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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 17:56

Les soldats poggiolais de la première guerre mondiale ont été de bons combattants. En témoignent les nombreuses récompenses obtenues pour leur tenue sur le front.

Ils ont été récompensés par au moins vingt-cinq citations retranscrites sur les registres matricules. Qu’elles aient été publiées à l’ordre du régiment, de la brigade, de la subdivision, du corps d’armée ou de l’armée, ces mises à l’honneur font connaître les qualités des Poggiolais.

diplôme de citation militaire

diplôme de citation militaire

 

 

La première qualité est « le courage »mentionné huit fois, et à laquelle on peut joindre « la bravoure » (trois fois) et la « belle attitude au feu » (deux fois).

La seconde est le « calme »,mentionné cinq fois, auquel on peut ajouter le « sang-froid » (trois fois).

 

Les textes des citations donnent des renseignements importants sur les comportements de ces hommes pendant les combats.

Pierre Toussaint Antonini (1882-1916) « a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier » (citation du 25 octobre 1914).

Pour avoir assuré le ravitaillement en première ligne, Jean François Ceccaldi (1876-1968) est cité le 15 juin 1916 (le texte en a été reproduit dans l'article "Des Poggiolais sous l'uniforme") et Jean Jules Ceccaldi (1889-1959) le 1erjuillet 1917.

Maréchal des logis dans l’artillerie coloniale, Antoine François Demartini (1884-1916)« après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce ».

Le lieutenant Antoine François Desanti (1879-1958) a été récompensé pour avoir aidé son bataillon « par la sûreté du tir de ses mitrailleuses » lors du combat du 21 février 1918 contre des rebelles marocains (citation du 22 avril 1918).

Jean Ary Lovichi (1893-1915) « n’a cessé de commander » pendant près de quinze heures pour défendre « la tranchée conquise par lui » (citations du 21 juin et du 1eroctobre 1915).

Jean Noël Pinelli, né en 1879, spécialiste radio au centre d’aviation du Plessis-Belleville, a subi des bombardements du 28 mars au 1eravril 1917 et le 4 mai où il « s’est prodigué au milieu des plus grands dangers, d’abord pour sauver son matériel, puis retirer des flammes un de ses hommes blessé mortellement » (29 mai 1917).

Jean Toussaint Pinelli (1891-1918) réussit à être cité trois fois dans la seule année 1917 : à l’ordre du régiment le 20 mars (volontaire pour « un coup de main audacieux »), du corps d’armée le 22 juillet (pour avoir entraîné sa section sous le feu ennemi) et de la division le 14 novembre (a accompli une mission« volontairement en plein jour à découvert »).

 

 

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Une curiosité : la première citation obtenue par un Poggiolais date du 21 août 1914. Elle est celle de Jean Toussaint Demartini (1889-1916), à l’ordre des troupes du groupe de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, à l’occasion du combat de Khra, au Togo, qui fut la première victoire franco-britannique de la guerre. Jean Toussaint mourut en 1916 dans la Somme.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 12:00

Les soldats de la première guerre mondiale sont trop souvent réduits aux noms des morts pour la France gravés sur les monuments aux morts.

Ils furent d'abord de hommes qui avaient des visages, des regards, des sourires et des statures particuliers. Et puis, si tous ne moururent pas sur le front, il faut se souvenir que les rescapés souffrirent terriblement pendant cette guerre.

Maintenant que tous ces combattants sont décédés, nous pouvons nous souvenir d'eux avec les photographies de l'époque où ils étaient sous l'uniforme.

Voici quelques images de Poggiolais. Mais ce blog publierait volontiers d'autres photos que les familles peuvent envoyer à larouman@gmail.com

Louis Antoine ANTONINI

Poggiolais sous l'uniforme

Né en 1888 à Guagno, après son service militaire dans l'artillerie à pied, il est rappelé en août 1914. Il combat en France, en Italie et en Belgique. Enterré en 1972 à Guagno-les-Bains.

 

 

Pierre Toussaint ANTONINI

Poggiolais sous l'uniforme

Né à Guagno en 1882. Engagé dans les troupes coloniales en 1902, il fait campagne au Tonkin et en Guinée, obtenant la médaille coloniale et la médaille militaire.

Il est adjudant-chef au début de la guerre. Il atteint le grade de lieutenant le 11 novembre 1916. Il combat en France et reçoit une citation à l'ordre du régiment (le 8e colonial) le 25 octobre 1914: "a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier".

Envoyé sur le front d'Orient à partir de décembre 1915, il est grièvement blessé et soigné à Salonique. Sa fiche de "Mort pour la France" le déclare décédé à Salonique tandis que sa famille dit qu'il est mort sur le bateau-hôpital le ramenant en France. Toujours est-il que son corps repose au cimetière militaire de Lagoubran (carré SF, rang I, tombe 26) près de Toulon.

Son nom est le premier des trente inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo.

 

 

 

Jean François CECCALDI:

Poggiolais sous l'uniforme

 

Né en 1876, il s'engage en 1895 au 4e régiment de tirailleurs algériens et fait campagne en Tunisie. Il est ensuite surveillant de prisons militaires et sergent-major comptable.

Le 2 août 1914, il est réintégré comme sous-lieutenant au 173e RI et combat en France. Blessé au mollet gauche par un éclat d'obus en novembre 1915, il est cité à l'ordre du régiment la 15 juin 1916: "sur le front depuis le début des hostilités, a fait preuve en toutes circonstances d'énergie, de sang-froid et d'un courage calme. A en particulier du 20 au 29 mai assuré dans les circonstances les plus difficiles et souvent même les plus périlleuses, le service du ravitaillement en matériel des bataillons en première ligne sous un bombardement des plus violents".

Il devient chevalier de la Légion d'Honneur en mai 1916

Jean François rejoint en février 1917 l'état-major du corps d'occupation du Maroc et termine la guerre avec le grade de capitaine major.

Dés qu'il quitte l'armée, il est élu maire de Poggiolo en 1919 et reste à ce poste jusqu'en 1941 et de 1943 à 1959.

Il est décédé en 1968.

 

François DEMARTINI

Poggiolais sous l'uniforme

 

Né en 1899, il est appelé par l'armée en avril 1918. Il est donc un des cinq derniers Poggiolais à être mobilisés pour cette guerre. Il est affecté au 111e RI (régiment d'infanterie). Il a été touché par la grippe espagnole mais en a réchappé. Après l'armistice, il a fait partie, jusqu'à sa démobilisation en mars 1921, des troupes qui ont occupé la Rhénanie.

Il est le frère de Jean Toussaint DEMARTINI présenté ci-dessous.

Il est décédé en 1975

 

 

Jean Baptiste DEMARTINI

 

Poggiolais sous l'uniforme

Né en 1893, il s'engage en 1912 au 3e RMT (régiment de marche des tirailleurs) qui est basé en Algérie. Il est nommé caporal. Son unité est engagée en France dès le début du conflit. Il devient sergent le 11 août 1914.

Jean Baptiste est tué à l'ennemi le 25 septembre 1915 à Epine de Vedegrange, dans la Marne.

Il a été inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée (Marne), carré 3E, tombe 1791.

 

Jean Toussaint DEMARTINI

Poggiolais sous l'uniforme
Poggiolais sous l'uniforme

Né en 1889, il s'engage en 1907 chez les zouaves mais s'oriente rapidement vers la Marine et devient matelot timonier breveté. Mais, en 1912, à la suite d'un problème électoral à Poggiolo, il doit s'orienter vers l'infanterie coloniale. Il est au Dahomey lors de la déclaration de guerre et il participe à la conquête de la colonie allemande du Togo.

Devenu sergent, il combat en France à partir de mai 1915. Il meurt pour la France à Cappy (Somme) le 9 février 1916.

Sa famille a gardé son abondante correspondance qui est une source importante pour connaître la vie et les pensées d'un combattant de 14-18.

 

Jean Antoine FRANCESCHETTI

Poggiolais sous l'uniforme

Né en 1897, il est incorporé en janvier 1916. Il fait partie du 29e bataillon des chasseurs à pied. Il est blessé par un éclat d'obus à l'avant-bras gauche devant Corbeny, dans l'Aisne, en avril 1917. Il est intoxiqué par les gaz de combat le 6 août 1918. Il est libéré en septembre 1919.

Il meurt à Ajaccio en 1987.

 

Jean-Baptiste PAOLI

Poggiolais sous l'uniforme

Né en 1896, il est incorporé en avril 1915 dans un régiment d'artillerie lourde. Libéré en septembre 1919.

Décédé le 19 novembre 1993, il était le dernier survivant des Poggiolais anciens combattants de la première guerre mondiale.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 17:59
Réponse à la devinette du mois: Poggiolais et aviateur?

Aucun Poggiolais ne combattit dans l’aviation pendant la première guerre mondiale.

Mais un représentant de notre village, Jean Noël Pinelli (1879-1954), participa néanmoins à cette arme nouvelle.

 

Né à Poggiolo le 14 décembre 1879, Jean Noël PINELLI était le fils de Philippe PINELLI et de son épouse Jeanne OTTAVI. Il ne faut pas le confondre avec un autre Jean Noël PINELLI qui vécut de 1885 à 1940 et combattit en 14-18 dans les troupes marocaines.

Installé en Algérie, près de Constantine, il fit son service militaire entre 1900 et 1903. Il fut incorporé dans le Génie et devint télégraphiste au Mont Valérien.

Revenu à la vie civile, il fut rappelé en août 1914, au début de la guerre. Jean Noël retrouva le Génie, au 8e Régiment, puis il fut affecté à la section radio de l’escadre C/39 et ensuite au centre TSF du GDE (Groupe des Divisions d'Entraînement) du Plessis-Belleville (Oise), importante base d’entraînement des pilotes d’avion.

Vue aérienne du terrain de la GDE du Plessis-Belleville en mars 1916 - Photo Jean Amigues ((site https://www.escadrilles.org)

Vue aérienne du terrain de la GDE du Plessis-Belleville en mars 1916 - Photo Jean Amigues ((site https://www.escadrilles.org)

Juillet 1917: crash d’un Letord et mort de son pilote (Coll. J-P Amigues) (site https://www.escadrilles.org)

Juillet 1917: crash d’un Letord et mort de son pilote (Coll. J-P Amigues) (site https://www.escadrilles.org)

Il n'était donc pas du tout aviateur mais avait une fonction essentielle pour les communications de l'armée de l'air. 

 

Il sortit de la guerre avec le grade de sous-lieutenant, la Croix de Guerre et deux citations liées aux bombardements allemands subis par la base du Plessis-Belleville au printemps 1917.

Le registre matricule mentionne une citation à l'ordre du régiment en date du 3 avril 1917: "Attaché au Groupe comme radio depuis plus d'un an, s'y est montré excellent  spécialiste, remplissant sa mission dans des conditions souvent difficiles et périlleuses. Au cours des bombardements du 28 mars au 1er avril, a été légèrement blessé à son poste."

Dans la citation à l'ordre du général du 29 mai 1917, on peut lire: "Excellent chef de poste, son antenne ayant été détruite le 4 mai et son poste incendié par le bombardement, s'est prodigué au milieu des plus grands dangers, d'abord pour sauver son matériel, puis retirer des flammes un de ses hommes blessé mortellement".

 

Tranchée abri pour protéger le personnel en cas d'attaque aérienne sur le terrain du GDE du Plessis-Belleville (Oise) en février-mars 1916

Tranchée abri pour protéger le personnel en cas d'attaque aérienne sur le terrain du GDE du Plessis-Belleville (Oise) en février-mars 1916

La Légion d’Honneur lui fut attribuée par décret du 27 décembre 1923. Mais ne cherchez pas Jean Noël PINELLI parmi les Poggiolais dans la base Léonore, le site internet des titulaires de la Légion d'Honneur: il figure comme originaire de Poggioli, près de Figari !

Ce lieu est même inscrit sur la première page de son dossier. Par contre, l'extrait d'acte de naissance a bien été fourni par la mairie de Poggiolo: déclaration enregistrée par le maire de l'époque DESANTI Jules, extrait certifié conforme par Jean-François CECCALDI, maire en 1923, et par le juge de paix de Soccia.

 

L'administration devrait savoir que les héros ne peuvent venir que de PoggiolO !

 

Jean Noël PINELLI reçut sa décoration à Cervione où il termina sa vie. 

Pour en savoir plus sur  le GDE du Plessis-Belleville:

-un livre:

     http://www.aerostories.org/~aerobiblio/article5032.html

Réponse à la devinette du mois: Poggiolais et aviateur?

- et une exceptionnelle galerie de photos:

     http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/GDE.htm

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 18:00
La devinette du mois: Poggiolais et aviateur?

Lors de la première guerre mondiale, les soldats d'origine poggiolaise étaient dans leur quasi-totalité des fantassins ou des artilleurs avec une forte proportion dans les troupes coloniales. Mais ils furent dispersés dans des unités très diverses et furent présents sur de très nombreux fronts en Europe, en Afrique et en Asie.

On peut donc se demander si des Poggiolais ne furent pas présents dans la toute jeune armée de l'air. Des enfants de Poggiolo furent-ils aviateurs en 14-18? Et, si oui, de qui s'agissait-il?

Réponse demain. 

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 18:00
Souvenir de Francis

 

Devant le "magasin", Francis LUCCHESI entre Jean Christian, son fils, et Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA). A droite, Antoine CECCALDI, dit "Bébé".

 

Photo envoyée par Jacques-Antoine MARTINI.

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 18:00
Solution de la devinette du mois: deux soldats sur une photo centenaire

 

Rare exemple de deux Poggiolais photographiés ensemble pendant la guerre de 1914-1918, l'image publiée hier permettait de poser plusieurs questions.

Elle peut être agrandie en cliquant sur elle.

 

1) L'identité de ces deux soldats: 

A gauche, Jean-Antoine FRANCESCHETTI (1897-1987) en uniforme de chasseur à pied et, à droite, Jean-Baptiste PAOLI (1896-1993) habillé en artilleur.

Ils se trouvaient, en 1918, en permission à Marseille. Ils allèrent se faire tirer le portrait au studio Photo-Eclair du 18 rue de la Cannebière (qui ne devint La Canebière, avec un seul « n » qu’en 1927). Le nom et l'adresse sont mentionnés sur la partie supérieure de la photo.

Les deux amis ont encore un peu le visage juvénile. Ils regardent attentivement l’objectif et sont serrés l'un comme l'autre pour bien être sur la photo. On distingue dans leurs regards le soulagement d’être vivants et l’inquiétude pour l’avenir car la guerre n’était pas encore terminée.

La date de ce document peut être estimée avec une petite marge d'incertitude. Jean-Baptiste PAOLI porte sur son col le nombre 283. Or, incorporé en avril 1915, il fut affecté au 283e régiment d'artillerie lourde en octobre 1917. D'autre part, Jean-Antoine FRANCESCHETTI, mobilisé en janvier 1916, déjà blessé par un éclat d'obus en avril 1917, fut ensuite gravement intoxiqué par les gaz de combat en août 1918. La photo a été réalisée entre octobre 1917 et août 1918, plus vraisemblablement au début de 1918.

 

2) Quel record ont-ils établi?

La réponse se lit dans la phrase présentant leur identité. Jean-Antoine étant décédé en 1987, à 90 ans, et Jean-Baptiste en 1993,  à 97 ans, ils furent les derniers survivants des anciens combattants poggiolais.

Il en restait 46 en 1945 et encore 22 en 1965.

 

Deux autres questions ayant des rapports plus lointains avec les deux Poggiolais ont été suscitées par cette photo.

 

3) Quel est le rapport entre ces deux soldats et la Foire Internationale de Marseille?

Le rapport est le parc Chanot. Pendant la Grande Guerre, Marseille était un centre de transit important pour les troupes arrivant ou partant par la mer et, dans l'attente d'un embarquement pour une permission en Corse ou d'un départ par train vers le front, ces deux Poggiolais, comme des milliers d'autres militaires, logeaient dans le camp de l'American Park, près du rond-point du Prado. L'American Park était un parc d'attractions qui avait été pris par l'armée pour servir de camp d'hébergement.

Après la guerre, ce lieu, rebaptisé Parc Chanot, en l'honneur d'un maire de Marseille, fut utilisé (et il l'est toujours) pour implanter la Foire-exposition qui se déroule chaque seconde quinzaine du mois de septembre.

 

Affiche de l''American Park en 1910.

Affiche de l''American Park en 1910.

 

4) Quel est le point commun entre ces deux Poggiolais et la famille de Charles Aznavour?

A première lecture, cette question semble vraiment saugrenue. Pourtant, il faut regarder le nom du studio de photographie où les deux Poggiolais s'étaient rendus: Photo-Eclair.

Pour donner une identité et des papiers aux Arméniens ayant fui le génocide perpétré par les Turcs, et qui débarquaient tous à Marseille, les autorités françaises décidèrent de réaliser des photos d'identité et Photo-Eclair fut chargé de cette besogne. L'Eglise arménienne marseillaise réalisa des actes de naissance et de baptême qui, accompagnés de ces photos, servirent de certificats d'état-civil provisoires.

On sait que les parents de Charles Aznavour (qui naquit un peu plus tard à Paris) passèrent par Marseille. Ils furent certainement photographiés à cet endroit.

 

Comme quoi, une simple photo peut donner des renseignements sur de nombreux sujets.

exemple d'acte de baptême arménien avec photo d'identité

exemple d'acte de baptême arménien avec photo d'identité

Des renseignements supplémentaires se trouvent dans l'article de Michèle Delaage "Photographie et photographes" dans Une, deux, trois... La Canebière, Comité du Vieux Marseille, novembre 2017.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 18:00
La devinette du mois: deux soldats sur une photo centenaire

En cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, voici une photo de 1918. Elle n'est pas du moment de l'armistice, en novembre, mais de quelques mois plus tôt.

Ces deux soldats sont deux Poggiolais photographiés à Marseille lors d'une permission. Leur image permet de poser plusieurs questions.

1) Tout d'abord, quelles sont les identités de ces deux hommes?

2) Ensuite, parmi les Poggiolais ayant participé à la guerre, quel record ont-ils établi tous les deux?

 

Il est également possible de se raccrocher (très indirectement) à l'actualité pour deux autres questions:

3) Quel rapport entre ces deux soldats et la Foire Internationale de Marseille dont l'édition 2018 vient de fermer ses portes (et dans laquelle les stands corses ont tenu une grande place)?

4) Quel est le point commun entre ces deux Poggiolais et la famille de Charles Aznavour?

 

Réponses demain 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 18:00

Il est suffisamment rare qu'un Poggiolais fasse l'objet d'un article de journal pour qu'il ne faille pas trop tarder à le faire savoir. 

Voici près de deux mois, dans "Settimana"du 3 août, qu'a été publié un portrait avec un article sur Noël PINELLI.

La rubrique "Pièces de musée", réalisée en partenariat entre l'hebdomadaire et le musée de Bastia, montre chaque semaine une œuvre d'art liée à l'histoire de la Corse. On avait pu déjà y voir le portrait de l'évêque Agostino GIUSTINIANI, le premier à avoir cité Poggiolo dans un livre.

Le journal du 3 août publiait une sculpture réalisée par Louis Patriarche. Elle se trouve actuellement au musée de Bastia dans le cadre de l'exposition "Identità, les Corses et les migrations XVIIe-XXIe siècles" qui dure jusqu'au 22 décembre et qu'il est conseillé d'aller visiter car le thème est un des plus importants pour l'histoire de la société corse.

Un Poggiolais au musée et dans le journal

L'œuvre d'art en question est un profil avec l'inscription "Noël Pinelli conseiller municipal de Paris" et a certainement été réalisée entre 1929 et 1936. Ce Poggiolais fut la seule personne originaire de notre village à avoir été parlementaire et membre d'un gouvernement.

Voici la notice écrite par Sylvain GREGORI, directeur du Musée, à ce sujet.

Un Poggiolais au musée et dans le journal

L'intégration de la Corse à la France a engendré l'émergence d'une élite politique d'origine insulaire qui, émigration oblige, a également obtenu des mandats hors de l'île. Parmi les nombreux exemples de parlementaires, le cas de Noël Pinelli illustre ce phénoméne.

Né en 1871 à Clermont-Ferrand au sein d'une vieille famille de notables de Poggiolo, il fait de brillantes études à Ajaccio. Diplômé en droit par la faculté d'Aix-en-Provence, il devient ensuite avocat dans la cité impériale avant de prendre les fonctions de commissaire de la Marine. Après avoir participé à la Grande Guerre, il occupe divers postes de responsabilité dans le secteur privé.

Conservateur, il entame une carrière politique dans la capitale et est ainsi élu conseiller général de la Seine en 1929 puis conseiller municipal de Paris. De 1936 à 1940, il siège sur les bancs de l'Assemblée nationale comme député de la Seine, succédant ainsi à une autre grande personnalité politique corse de la diaspora: André Grisoni (1886-1975). Proche du préfet de police de Paris, l'ajaccien Jean Chiappe (1878-1941), il est aussi lié à une figure de la colonisation, devenu lui aussi conseiller municipal de la capitale: Jean Ferrandi (1882-1935). Il est enfin - et surtout - président de l'Amicale des Corses de Paris démontrant sa parfaite insertion dans la communauté insulaire de la capitale. Bien que très marqué par ses relations avec les Jeunesses patriotes et le Parti social français (PSF), il est choisi par Paul Reynaud pour entrer au gouvernement en qualité de sous-secrétaire d'état à la Marine du 21 mars au 10 mai 1940.

Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. Désigné comme conseiller national sous Vichy, il participe activement à la Révolution nationale. La Libération marque la fin de sa carrière politique.

Véritable intellectuel, éminent bibliophile et remarquable italophone, il conservera tout au long de sa vie, à l'image de milliers d'insulaires ayant fait leur carrière hors de l'île, un profond attachement pour la Corse. Il décède à Paris en 1970. C'est dans cette ville qu'il fit exécuter ce profil en 1932 par un des plus importants sculpteurs corses du XXe siècle, également émigré dans la capitale, Louis Patriarche. Cet artiste recevait régulièrement des commandes de portraits de la notabilité insulaire installée ou séjournant dans la ville-lumière. 

Sylvain GREGORI, Directeur du Musée 

 

 

 

Pour mémoire, l'article sur le portrait d'Agostino GIUSTINIANI, le premier à avoir écrit sur Poggiolo:

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 23:16

Quel est le point commun entre Charles PÉGUY et Noël Ange François MARTINI?

 

5 septembre 1914: une tragique coïncidence

 

Si l'écrivain catholique est célèbre (même s'il n'est peut-être pas beaucoup lu aujourd'hui), Noël MARTINI ne se trouve pas dans les dictionnaires.

Pourtant, toutes les personnes qui passent à Poggiolo peuvent voir son nom et ses prénoms ainsi que son grade de sergent-major.

Ces renseignements sont sur une face du monument aux morts du village.

 

5 septembre 1914: une tragique coïncidence

 

Le point commun est donc facile à trouver: PÉGUY et MARTINI sont morts pendant la première guerre mondiale. Plus précisément, ils sont morts le même jour, le 5 septembre 1914, voici aujourd'hui exactement 104 ans.

 

Et une autre coïncidence existe: ils sont morts à moins de 8 kilomètres de distance, PÉGUY à Plessis-Lévêque, MARTINI à Neufmontiers, deux localités proches de Meaux, en Seine-et-Marne.

 

La vie de Noël Ange François MARTINI a été racontée dans un article paru en 2014:

Il fut le premier membre d'une famille poggiolaise à mourir lors de la première guerre mondiale (le premier natif de Poggiolo tué fut Jean Toussaint MARTINI le 19 septembre 1914).

Il était né à Sétif, en Algérie, en 1890. Ses parents étaient nés au village et avaient cherché du travail dans les colonies.

Même s’il n’y vécut jamais, Noël MARTINI fit partie des trente inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Tout en vivant loin de la Corse, le lien avec le village d’origine ne s’efface jamais. La municipalité de l'époque l'avait bien compris et tint à ce que son nom figure parmi les trente "enfants de Poggiolo morts pour la France", comme les autres Poggiolais de l'extérieur qu'étaient Jean LOVICHI, né à Constantine, Jean Dominique MARTINI, né à Paris, et François-Antoine PAOLI, né à Marseille.

Son frère Jean-François, né dans la petite ville algérienne de Mac-Mahon, fut lui aussi poilu et accumula citations et décorations. A sa mort, en 1974, il fut inhumé à Poggiolo.

 

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 17:40

Il faut savoir se méfier des document officiels. Même s'ils présentent de grandes garanties de sérieux, ils sont remplis par des hommes qui peuvent se tromper ou écrire en se contentant de recopier ce que d'autres ont écrit. Des témoignages peuvent les contredire.

Ainsi, l'administrateur de votre blog a reçu un message d'un lecteur nommé Ange Paul MORETTI:

 

Tombe de Antonini Pierre Toussaint 
 
   
 
 Pierre Toussaint ANTONINI était le frère aîné de mon grand père Louis ANTONINI qui demeurait aux BAINS de GUAGNO et DCD en 1972.
Ce frère aîné a effectivement participé à la guerre de 14/18 aux Dardanelles où il a été gravement blessé.Sa tombe ne se trouve pas à SALONIQUE mais à FREJUS (83).Pierre Toussaint est décédé sur le bateau qui le ramenait en FRANCE. A FREJUS reposent aussi tous ceux qui sont décédés sur le bateau

 
 

 

Pierre Toussaint ANTONINI fait partie des trente combattants de 1914-1918 dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Mais, comme huit autres soldats de cette liste, il n'est pas né dans le village.

Il naquit à Guagno en 1882, et d'ailleurs son nom est présent sur le monument aux morts de cette commune. 

 

Il s'engagea dans l'infanterie coloniale en 1902 et participa aux campagnes militaires du Tonkin et de la Guinée. Quand la guerre éclata, il était adjudant-chef et combattit en France, obtenant une citation à l'ordre du régiment le 25 octobre 1914:

 

"a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier".

 

Pierre Toussaint ANTONINI fut envoyé sur le front d'Orient, aux Dardanelles, puis contre les Bulgares. Devenu lieutenant le 11 novembre 1916, il fut soigné pour ses blessures au HT 5 (hôpital temporaire numéro 5) de Salonique.

 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

 

Il serait décédé dans cet hôpital le 22 novembre 1916 d'après une déclaration officielle reproduite dans le registre matricule et dans sa fiche de "Mort pour la France" accessible sur le site Mémoire des hommes du Ministère de la Défense.

Pierre Toussaint n'est pas à Salonique

Monsieur MORETTI affirme que son grand-oncle est décédé sur le navire (certainement un navire-hôpital) qui le ramenait en France. Nous le croyons volontiers.

Le fait certain est la présence du corps de Pierre Toussaint ANTONINI. Le site Mémorial GenWeb localise exactement ses restes au carré militaire de Lagoubran, près de Toulon, carré SF, rang I, tombe 26.

 

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

Merci à Ange Paul MORETTI d'avoir fourni cette précision sur les conditions de la mort d'un des trente héros dont la mémoire subsiste sur le monument de Poggiolo.

Les articles de ce blog évoquant le décès et le lieu d'inhumation de Pierre Toussaint ANTONINI ont été rectifiés en conséquence.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

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reprise des cours:

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