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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 18:03

Poggiolo n'est pas égoïste et a montré plusieurs fois sa reconnaissance envers ses enfants sous diverses formes.

 

Il y a, bien sûr, le 11 novembre où l'on a pensé aux soldats qui ont donné leur vie pour défendre la patrie. Cette année, la cérémonie devant le monument aux morts du village a été empreinte d'une grande émotion.

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

Le meilleur exemple de reconnaissance envers un Poggiolais est représenté par la plaque de Jean OTTAVY.

Devant le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY, juste à côté de la plaque en forme de livre dédiée à Antoinette OTTAVY (voir l'article "Le caveau caché"), une autre plaque est posée à même le sol.

Elle est également représentée comme un livre dont la page de gauche comporte le texte suivant:

 

"POGGIOLO À

JEAN OTTAVY

TOMBÉ AU CHAMP 

D'HONNEUR LE 18

NOVEMBRE 1944

À L'ÂGE DE 22 ANS

MÉDAILLE MRE

CROIX DE GUERRE"

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

La formule "POGGIOLO À" laisse supposer que cette plaque a été offerte par les Poggiolais en janvier 1949, date de l'inhumation du corps du frère d'Antoinette OTTAVY, décédé en Franche-Comté cinq ans auparavant (voir l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs").

La question se pose de savoir si cet ex-voto a été financé par une collecte organisée dans le village ou par le budget communal. Les renseignements manquent pour choisir avec certitude.

 

 

Beaucoup plus récemment, en septembre 2013, la mairie  voulut honorer par le don d'une plaque, dès son décès, la mémoire de Jean-Martin FRANCESCHETTI qui avait beaucoup fait pour dynamiser Poggiolo et le faire connaître (voir l'article de "Corse-Matin").

 

 

Mais il n'est pas nécessaire d'être passé de vie à trépas pour être reconnu par les Poggiolais. Ainsi, le 17 mai 1925, le conseil municipal décida de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."

Voici le texte de la délibération avec l'approbation du préfet.

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

Détails dans l'article "Le bonheur d'enseigner".

 

D'autres Poggiolais ont-ils eu droit à des actes de reconnaissance de leur village?

Nous le pensons et espérons que des lecteurs pourront nous donner d'autres exemples.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:00

Le 11 novembre est le jour du souvenir de tous les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918 et aussi pendant toutes les autres guerres. On peut avoir aussi une pensée pour les militaires qui n'ont pas péri au combat mais qui se sont dévoués pour le pays, comme Martin OTTAVY.

 

La plaque qui se trouve en haut à gauche du troisième caveau de Poggiolo (PINELLI-VENTURINI-OTTAVY) (voir l'article "Le caveau caché") est celle de Martin OTTAVY décédé en 1957. La décoration gravée sur sa plaque évoque sa longue carrière militaire.


 

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Martin OTTAVY naquit le 1er novembre 1890 à Philippeville, qui était alors dans le département de Constantine, en Algérie.

Ses parents, Marc Antoine OTTAVY et Marie DEFRANCHI, étaient originaires de Soccia et s'étaient mariés à Philippeville où ils s’étaient installés.

Le 1er octobre 1912, il fut incorporé dans l’armée et commença une longue carrière qui peut être reconstituée grâce au registre des matricules militaires conservé aux ANOM (archives nationales d’outre-mer).

Il fit partie du 40ème RI puis du 4ème Zouaves et participa à la campagne de conquête du Maroc d'octobre 1912 à novembre 1913, puis passa dans la réserve le 8 novembre 1913.

Avec la première guerre mondiale, il fut mobilisé le 1er septembre 1915 et passa des zouaves au 8ème Génie. Affecté au détachement télégraphique, il fut blessé à la cuisse droite par des éclats d'obus à Maurepas (Somme) le 22 septembre 1916, ce qui lui vaudra une invalidité partielle. Sorti de l'hôpital le 8 février 1917, il partit le 26 avril de Marseille pour débarquer à Salonique. Il resta au sein de l'AFO (armée française d'Orient) jusqu'en janvier 1919 et fut démobilisé le 13 août.

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Il put alors se retirer à La Soccia (ancien nom de Soccia, utilisé par le registre  des matricules militaires) pendant quelque temps avant de retrouver l'Algérie comme employé des PTT.

Il épousa Antoinette PINELLI, née en 1897 à Constantine mais de famille poggiolaise et dont le frère Jean Toussaint était mort pour la France le 14 avril 1918. Ils eurent deux enfants Marc "Jean", dit Jeannot, et Maryvonne.

 

Martin s'engagea, écrit le registre, "le 15 novembre 1925 au titre de la Poste Militaire aux Armées pour participer aux campagnes du Rif et de la tache de Taza (Maroc)" et fut "renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1927".

 

Camp militaire français de Taza en 1925.

Camp militaire français de Taza en 1925.

A partir de 1929, il fixa son domicile à Constantine, au numéro 4 de la rue Mercuri (ou rue Mercury selon certains documents), devenue maintenant rue Mohamed Belakroun.

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Après avoir été plusieurs années affecté spécial à la Poste aux Armées, Martin fut rattrapé par la seconde guerre mondiale. Il fut mobilisé le 2 septembre 1939 et démobilisé le 1er août 1940, à la suite de l'armistice.

Mais, après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 et l'entrée en guerre de l'Afrique du Nord Française aux côtés des alliés, Martin fut rappelé et affecté au CEF (Corps Expéditionnaire Français) le 20 novembre 1942, d'après le registre. N'y aurait-il pas une erreur sur le registre? Si des unités françaises de l'armée d'Afrique participèrent aux combats de Tunisie aussitôt après le débarquement, le CEF qui combattit vaillamment en Italie ne fut constitué qu'en novembre 1943.

Sa carrière se termina le 17 juillet 1945, quand il fut rayé des contrôles.

 

Ses services dans l’armée française avaient été récompensés par plusieurs décorations: médaille commémorative d’Orient, médaille commémorative de la Grande Guerre, médaille interalliée, médaille coloniale et, par décret du 7 juin 1928, médaille militaire pour la guerre du Rif (reproduite sur sa plaque funéraire).

Mais auparavant, il avait eu le chagrin de perdre son fils Jean qui, mobilisé en 1942, tomba pour la France à la suite d’une embuscade pendant la bataille des Vosges en 1944 (voir l’article « De l’Algérie aux rives du Doubs »).

 

 

Conquête du Maroc, première guerre mondiale avec la bataille de la Somme et l’armée d’Orient dans les Balkans, guerre du Rif, seconde guerre mondiale avec la « drôle de guerre » de 1939-1940 et le corps expéditionnaire français d’Afrique du Nord, Martin OTTAVY avait été de tous les combats de la première moitié du XXème siècle.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:00

Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.

On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais". 

Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.

Le caveau caché

Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

Le caveau caché

Les arbres empêchent de le voir de loin.

Le caveau caché


Sur son fronton, sont inscrits les noms:

 

PINELLI

VENTURINI - OTTAVY

 

 

Le caveau caché

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. 

Le caveau caché

La façade est divisée en six plaques.

Le caveau caché

A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.

En haut:

 Martin OTTAVY 

1890 - 1957

 

En bas: 

Marc Jean OTTAVY

mort au champ d'honneur 

le 19 - 11- 1944

à l'âge de 22 ans

 

Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.

Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.

 

Le caveau caché

Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.

Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.

En haut: 

OTTAVY Antoinette

née PINELLI

1897 - 1989

 

En bas:

Elisabeth VENTURINI

née PINELLI

1894 - 1996

 

La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.

Le caveau caché

Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:

OTTAVY ANTOINETTE

           DE    CONSTANTINE

                 "ALGÉRIE"

 À   AJACCIO                                       

Le caveau caché

A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.

 

Le caveau caché

A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.

A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.

 

 

Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 12:31

Nicolas MARTINI est présenté comme un exemple de reconversion tardive et réussie par le grand article qui lui est consacré dans "Corse-Matin" de mercredi 18 octobre.

Après différents métiers, Nico est maintenant installé à Poggiolo comme photographe professionnel.

Pascale CHAUVEAU montre dans le journal son cheminement, des premiers essais de paysages aux photos d'insectes, et maintenant aux images de bébés. 

N'oubliez pas de faire appel à lui pour les mariages, baptêmes et tout autre événement.

Pour voir ses œuvres et le contacter, allez sur le site:

http://corsicaphotos.com

 

Cliquez sur les images de l'article pour le lire plus facilement.

 

Coup de zoom sur Nicolas Martini
Coup de zoom sur Nicolas Martini

Un article a déjà été consacré à Nicolas MARTINI sur le blog des Poggiolais en janvier 2017:

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:11

L'article précédent contenait une photo de sortie en montagne de la famille DESANTI en 1927.

 

Les rossignols poggiolais

Le personnage de gauche était Jean-Baptiste DESANTI (1876-1949) connu sous le surnom de Russignolu.

 

Les rossignols poggiolais

Ce sobriquet est curieux mais il est encore plus étonnant de savoir qu'un autre Poggiolais s'est appelé ainsi.

Xavier PAOLI, qui a étudié de vieux documents de l'époque génoise, a trouvé un autre Russignolu dans le registre des tailles (c'est-à-dire des impôts) de 1608. Plus précisément, il est écrit: "Francesco di Rosignolo".

Le mot est difficile à déchiffrer et il faut avoir l'habitude de ce genre de manuscrit pour le comprendre.

Les rossignols poggiolais

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce prénom bizarre a été utilisé quelques (rares) fois dans cette partie de la Corse aux XVIème et XVIIème siècles

Le "Dictionnaire des prénoms corses" de CANAVELLI COLONNA, paru en 2007 aux éditions Piazzola, lui a consacré une notice:

ROSSIGNOLO
Rossignol
exclusif à la Corse
Dérivé du latin classique luscinia, à travers le latin populaire lusciniolus. Le Rossignol est un petit passereau, voisin des fauvettes, renommé pour son chant crépusculaire.
Dans le registre de taille de 1591, pour le comté de Cinarca ou ancienne seigneurie de Leca, pour 1.525 hommes, on relève cinq Rossignolo; en 1610, pour 1.356 hommes nommés, trois Rossignolo, dont un chez les Rovani, de Coggia.
L'Eglise n'honore aucun saint de ce nom et Emidio De Felice, aujourd'hui en Italie, n'a recensé aucun porteur de ce nom.

En utilisant à deux reprises ce prénom si particulier, Poggiolo s'est, encore une fois, singularisé.

photo extraite du site oiseaux.net

photo extraite du site oiseaux.net

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 18:10

Que ce soit pour leurs loisirs ou leur travail, les Français sont nombreux à s'envoler pour l'Asie.

Mais, derrière le sourire du chef de cabine qui accueille avec gentillesse les passagers s'installant dans l'avion, il peut se cacher une grande fermeté. Anne-Laure GRIMALDI, la fille de Jeanne et Pierre, et sœur de Cécile, sait utiliser cette volonté pour améliorer les conditions de vie du personnel d'Air France.

Dans son numéro du 27 septembre dernier, "FO Hebdo", le bulletin confédéral de Force Ouvrière, vient de consacrer un article à la charmante militante  d'origine poggiolaise.

Et n'oubliez pas de la saluer lors d'un prochain voyage en Extrême-Orient !

 

Anne-Laure défend ses collègues
Anne-Laure défend ses collègues
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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 17:42

Fosca, l'une de nos plus célèbres aînées, a fait une mauvaise chute voici quelques jours et a eu les deux poignets fracturés. Elle a été rapidement soignée.

Nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Fosca à la fête de Saint Roch le 16 août dernier.

Fosca à la fête de Saint Roch le 16 août dernier.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 17:32

Même si l'on ne veut pas y penser, la rentrée scolaire revient toujours chaque année en septembre, du moins depuis 1959 (car elle était auparavant placée au 1er octobre). Les enfants étrennent leurs nouveaux cartables et leurs parents ou grands-parents se laissent aller à la nostalgie des années passées sur les bancs d'école.

La nostalgie trouvera sa nourriture avec cette photo de l'année scolaire 1964-1965.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Il s'agit bien de l'école de Poggiolo quelques mois avant sa fermeture.

Les trois élèves sont Christian PINELLI, Angèle ANGELINI et Lucie OTTAVY (dont le père était alors maire de Soccia).

L'institutrice à côté d'eux est Judith OTTAVI qui avait officié l'année précédente à Guagno-les-Bains et fut ensuite nommée à Soccia.

Aujourd'hui encore, le visage de Judith s'éclaire d'un grand sourire quand elle évoque ce qu'elle appelle son "année de congés payés". Enseigner à ce petit nombre d'élèves était très agréable et permettait beaucoup d'initiatives,... même si Christian mettait beaucoup de mauvaise volonté à apprendre à lire.

 

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Un article de ce blog, paru en 2011, a présenté plusieurs des anciens instituteurs de Poggiolo.

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 18:00

Même si on vient juste boire un "jaune", un pastis, au comptoir du bar de Poggiolo, on peut toujours méditer en regardant les bouteilles alignées derrière Alexis.

Merci à Thierry Calderoni pour cette belle photo.

Merci à Thierry Calderoni pour cette belle photo.

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 18:21

On croit être tranquille dans nos villages éloignés des grandes villes. Pourtant, des faits divers peuvent se produire. Ainsi, un vol et une agression ont eu lieu le même jour à Poggiolo.

 

Le journal raconte ces deux incidents:

- M. CARLOTTI, habitant Poggiolo, a donné l'hospitalité à un nommé MAÏSANI qui s'est enfui après l'avoir dépouillé.

- Alors qu'il marchait sur la route, le Poggiolais François POLI a été frappé par deux personnes, COLONNA Marc Ange et son fils Martin. 

 

De tels faits sont totalement inadmissibles!

 

L'insécurité: vol et agression à Poggiolo

 

Une petite précision a toutefois son importance: ces articles sont parus dans le journal "L'éveil de la Corse"... le 9 octobre 1921!!!

"L'éveil de la Corse" était le quotidien de François COTY, qui avait été élu conseiller général du canton de Soccia le 11 septembre 1921 (voir les articles ICI et ICI).​​​​​​​

L'insécurité: vol et agression à Poggiolo

La sécurité des citoyens n'était donc pas bien assurée voici presque un siècle?

 

De plus, en étudiant les documents, on peut s'apercevoir que ces affaires se sont vite dégonflées.

"L'agression" est expliquée dès le 18 octobre:  Martin COLONNA descendait à Poggiolo quand il vit François POLI et COLONNA Marc Ange se disputer. Il intervint pour aider son père et des coups de poing furent échangés. Il n'y a pas eu d'agression et il n'est pas possible de savoir qui a frappé le premier.

L'insécurité: vol et agression à Poggiolo

 

Les protagonistes de cette querelle étaient:

- François POLI né en 1896 à Marseille

- Archange (Marc Ange) COLONNA (1874-1938)

- son fils, Martin COLONNA, né en 1897 à Orto et décédé en 1961 à Poggiolo.

 

Et le vol?

L'affaire alla jusqu'au tribunal correctionnel d'Ajaccio. Finalement, François MAÏSANI était accusé seulement d'avoir dérobé un pantalon à Dominique CARLOTTI et il fut acquitté, nous apprend "L'éveil de la Corse" du 27 novembre 1921.
 

L'insécurité: vol et agression à Poggiolo

Bizarrement, le jugement est publié sous le titre "Balogna", alors que l'article du 9 octobre indiquait bien que l'auteur du vol était "de passage à Poggiolo".  D'autre part, CARLOTTI n'est pas un nom poggiolais mais est courant à Balogna. Dominique CARLOTTI aurait-il été originaire de ce village et se serait ensuite installé à Poggiolo? 

Peut-être qu'un de nos lecteurs pourrait donner la solution.

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En tout cas, ces deux exemples poggiolais montrent le danger des médias: réagir à chaud sans réfléchir et faire grossir démesurément des petits faits.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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