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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 17:30

 

Dans une petite communauté villageoise, les jeunes sont importants. Ils représentent le dynamisme et l’avenir. Même si leurs jeux et leurs facéties troublent la sieste des vieux, chacun est heureux de les voir et de les entendre. Finalement, ils sont les enfants de telle ou telle famille mais ils sont surtout les enfants de tout le monde, de toute la communauté. Aussi, quand ils semblent être en danger, tout le village en est affecté et s’inquiète.

 

Ce fut le cas pendant les étés 1965 et 1966, quand on crut qu’un bon nombre de ces jeunes avait disparu en pleine montagne.

 

 

Attention:

ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog

mais il faut le lire jusqu'au bout.

 

 

LE PRÉCÉDENT DE 1965

 

Pour comprendre ce qui s’est alors passé, il faut revenir à l’été 1965.

 

Les jeunes de ce qui pourra être nommée la génération 68 (ceux qui eurent vingt ans autour de 1968) étaient entichés d’excursions en montagne.

 

Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.

 

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).
Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

 

Les noms des dix-huit audacieux:

- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)

- Joël et Hervé CALDERONI

- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)

- Jérôme DUGAS et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)

- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)

- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI

- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)

- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)

- François OLIVA

- François ORAZY

- Hervé et Jean-Marc OULIÉ

- Christian PINELLI

- Dominique (dit Doumé) PINELLI 

- Jean-Marc TRAMINI

 

Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée. 

 

Si l’on passait par Soccia, il fallait monter jusqu’à la croix (Croce Maio) mais la route actuelle aboutissant à la pizzeria n’existait pas. Pour aller plus vite, on grimpait tout droit la grande montée sous les châtaigniers. 

 

 

AU-DELA DE GUAGNO

 

Ce jour-là, le trajet passait par Guagno.

 

L'ancienne croix du Fragnu.

L'ancienne croix du Fragnu.

 

Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte).

 

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.

 

La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018). 

 

De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!

 

De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.

 

La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air. 

 

Surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d’itinéraires, le groupe se divisa en deux, puis trois tronçons. 

 

Il en avait été de même une semaine plus tôt, le 31 juillet, lors d’une excursion à Canale, en face de Soccia, où les treize membres de l’expédition s’étaient totalement éparpillés et où certains avaient pratiquement dû faire de l’alpinisme, l'un d'eux ayant eu le ventre râpé en glissant le long d'un rocher.

 

 

 

DIVISION ET RÉUNIFICATION

 

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).

 

 

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11 h 30 et n’allèrent pas plus loin. 

 

Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable. 

 

 

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.

 

Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas. 

 

Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert. 

 

Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.

 

La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite :  Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugas, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : Fraçois Oliva, Jérôme Dugas, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugas, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : Fraçois Oliva, Jérôme Dugas, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

 

 

UN RETOUR DIFFICILE

 

L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.

 

Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.

 

Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.

 

Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à la recherche des jeunes sur le sentier de la rivière et les appelait. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra informer le village.

 

Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8…, tous les jeunes avaient réintégré le village.

 

 

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

Toussaint Michelangeli en 4L.

Toussaint Michelangeli en 4L.

 

 

APPLAUDISSEMENTS

 

A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventureux.

 

Puis, on ne sait qui, quelqu’un se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé de cette angoissante soirée.

 

 Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.

 

Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.

 

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

 

(à suivre)

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 18:02

La vie reprenant son cours normal, l'été voit le démarrage d'activités qui sont autant d'occasions de retrouver les produits locaux.

 

 

Tous les mercredis, de 9 h à 13 h, le marché des producteurs revient sur la place Padrona de Vico.

 

Photo Inseme

Photo Inseme

 

La dynamique association Si Po Fà de Rennu a pour buts de "rester et vivre au village et essayer de redynamiser les liens sociaux". Elle propose des activités qui se déroulent tout au long de l’année (voir page 13 de "Inseme" de juillet).

 

Depuis le 5 juillet, et tous les dimanches de juillet et d'août, à 10h, elle propose un vide-grenier et un marché des producteurs à U Ponte, à Rennu. 

 

Deux excellentes destinations de sorties.

 

Les nouvelles activités hebdomadaires

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 18:45

Deux communiqués annonçant des ouvertures estivales dans le canton viennent d'être publiés:

 

 

A MERENDELLA

Le temps des ouvertures

 

Chers clients,


La Merendella est heureuse de vous ouvrir à nouveau les portes de son jardin le samedi 20 juin .


Le midi seulement jusqu’au 1 er juillet .


Au plaisir de vous accueillir. 


Réservation au 0645356153

 

 

 

LES DEUX SORRU

 

L'Auberge "Les Deux Sorrru" à Guagno-les-Bains en Corse du Sud au pied du Lac de Crena, est prête à vous recevoir dès le 1er juillet 2020😃

Le temps des ouvertures

 

Une Auberge familiale dans laquelle nous avons voulu que se marient avec harmonie, le confort contemporain avec la culture et les traditions de la Corse.

Une Auberge dont les chambres ont une vue sur les montagnes, que vous pourrez admirer depuis votre terrasse ou balcon.

Une Auberge où le Chef natif du Canton, vous prépare des mets faits maison selon ses recettes jalousement gardées, à partir de produits frais de la région. 🍲 Selon votre envie, mais aussi de la météo, deux terrasses extérieures et deux salles intérieures s'offrent à vous pour les déguster !

Une Auberge où j'ai plaisir à partager avec vous, mon amour de cette vallée à nulle autre pareille ! Où j'ai plaisir à vous recevoir, tout en ayant à cœur que vous gardiez le meilleur souvenir possible de votre séjour parmi-nous ! 🙂

Enfin, soyez bien assurés que tout sera mis en oeuvre pour que vous puissiez bénéficier à l'Auberge, d'un gîte et d'un couvert, dans le respect des normes sanitaires.

Portez-vous bien et à Bientôt, 🙂


Marie-Ange BONIFACJ

https://www.hoteldesdeuxsorru.com
https://www.restaurantdesdeuxsorru.com

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:00

 

Dimanche, une soirée a fêté à Murzo la fin de l'action de solidarité des "P'tites mains". 

 

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 18:00

Avec l'isolement imposé à tous, et malgré les moyens électroniques appelés réseaux sociaux, il existe un réel besoin de sortir et de rencontrer du monde pour discuter et pour faire quelque chose ensemble. Il va être possible de réaliser des photos de groupe qui montrent que l'on est membre d'une communauté.

 

A Poggiolo, un tel cliché fut réalisé, place Inghio, en 2001 (dix-neuf ans déjà!), le 16 août, à l'issue de la procession de Saint Roch.

 

Il vaut la peine d'être republié. Il donne l'impression de gens heureux d'être ensemble. Il est l'occasion également de reconnaître ceux qui ont disparu et de voir ceux qui ont bien grandi depuis cette époque. 

 

Les mêmes visages se trouvent aussi dans le film qui montre des jeux, la procession et l'apéritif partagés durant cette journée. 

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:00

 

La mort du chanteur Christophe a fortement attristé les anciens jeunes des années 60 qui avaient crié "Aline" dans leurs soirées.

 

Dans un tout autre domaine, ils viennent d'apprendre une nouvelle qui leur a donné un peu de baume au cœur: le vrai Figolu est de retour.

 

Ce biscuit avait disparu depuis 2015 pour être remplacé par un succédané peu appétissant. Une pétition lancée par la journaliste de France Inter Fabienne SINTES avait réclamé son retour. Finalement, la direction de LU vient d'annoncer officiellement le retour du vrai Figolu.

 

Photo Le Parisien

Photo Le Parisien

 

Cette histoire de Figolu peut sembler obscure pour les générations récentes. Et, en plus, pourquoi l'évoquer dans le blog consacré à Poggiolo?

 

Commercialisé à partir de 1961, Figolu est une sorte de "madeleine de Proust" pour les enfants des Trente Glorieuses car il permet de retrouver des bons moments du passé.

 

Chaque paquet comportait seize portions de biscuit sablé fourré de pâte de figue.

 

En plus d'un goût agréable, il avait la vertu de bien remplir l'estomac et d'avoir (du moins on en était persuadé) des vertus énergétiques. Il était donc très utile en promenade ou en excursion car il occupait un faible volume dans le sac de plage ou le sac à dos.

 

Les jeunes Poggiolais de l'époque ne manquaient pas d'emporter des Figolu dans leurs sorties en montagne pour se remettre de leurs efforts.

 

Bien entendu, ils se fournissaient à l'épicerie de Mimi CANALE à Guagno-les-Bains. Certains doivent se souvenir des savants calculs effectués lors des séances de préparation d'excursion pour savoir, à l'unité près, combien on emporterait de portions par personne!!!

 

L'autre calcul important était celui de boîtes de crème Mont Blanc à avoir pour les desserts. Par contre, charcuterie, fromage, pain, etc., tout cela se comptait grossièrement et sans histoire.

 

Le Figolu est de retour

Photo d'une pause en août 1968 au col Bocca à Verghio sur la route de Muna, un moment où le Figolu était utile.

 

De gauche à droite: Madeleine Oliva (maintenant épouse Paoli), Michel Franceschetti (chemise à carreaux rouges), Monique Franceschetti (de dos en blanc), Jean-Pierre Franceschetti. Puis, debout: Bernard Franceschetti et Hervé Calderoni. Au premier plan: Christian Pinelli et Martine Ceccaldi.

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:10

L'arrêt surprise du fonctionnement, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, de l'émetteur en AM (modulation d'amplitude) de RMC à Roumoules (Alpes de Haute-Provence) est tombé dans la plus grande indifférence.

L'émetteur de Roumoules

L'émetteur de Roumoules

 

 

Pourtant, cette installation était le symbole d'une époque dont de nombreux septuagénaires et sexagénaires ont parfois la nostalgie: les années 60 et 70.

 

Après la seconde guerre mondiale, les enfants du "baby-boum" voulaient s'amuser et profiter d'une vie qui paraissait devoir être heureuse grâce à ce que l'on n'appelait pas encore les "trente glorieuses".

 

Mais la radio d'Etat, la RTF (devenue ORTF en 1964), était trop guindée. Les quelques radios privées, dites périphériques (Europe n°1, RTL, Radio Monte Carlo, Radio des Vallées d'Andorre, devenue Sud Radio), étaient plus dynamiques et proches des aspirations de la jeunesse. La fameuse émission "Salut les copains" passait sur Europe n°1, devenue Europe 1 en 1968.

 

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

 

La seule de ces stations à pouvoir être captée à peu près correctement en Provence et en Corse était RMC qui émettait en OM (ondes moyennes) jusqu'en 1965. A cette date,  son nouvel émetteur de la Madone, sur le Mont Agel, près de Nice, permit à la radio monégasque de se faire entendre plus facilement en passant sur GO (grandes ondes).

 

Le temps du transistor

 

En même temps, le poste de radio à transistors se popularisait. Fini le gros poste à lampes que l'on écoutait en famille dans la salle à manger. On pouvait emporter son transistor à la plage ou à la rivière de Guagno-les-Bains pour entendre sur RMC les chanteurs de rock et les émissions présentées par les très jeunes débutants Jean-Pierre Foucault et Julien Lepers.

 

Si le téléphone portable n'existait pas, les appareils sonores (électrophone Teppaz à piles, magnétophone Philips à cassette) devenaient plus petits et très maniables. On pouvait écouter la musique que l'on voulait et où l'on voulait: sur la route de Soccia, dans les rues de Poggiolo ou même... la nuit près du cimetière à côté de l'église St Siméon.

 

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

 

L'émetteur de Roumoules fut inauguré en 1974. Sa puissance permit à Monte Carlo de diffuser facilement dans toute la moitié Sud de la France. Ce fut l'âge d'or pour la station. Cette époque se termina en 1981 avec l'accession de François Mitterrand à la présidence de la république et l'ouverture des fréquences de FM (modulation de fréquence) aux "radios libres".

 

Mais les "baby-boumers" avaient grandi; ils travaillaient et avaient fondé des familles. Les goûts musicaux des générations suivantes furent différents et passent maintenant par des canaux inimaginables il y a un demi-siècle.

 

 

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Vidéo recommandée: écoute de disques sur la terrasse de la maison Bartoli (maintenant maison Chabrolle), avec Jean-José, Joël, Marie-Thérèse et Rose-Marie.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 18:00

 

Alors que tant de rendez-vous culturels de juin et juillet sont annulés, Bertrand CERVERA maintient le 17ème festival Sorru in Musica Estate, du 21 au 30 juillet.

 

Comme il l'a déclaré à "Corse-Matin" le 15 avril: 

« Notre festival a lieu après la période de confinement complet fixée par le président, donc cela ne devrait pas poser de problème. Je suis optimiste de nature et je tiens à le rester, même dans la situation actuelle. La force de notre événement, c’est sa souplesse. C’est dans notre ADN de saltimbanques, on sait s’adapter. Et puis, nous faisons nos concerts en extérieur, comme sur des places de villages, c’est un rendez-vous beaucoup plus intimiste que certains grands rendez-vous de l’été ».

 

Les inscriptions pour l'Académie de Musique, prévue aux mêmes dates que le Festival, sont ouvertes sur le site  www.sorru-in-musica.corsica  Il faut se dépêcher pour s'inscrire.

Au programme : violon, alto, violoncelle, clarinette, musique d’ensemble, polyphonies, chant traditionnel, musique traditionnelle, chorale pour enfants, langue & culture corses, piano, guitare d’accompagnement, danse.
Vous pouvez encore vous inscrire - mais vite!- à la master class de chant lyrique de Florian Laconi. 

 

Cervera reste optimiste

 

En attendant, tous les dimanches à 17h30, on peut se retrouver pour un petit concert en direct sur la Page Facebook Sorru in Musica et sur la page YouTube Sorru in Musica. Ne manquez pas le rendez-vous.

 

Dimanche dernier, comme cadeau de Pâques, une reprise sur le thème de "Pulp Fiction" a été interprété par toute la famille CERVERA. 

Aux violons : Bertrand, Caroline et Maxime Cervera. Au piano : Claire Cervera. Au cajon : Juliette Cervera.

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 16:00

 

Parmi les traditions de Pâques en Corse, il existe la merendella, le repas familial à l'issue duquel on déguste les cacavelli, pains sucrés en forme de couronnes, dans lesquels on glisse des œufs durs entiers, pour marquer la fin du Carême.

 

 

Malgré le confinement et la suppression des rassemblements, des familles poggiolaises ont pu goûter des cacavelli cette année.
 
Cacavelli poggiolais

Cacavelli poggiolais

 

Pour en confectionner, les recettes ne manquent pas sur internet sous forme de texte:  

http://www.marmiton.org/Recettes/Recette_cacavelli-gateau-de-paques-corse_28576.aspx

https://www.recettes-corses.fr/recipe-items/cacavelli-ou-cacavellu-le-gateau-de-paques-corse

http://www.cuisinez-corse.com/cacavellu-gateau-paques-corse/

 

Sous forme de vidéo, il faut se tourner vers une émission de la série télévisée "Les carnets de Julie": 

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 17:04
Sorru in musica période coronavirus

Quand il a créé le festival Sorru in Musica, Bertrand CERVERA voulait faire partager le plaisir de la musique au plus grand nombre de personnes. Et le résultat a été à la hauteur de ses attentes.

Maintenant, dans les circonstances particulières que nous vivons, le violoniste peu l'idée d'utiliser internet pour faire apprécier des morceaux musicaux. Il vient de commencer à publier des petits concerts en direct  sur Facebook.

Dans le premier, interprété depuis son jardin, il joue un adagio de la première sonate de Jean-Sébastien BACH. Allez le voir et l'écouter sur la page Facebook de Sorru in Musica.

Et soyez à l'affut des prochains mini-concerts.

Ci-dessous, l'article de "Corse-Matin" qui lui a été consacré aujourd'hui 21 mars.

Sorru in musica période coronavirus

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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messe à Poggiolo

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fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

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Un bulletin indispensable

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