Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 18:00

 

Pierrine MELICUCCI vient de s'éteindre dimanche 23 mai à l'âge de 89 ans. Elle était connue sous le nom de scène de Regina, nom qui allait avec le guitariste Bruno BACARA pour former en 1952 le duo Regina et Bruno qui domina la chanson corse dans les années 1950 à 1980.

 

Leur premier succès fut "Dimmi perché". Le plus important fut "Solenzara", créé en 1962 (voir la vidéo ci-dessous) et qui eut de nombreuses versions dans le monde entier.

 

Comme évoqué dans un article précédent, les Poggiolais se souviennent que, chaque été, à la demande de leur ami Pascal VECCHI (le père d'Hélène DUBREUIL), Regina et Bruno étaient les vedettes d'une soirée endiablée à l'hôtel de François POLI, à Guagno-les-Bains. On y appliquait la chanson "Dammi un colpu a bia" (voir vidéo ci-dessous).

 

Paru dans "Corse-Matin" de mardi 25 mai.

Paru dans "Corse-Matin" de mardi 25 mai.

Partager cet article
Repost0
20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 19:30

 

Le 22 mai à Sorru, dans cette chapelle isolée au bord de la route, a lieu une messe qui est plus qu'une simple cérémonie. C'est aussi un moment de rencontre.

 

Regardez le diaporama de la cérémonie de 2009.

 

Vous y reconnaîtrez peut-être quelques personnes.

 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 17:59
Recherchons photos désespérement

 

     Dans les années 60, les bals du Belvédère étaient très courus. A la même époque, il y avait chaque été à Guagno-les-Bains des soirées souvent animées par le couple Regina et Bruno, invités par Pascal VECCHI. Il exista également "Le Robinson de St Marcel".

 

     Il y eut aussi, dans les années 70, des bals dans le village de Poggiolo, Piazza Inghjo ou sur le terrain s'étalant entre Saint Roch et la route. Le plus célèbre fut organisé par l'Association la Montagne de Poggiolo en août 1975. Nous reproduisons ci-dessous une partie d'un article paru sur ce blog en août 2011 et qui l'évoquait.

 

     Mais le grand malheur est l'absence d'images de ces événements.

 

 

APPEL A TOUS NOS LECTEURS:

 

NOUS RECHERCHONS DES PHOTOS DE BALS

A POGGIOLO OU GUAGNO-LES-BAINS

DE N'IMPORTE QUELLE ÉPOQUE.

 

     Nous aurons tous plaisir à nous souvenir des moments heureux.

 

--------------------

 

Article paru le 12 août 2011:

 

Les Poggiolais ont de l'initiative (n°6: la Montagne)

     

     L'"ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM", conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975

 

     Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968, notamment Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.

 

    L'association eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler sur les routes du canton, mais aussi sur le continent, des voitures ainsi décorées.

 

Recherchons photos désespérement

           

     Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.

 

    Il eut lieu en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.

 

    L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas interpréta deux ou trois chansons de son 45 tours. De grandes quantités de boissons furent écoulées. La fête dura des heures.

 

     Longtemps après, on parla de cette nuit réussie.

 

Certains de nos lecteurs en ont-ils gardé des photos?.

   

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 18:00

 

 Les articles publiés sur Luc VICO et Antoine BONELLI faisaient allusion aux bals que ces artistes animaient dans les années 60 et 70.

 

Certains de nos lecteurs ont pu se demander où ces soirées pouvaient avoir lieu à Poggiolo car la salle des fêtes municipale n'existait pas encore et la salle du bar du Belvédère est bien petite. Mais, à l'époque, les bals se déroulaient en plein air. Félix et Fosca pouvaient utiliser le terrain jouxtant la terrasse du bar poggiolais.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Ce terrain, qui sert maintenant de parking privé, était entouré de canisses longées par des bancs en bois. On payait l'entrée à la porte du bar (sauf si, en profitant d'une distraction de la caissière, on passait par la fenêtre).


L'estrade pour l'orchestre était dans l'angle proche du bar alors que le comptoir était installé à l'opposé.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Sur cette photo tirée d'un film datant de 1967, l'estrade et la terrasse cimentée (où se trouve maintenant la pizzeria) se devinent en arrière-plan de Bernard FRANCESCHETTI.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

La clôture de canisses et le comptoir sont visibles sur cette image, tirée d'un autre film de l'époque, de Christian PINELLI jouant à la pétanque.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Même si l'image suivante est de très mauvaise qualité, on peut se rendre compte, près de Hervé CALDERONI en train de lancer une boule, de l'aspect qu'avait le banc en bois bordant les canisses.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Après les festivités, il fallait, comme le firent ici François OLIVA et Jérôme DUGAs, ramener les tables là où elles avaient été empruntées.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

C'est ainsi que les nuits poggiolaises de l'été pouvaient être bien animées!
 
 
Les trois dernières photos sont extraites de "La corvée d'eau", de "Poggiolo, village sportif" et de "Les marches de Xavière", films de la vidéothèque poggiolaise.
 
Partager cet article
Repost0
3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 18:00

 

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Plusieurs questions avaient été posées à propos de cette photo.

 

Le chanteur et les deux pêcheurs se trouvaient à Sagone, plus exactement sur le quai à côté de l'hôtel de la Marine. Au fond, on voit bien la plage qui longe la route vers Cargese.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Le chanteur placé au premier plan avait comme nom de scène Luc VICO. Il se produisait l'été dans les bals des villages des Deux Sorru, comme à l'époque Charles ROCCHI ou Jules NICOLI.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheursSolution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Quelle époque? Le pull à col roulé, le blouson sur l'épaule et le pantalon avec gros ceinturon sont typiques de la deuxième partie des années 1960 et de la décennie 1970. Regardez vos photos de famille de ce moment-là. Vous verrez la même tenue. Il semblerait que la date de la scène serait exactement 1970.

 

Quant au titre de la chanson interprétée par Luc VICO, vous n'en sommes pas certain mais il pourrait être "Pêcheur à Sagone", bien que le chanteur ne ressemble guère au raccommodeur de filet et au rameur qui sont au second plan. Il dit bien, par exemple, "moi qui suis pêcheur à Sagone" et "je jète mes filets".

 

Nous avons avec ce document l'exemple même des chansonnettes qui se voulaient typiques de la Corse et dont la vogue était en train de s'estomper alors que débutait le renouveau culturel du riacquistu.

 

Merci au groupe "Sagone c'est l'histoire d'un village qui, non juste l'histoire" qui a publié ce film sur Facebook. 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 17:56
"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)
Pour eux, "le village, une évidence".

 

 

Ce titre est celui de l'excellent dossier de Pascale CHAUVEAU sur les retraités vivant toute l'année à Soccia que vient de publier "Settimana" (le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin") du 16 avril

L'isolement peut faire peur mais les témoignages recueillis dans le village montrent les bons côtés de ce choix, loin du stress et de l'isolement ressentis dans les grandes villes.

A lire absolument.

 

 

A l’heure de la retraite, ils sont restés ou sont revenus vivre au village. Malgré les difficultés liées à l’éloignement, la fermeture de la plupart des commerces, l’absence de toute administration, et un dépeuplement évident, leur choix n’est pas vécu comme une punition, mais comme une évidence, témoin d’un attachement viscéral à leurs racines profondes.

 

"J’ai dû partir travailler à Paris, mais je considère que pendant 30 ans, j’étais juste de passage ailleurs.’’ Pour Madeleine, la question de revenir dans son village de Soccia à l’heure de la retraite ne s’est jamais posée. «Tous mes souvenirs sont ici, tout me parle». Profitant d’un rayon de soleil pour faire un tour de village avec sa fille, d’autres promeneuses leur emboîtent le pas. Madeleine fait une pause devant le mur d’une maison, sur lequel sont plantés une rangée de clous.

Elle se souvient que, jadis, il y avait un reposoir à cet endroit. Pour la procession du mois de mai, on accrochait aux clous des draps et des fleurs, au-dessus d’un autel avec des lampes, et le cortège s’arrêtait quelques minutes faire des prières. Plus loin, il suffira d’une odeur pour lui rappeler d’autres souvenirs.

 

Comme elle, Judith, 84 ans, est revenue après une carrière dans l’enseignement en région parisienne. « Je n’ai jamais regretté d’être partie, pour l’ouverture d’esprit que ça m’a apportée et toutes les belles rencontres que j’ai faites, mais j’avais ma terre chevillée au corps : pas la Corse, ni même Ajaccio, mais mon village ! Et ma maison fait partie de ma vie. Une partie a été construite par mon arrière-grand-père, l’autre par mon père que j’ai vu en train de casser les pierres et les charrier à dos d’âne. Et quand il avait besoin de petites pierres pour faire les jointures, c’est moi-même qui les lui ramassais. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Au village il y a l’essentiel et peut-être même plus

 

Pourtant, Judith refuse de sombrer dans la nostalgie, même si elle glisse que l’eau courante dans les maisons, en apportant un confort bien agréable, a quand même remplacé les bavardages joyeux des séances de lavage du linge à la rivière. « Le village ne peut plus être celui qu’on a connu avant, et c’est normal. Beaucoup de gens de ma génération ont disparu, et ce n’est pas facile tous les jours car on est loin de tout, mais finalement, il y a l’essentiel et peut-être même plus ! ». 

Les deux médecins du canton montent chaque semaine, les infirmiers tous les jours, mais aussi le kiné, la pédicure, la coiffeuse. Sans compter l’ADMR qui offre ses services pour le ménage, le repassage, les courses et même le jardinage.

Autant de prestations à domicile et sur mesure qui assurent le bien-vieillir au village. « Ce qui marche le moins bien, c’est le service public ! », fulmine Judith« malgré toutes les promesses faites par les politiques pour soutenir la ruralité. » Concrètement, elle cite en vrac les deux mois d’attente pour que sa ligne fixe en panne soit réparée, l’absence de moyens de transport pour se rendre en ville, l’impossibilité de faire des retraits à La Poste sans demande préalable, ou de renouveler ses papiers périmés à la mairie. « Heureusement, il y a l’entraide villageoise qui pallie bien des problèmes. »

 

L’âme de la Corse

« Entraide et solidarité », des mots qui reviennent dans toutes les bouches. Et notamment dans celle de Ceccè. La retraite au village, c’était pour lui une évidence, mais aussi un engagement politique personnel. 

« Pour construire quelque chose de cohérent et d’acceptable pour ce pays, le modèle de société qu’on pouvait créer ne pouvait se faire qu’à partir du village. L’âme de la Corse, je ne la trouve qu’ ici. Ce qui avait fait la Corse, ce n’était pas les villes, qui ont tendance à créer des inégalités, à coups de violences et d’écrasement des individus. Au village, on se connaît tous, ce qui n’empêche pas les antagonismes car on est tous différents. Ne faisons pas d’angélisme. Mais la notion d’entraide et de solidarité qui ressort a toujours été une obligation pour tenir le coup : la survie de la microsociété que représente le village est au-dessus de tout. La société agropastorale a disparu de façon foudroyante, mais la résistance des gens qui continuent à vivre au village me fascine ».

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

« Il y a toujours quelque chose à bricoler, quelque chose à faire au village »

 

Sanvito, 71 ans.

« J’aurais pu rester à l’étranger où j’ai fait carrière, et constitué un large cercle d’amis, mais c’est ici au village que j’ai la sensation d’être chez moi. Mais sans une maison confortable et une voiture, j’aurais peut-être hésité. »

 

Marie-Rose, 60 ans, jeune retraitée.

« La qualité de vie est supérieure, loin de la frénésie de la ville. En s’éloignant de toutes les tentations factices, tu te rends compte que ça ne te manque pas. Il y a toujours quelque chose à bricoler dans la maison, ou à faire pour son village, et c’est valorisant. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Jean-Thomas, 95 ans, doyen du village.

« J’étais cordonnier à Ajaccio. Dans mon quartier, tout le monde se connaissait et se parlait, on prenait le café ensemble, on était tous des personnalités. Maintenant, les gens ont pris une mentalité parisienne et sont devenus orgueilleux. Quand je restais en bas, tous les membres de ma famille travaillaient, et je restais seul à m’embêter. Ici, c’est la liberté. »

 

Simone.

« Quand tu restes au village, ça oblige ceux de ta famille qui travaillent en bas à monter régulièrement pour te voir. Grâce à ça, le lien avec le village est maintenu. Mon frère avait fait une grave dépression en région parisienne. Son psy lui avait dit de trouver un endroit où il pourrait taper, casser, crier. Il est revenu au village et n’en est plus jamais reparti. C’est là qu’il se sentait apaisé. »

 

Pascale CHAUVEAU

Partager cet article
Repost0
12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 18:04

Même si la Corse est championne de la vaccination, la pandémie existe toujours et les précautions s'imposent.

 

Depuis un an, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film, réalisé avec la caméra Ercsam de Michel Franceschetti, est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Pourrez-vous reconnaître certains des personnages de cette vidéo?

 

Article déjà publié le 5 mars 2020.

 

Partager cet article
Repost0
16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 18:00

 

Parmi les saints célébrés dans les Deux Sorru, il en est un qui n'a jamais droit à sa fête. Il s'agit de saint Marcel. Ironie du sort: cette année 2021, la messe célébrée à Guagno-les-Bains en l'honneur de saint Antoine a eu lieu samedi 16 janvier, jour de la saint Marcel dans le calendrier chrétien.

 

Pourtant, saint Marcel est bien présent sous trois formes:

- saint Marcel est un personnage représenté sur un tableau à Soccia

- saint Marcel est le nom d'un lieu entre Poggiolo et Soccia

- saint Marcel fait partie des souvenirs de jeunesse de la génération qui eut 20 ans autour de 1968.

 

 

Présence 1: l'œuvre d'art

 

L'église de Soccia contient un triptyque qui est classé Monument Historique depuis 1957.

 

Cette peinture sur bois, d'1 m sur 1,09 m, date de la fin du XVème siècle et serait, selon certains experts, l'œuvre d'un peintre corse inconnu, et non pas d'un Italien comme beaucoup d'autres objets d'art insulaires de cette époque.

Elle est composée de trois volets composé chacun de deux parties.

La partie centrale représente une Vierge à l'enfant (à la cerise) entre, à droite, Saint Marcel coiffé de la mitre épiscopale et, à gauche, Saint Pierre revêtu du costume d'évêque.

Dans le registre supérieur, la partie centrale montre un Christ de pitié à demi enfoncé dans un sarcophage entouré par l'ange de l'Annonciation agenouillé ailes déployées (volet droit) et la Vierge de l'Annonciation (volet gauche).

 

Dans l'émission de Via Stella consacrée à Soccia en juillet 2020 (voir https://youtu.be/bi9LF8_QydI), l'image du triptyque, comme on peut le voir ci-dessous, est amputée de sa partie supérieure.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

La photo suivante, réalisée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI, montre l'œuvre entière mais l'éclairage n'est pas excellent.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 

Présence 2: le lieu

 


Saint Marcel est le nom d'un lieu situé entre Poggiolo et Soccia, plus exactement d'une fontaine.

 

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Le point d'eau n'est pas visible de la route car situé en contrebas.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.
Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais une croix placée en face permet de repérer l'endroit.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 Pourquoi cette croix?

On en plantait souvent près des points d'eau. Mais, ici, elle rappelle qu'il existait autrefois une chapelle ou un ermitage nommé San Marcellu et dont il ne reste pratiquement aucun vestige. Les documents ne mentionnent plus ce bâtiment depuis le XVIIème siècle. Et c'est à cette époque que le triptyque a été installé à Soccia. Le triptyque vient de cette chapelle.

 

 

Présence 3: les souvenirs de jeunesse

 

Saint Marcel fait également partie des souvenirs de jeunesse de la génération 68.

Certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par  les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.

Une cabane avec un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser en plein air, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années.

Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, depuis cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).

Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (!) au "ROBINSON".

Il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.

 

Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais la fontaine coule toujours imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.

 

-------------------------------

En dehors de la copie d'écran de Via Stella, toutes les photos sont de Michel Franceschetti.

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 18:00

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 17:54

 

La plus célèbre des œuvres de Petru Santu LECA mérite d'être bien connue.

Voici donc le texte de "Ti tengu cara" en corse et en traduction française.

Et vous pouvez aussi goûter la délicate version franco-corse de Jean-Pierre Marcellesi et Claire Keim, enregistrée  en public à Ajaccio le 1er juillet 2016. 

 

 

Toutes les paroles de "Ti tengu cara"

Cantu d'amore

 

Stammi vicina, ùn ti n’andà, ti tengu cara.

Soca nun senti cum’ellu trema lu me core ?

Da parechji anni sì per mè la perla rara

S’avessi à vive senza tè, bramu di more

 

E nostre case sò di punta à la sulana

Luce lu to purtellu à lu spuntà di u sole

Sò ch’è tù l’apri à lu sunà di la campana

Capelli sciolti cum’è le donne di le fole

 

Un possu rispirà l’aria chì tu rispiri

Senza trima ne di passione quandu u ventu

Carcu di basgi, di canzone è di suspiri

Porta dinnù lu to odore è chì lu sentu

 

Si fresca e pura quant’è l’alba appena nata

Un rusulaghju sì, fiuritu a tutte l’ore

Dammi la rosa la più bella a più bramata

Quella chì nasce è chì fiurisce in lu to core.

 

 

 

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

 

Chant d’amour

Reste près de moi, ne t’en vas pas , je t’aime

Ne sens-tu pas combien tremble mon coeur ?

Depuis longtemps tu es pour moi la perle rare

S’il me fallait vivre sans toi plutôt mourir.

 

Nos deux maisons ont leur façade au soleil

Ta fenêtre s’illumine dès les premiers rayons

Et je sais que tu l’ouvres dès l’angélus

Cheveux flottants comme les fées de nos légendes.

 

Et je ne peux respirer l’air que tu respires

Sans soudain trembler de passion lorsque le vent

Chargé de baisers , de chansons et de soupirs

Porte aussi ton parfum et qu’il me parvient.

 

Tu es fraîche et pure comme l’aurore à peine née

Tu es le rosier fleuri en toutes saisons

Donne-moi la rose la plus belle, la plus prisée

Celle qui naît et qui fleurit au plus profond de ton coeur.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de juillet en cliquant sur l'image:

--------------------------------------

 

Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

- Mardi 16 août:

fête de Saint Roch à Poggiolo à 18 heures.

- Samedi 20 août:

jeux d'enfants à Poggiolo

- Lundi 29 août: fête de Saint Elisée.

- Dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

-----------------
 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907