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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 18:04
Les trente noms du monument: la fin de la deuxième face (4)

 

FRANCESCHETTI François-Antoine, le plus décoré

 

Né le : 10 janvier 1857 - Décédé le : 5 février 1917 à Lyon.

Parents : François FRANCESCHETTI (1806-1861) et Jeanne MARTINI (1825-1880).

Taille : 1,73 m.

Après un jugement, le 18 janvier 1877, du tribunal civil d’Ajaccio reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e régiment d'artillerie de ligne.

De 1881 à 1883, accomplit cinq campagnes en Algérie.

Médaille coloniale agrafe « Algérie ».

Adjudant en avril 1884, épouse à Lyon le 29 septembre 1888 Marie Pierrette Marguerite Vernay. Médaille militaire en 1890.

Démissionne en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque du barreau du palais de justice.

Légion d’Honneur en janvier 1914.

Rappelé le 2 août 1914 en tant que capitaine au 109e RT (régiment territorial).

Croix de guerre (en 1915 ?).

Décédé le 5 février 1917 de maladie aggravée à son domicile de Lyon, 34 rue des Chevaucheurs.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « FRANCESCHETTI Antoine François capitaine».

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

 

 

LOVICHI Jean Ary François Léon, le philosophe patriote

 

Sa biographie détaillée est déjà parue sur ce blog sous le titre "Face au tombeau d'Achille".

Né le 10 novembre 1893 à Constantine - Décédé le 14 juillet 1915.

Parents : Charles LOVICHI (né à Poggiolo en 1862, mort à Alger en 1842) et Adèle DELON.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Taille : 1,66 m.

Elève au lycée de Constantine puis de Henri IV à Paris.

Licencié de philosophie à la Sorbonne en 1911, à 18 ans.

Prépare l’agrégation comme répétiteur au lycée de Philippeville.

Réformé en 1913 pour sa faible constitution.

Volontaire en 1914, il est de nouveau réformé mais il tient à servir. Finalement, l’aide de son père, administrateur civil, lui permet d’être pris le 20 octobre 1914 à l’école des élèves-officiers d’Alger.

Incorporé le 18 décembre, il est affecté aux zouaves du 2e RMA (régiment de marche d’Afrique) comme aspirant.

Arrivé aux Dardanelles le 12 mai 1915, il est cité à l’ordre de la brigade pour son action du 21 juin.

Est tué d’une balle au front au ravin de Kerevès-Déré le 14 juillet.

Cité à l’ordre de l’armée le 1er octobre 1915, il reçoit la médaille militaire posthume.

Il repose dans la tombe 269 du cimetière militaire français de Seddul-Bahr (presqu’île de Gallipoli).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « LOVICHI Jean sous lieutenant ».

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

 

 

MARTINI Jean Dominique Roch Antoine, disparu aux Eparges

 

Né le 13 juin 1893 à Paris.

Parents : Roch « Antoine » MARTINI (1863-1921) et de Marie « Catherine » MORELLI (1863-1917), mariés en 1890 à Paris.

Sergent-major au 46e RI.

Disparu le 8 janvier 1915 au ravin des Meurissons, Les Eparges, Bourenilles, Varennes en Argonne (Meuse). Pas de tombe.

Déclaré mort pour la France par jugement en date du 30 avril 1920.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Jean Dominique sergent major ».

 

 

MARTINI Martin, le facteur parisien

 

Né le 18 août 1877 - Décédé le 5 septembre 1916

Parents : Jean Dominique MARTINI et Marfisa FRANCESCHETTI

Taille : 1,58 m

Engagé en novembre 1896 au 46e de ligne pour quatre ans.

Devient ensuite facteur des Postes à Paris.

Rappelé le 1er août 1914.

Sergent au 229e RI.

Mort pour la France le 5 septembre 1916 dans la tranchée de Mossoul, à Cléry (Somme).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Martin sergent».

 

 

 

MARTINI Noël Ange François, l'Algérien

 

Né le 25 décembre 1890 à Sétif (Algérie) - Décédé le 5 septembre 1914.

Parents : Dominique Marie MARTINI dit Picciatinu et Angèle MARTINI (mariés en 1890 à Poggiolo), domiciliés à Mac-Mahon (maintenant Aïn Touta, à 35 km de Batna).

Taille : 1,62 m

Engagé le 9 février 1909 à 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Avril 1912-août 1914 : campagne du Maroc occidental.

Sergent-major au 8e régiment de marche des tirailleurs le 15 juin 1914.

Tué à l’ennemi le 5 septembre 1914 à Neufmontiers en Brie (Seine-et-Marne), à huit kilomètres de Plessis-Lévêque où, le même jour, expira l’écrivain Charles Péguy.

 

Il fut le premier mort poggiolais de la guerre.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Noël Ange François sergent Major ».

 

Décès déclaré à Tocqueville (maintenant Ras El Oued, à 55 km de Sétif) seulement le 18 mars 1915.

Son nom est mentionné sur le livre d’or de Tocqueville et, avec le seul prénom de Noël, sur la plaque des « soldats morts au champ d’honneur durant la guerre 1914-1918 » de l’église de Tocqueville.

 

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

 

 

MARTINI Pierre Paul, de Constantine à la Lorraine en passant par la Chine

 

Né le 4 janvier 1884.  - Décédé le : 9 mars 1916

Fils naturel de Jeanne MARTINI (1862-1920)

Taille : 1,57m

Engagé le 30 juin 1902 à Constantine au 3e RTA, rengagé le 12 septembre 1907 au 8e Régiment d’infanterie coloniale.

Madagascar : 1908-1912.

Au sein du 16e Régiment d’infanterie coloniale, participe au corps expéditionnaire de Chine jusqu’au 25 novembre 1914.

Combat en France au sein du 6e Régiment d’infanterie coloniale.

Disparu avant le 29 avril 1916, son décès est fixé au 9 mars 1916 à Trois Ravins-Lachalade (Meuse) par le tribunal de Constantine en 1921, confirmé par le tribunal d’Ajaccio en 1922.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Paul soldat ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "MARTINI Pierre".

 

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 18:03

 

La famille DESANTI est représentée six fois sur le monument aux morts de Poggiolo, notamment par deux duos de frères.

 

Les trente noms du monument: les Desanti (3)
Les trente noms du monument: les Desanti (3)

 

DESANTI Dominique Xavier, mort en Serbie

 

Né le :  31 janvier 1890 - Décédé le : 13 décembre 1918

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Dominique Xavier DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,69 m

Engagé le 15 décembre 1910 au 5e escadron du train.

1er RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis 3e et 22e. Campagnes en Algérie et Maroc. Conducteur de 1ère classe en janvier 1913.

Blessures : éclats de grenade à l’épaule gauche le 5 juillet 1916 à Frise (Somme).

Campagnes de Serbie en 1917.

Décédé des suites de maladie le 13 décembre 1918 (un mois après l'armistice!) dans l’ambulance alpine numéro 5 à Zajeca en Serbie. Décès retranscrit sur l’état-civil de Poggiolo le 12/05/19.

Inhumé au cimetière militaire français de Skopje (Macédoine) (tombe 531) avec l'inscription "DESANTI Dominique Mort pour la France". Ce cimetière  contient les restes de 960 officiers, sous-officiers et soldats de l'Armée d'Orient, ainsi que deux ossuaires, regroupant chacun environ 5.000 corps.

 

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Dominique soldat» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jacques et l’inscription « FRERES ».

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

 

 

DESANTI François Antoine, victime de la bataille de la Marne

 

Né le : 26 octobre 1886 - Décédé le : 20 septembre 1914.

Parents : Joseph DESANTI et Marie Anne CARLI

Taille : 1,60 m.

Engagé en octobre 1906 au 3e régiment de zouaves à Constantine.

141e RI (régiment d'infanterie), puis 173e RI, puis 3e RI.

Sergent, puis sergent-major le 6 août 1914.

Disparu le 20 septembre 1914 à Béthincourt (Marne) et déclaré mort pour la France en 1921. Pas de tombe.

Citations : « sous-officier brave ayant toujours donné l’exemple du devoir. Tombé au champ d’honneur le 20 septembre 1914 à Béthincourt en se portant à l’attaque des positions ennemies. Croix de guerre avec étoile d’argent ».

Médaille militaire le 14 juillet 1923.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme "DESANTI François Antoine sergent major".

Alors que l'ordre alphabétique en faisait le second des DESANTI, la présence des deux duos de frères l'a repoussé à la sixième place.

 

 

 

DESANTI Jacques Antoine, un des deux morts de Vauquois

 

Né le 18 septembre 1881 - Décédé le : 4 mars 1915.

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Frère de François Marie et de Paul Baptiste.

Taille : 1,58 m.

Engagé en février 1912 au 10e régiment d'infanterie coloniale, puis au 9e et au 22e colonial.

Campagnes au Tonkin et à Madagascar.

Disparu le 4 mars 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine après DESANTI Jean.

Déclaré Mort pour la France. Pas de tombe.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jacques soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Dominique et l’inscription « FRERES ».

 

 

 

DESANTI Jean, l'autre mort de Vauquois

 

Né le :  8 octobre 1892 - Décédé le : 26 février 1915.

Parents : François Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI.

Jean DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

Taille : 1,55 m.

Engagé en 1912 au 46e RI (régiment d'infanterie).

1ère classe en novembre 1913, remis soldat de 2ème classe le 15 avril 1914 pour mauvaise conduite.

Mort le 26 février 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine avant DESANTI Jacques Antoine.

Déclaré Mort pour la France le 18 janvier 1919.

Enterré à Poggiolo?

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean Toussaint et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, mort après la guerre

 

Né le : 29 novembre 1873 - Décédé : après le 1er août 1923.

Parents : François-Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI

Taille : 1,57

Engagé au 104e RI (régiment d'infanterie) en mars 1893.

Campagnes de Madagascar (avril 1893-février 1897), Annam (décembre 1901-mars 1905), Tonkin (décembre 1905-janvier 1909), Cochinchine (octobre 1909-septembre 1910).

Sergent en juin 1904.

Quitte l’armée en 1910 et habite à Bizerte (Tunisie).

Rappelé le 1er août 1914.

Unités : 44e territorial, puis 250e territorial.

Démobilisé le 3 août 1919.

Décédé après le 1er août 1923 (où?).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean Toussaint lieutenant» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, ramené à Poggiolo

 

Né le : 29 avril 1892 - Décédé le 2 octobre 1914.

Parents : François Marie DESANTI et Françoise COLONNA

Taille : 1,65 m.

Résidant en Tunisie, s’engage le 18 mars 1913 au 4e régiment de marche de tirailleurs algériens.

Sergent le 12 septembre 1914.

Tué à l’ennemi le 2 octobre 1914 à Crouy (Somme)

 

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

 

Corps ramené de Creil par train à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué sur le vapeur « Liamone » avec les restes de 24 autres soldats pour être enterrés en Corse.

 

Fut enseveli dans la chapelle funéraire des DESANTI-BARTOLI, au-dessous de l'église St Siméon.

 

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean sergent major».

 

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 18:00

 

Quatre Poggiolais morts pendant la première guerre mondiale portaient le nom de DEMARTINI.

 

Ils sont inscrits sur la première face du monument aux morts.

 

Les trente noms du monument: les Demartini (2)

 

 

DEMARTINI Antoine François, du Sénégal à la Somme

 

Né le 10 décembre 1884 - Décédé le 8 juillet 1916.

Parents : François DEMARTINI et Madeleine DEMARTINI

Taille : 1,69 m

Incorporé le 11 août 1905 et rengagé en 1907.

6e RAC (régiment d’artillerie coloniale), puis 3e RAC.

Campagnes du Sénégal (1906-1909) et du Tonkin (1911-30 janvier 1914)

Maréchal des logis en 1913.

 

Citations : « après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce » (ordre général n°124).

Décorations : médaille militaire le 16 janvier 1915, croix de guerre le 10 juin 1915

Tué le 8 juillet 1916 (le 7 sur le registre matricule) entre Assevillers et Fontaine-lès-Cappy (Somme).

 

Inhumé dans la nécropole nationale du Lihons (Somme), tombe n°3935.

 

Inscrit à la sixième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François maréchal des logis ».

 

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Dominique François, le Tunisien

 

Né le 28 juin 1888 - Décédé le 3 novembre 1915.

Parents : fils naturel de Marie Dominique DEMARTINI (1861-1910)

Taille : 1,60 m

Employé des Ponts et Chaussées en Tunisie.

Engagé le 26 février 1907 à Bizerte au 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Caporal en 1907.

Campagnes en Tunisie (1907-1908) et Maroc (1908-1910).

Médaille du Maroc.

Libéré le 26 février 1911, devient sous-agent des Postes à Paris.

 

Rengagé en mars 1913 au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis au 9e. Campagne au Tonkin (1913-mars 1915).

Combat en France au sein du 4e RIC.

Mort pour la France le 3 novembre 1915 à Massiges (Marne), en Champagne.

 

Inscrit à la cinquième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François caporal ».

 

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

 

 "Le soldat", chanson de Florent Pagny, clip tourné dans les tranchées et le cimetière de Massiges.

 

 

 

DEMARTINI Jean Baptiste

Né le : 5 novembre 1893 - Décédé le : 25 septembre 1915.

Parents : Antoine François DEMARTINI et Marthe MARTINI.

Frère de Jean Toussaint et Martin DEMARTINI.

Taille : 1,59 m

Engagé le 16 novembre 1912 au 3e RMT (régiment de marche des tirailleurs indigènes).

Caporal le 11 juin 1913.

Sergent le 11 août 1914.

 

 

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

 

Mort pour le France le 25 septembre 1915 à Epine de Vedegrange, à St Hilaire le Grand (Marne).

Inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée, à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne), carré 3E, tombe 1791, avec l'inscription "DEMARTINI Jean Baptiste Sergent 3e Tirailleurs MORT POUR LA FRANCE LE 25.09.1915".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean sergent ».

 

 Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Jean Toussaint, victime des élections municipales

 

Sa carrière étant très riche, un article particulier lui sera consacré plus tard.

 

Né le 1er novembre 1889 - Décédé le 9 février 1916.

Parents : François Antoine DEMARTINI et Gracieuse DESANTI.

Situation militaire avant 1914 : engagé le 12 novembre 1907 au 3e Zouaves en Algérie.

5 octobre 1908 : 5e dépôt des équipages de la Flotte.

1909 : élève-matelot, matelot timonier breveté.

Est affecté sur des navires de guerre jusqu’au 1er septembre 1912.

 

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

 

Il est cassé de son grade et chassé de la Marine pour avoir voté illégalement aux élections municipales de Poggiolo et s'être battu.

 

Se rengage pour 4 ans dans la coloniale.

7 septembre 12 : soldat de 2e classe au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale).

1913 : caporal, puis caporal-fourrier.

Janvier 1914 : 4e Sénégalais. Campagne au Dahomey.

Campagnes: Togo, Dahomey, Sénégal, France en mai 1915.

Blessé légèrement à la cuisse au combat de Khra (Togo) le 21 août 1914.

Cité le 24 août 1914 à l’ordre des troupes du groupe de l’AOF (Afrique Occidentale Française) pour sa blessure du 21.

Sergent le 16 mars 1915.

Mort pour la France le 9 février 1916 à Cappy (Somme).

Décès transcrit sur l’état-civil de Poggiolo seulement le 2 janvier 1917.

Médaille militaire en 1921.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean Toussaint sergent ».

 

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 18:00

 

Comme annoncé, nous commençons la liste détaillée des trente Poggiolais morts pendant la guerre de 1914-1918, afin qu'ils ne soient pas de simples inscriptions sur une pierre.

Les renseignements viennent en grande partie des registres d'état-civil de Poggiolo, et des registres matricules accessibles sur Archives Pumonti (Collectivité de Corse)  ainsi que de la base de données Mémoire des hommes (Ministère des Armées). Les fiches généalogiques du site Geneanet (dont celle de Pierre LECCIA) ont bien servi, ainsi que les photos de monumentmort.corse.

Quand le lieu de naissance n'est pas mentionné, il s'agit toujours de Poggiolo.

Malgré le soin mis dans les recherches, des erreurs ont pu se glisser. N'hésitez pas à nous le faire savoir.

 

-----------

 

Les quatre premiers noms inscrits sur le monument aux Poggiolais morts pendant la Grande Guerre sont:

ANTONINI Pierre Toussaint, BALDARESCHI Damien, BATTESTI Pierre François et COLONNA Franco Antoine.

Que sait-on sur eux?

 

Les trente noms du monument: les quatre premiers (1)

 

ANTONINI Pierre Toussaint, celui qui combattit en Grèce

 

Né le 14 octobre 1882 à Guagno - Décédé le 22 novembre 1916.

Parents : Antoine Marie ANTONINI (1842-1926) et Marie Madeleine CAVIGLIOLI (1855-1916).

Taille : 1,73 m.

Engagé en octobre 1902 au 5e RIC (régiment d'infanterie coloniale).

Caporal en 1904.

Au Tonkin de janvier 1905 à février 1909. Médaille coloniale (en 1907 ?)

Sergent en 1910.

En Guinée d’août 1910 à octobre 1912.

Médaille militaire en décembre 1912.

Adjudant le 16 mars 1914.

Epouse Marie Andrea POLI (1891-1977) à Toulon en septembre 1914.

Adjudant-chef le 1er septembre 1914. Combat en France.

Cité à l’ordre du régiment (le 8régiment d'infanterie coloniale) pour avoir enlevé des tranchées à la baïonnette « et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier ».

Sous-lieutenant à titre temporaire le 15 décembre 1914, à titre définitif le 4 octobre 1916.

Fait partie de l’armée d’Orient (basée en Grèce) à partir de décembre 1915.

Lieutenant à titre temporaire le 13 avril 1916, à titre définitif le 11 novembre 1916.

 

Hôpital temporaire 5 fr Salonique. Photo Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine.

Hôpital temporaire 5 fr Salonique. Photo Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine.

 

Décède le 22 novembre 1916 hôpital temporaire 5 de Salonique ou, d'après sa famille, sur le bateau l’emportant à Marseille (voir l'article à ce sujet).

Croix de guerre avec palmes.

Enterré à Toulon au carré militaire Lagoubran carré SF, rang I, tombe 26, avec l'inscription "ANTONINI Pierre lieutenant Mort pour la France".

 

Photo Francis Pech sur le site http://monumentmort.corse.free.fr/

Photo Francis Pech sur le site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « ANTONINI Pierre Toussaint lieutenant ».

 

Il figure aussi sur le monument aux morts de Guagno comme « ANTONINI P. Toussaint ».

Site http://monumentmort.corse.free.fr/

Site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

 

BALDARESCHI Damien, tué deux mois avant l'armistice

 

Né le 6 avril 1893 à Guagno-les-Bains - Décédé le 8 septembre 1918.

Parents : Eugène BALDARESCHI et Baptistine MARTINI.

Taille : 1,67 m

Marié le 28 octobre 1913 avec Marie Angèle LECA.

Profession avant l’armée : cocher

Mobilisé le 30 novembre 1913 au 163e Régiment d'Infanterie.

Porté déserteur par erreur du 5 au 20 octobre 1915.

Blessé au Violu (Vosges) le 12 octobre 1916 par l’éclatement d’une torpille.

Mort pour la France le 8 septembre 1918 à Minaucourt (Marne), deux mois avant la fin de la guerre.

Inhumé dans la nécropole nationale Le Pont du Marson (tombe 5366) à Minaucourt-le-Mesnil-les Hurlus (Marne) avec l'inscription "BALDARESCHI Damien 163e RI Mort pour la France le 8-9-1918".

 

Est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo (en troisième position alors qu’il est deuxième dans l’ordre alphabétique) comme « BALDARESCHI Damien soldat ».

 

Photo d'Alain Chevallier. Site http://monumentmort.corse.free.fr/

Photo d'Alain Chevallier. Site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

 

 

BATTESTI Pierre François, qui mourut à Guagno

 

Né le 19 juin 1896 à Guagno - Décédé le 4 août 1918.

Parents : Baptiste BATTESTI et Xavière POLI.

Taille : 1,72 m.

Incorporé le 19 avril 1915 au 119e régiment d’artillerie lourde.

1er régiment d’artillerie de montagne en mars 1917.

Réformé pour maladie le 23 mars 1918.

Meurt à Guagno le 4 août 1918 des suites de maladie contractée en service.

 

Inscrit sur le monument aux morts (à la quatrième ligne alors qu’il est troisième dans l’ordre alphabétique) comme « BATTESTI Pierre François soldat ».

 

 

 

COLONNA Franco-Antoine, au prénom particulier

 

Né le 10 février 1897 à Guagno-les-Bains.  Décédé le 23 mai 1917.

Parents : François COLONNA et Marie Madeleine BATTESTI, domiciliés à Guagno-les-Bains.

Déclaré à la mairie de Poggiolo avec le prénom de Franco-Antoine, mais inscrit comme François Antoine sur le registre matricule militaire.

 

Le registre des naissances de Poggiolo a bien enregistré le prénom Franco-Antoine. Archives Pumonti.

Le registre des naissances de Poggiolo a bien enregistré le prénom Franco-Antoine. Archives Pumonti.

Taille : 1,72 m.

Incorporé le 9 février 1916 au 7e régiment d’artillerie à pied, puis au 118e RAL (régiment d'artillerie lourde).

Sert comme canonnier servant.

Blessé le 10 mai 1917 à la jambe gauche, amputé, meurt le 23 dans l’ambulance 3/60 faisant office d’ambulance à St Hilaire au Temple (Meuse)

Médaille militaire posthume, croix de guerre.

Inhumé dans la nécropole nationale de Somme-Suippe (tombe 3319) avec deux erreurs dans l'inscription: "COLONA France 118e RAL Mort pour la France la 23.05.1917".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo (en deuxième ligne alors qu’il est quatrième dans l’ordre alphabétique) comme « COLONNA Franco soldat ».

 

Photo Alain Girod

Photo Alain Girod

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 18:07
Réponse à la devinette du mois: le nombre de la tristesse

 

Le nombre trente ne peut pas être inconnu des Poggiolais qui sont tous passés devant l'endroit où il se trouve, plus exactement, devant l'endroit où trente noms sont inscrits.

 

Trente est le nombre des noms mentionnés sur le monument aux morts. Il représente les trente enfants de Poggiolo victimes de la guerre de 1914-1918.

 

Le monument a la forme d’un obélisque avec une base carrée posée sur un piédestal de deux marches. La face avant du pilier est décorée par deux représentations en bronze de la croix de guerre. Au-dessus, une tête de poilu est sculptée dans un médaillon posé sur une palme avec l’inscription « Pro patria ».

 

Sur la base, du côté oriental, près de la route, sont gravées les lignes suivantes :

 

«1914 -1918

AUX ENFANTS

DE

POGGIOLO

MORTS POUR LA FRANCE»

 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Les noms, avec leurs prénoms et leurs grades, des trente soldats sont marqués dans l'ordre alphabétique (malmené trois fois pour les prénoms) sur chacune des trois faces, à raison de dix noms par côté, ce que fait bien un total de trente.

 

La liste commence sur la face nord avec le lieutenant ANTONINI Pierre Toussaint.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Le côté ouest est le moins visible car placé à l'opposé de la route.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

La liste se termine sur la face méridionale avec l'adjudant Charles Marie VINCIGUERRA.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

 Trente noms de héros qui concernent toutes les familles poggiolaises et qu'il ne faut pas oublier au moment du 2 novembre et surtout de l'anniversaire de l'armistice de 1918, le 11 novembre.

 

 

 

Dans les prochains jours, le blog des Poggiolais publiera, en plusieurs fois, les biographies de chacun de ces trente soldats.

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 09:43
 
 
Le 82e anniversaire du début de la deuxième guerre mondiale, le 3 septembre 1939, est l'occasion de vous conseiller, si vous ne l’avez pas déjà fait, la lecture du livre de Michel FRANCESCHETTI "Une drôle d'année à Marseille" (ed. Gaussen) qui décrit comment les Marseillais ont vécu la première partie de ce conflit surnommée la "drôle de guerre".
 
 
Couvre-feu, masque (à gaz) obligatoire, rationnement, nouvelles méthodes de travail, censure sur les informations, de nombreux éléments de cette époque font penser à une actualité très proche.
 
 
En vente dans les librairies marseillaises et sur internet (FNAC, Amazon, Cultura, etc).
 
 
 
Petite page de publicité: une drôle d'année à Marseille
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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 18:00

 

Le 29 mai est le 150e anniversaire de la fin de la Semaine Sanglante, ces combats acharnés qui, du 21 au 29 mai 1871, opposèrent les troupes versaillaises aux Communards. 

 

Après les défaites des troupes françaises devant les Allemands, l'armistice avait été décidé en janvier avant le traité signé à Francfort le 10 mai 1871. Les milieux populaires parisiens, opposés à la majorité conservatrice issue des élections de février, formèrent une Commune qui refusa d'obéir au gouvernement dirigé par Adolphe Thiers et qui entreprit des réformes sociales. Installé à Versailles, Thiers réorganisa une armée pour entreprendre la reprise de la capitale.

 

Les Versaillais comme les troupes communardes luttèrent avec une grande sauvagerie. Si les historiens donnent des chiffres s'étendant entre 5.000 (Robert Tombs) et 30.000 morts (Prosper-Olivier Lissagaray), il n'en est pas moins vrai que cette guerre civile fut atroce.

 

images extraites du site https://paris-luttes.info/
images extraites du site https://paris-luttes.info/

images extraites du site https://paris-luttes.info/

 

Des Poggiolais participèrent-ils à la Semaine Sanglante? Il n'y aurait rien d'étonnant car des natifs de Poggiolo ont pratiquement toujours été présents aux grands moments de l'histoire française depuis 1768.

 

Un article précédent a donné la liste des 23 Poggiolais qui furent sous l'uniforme pendant la guerre de 1870-1871 (cliquer ici pour le relire). Malheureusement, les renseignements manquent sur les détails de leur carrière.

 

 

 

LES ABSENTS

 

Aucune contestation n'existe pour certains pour qui leur participation est impossible.

 

Ainsi, Antoine DEMARTINI (1844-1873), bien que considéré comme militaire jusqu'à la fin de l'année 1871, avait été renvoyé dans ses foyers depuis février 1866.

 

Etant marin, Antoine Mathieu DEMARTINI (1841-1885) n'était certainement pas dans la région parisienne.

 

Antoine Albert François DEMARTINI (né en 1847) fut captif en Allemagne du 2 septembre 1870 au 1er juillet 1871. Il ne pouvait donc être à Paris.

 

La situation de Jean Baptiste FRANCESCHETTI (1848-1916) était identique: il fut prisonnier du 16 août 1870 au 8 juillet 1871.

 

 

 

LES VERSAILLAIS

 

Jean Baptiste PINELLI (1848-1917) avait été fait prisonnier avec l’armée de Bazaine à Metz le 29 octobre 1870. Il fit partie des militaires français libérés par les Allemands pour être intégrés à l'armée de Versailles, avec le 119e régiment de ligne, à partir du 14 mai 1871, comme en témoigne son dossier de la Légion d'honneur. Quel fut son rôle dans cette semaine? Difficile à savoir. 

 

Jean Baptiste DEMARTINI (1849-1919) ne fut pas prisonnier. Il était soldat au 113e régiment de ligne, régiment qui prit une part active dans la répression des Communards.

 

Enfin, Jean-Martin DESANTI (1846-1922), alors sergent, fit toute la guerre contre l'Allemagne. Le 7 mars 1871, il fut placé dans le 120e régiment de ligne qui participa aux combats. Dans son dossier de la Légion d'Honneur, la période de la Commune est mentionnée comme une campagne "à l'intérieur (Paris)" avec la pudique précision "pour mémoire".  Ces jours ne comptaient pas dans les 17 années de campagne de l’ensemble de sa carrière militaire car il s'agissait de combats contre des Français et non pas contre des étrangers. 

 

Pour lui aussi, il n'est pas possible d'avoir plus de précision sur son activité pendant ces moments douloureux. Ses descendants d'une branche FRANCESCHETTI n'ont aucun document sur ses exploits militaires. Peut-être en existe-t-il chez d'autres descendants.

 

Portrait de Jean-Martin Desanti entre 1885 et 1897 (photo Michel Franceschetti).

Portrait de Jean-Martin Desanti entre 1885 et 1897 (photo Michel Franceschetti).

 

Pour les autres militaires originaires du village, aucune certitude ne peut être avancée.

Rien ne permet non plus de dire que certains se trouvèrent dans le camp communard.

 

Mais, encore une fois, les Poggiolais ont connu les tourments des XIXe et XXe siècles: conquêtes coloniales, guerres mondiales, résistance, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie. Pourrait-on imaginer de raconter l'histoire de la France contemporaine du seul point de vue poggiolais?

 

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 19:00

 

Le journaliste Patrick COULOMB a présenté dans "La Provence" de mardi 30 mars le livre "Une drôle d'année à Marseille" de Michel FRANCESCHETTI.

 

L'avis de la presse  sur "Une drôle d'année à Marseille"
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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 18:03

 

 Les personnages qui étaient cités dans la devinette posée hier ont tous en commun d'avoir été à Marseille au début de la seconde guerre mondiale, pendant la période de la "drôle de guerre" (septembre 1939-mai 1940):

 

-Le Poggiolais Jean-Martin FRANCESCHETTI participa à la Défense Passive,

-le futur président Georges POMPIDOU, mobilisé, rejoignit son unité à Marseille,

-Ahmed BEN BELLA (premier président de l'Algérie indépendante), soldat dans l'armée française, joua dans l'équipe de football de l'OM,

-l'écrivain Jean GIONO fut emprisonné au fort St Nicolas pour diffusion de tracts pacifistes,

-l'amiral Emile MUSELIER (qui rejoignit la Résistance dès juin 1940) dirigea un temps la défense portuaire,

-Simon SABIANI (qui fut ensuite collaborateur pro-allemand) s'engagea dans la défense anti-aérienne,

-Yves MONTAND débuta sa carrière de chanteur au moment de la déclaration de guerre,

-Charles TRENET et FERNANDEL, mobilisés eux aussi, organisèrent des galas de soutien aux soldats.

 

 

Tous sont cités dans "Une drôle d'année à Marseille", étude qui vient de paraître sous la signature de Michel FRANCESCHETTI.

 

 
Réponse à la devinette du mois: une drôle d'année à Marseille

 

 

Présentation d'après la quatrième de couverture:

 

De septembre 1939 à mai 1940, la France a connu une période souvent oubliée mais qui n’est pas sans évoquer celle que nous traversons: un état de guerre, sans combat mais avec le couvre-feu et les privations que cela implique.

 

Pendant ces huit mois d’attente, on mit en place la défense passive, les restrictions alimentaires et la censure qui perdureront pendant toute la guerre. Déjà, se faisait sentir la dégradation de l’esprit public. Tandis que la figure du maréchal Pétain était de plus en plus présente, l’unité nationale disparaissait.
 
S’appuyant sur un dépouillement rigoureux de la presse locale, Michel FRANCESCHETTI brosse un portrait de Marseille au cours de cette «drôle d’année», comblant un vide de l’historiographie locale.
 
 
«Une drôle d’année à Marseille», édité aux Editions Gaussen, 216 pages, 18 euros, se trouve dans les principales librairies marseillaises et peut être commandé auprès de son libraire habituel ou bien par internet (FNAC, Cultura, Amazon, Leclercleslibraires.fr, etc.). 
 
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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 17:56

 

 

Un triste anniversaire: le 19 mars 1941 est le jour du décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RTA, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarten (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 .

 

Ses parents étaient Paul DESANTI, employé des Postes (1884-1948), et son épouse Louise CUBE, ménagère (1889-1979).

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Paul DESANTI, son père, surnommé Pampasgiolu, s'était engagé dans les tirailleurs algériens en 1904 et avait accompli des campagnes en Tunisie et au Maroc jusqu'à sa libération en 1909. Il devint employé des Postes.

 

Pendant la première guerre mondiale, il fut remis par son administration à la disposition de l'autorité militaire en 1916, à 32 ans, qui l'affecta au dépôt de télégraphie militaire de Poitiers.

 

Avec le retour de la paix, Paul devint facteur télégraphe à Ajaccio jusqu'à sa retraite.

 

Il mourut à Guagno-les-Bains le 16 novembre 1948, un an après le retour du corps de son fils.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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