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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 17:51

Les élections européennes ont montré que le Rassemblement National a obtenu de nombreux suffrages dans les zones rurales abandonnées par le pouvoir central. Cet abandon a déjà été décrit dans un récent article de ce blog.

 

 

Lundi 27 mai, Agnès BUZYN, ministre de la Santé, a visité la maison de santé de Cargese dans le but de montrer que les pouvoirs publics se préoccupent de ce problème.

 

Sophie DESNAULT, bien connue à Poggiolo, lui a fait part des difficultés qu'elle éprouve à s'installer car l'ARS (agence régionale de la santé) a retiré des zones prioritaires les communes s'étendant de Tiuccia à Piana en passant par Vico . Pourtant, il n'y a plus que sept médecins pour une population atteignant 25.000 personnes l'été.

 

La ministre a bien déclaré qu'"il faut tenir compte des spécificités territoriales", mais l'administration garde sa logique spécifique !

 

Sophie Doisnault

Sophie Doisnault

 

Pour compléter votre information sur cette visite, nous vous conseillons de regarder le reportage diffusé sur Via Stella et aussi le texte de l'article de "Corse-Matin" de mardi 28 mai, sans oublier les nombreux tweets de l'équipe de Madame Buzyn.

 

Santé : Agnès Buzyn résolue à tisser un "maillage territorial"
 

LAURE FILIPPI

La ministre des Solidarités et de la Santé a débuté son déplacement de deux jours sur l’île hier matin, à la maison de santé pluri-professionnelle de Cargèse, qu’elle a jugée "exemplaire et emblématique" du projet Ma santé 2022

"Impressionnant !" Sur la plaque apposée à l’entrée du pôle de santé pluridisciplinaire de Cargèse, la liste des praticiens et des différentes spécialités représentées s’est attiré les louanges d’Agnès Buzyn. Pour la première étape de son déplacement de deux jours sur l’île, la ministre des Solidarités et de la Santé avait en effet choisi de se rendre, hier matin, dans cette structure ouverte il y a trois ans pour lutter contre la désertification médicale qui touche le rural.

Alors que le projet de loi relatif à l’organisation et la transformation du système de santé, déclinaison du plan Ma santé 2022, sera examiné au Sénat la semaine prochaine, la ministre a salué de manière appuyée la "dynamique" de l’établissement médical cargésien, présenté comme "exemplaire et emblématique" des orientations prises par la réforme.

"La désertification médicale est un problème international, dans la mesure où il manque 12 millions de professionnels de santé dans le monde, a rappelé Agnès Buzyn. En Corse, même si le maillage de médecins généralistes est plutôt supérieur à d’autres zones du continent, l’offre de spécialistes y est en revanche plus faible et les réseaux routiers rendent plus difficile l’accès aux soins. Il faut à cet égard s’adapter aux territoires et prendre en compte cette problématique d’île-montagne, en apportant des solutions pour garantir un réel maillage territorial".

Assurant à cet égard que l’État et l’Agence régionale de santé (ARS) "seront présents" pour soutenir les collectivités, Agnès Buzyn a d’ailleurs souhaité entendre les attentes des professionnels, mais aussi des responsables politiques, lors d’une rencontre organisée à l’issue de la visite des installations de la maison de santé.

Autour de la table, le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, la conseillère exécutive en charge de la santé et du social, Bianca Fazi, la cardiologue et présidente de la commission Santé à l’Assemblée de Corse, Danielle Antonini, ou encore le maire de Cargèse, François Garidacci, ont tour à tour exprimé les "attentes fortes, les inquiétudes, voire les impatiences"concernant l’amélioration de l’offre de soins et de la prise en charge des patients.

"Pour une médecine innovante"

Les problématiques liées à l’installation des médecins en zones rurales et à l’accès aux consultations pour les personnes isolées ont à ce titre permis de mettre l’accent sur un certain nombre d’enjeux. "Dans notre région du grand ouest, qui s’étend de Tiuccia à Porto, nous sommes passés de treize à sept médecins, pour 8 000 habitants l’hiver et près de 25 000 l’été, a ainsi souligné Dominique Poggi, médecin généraliste à Cargèse, à l’initiative du pôle de santé, l’un des cinq existant sur l’île. Cette structure fonctionne au-delà de nos espérances, mais le revers de la médaille est le problème du zonage, dans la mesure où désormais les jeunes médecins qui veulent s’installer ici, au cœur d’un territoire rural, n’ont plus droit à l’aide à l’installation, alors que, paradoxalement, ils peuvent en bénéficier en périphérie d’Ajaccio", a-t-il alerté, appuyé par Sophie Desnault et Julien Marcheschi, deux des trois généralistes candidats à l’installation dans la région.

Notamment calculé en fonction du nombre de médecins par habitants, le zonage demeure donc "évolutif" selon la ministre, qui a précisé que le territoire de Cargèse se situe en zone"intermédiaire, avec des facilitations".

Parmi les autres préoccupations exprimées par les professionnels de santé, le Dr Florence Ottavy s’est quant à elle alarmée du risque que l’expérimentation menée en télédermatologie avec des résultats probants - "plus de 900 cas suivis en quatre ans et plus de 75 000 kilomètres économisés", a-t-elle précisé - "ne rentre pas dans le droit commun et se casse la figure".

Une crainte qui n’a vraisemblablement pas laissé la ministre indifférente, tant cette dernière mise sur le développement de la télémédecine. "Il faut tenir compte des spécificités territoriales et s’organiser pour assurer une médecine innovante, a-t-elle déclaré. Les consultations avancées, notamment, représentent l’avenir et un espoir pour beaucoup de pathologies. Il est important de rassurer la population en favorisant la télémédecine pour les spécialités, mais aussi en accélérant, dès l’année qui vient, le rythme des conventionnements, filières par filières, y compris avec la Sardaigne."

Encourageant les collaborations, comme celles entre les médecins et le Samu, Agnès Buzyn a par ailleurs assuré que des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) seront financées par l’assurance maladie, afin de favoriser "le partage des tâches". La ministre a en outre annoncé que "400 postes de médecins salariés seront créés, dont cinq pour la Corse". Tout en confirmant que trois maisons de santé pluri-professionnelle ouvriront en 2020 à Prunelli-di-Fiumorbu, Sartène et Vico, et que cinq dossiers sont en cours d’instruction pour les régions d’Ajaccio, de Bastia, de Cervioni, du Prunelli, ou encore de la Gravona.

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 18:00

Au moment où l'on célèbre les 250 ans de la bataille de Ponte Novu qui marqua la fin de l'indépendance corse, on peut se rappeler que Poggiolo et les villages voisins des Deux Sorru ont soutenu Pascal Paoli contre les Génois puis contre les troupes françaises.

 

Ce soutien s’est parfois montré de façon originale comme le montre le document suivant, remarqué par Xavier PAOLI, l'historien poggiolais.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

 

Il s’agit d’un acte de baptême établi le 30 septembre 1795. Le nouveau chrétien était un membre de la famille PINELLI, fils de Gioan Natale et de son épouse Maria LECA, auquel on donna les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».

 

Le dernier prénom est aussi celui du parrain que le document appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles.

 

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

 

 

Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal PAOLI, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.

 

 

Le choix de ce parrain n’était pas innocent. Les parents avaient voulu montrer leur attachement à celui qui avait permis l’indépendance de la Corse avant son rattachement au royaume de France en 1768. D’autres familles insulaires firent le même choix pour le baptême de leurs enfants. Jean-Laurent ARRIGHI a compté trois cas similaires chez des notables de Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance («Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).

 

A Poggiolo, le cas n'est pas le même car en septembre 1795 le contexte était totalement différent. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal PAOLI, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué.

 

 

Pasquale Paoli par W. Beckey

Pasquale Paoli par W. Beckey

 

Le baptême eut lieu en septembre à Poggiolo alors que d’importantes révoltes rurales s’étaient déclenchées dans le Vicolais en juin, par opposition à la politique fiscale mise en place par Charles André POZZO di BORGO, président du Conseil d’Etat sous l’autorité du vice-roi britannique sir Gilbert ELLIOT. Les familles aisées soutenaient ce mouvement par crainte de la révocation de la nationalisation des terres d’Eglise. L’agitation se répandit rapidement dans la partie occidentale de l’île.

 

D’après Antoine CASANOVA et Ange ROVERE («La Révolution française en Corse», Payot, 1989, page 258), «Paoli manifeste sa sympathie pour le mouvement populaire» mais s’inquiète de son ampleur, déclarant que «li popoli del delà da Monti sono piu furiosi che da questa parte».

 

Faudrait-il donc interpréter le baptême poggiolais comme un acte éminemment politique? Serait-il une manifestation d’attachement au Père de la Patrie et de méfiance envers le gouvernement anglo-corse?

 

La date est curieuse. Carlo Francesco Pasquale fut baptisé  le 30 septembre 1795 alors qu’il était né le 11 janvier 1794. Il avait donc 1 an et 8 mois, ce qui est inhabituellement tardif pour l’époque.

 

L’absence du parrain à Poggiolo n’a rien d’étonnant. Pascal PAOLI n’était pas venu non plus aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus.  Il était remplacé par un mandataire.

 

Au moment de celui de Poggiolo, il n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, le vieux chef corse s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie.

 

Deux semaines plus tôt, son filleul avait reçu la «ceremonie battesemale al sacro fonte di questa parochia», c’est-à-dire sur les fonts baptismaux de l’église Saint Siméon.

 

 

Fonts baptismaux (classés aux Monuments historiques) de St Siméon à Poggiolo.

Fonts baptismaux (classés aux Monuments historiques) de St Siméon à Poggiolo.

D'autres éléments curieux concernent ce baptême. Ils seront présentés dans le prochain article.

 

(à suivre)

 

PS: Merci à Pierre LECCIA pour ses travaux généalogiques publiés sur le site GENEANET.

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:00

Jean-Martin DESANTI (voir l'article précédent) se maria deux fois: avec une Italienne et avec une Guagnaise.

 

L’ITALIENNE

La première fois, ce fut le 9 septembre 1878, à PÉRONNE, alors qu’il était en garnison à TOUL.

Il épousa Rose Catherine Aima BRANDIA, une Italienne, née à ROME en 1837 et habitant PÉRONNE où elle était ménagère. Ses parents à elle étant décédés, la seule contrainte fut de traduire en français ses actes d’état-civil.

Par contre, Jean-Martin dut obtenir l’autorisation de sa hiérarchie, en l’occurrence du général commandant le 6ème corps d’armée, et aussi de ses parents, âgés alors de 66 ans pour son père et de 64 ans pour sa mère. Il avait pourtant 32 ans!

Rose DESANTI née BRANDIA.

Rose DESANTI née BRANDIA.

 

L’acte de mariage de PÉRONNE nous apprend que les publications de projet de mariage se firent devant la porte des maisons communes de PÉRONNE et de POGGIOLO (les dimanches 11 et 18 août 1878 à midi, au village). Il n’y avait donc pas d’affichage public à cette époque.

Rose avait 41 ans lors du mariage, soit 9 de plus que son époux.

Ils n’eurent pas d’enfant et Rose, après avoir suivi son mari en Algérie, mourut le 26 février 1898 à POGGIOLO, un an après l’attribution de la Légion d’Honneur à Jean-Martin. Elle est enterrée dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO.

Pierre tombale de Rose.

Pierre tombale de Rose.

 

LA GUAGNAISE

Le veuvage de Jean-Martin fut très bref.

Dès le 12 juillet 1898, soit quatre mois et demi après le décès de Rose, il se remaria avec Marie Gaëtane CERATI, née en 1862 à GUAGNO où eut lieu la cérémonie. La décision avait été prise rapidement puisque l’acte de mariage indique que les publications avaient été faites à POGGIOLO et à GUAGNO les 26 juin et 3 juillet. Les parents de la mariée ne signèrent pas car ils ne savaient pas écrire.

 

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

 

Jean-Martin avait alors 52 ans et sa nouvelle épouse 35 (17 ans de moins!).

Elle lui donna les enfants qu’il attendait. Trois disparurent très vite: au bout de 9 jours, 43 jours et 16 mois. Mais l’aînée, née le 3 novembre 1900, vécut 94 ans et porta le prénom de Rose, en souvenir de la première femme de Jean-Martin.

 

Acte de naissance de Rose Desanti.
Acte de naissance de Rose Desanti.

Acte de naissance de Rose Desanti.

 

Pour couler une vie familiale agréable, Jean-Martin fit construire une belle maison sur son terrain de Vignarella.

La porte d’entrée est toujours surmontée par ses initiales (D JM) et par la date de construction (1899).

Cette maison atteint donc cette année l'âge de 120 ans!

Elle fait partie des "maisons de notables" présentées dans un article précédent.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

LES FRANCESCHETTI

Rose, plus souvent connue comme Rosine, se maria le 19 janvier 1922 avec Jean-Antoine FRANCESCHETTI, né en 1897, lui aussi fils d’une CERATI de GUAGNO, prénommée Judith.

Jean-Antoine était le neveu de Philippe CERATI, adjoint socialiste au maire de Marseille, dont la biographie a été publiée sur ce blog.

Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), le père de Jean-Antoine, avait lui aussi fait carrière dans l'armée. Voir l'article sur "Les prénoms préférés des familles".

 

Jean-Martin Desanti en 1921.

Jean-Martin Desanti en 1921.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

 

Jean-Martin rendit son dernier soupir peu après, le 13 mars 1922, à l’âge de 75 ans.

Le chevalier de la Légion d’Honneur repose maintenant dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO, juste à côté de la tombe de Rose, son premier amour.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

Il ne connut donc pas ses deux petits-fils Philippe (prénom traditionnel chez les FRANCESCHETTI) né la même année 1922 à Poggiolo et Jean-Martin (comme son grand-père) né en 1925 à Marseille.

Quant à Marie Gaëtane, elle survécut vingt-trois ans à son mari Jean-Martin. Décédée le 21 mars 1945, elle fut enterrée dans le cimetière communal, aucune place n’étant alors disponible dans le cimetière privé.

 

Rosine et Jean-Martin DESANTI ont eu 23 descendants actuellement vivants:

- 14 FRANCESCHETTI (le plus jeune est César, né le 21 octobre 2017, et le plus âgé Michel, né le 2 novembre 1949)

- 3 CALDERONI

- 3 ALESSANDRI

- 2 CAO

- 1 ATLAN

 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 18:00

Léonore est très séduisante et ses charmes sont recherchés par de nombreux Français qui voudraient être couchés sur sa liste.

Léonore est surtout bien connue des historiens et des généalogistes car ce nom est celui de la base de données des dossiers des personnes nommées ou promues dans l’Ordre de la Légion d’Honneur depuis 1802 et décédées avant 1977.

 

Grâce à Léonore, nous pouvons savoir que, dans ce cadre chronologique bien déterminé, 11 enfants de Poggiolo ont reçu la plus prestigieuse décoration française :

3 CECCALDI,

2 DESANTI,

2 FRANCESCHETTI,

1 LOVICHI,

1 PAOLI,

2 PINELLI.

 

Dans les villages voisins, les scores de médaillés s’établissent ainsi :

15 pour GUAGNO,

35 pour LETIA,

8 pour MURZO,

13 pour ORTO,

25 pour SOCCIA,

41 pour VICO.

 

Le premier Poggiolais médaillé fut Jean-Baptiste FRANCESCHETTI, par décret du 30 décembre 1895, un an exactement avant que Jean-Martin DESANTI soit promu chevalier de l’ordre, alors que ce dernier avait un âge supérieur de deux ans au premier.

Voir la carrière de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI en cliquant ICI.

Examinons celle de Jean-Martin DESANTI.

 

 

QUI ÉTAIT JEAN-MARTIN ?

Jean-Martin DESANTI naquit à POGGIOLO le 31 mai 1846, de François Antoine DESANTI et de son épouse Julie CARLI.

 

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.
Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

 

Il était le second d’une fratrie de six. Est-ce la raison de sa vocation militaire? A-t-il dû s’expatrier comme de nombreux jeunes Corses de l’époque, pour trouver de quoi vivre?

Toujours est-il qu’il s’engagea dans l’armée de Napoléon III le 19 mai 1865, à l’âge de 19 ans, et fut enrôlé au 46ème régiment de ligne.

 

Son aspect physique est connu grâce à son dossier de Légion d’Honneur et grâce à un portrait, peint entre 1885 et 1897, conservé par Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI (et sur lequel Jean-Martin arbore la médaille militaire).

 

Il n’était pas grand: 1,56 mètre.

 

Cheveux, sourcils et yeux: châtain clair. Front ordinaire. Nez gros. Bouche moyenne. Menton rond. Visage rond.

Jean-Martin couche chez Leonore. 1/2 : LE SOLDAT

 

LA GUERRE DE 1870-1871

Au bout de deux ans, il devint caporal et accéda au rang de sergent en 1869. Il quitta l’armée le 19 mars 1870.

 

Mais il fut rappelé dès le 21 juillet car le gouvernement français venait de déclarer la guerre à la Prusse le 19. Il fut alors affecté au 117ème régiment de ligne puis au 120ème. Il participa aux opérations contre l'armée allemande jusqu’au 7 mars 1871, sans être blessé ni capturé, au contraire des deux autres futurs légionnaires de POGGIOLO: Jean-Baptiste FRANCESCHETTI et Jean-Baptiste PINELLI (voir l'article: 1870, la guerre oubliée).

 

La guerre s’achevait. Les préliminaires de paix avaient été signés le 26 février 1871, avant la signature du traité définitif à FRANCFORT le 10 mai.

 

Mais, entre-temps, à PARIS, les républicains s’étaient soulevés le 18 mars et avaient créé la Commune contre le gouvernement monarchiste issu des élections du 8 février. Jean-Martin DESANTI commença sa deuxième campagne militaire, du 18 mars au 7 juin, contre les Parisiens (campagne mise «pour mémoire» dans son dossier et ne comptant pas dans les 17 années de campagne de l’ensemble de sa carrière militaire car il s'agissait de combats contre des Français et non pas contre des étrangers).

 

 

DE LA LORRAINE À LA CORSE EN PASSANT PAR L'ALGÉRIE

Il resta ensuite dans l’armée où il devint portier-consigne de troisième classe en 1878, de deuxième classe en 1882 et de première classe en 1884. Cet emploi, institué en 1811 par Napoléon Ier, était donné dans les places militaires «à des sous-officiers qui, ayant au moins seize ans de services accomplis, auront été reconnus capables, par les inspecteurs généraux, de rédiger un rapport » (texte de l’ordonnance de 1829).

Etre portier-consigne témoignait donc d’un certain niveau d’instruction.

 

Il fut affecté à TOUL, près de la nouvelle frontière avec l’Empire allemand.

 

En 1880, il rejoignit l'ALGÉRIE, d’abord à TIARET, puis à FORT-NATIONAL et à TIZI-OUZOU. Ces zones agitées furent le lieu de sa troisième campagne qui dura 16 ans. Son attitude lui valut d’être décoré de la médaille militaire par décret du 28 décembre 1885.

 

Il retrouva la Corse en mai 1895, à CALVI où il termina sa carrière.

 

Il était dans cette dernière garnison, à l’état-major du Génie, quand le décret du 29 décembre 1896 lui attribua le titre de chevalier de la Légion d’Honneur. Il reçut la décoration devant les troupes le 9 janvier 1897 à CALVI.

 

Il avait 51 ans et, arrivé au terme d’une carrière militaire bien remplie, il partit prendre sa retraite à POGGIOLO.

 

(à suivre)

 

 

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P.S.: La Légion d’Honneur marque le parcours suivi par Jean-Martin au service de l’armée et les efforts qu’il a fournis pour la France.

Cette distinction est un signe de la valeur des Poggiolais, comme l’ont montré aussi les dix autres décorés.

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 18:00

Les habitants du haut-canton ont eu la surprise et le plaisir de recevoir dans leurs boîtes aux lettres le prospectus suivant, imprimé en corse.

Entrez dans la ronde des livres de Soccia

Si vous ne comprenez pas, ne vous inquiétez pas: la feuille contient aussi la traduction en français.

Photos Bernard Franceschetti

Photos Bernard Franceschetti

L'annonce de l'ouverture d'une bibliothèque à Soccia est une excellente nouvelle.

Même à l'époque du numérique, le contact matériel, charnel, avec le papier est irremplaçable. Il est bon de prendre son temps pour lire, tourner les pages, reprendre, revenir en arrière, bref, savourer. Et, dans une bibliothèque, on peut croiser d'autres amateurs et discuter. Une bibliothèque rompt l'enfermement individuel devant un écran.

 

 

Une bibliothèque a déjà existé à la mairie de Soccia.

Mais il y a longtemps.

Dans les années 60, quand la mairie était au centre du village, à côté du bar, une salle était consacrée aux livres.

Ancienne mairie de Soccia (photo Michel Franceschetti)

Ancienne mairie de Soccia (photo Michel Franceschetti)

L'animatrice en était Judith OTTAVI (pas encore épouse POLI), qui fut institutrice à Guagno-les-Bains, Poggiolo et Soccia. Un adolescent de l'époque se souvient y être allé plusieurs fois depuis Poggiolo, à pied évidemment, pour emprunter des livres de poche, surtout des œuvres de Giraudoux et d'Anouilh, et des revues d'histoire corse, comme "Corse historique" et "Etudes corses".

Dans cette dernière revue, le nom de Judith était même mentionné (numéro de juillet 1957).

 

Extrait du site Gallica.

Extrait du site Gallica.

Ce jeune allait ensuite lire dans la maison familiale ou à l'ombre d'un arbre aux Trois Chemins. A l'époque, il n'y avait ni déchèterie, ni troupeau de cochons, ni dépôt de matériau.

 

 

Bien plus tard, grâce à Jean Martin FRANCESCHETTI, une bibliothèque importante a existé à Poggiolo

Installée dans la mairie, elle contenait plusieurs centaines de livres très variés et permettait aux Poggiolais de tout âge de trouver des titres très divers.

Malheureusement, le décès de Jean Martin a entraîné la fermeture de la bibliothèque en août 2013. Qui pourrait reprendre cette activité?

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 19:37
Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Parmi les jeunes qui tiennent à travailler dans les villages, une mention particulière doit être attribuée à Jean-Mathieu CORIERAS. Déjà cité parmi les charcutiers des Deux Sorru (voir l'article précédent), il est appelé "l'infatigable muletier-convoyeur" dans l'article qui lui est consacré par  Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du 13 février.

 

Le blog des Poggiolais avait signalé le 2 septembre 2010 le succès de Jean-Mathieu, né le 17 septembre 1991, au brevet professionnel de tourisme équestre.

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

 

Le fils de Dominique est maintenant l'un des rares muletiers corses à pouvoir transporter des marchandises en montagne, là où l'hélicoptère est plus cher.

Lisez ci-dessous l'article de la correspondante des Deux Sorru, qui a été agrémenté de quelques photos issues de Facebook.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Le film L’enquête corse faisait dire à l’un des personnages: " Je connais tous les chemins de mon pays". Sans se vanter, Jean-Mathieu Corieras affirme, à l’identique, connaître tous les sentiers de l’île. Avec son père, qui possède des chevaux et des ânes, le jeune homme, âgé désormais de 27 ans, a commencé très jeune à sillonner la montagne et à se laisser griser par le sentiment de liberté que les espaces d’altitude procurent.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Installé à son compte à Poggiolo, où il se consacre à la châtaigne et à l’élevage de cochons, Jean-Mathieu, titulaire de l’ATE (accompagnateur de tourisme équestre), ajoute une corde à son arc avec cette activité complémentaire. Très vite, la demande de transport de matériel s’avère supérieure au transport de personnes. Ils ne sont plus, en Corse, que quatre ou cinq muletiers à acheminer ainsi les marchandises en montagne, et ce, à bien moindre coût que ce que nécessite le recours à l’hélicoptère.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Les fournitures à transporter sont multiples: des sacs à dos convoyés de refuge en refuge, pour des randonneurs souhaitant faire le GR 20 plus légers, aux groupes électrogènes ou aux planches de coffrage destinées à la rénovation d’une bergerie, à Camputile. Ou encore du matériel de maçonnerie pour remettre en état une chapelle, comme cela a été récemment le cas au-dessus d’Aleria. Le Parc naturel fait souvent appel aux services de Jean-Mathieu Corieras, notamment pour livrer du ravitaillement.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Mais il arrive aussi que le muletier fasse office d’ambulancier, quand il prend en charge des randonneurs victimes d’une entorse. La demande la plus originale qui lui a été faite reste néanmoins, pour l’heure, le transport des zodiacs d’une équipe de géologues qui devaient carotter le fond du lac de Creno afin d’en étudier la sédimentation.

 

 

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Et quand on demande à Jean-Mathieu Corieras s’il utilise des cartes pour s’orienter dans les régions éloignées de chez lui, la réponse fuse: "Jamais de carte... Tu montes, tu trouves! s’exclame-t-il. Même s’il arrive que j’appelle, parfois, les gens du coin pour savoir si ça passe".

Jean-Mathieu le muletier poggiolais
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:55

Le grand mérite des excellents articles de Pascale CHAUVEAU est de nous montrer des jeunes ont voulu vivre au pays et y travailler en continuant les traditions. Alors qu'il est facile de s'apitoyer sur la désertification de nos villages, la correspondante de "Corse-Matin" pour les Deux Sorru montre souvent des raisons d'espérer.

Ainsi, dimanche 3 février, elle a présenté trois jeunes de Poggiolo, Soccia et Orto qui entretiennent et renouvellent la charcuterie corse.

On charcute dans les Dui Sorru
 
Alerte rouge pour les cochons d'au moins 18 mois, pesant dans les 90 kg, menacés de finir en figatellu et saucisson... Dans chaque village, jusqu’en février, c'est l'époque où l'on charcute

Au siècle dernier, chaque famille élevait, tuait et charcutait ses propres cochons, et ceux qui n'en possédaient pas achetaient un cochon charcuté ou non", rappelle Philippe Pozzo di Borgo, 31 ans, éleveur à Soccia. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques éleveurs dans les villages des Dui Sorru à perpétuer une tradition qui permet la production d'une charcuterie de qualité. C’est aussi le cas de Jean-Mathieu Corieras, à Poggiolo, âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans.

Le premier a fait sa formation au lycée agricole de Borgo, le second à Corte, mais tous les deux s'accordent sur le fait que, même si les formations sont bonnes, la transmission orale est essentielle. "Le métier, on l'apprend chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu qui, après un stage chez les Rutily à Orto, puis chez Toto Canavelli, à Poggiolo, dont le père était boucher, a bénéficié d’un total de... 75 ans d'expérience.

 

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

Pourtant, la façon de consommer est différente aujourd'hui. "Autrefois, on pouvait garder les saucissons d'une année sur l'autre. On fabriquait un figatellu spécial, de la taille d'un saucisson, qu'on mangeait le 15 août, rempli dans le tiraculu (le boyau du colon), tandis qu’à Noël on mangeait une mula", se souvient le père de Philippe. Il faut préciser qu'à l'époque la charcuterie était plus salée, pour être sûr de bien la conserver. "E meglio a stupa che a chjità! (il vaut mieux cracher que jeter!)", rappelle Pascal Rutily avec humour, en glissant ce proverbe qui sous-entend que nos anciens mangeaient trop salé... Progressivement, la dose de sel a été réduite de moitié.

Il y a 10 ans, il créait à Orto l'EARL San Liséu, pour perpétuer la tradition et répondre à une demande grandissante de charcuterie artisanale de qualité. Dans ce domaine, la production est vendue avant même d'être fabriquée. Nul besoin de publicité, le bouche à oreille suffit. D'une année sur l'autre, les villageois passent commande, des livraisons réalisées jusqu'à Ajaccio et de nombreux colis expédiés sur le continent pour ravitailler la diaspora en figatelli frais.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

 

"E bonu è cio chi piacce"

Comme pour le brocciu ou le fromage, la dégustation de charcuterie artisanale amène toujours la même question: de qui elle est? On goûte, on compare, mais Philippe rappelle un autre proverbe: "e bonu è cio chi piacce (le meilleur c'est celui qui vous plait)". Certains amateurs ne lui achètent que le figatellu, d'autres que le saucisson. Chaque producteur a sa propre spécificité et les goûts varient aussi en fonction des régions : plus on va vers le Sud, plus la proportion de foie dans le figatellu est élevée, si bien que le figatellu de Bastelica, jugé trop fort en goût, déplaît fortement aux gens de Castagniccia...

 

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe, Jean-Mathieu ou l'EARL San Liséu, un seul mot d'ordre : la qualité. Chacun élève ses propres cochons, majoritairement de race corse, ou en tous cas nés ici, et apporte un soin particulier à l'alimentation des bêtes en milieu naturel ou en enclos fermé. De bons mélanges de céréales, avec surtout de l'orge au moment de la finition, et pas trop de gras ni de cendres pour assurer la qualité de la chair figurent aussi parmi les éléments essentiels. Par ailleurs, malgré un léger surcoût, le passage obligatoire à l'abattoir leur garantit une qualité sanitaire, et permet de travailler de suite un animal qui arrive propre et froid.

Pourtant, "s’il faut de la charcuterie industrielle, précise Pascal Rutily, elle ne doit pas être vendue au même prix!". Son regret? Que trop peu de restaurateurs ou de commerçants jouent le jeu de la qualité. "Certains achètent un peu de charcuterie artisanale, mais ils vendent majoritairement de l'industrielle, relève-t-il. Or, s'il y avait plus de demandes, l'offre s'amplifierait. Surtout si les quelques producteurs que nous sommes dans le haut-canton se regroupaient, comme cela a été fait à Guitera chez Stéphane Paquet, où ils arrivent à produire 800 cochons de manière professionnelle mais traditionnelle néanmoins." L’idée est lancée...

 PASCALE CHAUVEAU

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:00
Le livre des Deux Sorru sur TF1

 

Bonne surprise pour les habitants des Deux Sorru: aujourd'hui, vendredi 25 janvier, à l'issue de son journal de 13 heures sur TF1, Jean-Pierre PERNAUT a présenté le beau livre "Portraits d'Union".

 

Cet ouvrage, composé à partir des photos de plusieurs "anciens" de notre canton, avec de beaux textes d'accompagnement, est un chef-d'œuvre que chacun doit avoir dans sa bibliothèque.

 

Merci, Monsieur PERNAUT, de l'avoir montré à toute la France !

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 17:58

A chaque début d'année, on espère que les douze mois à venir seront heureux et on envoie des vœux de toute sorte. Mais lequel choisir en priorité?

Bien sûr, la santé est très importante mais il faut insister sur la PAIX. Nous en avons tous grandement besoin en ce moment.

Pour illustrer le souhait pacifique, cette petite scène d'un vieux monsieur s'amusant avec un petit chat convient très bien.

Pour une année de paix

De plus, cette photo, prise par Jacques Antoine MARTINI en 1968, a un rapport avec l'année 2018 qui était celle du centenaire de la fin de la première guerre mondiale: l'homme représenté assis sur le mur bordant la maison de Valère Ceccaldi était soldat en 14-18.

 

Laurent Antoine PINELLI (1891-1974) entra dans l'armée en 1912. Il ne mesurait que 1,52 m de hauteur. Il fut d’ailleurs connu toute sa vie sous le surnom de «Antunarellu» (le petit Antoine). Il aurait pu être exempté du service militaire mais, si la taille minimale exigée était de 1,54 m jusqu’en 1901, une loi rendit, cette année-là, le conseil de révision souverain de sa décision. Et Laurent Antoine commença sa carrière militaire.

Il embarqua pour l'Indochine et devint caporal puis sergent dans un régiment de tirailleurs tonkinois. Il revint en Europe en octobre 1918, puis rentra en Indochine.

Il fut ensuite envoyé au Levant où il participa de 1920 à 1922 à la très dure campagne de Syrie-Cilicie contre les Turcs. Après quelques mois en AOF, il fut affecté en Cochinchine jusqu'à la fin de sa carrière en janvier 1928. Il retourna en Corse avec le grade d'adjudant et de nombreuses médailles.

 

En 1959, quand Martin PAOLI fut élu maire de Poggiolo, Laurent Antoine devint premier adjoint, fonction qu'il assuma jusqu’en 1971.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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