poggiolo et de Guagno-les-Bains étaient de tout âge, de Jean-Baptiste PINELLI (62 ans en 1914!) à Nicolas COLONNA, né le 2 décembre 1899;

- seulement six d'entre eux portèrent l'uniforme du 173e RI (régiment d'infanterie), célèbre pour avoir été "le régiment des Corses";

- ils furent présents aussi bien à Verdun que sur les eaux de la Manche, à Constantinople, au Togo... et même en Sibérie!

- leurs actions furent récompensées par de nombreuses citations et médailles, parfois avec quarante ans de retard;

- deux Poggiolais furent intoxiqués par les gaz asphyxiants mais en réchappèrent;

- deux autres furent faits prisonniers et passèrent leur captivité en Allemagne... et en Suisse!

- Au moment de l'appel sous les drapeaux, certains étaient cocher, greffier, ecclésiastique, employé des Postes ou des chemins de fer.

 

Tous ces faits ne sont pas très connus, sauf par les descendants de ces hommes. Il serait utile de les étudier plus profondément et de les diffuser.

L'aide des lecteurs du Blog des Poggiolais est indispensable.

Les familles ont certainement chez elles des documents sous forme de photos, de lettres, de diplômes, d'objets, de souvenirs. Nous leur demandons de bien vouloir en envoyer des images ou des copies à Michel Franceschetti en utilisant l'adresse:

 

larouman@gmail.com

 

Grâce à vous tous, un livre pourrait peut-être voir le jour à la fin de cette année et la mémoire des poilus poggiolais serait conservée.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 18:00
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sur les douze merveilles de Poggiolo, l'article précédent en avait présenté six. Voici la suite du chemin qui pourrait être créé dans le village pour les faire découvrir.

 

 

Station 7: les restes de rigoles d'irrigation

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

A l'angle de la route et de la stretta, on peut encore voir des rigoles descendant en pente plus douce que le chemin. Malheureusement, le côté stretta a été cimenté et se devine à peine alors qu'il permettait autrefois de s'y asseoir. 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Ce sont les vestiges de l'ancien système d'irrigation. Depuis le réservoir situé en haut du village, l'eau était distribuée pour cultiver les jardins potagers selon un calendrier et un horaire très précis. Celui dont le tour arrivait bouchait ou débouchait telle ou telle rigole pour recevoir l'eau qui était nécessaire à ses plantes.

Voir les articles:

- les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

- Tenir le mur (première partie)

Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole

 

 

 

Station 8: séchoir et four d'Ernestine

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Juste au dessus des rigoles, se trouve la maison d'Ernestine avec un bâtiment rond. Il s'agit d'un ancien séchoir à châtaignes, d'où la possibilité de décrire l'importance de la culture des châtaigniers.

Par ailleurs, un four à pain a été installé devant le séchoir. Il est indispensable de parler de la douzaine de fours ayant existé au village, et dont certains sont parfois encore en activité.

Une station spécifique pour les fours peut se concevoir devant St Roch (sur la place Orazy) ou près de la place Inghju. 

four place Orazy

four place Orazy

Voir l'article Les fours de Poggiolo.

 

 

 

Station 9: maison Pinelli

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

La maison de la famille PINELLI serait la plus ancienne de Poggiolo: elle aurait été construite en 1610, d'après les recherches effectuées par Toussaint PINELLI et publiées en 1995 (un prochain article reviendra sur son travail).

Surtout, dans cette habitation, naquit et mourut l'abbé Gian Antonio PINELLI (1760-1832) qui fut surnommé "L'homme le plus cultivé de Corse". Il joua un rôle important en Corse pendant la Révolution française, devint secrétaire général du département sous Napoléon, puis conseiller général et rassembla une très grande bibliothèque.

Sa vie est raconté dans les articles:

L'homme le plus cultivé de Corse (1/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

 

 

Station 10: croix de Tanellu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Cette croix, placée devant la maison CHABROLLE, permet de parler du grand nombre de croix placées sur les chemins et de raconter la vie du père ALBINI. Celle-ci rappelle sa prédication de 1838. L'importance du couvent de Vico est à évoquer. 

Voir les articles:

Tout sur le Père Albini

Les croix poggiolaises (2/5: les balises)

Solution de la devinette: croix de fer...

On peut prévoir de montrer la croix du Fragnu qui marque l'entrée du village mais elle est éloignée de ce circuit et n'est pas forcément liée au Père ALBINI.

 

 

 

Station 11: les oliviers

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Plus haut, la stretta longe les oliviers de Dumé (Dominique PINELLI), beau prétexte pour décrire cette culture, qui n'existait pas avant le début du XIXème siècle dans le village et qui est possible grâce à l'exposition et à l'altitude de Poggiolo.

Voir l'article Les oliviers sont couverts

 

 

 

Station 12: église Saint Siméon 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sans entrer dans l'église, plusieurs informations sont à donner:

- sa position correspond au croisement des sentiers d'autrefois qui permettaient de se rendre à Orto, Soccia et Guagno-les-Bains;

- elle fut le lieu du meurtre de 1634 (voir l'article "Du sang à Saint Siméon");

- elle était l'église piévane, son curé ayant autorité sur toute la pieve;

- elle est sur l'emplacement de l'ancienne église sous laquelle était l'arca, la fosse commune;

- elle est entourée du cimetière communal (derrière elle), d'un cimetière privé (au-dessus d'elle) et de trois caveaux familiaux (au-dessous).

On peut donc décrire l'organisation ecclésiastique ancienne et les pratiques funéraires.

Voir les articles :

A la recherche de l'arca perdue

Les caveaux poggiolais

Un cimetière privé

 

Quant à l'intérieur, le panneau pourrait énumérer les richesses de l'église:

- le tableau "la déposition du Christ" de Damaso MAESTRACCI (voir l'article Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir)

- le tabernacle en bois sculpté, de facture franciscaine, du XVIIème siècle, classé sur la liste des Monuments historiques

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

- les fonts baptismaux en marbre, de la même époque, classés également

- le tableau de "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne", de la même époque, classé lui aussi. Voir l'article La seule carte postale actuelle.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
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