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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 18:59

Il arrive que des documents historiques soient faux et n'aient pas été corrigés, au contraire de l'exemple de l'attribution du titre de FFI montré dans l'article précédent.

 

Ainsi, pour la première guerre mondiale, avec les informations sur les morts au combat.

 

Le journal "Le Petit Marseillais" avait publié le 7 février 1915 une liste d'habitants de Marseille tombés au champ d'honneur. Parmi eux, deux étaient signalés comme originaires de Poggiolo.

 

L'authentique Poggiolo

 

Mais ces deux noms, Carboni et Franceschi, ne sont pas ceux de familles connues à Poggiolo. Ils ne sont pas non plus gravés sur le monument aux morts de la commune. D'où viennent-ils?

 

Le mystère s'éclaircit quand on recherche ces deux soldats sur le site "mémoire des hommes" du Ministère de la Défense. Sa base de données procure les fiches de chacun des soldats français morts pour la France en 1914-1918.

 

On apprend alors que ces deux personnes venaient du village de PIOGGIOLA et non pas de POGGIOLO.

 

Pioggiola est située en Balagne, entre Olmi-Capella et Calenzana.

 

Un hameau de Pioggiola (photo Wikipedia)

Un hameau de Pioggiola (photo Wikipedia)

 

Pour ne pas se tromper, le respect de l'orthographe est essentiel.

 

Pourtant, savez-vous que, au XIXème siècle, pendant plusieurs années, les documents poggiolais officiels furent frappés d'une inscription "Pioggiola"?

 

L'anecdote a été racontée sur ce blog dans deux articles qui vont bientôt être republiés.

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 18:00

Pour reconstituer le passé des Poggiolais, comme de toute communauté, quand il n'existe plus de témoins, on se sert de documents. Mais encore faut-il qu'ils ne soient pas erronés. Même des papiers officiels peuvent comporter des erreurs. 

 

Après la seconde guerre mondiale, des dossiers furent ouverts pour attribuer le titre de résistant aux Français ayant lutté contre l'occupation allemande. Ils sont consultables au Service Historique de la Défense à Vincennes où ils ont été rassemblés.

 

On peut y trouver une attestation officielle attribuée le 9 juillet 1946 à Philippe FRANCESCHETTI, né à Poggiolo et résidant au 102 boulevard Chave, à Marseille.

 

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Ce papier est tout à fait officiel et sérieux. Il est signé par Jean PAOLI qui commandait le groupe "Paris" des Milices Socialistes (regroupant des militants des Jeunesses Socialistes et de la SFIO), sous la direction du responsable régional Paul TROMPETTE (ce n'était pas un pseudonyme mais son véritable nom).

 

Nous pouvons ainsi savoir que ce Poggiolais faisait partie de ce groupe de résistants depuis le 1er janvier 1944 et que

 

"Agent de liaison et de renseignements, a participé les armes à la main, aux combats de rues livrés pour la libération de Marseille, du 19 au 31 AOUT 1944, dans le secteur: Bd Merentié, Cannebière-Castellane-Réformés."

 

Point de détail: il ne faut pas s'étonner de voir écrit "Canebière" avec deux "n" car l'orthographe actuelle date de 1927 et mit du temps à s'imposer.

 

Un "certificat d'appartenance" de Philippe FRANCESCHETTI aux FFI (Forces Françaises de l'Intérieur), établi quatre ans plus tard, le 17 mai 1950, précise:

 

"Agent de liaison inter-groupe, a contribué également à recruter des combattants pour nos corps-francs".

 

On peut être content: ces documents permettent de bien connaître l'activité d'un résistant et ils sont incontestables car bardés de signatures et de tampons officiels.

 

Pas si simple: une lettre remet tout en cause.

 

 

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Un courrier du colonel CHASSON, directeur régional du recrutement et de la statistique, daté du 8 décembre 1955, demande au général de Corps d'Armée GROSSIN commandant la 9ème Région Militaire une vérification de l'appartenance aux FFI de Philippe FRANCESCHETTI. La raison en est une incohérence:

 

"L'intéressé déclare avoir été déporté en Allemagne au titre du Service du Travail Obligatoire d'octobre 1943 au 29/6/1945. Or, le présent certificat lui attribue des services FFI pendant une partie de cette période".

 

La contradiction est flagrante.

 

Le dossier de Vincennes contient la façon dont le problème fut résolu. La semaine suivante, le général GROSSIN envoya une lettre à Philippe FRANCESCHETTI au 102 boulevard Chave et une autre, toujours à Philippe FRANCESCHETTI, au 3 rue Breteuil pour une convocation à l'Etat-Major de la Région, 57 boulevard Périer. Tout s'éclaircit alors: il y avait deux Philippe FRANCESCHETTI.

 

L'un, Philippe Antoine Pascal, surnommé Filippone, était né le 26 mai 1901. Militant laïc et socialiste de toujours, il avait bien été dans la Résistance.

 

L'autre Philippe, son neveu, était né le 5 novembre 1922 et, requis par le STO, il avait été déporté en Allemagne orientale. Au moment des combats de la Libération, il se trouvait à Wittenberg, la ville où vécut Martin LUTHER.

 

Les deux Philippe.Les deux Philippe.

Les deux Philippe.

 

Du coup, tous les documents du dossier ont été rectifiés... avec dix ans de retard!

La date de naissance de 1922 a été barrée et l'année 1901 a été ajoutée à la main.

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.
Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Les homonymies sont fréquentes dans les familles corses à cause de l'habitude de donner le même prénom à presque chaque génération. Des exemples ont été donnés dans un article précédent.

 

Ainsi, dans la généalogie des FRANCESCHETTI, on compte huit Philippe décédés et un vivant.

 

Mais il n'empêche que les services dépendant de l'Etat doivent faire attention quand ils mettent en forme des documents officiels...

 

... Et, surtout, la recherche historique oblige à bien étudier, comparer et critiquer toutes les sources.

 

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Renseignements supplémentaires sur les adresses:

le 102 boulevard Chave fut le domicile de Jean-Antoine, le frère du Philippe résistant et le père du Philippe déporté du travail et de Jean-Martin;

le 3 rue Breteuil fut le domicile de Jean-Martin, le frère du Philippe STO, jusqu'en 1953, date à laquelle il s'installa avec épouse et enfants à la rue d'Endoume.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 17:59

La cérémonie d'hommage à des soldats français morts au combat est toujours poignante, d'autant qu'elle peut s'organiser très vite après le décès et que les moyens modernes de transport permettent un rapatriement rapide des corps. L'émotion en est encore plus forte.

 

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

 

Il n'en a pas toujours été ainsi. Pendant longtemps, les cadavres jonchant les champs de bataille étaient ensevelis sur place, sauf pour quelques grands généraux.

 

Avec la première guerre mondiale, des nécropoles et des ossuaires rassemblèrent les restes de nombreux soldats. Mais des familles voulaient que leur enfants reposent dans leur ville ou village d'origine. De nombreux transports furent organisés mais il fallut du temps.

 

 

Ainsi, ce fut le cas pour au moins un Poggiolais qui est mentionné dans un journal quotidien. "Le Petit Marseillais" du 12 juin 1922 contient un encadré intitulé "Le Retour de nos Morts Glorieux". il annonce que, ce jour-là, le navire "Liamone" doit partir pour la Corse avec les cercueils de vingt-cinq soldats insulaires provenant de Creil et d'Orient.

 

Le retour des morts à Poggiolo

 

Le dernier nom de la liste est "Desanti Jean, sergent, Poggiolo".

 

Il s'agit de Jean Toussaint DESANTI, fils de François-Marie DESANTI (1865-1902) et de son épouse Françoise COLONNA (1868-1942). Il est né le 29 avril 1892 à Poggiolo.

 

Alors que, comme beaucoup de Sorrinesi, il habitait en Tunisie, il s'engagea dans l'armée à l'âge du service militaire. Le 18 mars 1913, il entra au 4e régiment de marche des tirailleurs algériens. Il devint sergent au début de la guerre, le 12 septembre 1914.

 

Mais, quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1914, il mourut au combat à Crouy, dans la Somme. Il fut le quatrième des trente Poggiolais victimes de cette guerre. Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo sous l'identité de "DESANTI JEAN" et il lui est donné le grade de "sergent major" au lieu de "sergent".

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Son corps, placé dans la nécropole de Creil, fut ramené par train jusqu'à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué le 12 pour être inhumé dans son village de naissance presque huit ans après son décès.

 

Un cœur gravé signale toujours sa présence.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

D'autres familles durent attendre pour voir revenir les cendres de leurs héros.

 

Ce ne fut pas spécifique à 1914-1918. A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs années furent nécessaires avant le retour du corps de Marc Jean OTTAVY, mort le 19 novembre 1944 à Pont-de-Roide (Doubs) où il fut d'abord inhumé. Sa tombe fut entretenue par une famille de cette commune jusqu'à ce que le transfert vers le caveau familial à Poggiolo put être organisé.

 

 

 

 

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 18:00

Comme chaque 11 novembre, les Poggiolais ont commémoré l'armistice de 1918 et ont honoré les enfants du village morts pour la France: les trente héros de la première guerre mondiale, les six victimes de 1939-1945 et celui de la guerre d'Indochine.

 

A 11h, devant le monument aux morts, le message de la secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Armées a été lu par le maire Angèle PINELLI.

 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Des fleurs ont été déposées au pied du monument décoré pour la première fois par les drapeaux placés sur le nouveau socle. 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Les participants se sont ensuite rendus au bar "Le Belvédère" pour partager un apéritif convivial offert par la mairie.

 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Poggiolo reste fidèle au souvenir de ses héros.

 

 

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Photos Franceschetti

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:01
LA CÉRÉMONIE DU 11 NOVEMBRE À POGGIOLO

 

Communiqué de la mairie de Poggiolo

 

La municipalité de Poggiolo-Guagno-les-Bains invite la population de la commune à participer lundi 11 novembre à 11 heures au dépôt de gerbe devant le monument aux morts.

 

La cérémonie sera suivie par un apéritif convivial offert par la mairie au bar "Le Belvédère".

 

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 18:00

La question posée par la devinette du mois a pu paraître étonnante:

 

pourquoi, cette année, n'y aurait-il pas de drapeaux à la grille du monument aux morts de Poggiolo le 11 novembre comme chaque année?

 

Monument aux morts de Poggiolo. 8 mai 2009.

Monument aux morts de Poggiolo. 8 mai 2009.

 

D'ailleurs, depuis une circulaire du 4 mai 1963, le drapeau doit être arboré lors des journées de commémoration nationale.

 

L'an dernier, lors du 11 novembre, la clôture était bien décorée de trois drapeaux qui, au lieu d'être placés au centre et aux deux coins, à l'instar d'autres années, avaient été rassemblés près du portillon et attachés aux barreaux métalliques, comme le montrent les photos ci-dessous extraites de notre article de l'an dernier.

 

Cérémonie du 11 novembre 2018
Cérémonie du 11 novembre 2018

Cérémonie du 11 novembre 2018

 

Que s'est passé depuis? Pourquoi y aurait-il un changement?

 

Il faut s'approcher du monument aux morts et se mettre, non pas en face mais sur un côté. On aperçoit alors, caché derrière le marbre dédié aux morts de la seconde guerre mondiale, un plaque métallique avec trois tubes. Il s'agit d'un support pour les drapeaux.

 

Photo Michel Franceschetti (23 juillet 2019)

Photo Michel Franceschetti (23 juillet 2019)

 

Les drapeaux seront ainsi regroupés au centre, contre la pyramide du monument. Ils ne seront plus attachés à la grille. Très bonne initiative.

 

Il sera donc possible à la municipalité de fixer facilement un, deux ou trois drapeaux, selon son choix. En effet, on oublie souvent que le drapeau tricolore est le seul imposé par la législation (circulaire du 4 mai 1963 citée plus haut).

 

Le drapeau corse s'impose de lui-même chez nous.

 

Par contre, le bleu avec des étoiles n'est absolument pas obligatoire. On peut s'en passer sans souci. Et, si on y tient, il ne doit jamais se trouver tout seul et être placé uniquement à droite du drapeau français (donc vu à gauche de celui-ci en regardant l'édifice public). Regardez bien les photos de Poggiolo.

 

Renseignements extraits du site contrelacour et du site du Ministère de la Défense (mis à jour le 21 avril 2018).

 

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 18:00

 

Une date incontournable du mois de novembre est le 11, anniversaire de l'armistice de 1918, jour férié depuis 1922.

Depuis le 20 février 2012, le 11 novembre est devenu une journée « de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France ».

A cette occasion, la clôture qui entoure le monument aux morts de Poggiolo est décorée de trois drapeaux.

 

le monument aux morts le 8 mai 2009

le monument aux morts le 8 mai 2009

 

Mais, cette année, ces emblèmes ne seront pas sur la barrière métallique.

 

POURQUOI?

 

Réponse demain. 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 17:59

Le 3 septembre va être le quatre-vingtième anniversaire du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Mais, pour un jeune Socciais de l'époque, le grand événement était tout autre.

 


Le 26 août 1939, Antoine PAOLI s'attendait à tout moment à apprendre la naissance de son enfant. Son épouse Antonia était sur le point d'accoucher. Pourvu que ce soit un garçon, pensait-il, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque.


Les événements internationaux avaient bousculé la vie familiale. Si la déclaration de guerre eut lieu le dimanche 3 septembre, le gouvernement français avait décrété la mobilisation générale le mercredi 30 août avec mise en application le 2 septembre à 0 heure.

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Dès les jours précédents, des réservistes et des permissionnaires avaient été rappelés. Antoine en faisait partie, ce qui explique que, le 26 août, il était sur les quais d'Ajaccio sur le point d'embarquer pour aller s'opposer aux Allemands, alors que sa jeune femme connaissait les premières douleurs.

 

Pour avoir des nouvelles, la seule solution était de se rendre à la Poste du cours Napoléon pour téléphoner au bureau de Poste de Soccia.

 

Avant guerre, la Poste socciaise se trouvait au-dessus de la fontaine, face au monument aux morts. La pancarte, complètement effacée, est encore fixée sur la façade

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Sa famille, comme pratiquement toutes les autres, n'ayant pas le téléphone, un de ses parents traversait le village pour donner des nouvelles à la postière qui le répétait à Antoine quand il appelait. Et ainsi plusieurs fois dans la journée...

 

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

 

Les contractions augmentaient, la naissance approchait. Mais le départ du bateau était imminent. La sirène appelait les retardataires. Les passerelles allaient être enlevées. Une fois encore, Antoine courut à perdre haleine jusqu'à la Poste pour dire que c'était son dernier appel. Et, au bout du fil, il entendit quelqu'un arriver dans le bureau de Soccia et crier à l'autre bout de la pièce: "C'est une fille!".


A la fois surpris, soulagé et épuisé, il ne put que lâcher cette phrase: "DITES-LUI QUE JE NE LUI EN VEUX PAS".


Il ne faut pas comprendre qu'il n'en voulait pas à sa femme de ne pas lui avoir donné un garçon, ni qu'il pardonnait à ce bébé d'avoir été si en retard. En fait, Antoine ne savait plus ce qu'il disait, essoufflé par ses allers-et-retours, heureux que tout se soit bien passé et inquiet de ne pas rater le départ du navire. Il lâcha le combiné et courut gravir la passerelle juste à temps.

 

Ce ne fut que quelques mois plus tard qu'Antoine put faire connaissance de sa fille, MARIE-ANGE.


Oui, cette anecdote concerne bien la naissance de Marie-Ange, la dynamique animatrice de l'ancien comité paroissial et de tant d'événements à POGGIOLO. Elle est née Socciaise voici quatre-vingts ans et est Poggiolaise depuis longtemps, depuis son mariage avec Xavier PAOLI.

 

 

Très bon anniversaire, Marie-Ange!
 
 
 
Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Ce texte est la version modifiée et mise à jour de l'article paru sur ce blog le 28 août 2009.

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 17:58

A chaque début d'année, on espère que les douze mois à venir seront heureux et on envoie des vœux de toute sorte. Mais lequel choisir en priorité?

Bien sûr, la santé est très importante mais il faut insister sur la PAIX. Nous en avons tous grandement besoin en ce moment.

Pour illustrer le souhait pacifique, cette petite scène d'un vieux monsieur s'amusant avec un petit chat convient très bien.

Pour une année de paix

De plus, cette photo, prise par Jacques Antoine MARTINI en 1968, a un rapport avec l'année 2018 qui était celle du centenaire de la fin de la première guerre mondiale: l'homme représenté assis sur le mur bordant la maison de Valère Ceccaldi était soldat en 14-18.

 

Laurent Antoine PINELLI (1891-1974) entra dans l'armée en 1912. Il ne mesurait que 1,52 m de hauteur. Il fut d’ailleurs connu toute sa vie sous le surnom de «Antunarellu» (le petit Antoine). Il aurait pu être exempté du service militaire mais, si la taille minimale exigée était de 1,54 m jusqu’en 1901, une loi rendit, cette année-là, le conseil de révision souverain de sa décision. Et Laurent Antoine commença sa carrière militaire.

Il embarqua pour l'Indochine et devint caporal puis sergent dans un régiment de tirailleurs tonkinois. Il revint en Europe en octobre 1918, puis rentra en Indochine.

Il fut ensuite envoyé au Levant où il participa de 1920 à 1922 à la très dure campagne de Syrie-Cilicie contre les Turcs. Après quelques mois en AOF, il fut affecté en Cochinchine jusqu'à la fin de sa carrière en janvier 1928. Il retourna en Corse avec le grade d'adjudant et de nombreuses médailles.

 

En 1959, quand Martin PAOLI fut élu maire de Poggiolo, Laurent Antoine devint premier adjoint, fonction qu'il assuma jusqu’en 1971.

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 11:13
Storia nostra numéro 4: XIXe et XXe siècles

Jean-Pierre GIROLAMI termine sa série sur "les 50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse" (présentée sur ce blog en janvier dernier) avec la quatrième partie consacrée aux XIXe et XXe siècles, parue aujourd'hui vendredi 21 décembre dans "Settimana".

Comme l'indique sa présentation: "Un panorama de l'histoire de la Corse s'est révélé ainsi par petites touches. Sans prétendre à l'exhaustivité, il présente une chronologie des événements principaux qui ont façonné cette île depuis le préhistoire, répondant ainsi à une curiosité légitime".

Et n'est-ce pas un fort symbole que cette chronologie s'arrête avec la victoire des nationalistes aux dernières élections?

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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