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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 10:07

 

 

Il ne faut pas sortir

 

Eviter de sortir permet d'éviter les catastrophes

 

L'Histoire le prouve.

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 23:53

Suite des événements concernant Poggiolo et dont la date se termine par 0 ou par 5.

 

 

Il y a 200 ans:

- en 1820 ou 1821, Giovan-Antonio Pinelli devient curé de Soccia (avec sous son autorité les prêtres desservants de Guagno, Orto et Poggiolo) et garde jusqu'à sa mort en 1832 une forte influence sur le monde politique et intellectuel corse. Il avait constitué la plus riche bibliothèque de la Corse.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-3-3-113062792.html

 

- le 14 février 1820: Théodore Poli, de Guagno, tue le gendarme Petit et prend le maquis. Il commet de nombreux larcins et assassinats, surtout dans les Deux Sorru, jusqu’à sa mort en février 1827.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-exploits-de-theodore-n-1-le-bourreau-57614887.html

 

Il y a 185 ans, en 1835:

délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque) entre Poggiolo et Rosazia, provoquant de nombreuses contestations jusqu'en 1887. 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fievre-monte-a-libbiu-110406479.html

 

 

Il y a 180 ans, en 1840

le roi Louis-Philippe déclare d'utilité publique les travaux d'agrandissement de l'établissement thermal. Ils seront achevés en 1856.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/l-etablissement-thermal-bien-represente.html

 

 

Il y a 170 ans, le 17 septembre 1850:

le conseil général, en butte à l'hostilité des Guagnais, demande le rattachement de Guagno-les-Bains à Poggiolo, ce qui sera accordé par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852. 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-n-existe-pas-44204443.html

 

 

Il y a 160 ans, les 14 et 15 septembre 1860:

voyage de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie en Corse. Contrairement à la légende, ils ne passent pas aux Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/napoleon-ier-a-guagno-les-bains-et-pas-napoleon-iii-1-2.html

 

 

Il y a 155 ans, le 1er juin 1865: 

des habitants de Rosazia incendient des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu. Les gendarmes interviennent le lendemain pour empêcher une bagarre générale.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fievre-monte-a-libbiu-110406479.html

 

 

Il y a 150 ans:

- 26 août 1870: à Pont-à-Mousson, décès d'Antoine-Laurent Demartini, soldat au 6e régiment de ligne de l'armée du Rhin, prisonnier des Allemands .

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/03/1870-la-guerre-oubliee.html

 

- Septembre 1870: Poggiolo, dont le maire est Pierre Martini, fait partie des 19 municipalités corses qui proclament leur adhésion à la République proclamée à Paris le 4 septembre.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-records-de-poggiolo-103901803.html

 

 

Il y a 140 ans, en 1880:

Jean Desanti fait construire, juste au-dessous de l'église St Siméon, un caveau avec chapelle funéraire pour sa famille.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/les-caveaux-poggiolais.html

 

 

Il y a 120 ans, en 1900:

après l’institution d’un adjoint spécial à Guagno-les-Bains au sein du conseil municipal, la station thermale a désormais ses propres registres d'état-civil.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/06/les-archives-departementales-donnent-de-nouveaux-outils.html

 

 

Il y a cent ans, le 1er janvier 1920:

A Ajaccio, François Pinelli, né en 1889, est le dernier Poggiolais déclaré décédé « des suites de la guerre ». Comme son père Baptiste, il fait partie des 30 inscrits sur le monument aux morts.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/10/appel-a-nos-lecteurs-ou-sont-les-restes-des-heros.html

 

 

Il y a 95 ans, le 17 mai 1925:

le conseil municipal vote une gratification de 150 francs pour l'instituteur Bernard PAOLI en récompense de son "zèle et dévouement" envers les élèves et pour les succès obtenus au certificat d'études.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-bonheur-d-enseigner-110022195.html

 

 

Il y a 90 ans, le 30 mars 1930:

incidents lors de l'élection municipale. L'urne est projetée hors du bureau de vote. Elle est transportée par les gendarmes à Ajaccio, puis à Nice, pour procéder au dépouillement. Les résultats, proclamés le 9 avril à Nice, sont annulés par le Conseil d'Etat le 13 février 1931.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/02/péripéties-municipales-et-le-dépouillement-eut-lieu.-à-nice.html

 

 

Il y a 80 ans:

- 21 mars 1940: Noël Pinelli nommé sous-secrétaire d'Etat à la Marine marchande dans le ministère présidé par Paul Reynaud. Il est le seul Poggiolais à avoir été élu député (à Paris en 1936) et à avoir fait partie d'un gouvernement. Il le reste jusqu'au 10 mai 1940.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/03/la-devinette-d-avril-la-solution.html

 

- 12 juin 1940: à Nogent l'Arthaud (Aisne), mort au combat de Pierre Canale, premier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Guagno-les-Bains en 1917, il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 27 juillet 1940: l’armistice avec l’Allemagne ayant été signé à Rethondes le 22 juin, fermeture de l’entrepôt municipal créé le 24 septembre 1939, à la suite de la déclaration de guerre, par le conseil municipal pour assurer le ravitaillement du village. Il avait été placé dans le magasin de la maison Martini. 

http://poggiolo.over-blog.fr/la-mairie-pense-à-l-alimentation-des-habitants

 

 

Il y a 75 ans:

- 28 janvier 1945: François Mathieu ORAZI, soldat à la 10e compagnie de tirailleurs algériens, meurt à Cité Amélie (Haut-Rhin) des suites de ses blessures.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 23 avril 1945: mort au combat en Allemagne de Paul Vinciguerra, dernier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Poggiolo en 1924, il était soldat dans le 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 23 septembre 1945: Martin Paoli est élu conseiller général du canton de Soccia sous l'étiquette du parti socialiste SFIO. Il le reste jusqu'à sa mort en mai 1968.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/03/la-liste-des-conseillers-generaux-de-sorru-in-su.html

 

- rentrée 1945: le Socciais Jojo Antonini nommé instituteur à Poggiolo (il le restera jusqu'en 1954).

http://poggiolo.over-blog.fr/article-helene-parle-de-jojo-57347326.html

Jojo Antonini à Paris

 

(à suivre)

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 19:55

 

Trois numéros du magazine historique trimestriel "Storia Corsa" sont déjà parus. Avec le numéro 4, la nouvelle formule le transforme en une revue semestrielle de 132 pages. Christian Castellani et Alain Piazzola assurent la gérance. Jean-Luc Messager est directeur de la rédaction et Stéphane Orsini rédacteur en chef.

Pour la Corse, la distribution sera assurée par Alain Piazzola.

 

L'équipe explique sa démarche dans l'éditorial.
 
L'histoire de Corse avec la nouvelle formule de "Storia Corsa"

 

Il y est notamment indiqué que la ligne éditoriale s'ouvrira davantage à l'archéologie insulaire et à l'histoire et au patrimoine culturel de la langue corse. Une rubrique est consacrée à la diaspora corse.

 

"Une convention a été conclue à ce sujet avec Corsica Diaspora et avec le Groupement des associations corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône; ces associations participent à un Comité d'orientation qui réunit, outre Michel Vergé-Franceschi, les musées de Bastia et de Corte."

 

Ainsi, le numéro 4 présente les Corses de Porto Rico. 

 

Le dossier principal (35 pages) est consacré aux Barbaresques. L'article de Michel Vergé-Franceschi rappelle le rachat des captifs corses d'Alger et Tunis par Louis XVI en 1779.

 

Le Blog des Poggiolais avait publié un article sur ce thème car deux de ces captifs libérés étaient de Sagone dont le doyen qui avait 80 ans et avait passé 41 ans de captivité au Maghreb !!!

Vous pouvez vous y référer avec le lien ci-dessous.

 

 

Sommaire du numéro 4 de "Storia Corsa":

 

L'histoire de Corse avec la nouvelle formule de "Storia Corsa"
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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 17:41

 

Avez-vous déjà entendu parler du seigneur de Sorro?

L'histoire de ses relations avec les habitants de Guagno permet pourtant de comprendre la situation actuelle de Guagno-les-Bains.

Elle a été contée dans le quotidien "Le Petit Marseillais" du 1er juin 1923 par un nommé CIPRIANI dont le prénom n'est pas donné dans l'article.

 

Petrù et le seigneur de Sorru
Petrù et le seigneur de Sorru

 

Dans le cadre d'une série sur "les centres d'excursion corses", ce texte décrit "l'état lamentable" de l'établissement thermal. Mais l'essentiel est d'expliquer pourquoi Guagno-Village "possède des biens communaux d'une étendue de plus de 200 hectares sur le territoire de la commune" de Poggiolo. L'origine serait à remonter jusqu'au XIe siècle, c'est-à-dire à peu près l'époque de la construction de l'église Sant'Anarilla aux Trois Chemins (voir ici).

 

La population guagnaise se serait révoltée contre les abus du comte, seigneur de Sorru, et aurait obtenu la gestion des terres situées "entre la rivière de Grosso et la crête méridionale où se trouvent la forêt et la source d'eaux thermales". Ces terrains restent toujours à Guagno sauf la source et ses environs qui appartiennent au département.

 

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

 

Un point de l'accord est à retenir: le seigneur s'engageait à "ne plus s'aventurer au-delà du ravin Rivo-Secco". Or, la rivière de Rioseccu, à mi-chemin des deux villages, marque la limite administrative entre les communes de Poggiolo et de Murzo depuis le décret de Louis-Napoléon attribuant Guagno-les-Bains aux Poggiolais. Le col de Sorru n'est pas du tout poggiolais.

 

Le seigneur avait-il voulu garder entièrement le col pour continuer à contrôler la pieve?

 

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

 

Qui était ce seigneur? Etait-il un membre de la famille qui s'était établie au château de la Catena, près de Letia? (voir l'article ici).

 

Si cette histoire n'est pas une légende, il faut retenir le nom de Petrù, le chef des Guagnais révoltés. Il serait certainement le premier des habitants de Sorru in sù dont nous aurions l'identité. 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:01
LA CÉRÉMONIE DU 11 NOVEMBRE À POGGIOLO

 

Communiqué de la mairie de Poggiolo

 

La municipalité de Poggiolo-Guagno-les-Bains invite la population de la commune à participer lundi 11 novembre à 11 heures au dépôt de gerbe devant le monument aux morts.

 

La cérémonie sera suivie par un apéritif convivial offert par la mairie au bar "Le Belvédère".

 

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 18:00

La question posée par la devinette du mois a pu paraître étonnante:

 

pourquoi, cette année, n'y aurait-il pas de drapeaux à la grille du monument aux morts de Poggiolo le 11 novembre comme chaque année?

 

Monument aux morts de Poggiolo. 8 mai 2009.

Monument aux morts de Poggiolo. 8 mai 2009.

 

D'ailleurs, depuis une circulaire du 4 mai 1963, le drapeau doit être arboré lors des journées de commémoration nationale.

 

L'an dernier, lors du 11 novembre, la clôture était bien décorée de trois drapeaux qui, au lieu d'être placés au centre et aux deux coins, à l'instar d'autres années, avaient été rassemblés près du portillon et attachés aux barreaux métalliques, comme le montrent les photos ci-dessous extraites de notre article de l'an dernier.

 

Cérémonie du 11 novembre 2018
Cérémonie du 11 novembre 2018

Cérémonie du 11 novembre 2018

 

Que s'est passé depuis? Pourquoi y aurait-il un changement?

 

Il faut s'approcher du monument aux morts et se mettre, non pas en face mais sur un côté. On aperçoit alors, caché derrière le marbre dédié aux morts de la seconde guerre mondiale, un plaque métallique avec trois tubes. Il s'agit d'un support pour les drapeaux.

 

Photo Michel Franceschetti (23 juillet 2019)

Photo Michel Franceschetti (23 juillet 2019)

 

Les drapeaux seront ainsi regroupés au centre, contre la pyramide du monument. Ils ne seront plus attachés à la grille. Très bonne initiative.

 

Il sera donc possible à la municipalité de fixer facilement un, deux ou trois drapeaux, selon son choix. En effet, on oublie souvent que le drapeau tricolore est le seul imposé par la législation (circulaire du 4 mai 1963 citée plus haut).

 

Le drapeau corse s'impose de lui-même chez nous.

 

Par contre, le bleu avec des étoiles n'est absolument pas obligatoire. On peut s'en passer sans souci. Et, si on y tient, il ne doit jamais se trouver tout seul et être placé uniquement à droite du drapeau français (donc vu à gauche de celui-ci en regardant l'édifice public). Regardez bien les photos de Poggiolo.

 

Renseignements extraits du site contrelacour et du site du Ministère de la Défense (mis à jour le 21 avril 2018).

 

 

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 22:57
Qu'a fait Napoléon III pour la Corse?

Salute à tutte è à tutti.

Les prochaines conférences de notre Société Napoléonienne se tiendront à la Maison de la Corse, 69/71 rue Sylvabelle à Marseille, le jeudi 24 octobre prochain selon les horaires suivants :
- 17 h 30, dans le cadre de notre séminaire, "Talleyrand, prince de la diplomatie ou traître" par Monsieur le docteur Jacques Di Costanzo.
- 19 h 00, "Napoléon III et la Corse" par Monsieur Jean Dal Colletto.
Nous partagerons notre habituel cocktail. 
Pour nous permettre de vous accueillir dans les meilleures conditions, merci de signaler votre présence par téléphone au 07 77 89 37 82, ou au 06 62 62 50 08, ou par mail à maisondelacorse13@gmail.com ou jacquesdico@aol.com.
Venite numerosi, ci sarà da beie è da manghjà.
In amicizia.
 
 
Jean Dal Colletto, Président de la Fédération des Groupements Corses 
de Marseille et des Bouches-du-Rhône
 
     
   Maison de la Corse

 69/71, rue Sylvabelle

    13006 Marseille

     04 91 13 48 50


 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:32

La fidélité des habitants de Guagno envers Pascal PAOLI est bien connue pour avoir été symbolisée par la haute figure du curé CIRCINELLU.

 

Les Guagnais ont été également fidèles à Napoléon BONAPARTE. Franceschi CIPRIANI suivit l’empereur déchu à l’île d’Elbe et à Sainte Hélène où il mourut (voir l’article que ce blog lui a consacré sous le titre «Les mystères de Cipriani»).

 

Un autre partisan de Napoléon, beaucoup moins connu, fut Antoine François CAVIGLIOLI qui eut la particularité d’avoir été, avec le Vicolais Louis MULTEDO, le premier militaire des Deux Sorru à recevoir la légion d’honneur, du moins d'après la base Leonor. Mais cette décoration lui fut enlevée puis réattribuée à l’issue d’une histoire compliquée comportant quelques obscurités. Lisez son histoire.

 

 

 

Un soldat sans histoire jusqu’en 1814 

Né le 18 mars 1782 à Guagno, Antoine François CAVIGLIOLI était le fils de Carlo Luigi CAVIGLIOLI (1739-1811) et de son épouse Ghjulia Maria CIPRIANI (1738-1810). Mais cette naissance comporte une incertitude qui faillit coûter sa décoration à Antoine François. Nous y reviendrons.

 

Aucun renseignement n’existe sur lui avant le 4 décembre 1802 où, âgé de vingt ans, il entra au service militaire «en qualité de sergent au 1er bataillon des chasseurs corses», d’après l’état de ses services inscrit dans son dossier de la légion d’honneur. Il est quand même curieux que ce jeune homme ait pu commencer sa carrière en étant directement sergent. Jean-François GIFFON-SCAPULA écrit dans son étude sur «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815)» qu’il était entré comme caporal.

Surtout, dans les bans publiés par la mairie de Guagno (et disponibles sur internet) avant son mariage avec Giulia Maria VENTURINI, Antoine François est qualifié de «caporale di cacciatori, nel battaglione Bonelli». Ce titre devient plus simplement, dans l’acte de mariage célébré le 1er juillet 1805: «al servizio militare nel battaglione Bonelli», sans indication de grade.

Au lieu d’une promotion d’office comme sergent, il aurait donc été toujours seulement caporal trois ans après être entré dans l’armée.

Le bataillon BONELLI avait été le nom d’une troupe d’insulaires qui, sous le commandement de Mathieu BONELLI, avait été envoyée en Corse par le général BONAPARTE en 1796 pour s’opposer aux Anglais. Au moment du mariage de CAVIGLIOLI, à la suite de la réorganisation des troupes corses qui avait eu lieu en 1802, son fils François BONELLI dirigeait le 3e bataillon de chasseurs corses, devenu bataillon du Golo en 1806. 

 

 Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

 

Caporal ou sergent, 1er ou 3e bataillon, toujours est-il que le Guagnais devint lieutenant au 1er bataillon du Golo par décret impérial du 8 avril 1809. Ensuite, le 12 mai 1813, le comte César BERTHIER, commandant la division militaire de Corse, le nomma à titre provisoire lieutenant au 6e bataillon du 35e régiment d’infanterie légère (dit aussi le 35e léger), grade confirmé le 19 août par l’empereur.

Son dossier de légion d’honneur ne mentionnant aucune campagne ou blessure, il est difficile de décrire précisément sa carrière jusqu’en 1814. Cette année-là, après son abdication, Napoléon arriva le 4 mai à l’île d’Elbe dont il était devenu souverain. Des soldats du 35e léger s’y trouvaient. CAVIGLIOLI fit partie des treize officiers qui décidèrent de rester avec l’empereur quand leur unité fut rappelée en France.

 

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

 

 

Récompensé par Napoléon Ier et puni par Louis XVIII

 

Antoine François fut intégré le 16 mai au bataillon des chasseurs corses de l’île d’Elbe où il fut enregistré le 21 sous le matricule numéro 9.

Le rôle du bataillon permet de connaître les traits physiques de CAVIGLIOLI:

«taille d’un mètre 58 centimètres, visage rond, yeux gris, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils noirs».

 

CAVIGLIOLI était l’un des quatre lieutenants du bataillon qui comprenait également quatre capitaines dont Louis MULTEDO, né à Vico, lequel avait le matricule numéro 6.

Le bataillon manquant d’hommes, Napoléon encourageait les audacieux à aller recruter des soldats en Italie, ce qui était interdit par les traités. CAVIGLIOLI ramena 18 recrues, mais il lui en aurait fallu 40 pour obtenir le galon de capitaine !

 

Quand, le 25 février 1815, Napoléon Ier quitta son royaume d’opérette, il donna au bataillon le nom de Flanqueurs de l’Île d’Elbe.

 

Il débarqua à Golfe Juan le 1er mars et passa par la route des Alpes pour atteindre Gap le 5 au soir. Les Corses, qui formaient l’arrière-garde, parvinrent dans la préfecture des Hautes-Alpes le lendemain. 

 

L'accueil fut triomphal et les Gapençaises leur offrirent un drapeau tricolore confectionné par elles. Les soldats laissèrent leur fanion elbois de couleur verte qui est toujours visible au musée de Gap.

 

 

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

 

Napoléon entra à Grenoble le 7 mars et à Lyon le 10 mars qu’il quitta le 13. 

En arrivant à Grenoble, il s’était écrié: «avant Grenoble j'étais aventurier, à Grenoble j'étais prince». Il se considéra comme redevenu empereur des Français.

 

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

A ce titre, il en profita pour publier plusieurs décrets dont, le 12 mars, une première promotion de Légion d’honneur. CAVIGLIOLI devint chevalier de cet ordre, de même que Louis MULTEDO.

 

Les flanqueurs restèrent à Grenoble jusqu’au 22 mars. Le dossier sur la Légion d’honneur de MULTEDO indique que le Vicolais fut décoré le 12 sur la place Grenette à Grenoble. On peut supposer qu’il en fut de même pour le Guagnais CAVIGLIOLI.

 

L’empereur retrouva les Tuileries le 20 mars. Les flanqueurs n’arrivèrent à Paris que le 2 avril. Le 13, la majorité d’entre eux, dont CAVIGLIOLI et MULTEDO, forma désormais le 1er bataillon du 1er régiment des voltigeurs de la Jeune Garde, unité qui combattit à Waterloo le 18 juin. Nous savons que MULTEDO était présent à cette bataille car il déclara y avoir perdu ses bagages. CAVIGLIOLI était peut-être à ce moment-là en Corse car, le 16 mai, il passa au 3e bataillon de Chasseurs Corses. 

 

Le bataillon étant dissous, il quitta l’armée et rejoignit le sort des nombreux anciens soldats de Napoléon mis à la retraite ou en demi-solde par la pacifique Restauration.

 

Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur qu’il n’avait porté que quelques semaines. En effet, les décrets signés par Napoléon avant son retour à Paris le 20 mars 1815 furent considérés comme nuls, le gouvernement de Louis XVIII ayant siégé dans la capitale jusqu’à la nuit du 19 au 20 mars. Et sa promotion à la légion d'honneur datait du 12 mars.

 

 

Mais la carrière d'Antoine François n'était pas terminée et il retrouva sa légion d'honneur. Le prochain article dévoilera comment il fit.

 

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 18:00

Déjà éditeur de Christian MONDOLONI pour "Corse: indépendance" (voir l'article de présentation), les Editions Vincentello d'Istria viennent de rééditer "La Nécessaire Sécession", un ouvrage du Professeur Antoine LUCIANI.

 

Cette petite brochure (41 pages) offre aux lecteurs, avec beaucoup d'érudition, une utile réflexion sur le concept de "sécession" (et non d'"indépendance"), réflexion qui pourra intéresser les Corses, mais pas seulement!

 

 Le professeur Antoine Luciani a été de tous les combats depuis l'Argentella en 1960, il a joué un rôle de premier plan dans les luttes qui obtinrent la réouverture de l'Université aux côtés de Fernand Ettori, Jean Jacques Albertini, Jean Pascal Pierre etc... Eminent helléniste, il abandonna sa chaire en France pour faire partie du tout premier groupe d'enseignants à la rentrée 1982. 

 

Voici comment le Professeur Antoine Luciani présente son ouvrage de 41 pages: 


"Cette petite brochure se propose de montrer l’incompatibilité entre la France actuelle, fille des Lumières et du jacobinisme, et la Corse, dont le catholicisme fut l’élément constitutif majeur, et qui en reste imprégnée.

D’une part l’individualisme du monde dit «moderne» ou «post-moderne», d’autre part la conception classique de la société, héritée de l’antiquité et du christianisme, qui privilégie le bien commun au détriment de l’épanouissement de l’individu. 
La souveraineté de la France sur la Corse serait possible si elle ne détruisait pas l’identité de la Corse. Or, en France, selon la doctrine jacobine, il n’y a qu’un seul peuple, le peuple français. Dans ces conditions, la Corse n’a d’autre choix que de disparaître ou de reconquérir une indépendance perdue à Ponte Novu, en renouant avec so
n Histoire".

 

A commander à:

Edizione Vincentello d'Istria

Immeuble Arinella

903 avenue de la Libération

20600 - Bastia

 

Prix: 9€ (7€ + 2€ de frais d'envoi)

 

 ed.vincentello@gmail.com
 

 

Faut-il aller jusqu'à la sécession?


Vendredi 20 septembre 2019, Hervé Cheuzeville, directeur des Editions Vincentello d'Istria, a rencontré l'auteur et a enregistré la vidéo suivante.

 

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 18:30
Enfin le tome 2 !

 

Depuis 2013 où était paru le premier tome aux éditions Alain PIAZZOLA, les passionnés du passé de notre île attendaient le second tome de "Histoire de la Corse". Le voici enfin.

 

Toujours sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI, un collectif d'historiens raconte la période depuis les révolutions corses du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours.

 

Un livre essentiel.

 

Cliquez sur l'image pour lire plus facilement.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de mars et avril dans les Deux Sorru:

cliquer ici. 

 

VACANCES SCOLAIRES COVID

-fin des cours: 

samedi 10 avril

-reprise des cours:

lundi 26 avril (classes maternelles et primaires)

lundi 3 mai (collèges et lycées)

 

 

Le mensuel "INSEME" d'avril vient de paraître:

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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