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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 08:00

   Rien de vraiment intéressant dans les journaux datés du jeudi 26 novembre 1931.

 

   LE PETIT PROVENÇAL indiqua, dans un petit article, que "une opération n'a pas donné les résultats escomptés". "Dans le secteur de Laresta (sic, pour l'Aresta)", les policiers ont cherché en vain CAVIGLIOLI et TORRE.

 

   Le sentiment général de découragement dans la presse, les forces de l'ordre et l'opinion était bien représenté par le dessin qui avait été publié le 23 novembre dans le journal LE PEUPLE:

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

 

   LE PETIT PROVENÇAL publiait lui aussi des caricatures. Elle étaient de la main de S'tick, artiste marseillais dont la véritable identité était Raoul GARCIN (1891-1981).  Sa "semaine humoristique" se trouvait chaque dimanche au bas de la deuxième page.

 

   Après la seconde guerre mondiale, il dessina, de 1944 à 1950, dans le journal MASSALIA (voir le livre publié par Jeanne de GÉRIN-RICARD). Mais sa spécialité fut le portrait de sportifs dans LE PROVENÇAL de Gaston DEFFERRE.

 

   En 1931, la chasse aux bandits corses fut évoquée deux fois:

- le 15 novembre:

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

- et le 22 novembre:

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

 

   L'artiste le plus prolifique de cette période de répression du banditisme se trouvait dans L'HUMANITÉ: René DUBOSC. Né en 1897 et mort en 1964, il dessina dans le quotidien communiste de 1925 à 1939. Pendant la guerre, il collabora avec l'Allemagne et donna des dessins dans LE CRI DU PEUPLE de Jacques DORIOT.

 

   Pendant le mois de l'expédition militaro-policière, huit de ses œuvres furent inspirées par la Corse.

 

6 novembre

6 novembre

14 novembre

14 novembre

15 novembre

15 novembre

25 novembre

25 novembre

28 novembre

28 novembre

2 décembre

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7 décembre

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10 décembre

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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 08:00

 

UN MOMENT D'ÉMOTION

 

    Pour une fois, LE PETIT PROVENÇAL sembla présenter les bandits d'une façon plus sympathique que d'habitude. Le mercredi 25 novembre 1931, il décrivit le transfert d'Antoine ROSSI à Ajaccio en citant des extraits de son interrogatoire.

 

    "<<Ah! J'en ai fait du chemin. Je suis allé à Sagone, à Vico, à Calcatoggio. Partout. La nuit, je dormais dans les grottes ou dans des bergeries. Le jour, je faisais ma provision de châtaignes, ou bien je péchais dans les torrents, ou bien j'allais à la chasse.

    - Tu chassais? Où est ton fusil?

    - Je chassais au lacet, le fusil fait trop de bruit.>>

    Et le jeune bandit dit encore d'une voix grave:

    <<J'ai vécu comme je pouvais, mais je n'ai jamais demandé ni volé de l'argent à personne. Je ne suis pas un bandit d'argent, je suis un bandit de vengeance>>.

    A peine la voiture s'était-elle arrêtée devant le Palais de Justice, qu'une jeune femme bondit sur le marchepied et serra Rossi dans ses bras. C'était la sœur du dévoyé qui appartient à une famille d'honnêtes commerçants ajacciens."

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim

 

   Le journal n'insista pas sur la raison de l'arrestation du bandit: il avait tué l'entrepreneur Antoine MORAZZANI et grièvement blessé une autre personne à Ajaccio le 29 août 1931, deux mois avant le début de l'expédition policière. 

 

   LE PETIT MARSEILLAIS précisait quand même que, avant de se rendre, ROSSI avait regagné la maison familiale à Ajaccio et avait changé de vêtements "car ceux qu'il portait, déchirés par deux mois de séjour dans le maquis, n'étaient plus que des loques".  

 

    Plus prosaïquement, L'HEBDOMADAIRE DES BASSES-PYRÉNÉES titra "La faim fait sortir les bandits du maquis".

 

 

LE PROGRAMME COMMUNISTE 

 

   L'HUMANITÉ de ce même jour n'eut pas le même sentimentalisme en publiant une caricature contre François COTY, une de ses têtes de Turc préférées, maire d'Ajaccio depuis quelques mois mais surtout symbole pour le PCF du grand capitalisme.

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim

 

   Le journal communiste continua sur la lancée du meeting du 23 novembre en donnant le texte du manifeste adopté à la fin de cette réunion. Chacun pouvait ainsi connaître le programme du Parti communiste qui, au nom des Corses, n'acceptera pas "de laisser nos foyers, nos femmes et nos enfants sous la botte de la soldatesque du militarisme français".

 

   Le texte complet est à lire ci-dessous.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 08:00

 

   Les lecteurs du PETIT PROVENÇAL purent souffler mardi 24 novembre en apprenant la reddition du bandit Antoine ROSSI sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Il y avait enfin une bonne nouvelle à annoncer.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

 

   Mais L'HUMANITÉ se gaussa de cette prise qui n'était pas très grosse et écrivit que l'activité des soldats du général FOURNIER "qui, paraît-il, coûtera à la malheureuse Corse la coquette somme de vingt millions, se solde par un double zéro".

 

    Beaucoup plus importante était la relation du meeting que le Parti Communiste avait tenu la veille lundi 23 novembre à la rue Cadet, au siège du Grand Orient de France.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

   Cette "magnifique protestation des travailleurs corses de Paris, fraternellement mêlés 

aux prolétaires parisiens", était organisée par l'association "L'Emancipation de la Corse", une courroie de transmission du Parti Communiste présidée par BOZZI (dont le prénom n'est pas donné) et qui doit être un conseiller municipal de la banlieue parisienne. Un journal du même nom fut publié (ci-contre, un exemplaire de février 1938).

 

  

Parmi les responsables et les orateurs présents sur la tribune, PERI et  BERTHON furent les seuls à avoir leur prénom cité.

 

   Gabriel PERI fut la grande vedette de cette réunion. Voici le texte de son discours.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste
Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

 

   Né en 1902 à Toulon dans une famille d'origine corse, il fit ses études au lycée Périer puis au lycée Thiers, tous deux à Marseille. Engagé très tôt en politique, il devint responsable de la rubrique internationale à L'HUMANITÉEn 1931, il n'était pas encore député.

Gabriel PERI en 1932 (photo Wikipedia)

Gabriel PERI en 1932 (photo Wikipedia)

 

   Pendant la guerre, après avoir été arrêté dans des circonstances obscures, il fut fusillé par les Allemands en 1941. Il est l'un des quatre résistants auxquels Louis ARAGON dédia son poème "La rose et le réséda" (« Celui qui croyait au Ciel / Celui qui n'y croyait pas »).

   Biographie complète dans WIKIPEDIA:

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Péri

 

    Avec ce meeting, le Parti Communiste voulait démontrer qu'il était le seul à défendre le peuple corse.

 

    Deux fautes de frappe à remarquer:

      - dans le discours de PIETRI, le député PIERANGELI, auteur de romans sous le nom de PIERHOMME (voir ici), est devenu PIERANJELY;

      - dans la dernière phrase de son discours, Gabriel PERI évoque le drapeau corse, ce qui donne: "au-dessus des têtes des combattants flottent côte à côte le drapeau à tête de mort et le drapeau où s'entrecroisent la faucille et le marteau".

 

 

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 08:00

   En ce lundi 23 novembre 1931, il n'y eut rien de particulier à puiser dans LE PETIT PROVENÇAL.

 

   La page 2 de L'ACTION FRANÇAISE de ce jour-là fit le point des renseignements que l'on avait sur les bandits recherchés (CAVIGLIOLI, TORRE, les frères SPADA, BORNEA et MORAZZANI):

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

 

  Le ton du journal royaliste était très différent de celui de Léon DAUDET (voir ici). Surtout, le texte était favorable à la répression. On comprend mieux quand on voit que la signature est: Havas. Il s'agissait d'une dépêche d'agence de presse qui a été simplement recopiée sans commentaire. On peut noter que le titre utilise le terme de "répression" et évite toujours, comme dans les autres numéros de L'A.F., le mot "épuration".

 

 

    L'HUMANITÉ donnait également la situation des bandits recherchés mais elle terminait par ce commentaire:

    "Donc le fiasco est total; ou plutôt il apparaît bien nettement que la chasse aux bandits ne fut qu'un prétexte".

    On a vu que le terme de "fiasco" avait été utilisé par LE POPULAIRE de la veille.

 

   Le quotidien communiste informa ses lecteurs que le général FOURNIER avait annoncé la fin des arrestations massives  et ne laissait l'occupation militaire que "dans les régions de Guitera, Lopigna, Vico et Balogna". Il donnait aussi une grande place à l'initiative très originale du maire de BALOGNA, Antoine-Marie CASANOVA, arrêté le 20 novembre:

 

"Signalons, en passant, le beau geste du maire de Balogna. Il a décidé de réunir son conseil municipal et il a demandé à l'un des sbires de la prison de porter la convocation à tous ses conseillers dispersés dans les cellules de la maison d'arrêt. Voilà un trait d'énergique protestation contre les violences policières".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

   Dans les éditions suivantes, ce journal ne dit pas quelles furent les conséquences de cette convocation pittoresque.

 

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 08:00

 

 

GRAND NETTOYAGE À BALOGNA

 

    L'opération de l'Aresta, près du col de Saint Antoine, évoquée dans l'article précédent, qui avait commencé très tôt le matin du jeudi 19, continua le lendemain. Si LE PETIT PROVENÇAL du 21 novembre ne publia rien de particulier, L'ACTION FRANÇAISE et L'HUMANITÉ de ce jour-là décrivirent l'occupation de BALOGNA dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 qui suivit.

 

   Pour L'A.F., cette occupation, décidée pour rechercher TORRE et CAVIGLIOLI, "n'a donné d'autre résultat que l'arrestation du maire Antoine-Marie Casanova, de l'adjoint Auguste Allegrini et de quelques autres villageois".

 

   Dans L'HUMA, les arrestations furent décrites de façon plus passionnées:

    "Là, les autos-mitrailleuses ont pris position devant la maison du maire Casanova qui a été arrêté, sous les yeux de ses petits enfants qui, disent les dépêches, tremblaient de peur. On a appréhendé également l'ancien maire Allegrini, le secrétaire de mairie Mathieu Falchi et son vieux père.

    En outre, les gardes mobiles ont arrêté dans la montagne quelques bergers.

   Le chiffre des prisonniers se trouve ainsi officiellement porté à 131." 

 

Balogna (site rando patrimoine Corsica)

Balogna (site rando patrimoine Corsica)

 

   Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI donne un chiffre précis dans son livre "SPADA dernier bandit corse" (publié en 1994):  

    "Dans la seule nuit du 19 au 20 novembre 1931, trente-huit arrestations étaient effectuées à Balogna" (page 152).

 

   Le quotidien communiste se moqua de l'opération:

   "Il est facile de comprendre que si Torre et le jeune Caviglioli se cachaient dans la région, ils ont été suffisamment avertis par le bruit des autos et de la "colonne d'attaque", pour filer en temps utile."

 

    Le journal royaliste, de son côté, nous apprend le but que l'on prêtait aux fugitifs:

    "On sait pertinemment que les deux bandits cherchent à gagner la côte, vers le village de Sagone, conservant l'espoir de pouvoir s'embarquer clandestinement sur l'un des petits voiliers qui viennent charger du charbon de bois pour la Sardaigne ou l'Italie. La chose étant connue, bien peu de chances restent aux bandits de réaliser leur projet."

 

    En fait, la répression continuait mais tombait chaque fois sur le vide.

 

 

LA CORSE À LA CHAMBRE

   Le 21 novembre était également le lendemain du débat sur la Corse à la Chambre des Députés. Le compte-rendu paru dans L'HUMANITÉ s'intitula: "Hier, André Berthon a demandé à la Chambre le rappel des troupes d'occupation".

 

André Berthon en 1920 (Wikipedia)

André Berthon en 1920 (Wikipedia)

  

   Le député communiste (qui n'eut pas l'investiture de son parti aux élections de l'année suivante et fut désigné en 1943 comme conseiller municipal de Paris par le maréchal PÉTAIN et son ministre... Pierre LAVAL) dénonça l'envoi d'un véritable corps expéditionnaire.

 

   Un incident retint l'attention. Dans le brouhaha, Jacques DORIOT, autre élu du P.C. (il ne sera exclu du parti qu'en 1934 et évoluera vers le nazisme ensuite), lança à de ROCCA SERRA (orthographié SERA dans ce journal): "De quel bandit êtes-vous l'ami?", ce qui déclencha l'hilarité générale.

 

Jacques Doriot en 1929 (Wikipedia).

Jacques Doriot en 1929 (Wikipedia).

 

   DORIOT précisa ensuite:

   "Ce n'était pas une injure. Chacun sait que tout homme politique, en Corse, est associé à un bandit. Rappelez-vous M. Coty et Romanetti". Il faisait allusion à l'élection sénatoriale de 1923 où COTY fut élu grâce au soutien du bandit, élection qui fut ensuite annulée (voir article du blog de Poggiolo sur ce sujet).

 

    La réponse du Président du Conseil est ainsi résumée dans le quotidien communiste:

   "Laval dans sa réponse essaie d'abord d'exciter la Chambre contre les communistes. Mais la manœuvre est si grossière qu'elle échoue. Il se met alors à discutailler - et à mentir - sur les chiffres des effectifs.

   Puis le bon apôtre déplore « la publicité malsaine qui a accompagné l'opération ». Il donnera des ordres « pour qu'on agisse avec plus de discrétion ». Et puis c'est le couplet sur la justice « qui est saisie et qui doit faire son œuvre »."

 

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 08:00

 

COMMENT FAIRE PALPITER LES LECTEURS ?

 

   Pour faire lire quelque chose de palpitant, le correspondant particulier du PETIT PROVENÇAL raconta le vendredi 20 novembre le récit détaillé de la reddition de Henri BARTOLI, oncle du bandit tué.

   Il était décrit "dans un état lamentable, presque nu, sans chaussures, sans veste, la barbe longue, la chemise déchirée, le visage et le corps couverts d'égratignures". La rédaction mit un titre encourageant: "La Police resserre ses filets autour de Spada", en y ajoutant un bémol: "mais elle a perdu toute trace de Bornéa".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

   Un autre article décrivit les recherches qui avaient eu lieu dans le massif de l'Aresta. Dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19, près de 250 gardes mobiles ratissèrent les bergeries placées entre BALOGNA et le col de St Antoine à la recherche de TORRE et CAVIGLIOLI... pour rien.

 

   Jean AICARDI, pour LE PETIT MARSEILLAIS, écrit clairement que l'opération fut un échec.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

ORGIE À AJACCIO

 

    Heureusement, les policiers pouvaient s'amuser, du moins si l'on en croit L'HUMANITÉ qui revint sur les 120 prisonniers d'Ajaccio et qui révéla que, pour les officiers et les journalistes, "c'est l'orgie" dans la boîte de nuit de la préfecture.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

   L'article se terminait par l'annonce d'un prochain meeting communiste sur la Corse, dont il sera question très bientôt.

 

 

DAUDET DÉNONCE UNE FORMIDABLE ERREUR

 

   La situation à la prison d'Ajaccio fut réutilisée le même jour par Léon DAUDET dans L'ACTION FRANÇAISE dans son article titré "L'école de la vendetta". 

 

   Le président du Conseil, Pierre LAVAL, était d'abord critiqué pour sa politique étrangère, puis pour l'affaire corse.

    "Cette fameuse expédition militaire de Corse, trompettée à tous les échos comme une purgation du banditisme, apparaît actuellement - nous l'avions dit ici dès le premier jour - comme une formidable erreur (...)."

 

    Il expliquait ensuite en quoi consistait l'erreur:

    "Cette chasse à l'homme à grand orchestre par un corps expéditionnaire de quinze cents combattants, avec ses délations provoquées, ses incarcérations au petit bonheur, est une école de la vendetta comme on n'en a jamais vue, et risque, les gendarmes une fois partis, de mettre la Corse à feu et à sang.(...) En outre, les correspondants renseignés assurent que la prison d'Ajaccio, contenant aujourd'hui cent prisonniers et davantage, quand elle n'en peut contenir que le tiers, est devenue un cloaque, d'une promiscuité dégoûtante, où sont entassées, dans la crasse et la vermine habituelle à ces locaux, de fort honnêtes femmes, des tout jeunes gens, des enfants à la mamelle! C'est là une façon de faire infecte, qui sent sa police de Sûreté générale d'une lieue et qui est en train de nous aliéner toute la population de l'île, sous couleur de la rassurer. ( ....)

 

Caricature de Léon Daudet.

Caricature de Léon Daudet.

 

   Si vous voulez mon avis, je vous dirai que ce pauvre Laval m'apparaît à distance (...) comme sans caractère et sans prévision. Moins outrecuidant que l'autre chouchou d'Echo de Paris et de <<bien pensants>>, je veux dire que le petit rat Paul Reynaud, (...) il apparaît comme un farceur de même acabit, sachant uniquement jouer des agences et des communiqués à la presse. En temps ordinaire, (...) cela peut prendre. Mais dès que la houle, annonçant la tempête, -économique, militaire et politique, - commencera, toutes ces petites poupées iront se cacher au fond de leurs circonscriptions ou de leurs guichets (...)

   Bref, et ce sera ma conclusion, il paraît douteux que Laval fasse les bonnes élections de 1932, promises à ses gogos par l'effervescent Kerilis".

 

   En effet, les élections législatives étaient prévues pour mai 1932, six mois plus tard. Elles furent gagnées par le Cartel des gauches, qui battit la droite amie de Laval.

 

   Comme quoi, un royaliste peut être expert en élections républicaines! 

 

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 08:00

 

UNE PETITE VICTOIRE 

 

 Les motifs de satisfaction étaient nombreux pour LE PETIT PROVENÇAL du 19 novembre qui annonça à la suite:

- "Un oncle de Bartoli se constitue prisonnier

- La région de Palneca est désormais « nettoyée »

- L'arrestation de Spada ne saurait tarder"

 

    Mais le troisième point n'était encore qu'un espoir.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   L'autre journal phocéen, LE PETIT MARSEILLAIS, donnait lui aussi une grande place à cette reddition, l'illustrant par la photo du commandant Philippot qui dirigeait la gendarmerie dans le secteur Guitera-Palneca.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?
Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

 

LA PRISON D'AJACCIO: ENFER OU PARADIS?

 

   L'HUMANITÉ avait une préoccupation très différente: le sort des Corses emprisonnés à Ajaccio. La prison, où s'entassaient 120 prisonniers, était horrible si l'on en croit le journal communiste qui titrait: "L'enfer de la prison d'Ajaccio".

 

Tribunal de police, palais de justice et prison d'Ajaccio vers 1920 (site corsicamea)

Tribunal de police, palais de justice et prison d'Ajaccio vers 1920 (site corsicamea)

 

   L’article décrit des «femmes (…) soumises à une promiscuité ignoble» où «les règles les plus élémentaires d’hygiène sont inconnues». Des «rixes» et des «tentatives de suicide» ont eu lieu. «Les hurlements qui sortent de l’horrible geôle sont entendus au loin dans la ville».

 

   Il y avait vraiment de quoi être révolté.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   Mais, la veille, le 17 novembre, LE PETIT PROVENÇAL avait donné une description tout à fait différente.   

 

   D'après son journaliste, même si la prison était pleine, il y règnait un grand calme.

 

   Des prisonniers « s’adonnent à de menus travaux de rempaillage ou de vannerie », ou construisent des bateaux dans des bouteilles.

 

   « Le dortoir des femmes a été transformé en pouponnière et, le soir, des voix mélodieuses, quoiqu’un peu rauques, chantent autour des berceaux pour endormir les petits prisonniers. »

 

   Quelle belle vie !

  

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   La comparaison des deux articles est édifiante.

 

   Qui faut-il croire?

 

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 08:05

 

LE PETIT PROVENÇAL SE RÉPÈTE

 

   LE PETIT PROVENÇAL publia mercredi 18 novembre 1931 un article de son envoyé spécial sur "Le repaire du bandit Spada", qui n'était en réalité qu'une nouvelle version du texte édité la veille.

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

   Il put faire un autre titre avec une bonne nouvelle: Dominique SANTONI, lieutenant de BARTOLI, s'était constitué prisonnier, preuve que l'intervention policière portait des fruits.

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

 

 

LÉON DAUDET LE BANDIT

 

   Ce jour-là, la chronique de Léon DAUDET dans L'ACTION FRANÇAISE eut comme titre: Mémoires d'un "bandit". 

 

   Dans un premier paragraphe, il critiquait l'opération policière en Corse:

"Les communiqués de l'expédition sont baroques et rédigés en prose gendarmique. La population corse, qu'on nous peignait comme enchantée de ce déploiement militaire, commence, si j'en crois ce que l'on dit et ce que l'on écrit, à manifester une vive irritation d'un remède inopérant et qui sera bientôt pire que le mal. Bref, il serait temps, d'une façon ou d'une autre, que cela finit. Sans compter les fatigues effroyables auxquelles pandore est soumis, en raison de la mauvaise saison et du régime météorologique de la montagne corse" (Les premiers jours de l'expédition avaient été marqués par de fortes quantités de pluie).

 

   L'adjoint de Charles MAURRAS rappelait qu'il avait été "bandit et traqué, comme Spada, Caneloni et Ravioli, par la police et la maréchaussée de mon pays, et sur toutes les routes de France."

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

 

   Ayant accusé les chefs de la police d'avoir fait assassiner son fils Philippe, il avait été condamné pour diffamation à cinq mois de prison et incarcéré à la prison de la Santé le 13 juin 1927. Grâce à l'aide des Camelots du Roi, les militants de choc de l'organisation royaliste, il s'était évadé le 27 juin et s'était réfugié en Belgique le 1er août. Il rentra en France après avoir été grâcié le 30 décembre 1929.

 

   Dans cet article, il s'identifiait aux bandits corses en mettant en parallèle ses pérégrinations et les échecs des policiers lancés à sa recherche avec la situation corse.

 

 

 

LES REMÈDES DE LÉON BANCAL

 

 

   Beaucoup plus sage, Léon Bancal, le rédacteur en chef du PETIT MARSEILLAIS donna, le 18 novembre, la conclusion de sa douzaine d’articles sur « Le problème du banditisme ».

 

   La veille, il avait rappelé que le problème corse avait été posé pour la première fois en 1789 par le député BARRÈRE. Depuis, des rapports ont été écrits et des commissions envoyées. Mais « les commissions passent, la misère reste ». « Ce qu’il lui faut, c’est un traitement énergique et définitif ».

   

   Pour lui, la démonstration de force actuelle ne servira à rien si l’on n’agit pas, l’action principale étant d’appliquer les lois. Ainsi, les Corses auront confiance en la justice. Il faudrait tirer l’île de sa misère par de grands travaux.

 

   « Et surtout pas de commission !

   La Corse en a trop vu. Deux hommes. Pas plus. Un préfet et un procureur général. Mais tous deux intelligents, énergiques et, avant tout, soustraits par avance aux fluctuations de la politique.

   Le salut de la Corse est là ».

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 18:04

 

Marina CHOVIN a publié dans ARRITTI, l'hebdomadaire nationaliste corse (numéro 2722 du 11 au 17 novembre), un troisième article sur notre village.

 

Après les églises et cimetières de Poggiolo et l'histoire de Guagno-les-Bains, elle revient sur le cas d'Oscar Rosembly, dont le nom a été cité à propos de la redécouverte de manuscrits inédits de Céline.

 

Son texte contient quelques différences avec la biographie telle qu'elle a été publiée sur ce blog (voir ICIICI et ICI). Mais qu'importe, car peut-être bien que, comme il est marqué en conclusion: "tuttu hè falsu".

 

Une précision est à retenir: son surnom de Poulo (et non pas de Paulo) vient du bagne vietnamien de Poulo Condor.

 

 

U Pighjolu (terza parte)

 Oscar Rosembly

 

Salute à tutte è à tutti. Cumpiemu sta settimana a nostra scuperta di u Pighjolu cù una figura impurtantìssima: Oscar Rosembly.

 

St’omu rinumatu da per lu mondu sanu, nascì à u Pighjolu in 1909. A so mamma si dete sempre di rimenu pè a fama di u so figliolu chì u babbu era mortu nanzu à a so nàscita.


Si n’andonu in Parighji. Tandu, stava Oscar ind’u stessu quartieru chè u pittore Gen Paul è u scrittore Louis- Ferdinand Céline. Per amicizia, fece a cuntabilità di Céline ma a so vita era in astrò. U so primu mistieru di prima trinca fù « assistant parlementaire » di u ministru Camille Chautemps. Schjattò a siconda guerra mundiale è Rosembly, ghjudeiu, entrì ind’a resistenza. Turturatu da a Gestapo, messe à scianchighjà. Da quì u so cugnome di Poulo: à l’èpica, ind’u Vietnam, c’era un bagnu chjamatu Poulo Condor chì e cundizioni èranu terrìbile: quellu chì si ne surtia, ciò ch’ùn accadìa micca spessu, era accasciatu. Di 1944, Céline scappò cù moglie è ghjattu in Allemagna. Ma Oscar li fece una prumessa: tenerà i manuscritti accatastati ind’u so appartamentu sin’à u so vultà.

 

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

A so vita u purtò à viaghjà: fù sottuprefettu di a Martinica, viceconsule di Svezia, direttore d’una sucetà di prudutti oleaginosi, gurù per isse Mèriche ed hè longa a lista di i so successi. Si maritò di 1947 cù a figliola d’un giuvellieru è t’èbbenu una figliola Marie-Luce. Oscar a tenia quant’un tesoru è, quandu scelse di vultà à u Pighjolu, li cunfidò i manuscritti di Céline, postu chì a soia a casa paria un chjostru.


Di fatti, Oscar Rosembly t’avia per mottu « mens sana in corpore sano». Or’dunque, si bagnava tutte e mane ind’a funtana di u Lucciu, sottu à a so casa, nudu è untu d’oliu cum’è in l’Antichità greca. Decidì di stà senza ellettricità è di fà astinenza. Cantava chì paria un rusignolu: sopratuttu òpere taliane, sunendu di pianuforte. Si n’andò di 1990 è, seguitendu e so ùltime vulintà, nimu l’accumpagnò sin’à u campusantu. Quellu chì si ne cumprò a so casa era baulu: ùn sapia micca u valore di tuttu ciò chì Oscar avia passatu parechji anni à buscà: per ellu era tuttu mullizzu, è ghjittò tuttu. Anc’assai chì i manuscritti di Céline èranu à l’agrottu ind’è Marie-Luce in Corti. L’avia tenuti perchè chì Céline vulia ringrazià u so amicu Rosembly. Marie-Luce i deste à un ghjurnalistu tercanu, di gràtisi, da ch’elli fùssinu stampati.


«Hè tuttu falsu!» Cumu hè falsu? «Iè: O amicu lettore, sàppia chì ci hè d’un latu a vita di Rosembly è d’un astru quella ch’ellu vulia campà. Tù ci ai contu u versu d’Oscar. Eo a dicu torna, tuttu hè falsu. » 


Marina Chovin.

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 08:00

 

 

 

SPADA EN VEDETTE

 

  Une nouvelle positive pour les lecteurs du PETIT PROVENÇAL du vendredi 13 novembre 1931: en "une", l'annonce et la photo de l'arrestation, près de Palneca, d'un "complice des bandits" anonyme.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 13 novembre: couvre-feu dans les Deux Sorru, Spada en vedette, combien d'arrestations?

 

   Pour compenser cet anonymat et pour illustrer le premier article de son "envoyé spécial" François PRIEUR (1885-1963), de son vrai nom  François ANTONORSI, le journal publia également le visage de SPADA, le bandit-vedette.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 13 novembre: couvre-feu dans les Deux Sorru, Spada en vedette, combien d'arrestations?

 

   LE PETIT MARSEILLAIS fit de même en publiant sa « dernière photo », photo tirée de l’interview filmée du 24 février 1931  par les journalistes de Pathé Cinéma Harry Grey et Christine Hubert, qui eut un grand succès dans les salles de cinémas françaises et étrangères.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 13 novembre: couvre-feu dans les Deux Sorru, Spada en vedette, combien d'arrestations?

 

COMBIEN D'ARRESTATIONS 

 

 

   Les journaux n'arrivaient pas à s'accorder sur le nombre des personnes arrêtées. 

   L'ACTION FRANÇAISE et LE POPULAIRE, organe du parti socialiste S.F.I.O., de ce jour donnèrent le même bilan de 77 arrestations, dont 2 à COGGIA et à MARIGNANE (la même faute de frappe se retrouve dans les deux journaux qui ont dû utiliser la même dépêche de l'agence Havas). L'HUMANITÉ arrivait au chiffre de 174: faute de frappe également ou volonté de montrer la lourdeur de la répression?

 

   Cette lourdeur était décrite par François PRIEUR:

    "Un hydravion survole la baie de la ville. L'aviso "Toul" défile au large. Des gardes mobiles rentrent au pas cadencé. (...) Il continue à pleuvoir sur Ajaccio qui commence à pavoiser pour la journée de l'Armistice.

    J'ai parcouru en auto quelques coins de montagne occupés par les détachements de gardes mobiles. (...)

    Tous les villages que nous rencontrons ont à peu près le même aspect d'humbles maisons de pierre nue, perchées sur des hauteurs, rangées le long de la route, accrochées à la pente d'un mont, et dès l'entrée, des fourgons automobiles, des uniformes de gardes mobiles, la popote en plein air.

    Les gardes ne sont pas logés chez l'habitant. On a fait évacuer un certain nombre de maisons, dont les occupants se sont logés chez les voisins comme ils ont pu."

 

 

COUVRE-FEU DANS LES DEUX SORRU

 

 

   La polémique s’était alors déclenchée pour savoir si la Corse subissait l'état de siège. Tous les quotidiens de ce jour publièrent le communiqué suivant émanant des autorités gouvernementales :

 

    "Si l'état de siège n'a point été proclamé, comme on l'a dit, la circulation des habitants et des automobiles est, du moins, strictement réglementée. A 21 heures, dans les villages de Sari-d'Orcino, domaine de Spada; de Guagno et de Vico, domaine de Caviglioli, au Nord d'Ajaccio; de Guitera, où opérait Bornéa, et Palneca, où opérait Bartoli, à l'Est du chef-lieu, tout le monde doit avoir regagné son habitation.

    Quant à la circulation des automobiles, elle est plus rigoureusement encore réglementée. Ne peuvent franchir les postes de gardes, installés sur toutes les routes, que les automobilistes dûment autorisés. Les consignes, données aux gardes, sont extrêmement sévères. En aucun cas, un garde ne peut circuler seul et tous doivent être constamment armés. Dans les secteurs où les bandits se sont réfugiés, gardes et gendarmes ont l'ordre de tirer sur toute personne qui ne s'arrêterait pas à la première sommation. Telle est la rigueur des consignes."

 

 

LA TERREUR POLICIÈRE

 

 

   Mais L'HUMANITÉ n'avait pas le même point de vue.   

   Un article, toujours non signé, s'intitulait: "Dans l'île en état de siège, la terreur policière s'étend", avec un inter-titre: "Défendons les paysans corses!":

 

Chronique de l'épuration du maquis. 13 novembre: couvre-feu dans les Deux Sorru, Spada en vedette, combien d'arrestations?

 

"La Corse est en état de siège. Nous l'avons dit. Les journaux bourgeois l'ont avoué. Un demi démenti officiel a été publié hier par le journal Le Temps. Mais le fait n'est pas contrôlable.

   La circulation est interdite. Les routes sont coupées. Le cri: Haut les mains! retentit partout.

   On arrête en masse: 174 personnes sont déjà sous les verrous. Quel est donc ce régime, sinon celui de l'état de siège?

   (...)

   Dans la zone occupée, la population brutalisée par la soldatesque gronde sourdement. Plusieurs envoyés de journaux signalent l'attitude de fierté et de protestation des paysans corses maltraités par les pandores qu'ils regardent avec un mépris hautain et qu'ils se refusent à renseigner sur les "hors la loi".

   (...)

   "Des cantons entiers subissent une occupation militaire odieuse. Contre les politiciens et les gros bourgeois corses, seuls responsables de la résistance du banditisme, il faut défendre les honnêtes paysans de l'île, victimes de l'état de siège."

 

   De son côté, Léon BANCAL, continuant l'étude du "problème du banditisme" dans LE PETIT MARSEILLAIS, constatait, en racontant plusieurs règlement, de comptes, que "l'ennemi le plus implacable du bandit, ce n'est pas le gendarme, c'est le bandit".

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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