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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 18:00

 

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Plusieurs questions avaient été posées à propos de cette photo.

 

Le chanteur et les deux pêcheurs se trouvaient à Sagone, plus exactement sur le quai à côté de l'hôtel de la Marine. Au fond, on voit bien la plage qui longe la route vers Cargese.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Le chanteur placé au premier plan avait comme nom de scène Luc VICO. Il se produisait l'été dans les bals des villages des Deux Sorru, comme à l'époque Charles ROCCHI ou Jules NICOLI.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheursSolution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Quelle époque? Le pull à col roulé, le blouson sur l'épaule et le pantalon avec gros ceinturon sont typiques de la deuxième partie des années 1960 et de la décennie 1970. Regardez vos photos de famille de ce moment-là. Vous verrez la même tenue. Il semblerait que la date de la scène serait exactement 1970.

 

Quant au titre de la chanson interprétée par Luc VICO, vous n'en sommes pas certain mais il pourrait être "Pêcheur à Sagone", bien que le chanteur ne ressemble guère au raccommodeur de filet et au rameur qui sont au second plan. Il dit bien, par exemple, "moi qui suis pêcheur à Sagone" et "je jète mes filets".

 

Nous avons avec ce document l'exemple même des chansonnettes qui se voulaient typiques de la Corse et dont la vogue était en train de s'estomper alors que débutait le renouveau culturel du riacquistu.

 

Merci au groupe "Sagone c'est l'histoire d'un village qui, non juste l'histoire" qui a publié ce film sur Facebook. 

 

 

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 17:56
"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)
Pour eux, "le village, une évidence".

 

 

Ce titre est celui de l'excellent dossier de Pascale CHAUVEAU sur les retraités vivant toute l'année à Soccia que vient de publier "Settimana" (le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin") du 16 avril

L'isolement peut faire peur mais les témoignages recueillis dans le village montrent les bons côtés de ce choix, loin du stress et de l'isolement ressentis dans les grandes villes.

A lire absolument.

 

 

A l’heure de la retraite, ils sont restés ou sont revenus vivre au village. Malgré les difficultés liées à l’éloignement, la fermeture de la plupart des commerces, l’absence de toute administration, et un dépeuplement évident, leur choix n’est pas vécu comme une punition, mais comme une évidence, témoin d’un attachement viscéral à leurs racines profondes.

 

"J’ai dû partir travailler à Paris, mais je considère que pendant 30 ans, j’étais juste de passage ailleurs.’’ Pour Madeleine, la question de revenir dans son village de Soccia à l’heure de la retraite ne s’est jamais posée. «Tous mes souvenirs sont ici, tout me parle». Profitant d’un rayon de soleil pour faire un tour de village avec sa fille, d’autres promeneuses leur emboîtent le pas. Madeleine fait une pause devant le mur d’une maison, sur lequel sont plantés une rangée de clous.

Elle se souvient que, jadis, il y avait un reposoir à cet endroit. Pour la procession du mois de mai, on accrochait aux clous des draps et des fleurs, au-dessus d’un autel avec des lampes, et le cortège s’arrêtait quelques minutes faire des prières. Plus loin, il suffira d’une odeur pour lui rappeler d’autres souvenirs.

 

Comme elle, Judith, 84 ans, est revenue après une carrière dans l’enseignement en région parisienne. « Je n’ai jamais regretté d’être partie, pour l’ouverture d’esprit que ça m’a apportée et toutes les belles rencontres que j’ai faites, mais j’avais ma terre chevillée au corps : pas la Corse, ni même Ajaccio, mais mon village ! Et ma maison fait partie de ma vie. Une partie a été construite par mon arrière-grand-père, l’autre par mon père que j’ai vu en train de casser les pierres et les charrier à dos d’âne. Et quand il avait besoin de petites pierres pour faire les jointures, c’est moi-même qui les lui ramassais. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Au village il y a l’essentiel et peut-être même plus

 

Pourtant, Judith refuse de sombrer dans la nostalgie, même si elle glisse que l’eau courante dans les maisons, en apportant un confort bien agréable, a quand même remplacé les bavardages joyeux des séances de lavage du linge à la rivière. « Le village ne peut plus être celui qu’on a connu avant, et c’est normal. Beaucoup de gens de ma génération ont disparu, et ce n’est pas facile tous les jours car on est loin de tout, mais finalement, il y a l’essentiel et peut-être même plus ! ». 

Les deux médecins du canton montent chaque semaine, les infirmiers tous les jours, mais aussi le kiné, la pédicure, la coiffeuse. Sans compter l’ADMR qui offre ses services pour le ménage, le repassage, les courses et même le jardinage.

Autant de prestations à domicile et sur mesure qui assurent le bien-vieillir au village. « Ce qui marche le moins bien, c’est le service public ! », fulmine Judith« malgré toutes les promesses faites par les politiques pour soutenir la ruralité. » Concrètement, elle cite en vrac les deux mois d’attente pour que sa ligne fixe en panne soit réparée, l’absence de moyens de transport pour se rendre en ville, l’impossibilité de faire des retraits à La Poste sans demande préalable, ou de renouveler ses papiers périmés à la mairie. « Heureusement, il y a l’entraide villageoise qui pallie bien des problèmes. »

 

L’âme de la Corse

« Entraide et solidarité », des mots qui reviennent dans toutes les bouches. Et notamment dans celle de Ceccè. La retraite au village, c’était pour lui une évidence, mais aussi un engagement politique personnel. 

« Pour construire quelque chose de cohérent et d’acceptable pour ce pays, le modèle de société qu’on pouvait créer ne pouvait se faire qu’à partir du village. L’âme de la Corse, je ne la trouve qu’ ici. Ce qui avait fait la Corse, ce n’était pas les villes, qui ont tendance à créer des inégalités, à coups de violences et d’écrasement des individus. Au village, on se connaît tous, ce qui n’empêche pas les antagonismes car on est tous différents. Ne faisons pas d’angélisme. Mais la notion d’entraide et de solidarité qui ressort a toujours été une obligation pour tenir le coup : la survie de la microsociété que représente le village est au-dessus de tout. La société agropastorale a disparu de façon foudroyante, mais la résistance des gens qui continuent à vivre au village me fascine ».

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

« Il y a toujours quelque chose à bricoler, quelque chose à faire au village »

 

Sanvito, 71 ans.

« J’aurais pu rester à l’étranger où j’ai fait carrière, et constitué un large cercle d’amis, mais c’est ici au village que j’ai la sensation d’être chez moi. Mais sans une maison confortable et une voiture, j’aurais peut-être hésité. »

 

Marie-Rose, 60 ans, jeune retraitée.

« La qualité de vie est supérieure, loin de la frénésie de la ville. En s’éloignant de toutes les tentations factices, tu te rends compte que ça ne te manque pas. Il y a toujours quelque chose à bricoler dans la maison, ou à faire pour son village, et c’est valorisant. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Jean-Thomas, 95 ans, doyen du village.

« J’étais cordonnier à Ajaccio. Dans mon quartier, tout le monde se connaissait et se parlait, on prenait le café ensemble, on était tous des personnalités. Maintenant, les gens ont pris une mentalité parisienne et sont devenus orgueilleux. Quand je restais en bas, tous les membres de ma famille travaillaient, et je restais seul à m’embêter. Ici, c’est la liberté. »

 

Simone.

« Quand tu restes au village, ça oblige ceux de ta famille qui travaillent en bas à monter régulièrement pour te voir. Grâce à ça, le lien avec le village est maintenu. Mon frère avait fait une grave dépression en région parisienne. Son psy lui avait dit de trouver un endroit où il pourrait taper, casser, crier. Il est revenu au village et n’en est plus jamais reparti. C’est là qu’il se sentait apaisé. »

 

Pascale CHAUVEAU

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 18:04

Même si la Corse est championne de la vaccination, la pandémie existe toujours et les précautions s'imposent.

 

Depuis un an, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film, réalisé avec la caméra Ercsam de Michel Franceschetti, est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Pourrez-vous reconnaître certains des personnages de cette vidéo?

 

Article déjà publié le 5 mars 2020.

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 18:00

 

Parmi les saints célébrés dans les Deux Sorru, il en est un qui n'a jamais droit à sa fête. Il s'agit de saint Marcel. Ironie du sort: cette année 2021, la messe célébrée à Guagno-les-Bains en l'honneur de saint Antoine a eu lieu samedi 16 janvier, jour de la saint Marcel dans le calendrier chrétien.

 

Pourtant, saint Marcel est bien présent sous trois formes:

- saint Marcel est un personnage représenté sur un tableau à Soccia

- saint Marcel est le nom d'un lieu entre Poggiolo et Soccia

- saint Marcel fait partie des souvenirs de jeunesse de la génération qui eut 20 ans autour de 1968.

 

 

Présence 1: l'œuvre d'art

 

L'église de Soccia contient un triptyque qui est classé Monument Historique depuis 1957.

 

Cette peinture sur bois, d'1 m sur 1,09 m, date de la fin du XVème siècle et serait, selon certains experts, l'œuvre d'un peintre corse inconnu, et non pas d'un Italien comme beaucoup d'autres objets d'art insulaires de cette époque.

Elle est composée de trois volets composé chacun de deux parties.

La partie centrale représente une Vierge à l'enfant (à la cerise) entre, à droite, Saint Marcel coiffé de la mitre épiscopale et, à gauche, Saint Pierre revêtu du costume d'évêque.

Dans le registre supérieur, la partie centrale montre un Christ de pitié à demi enfoncé dans un sarcophage entouré par l'ange de l'Annonciation agenouillé ailes déployées (volet droit) et la Vierge de l'Annonciation (volet gauche).

 

Dans l'émission de Via Stella consacrée à Soccia en juillet 2020 (voir https://youtu.be/bi9LF8_QydI), l'image du triptyque, comme on peut le voir ci-dessous, est amputée de sa partie supérieure.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

La photo suivante, réalisée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI, montre l'œuvre entière mais l'éclairage n'est pas excellent.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 

Présence 2: le lieu

 


Saint Marcel est le nom d'un lieu situé entre Poggiolo et Soccia, plus exactement d'une fontaine.

 

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Le point d'eau n'est pas visible de la route car situé en contrebas.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.
Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais une croix placée en face permet de repérer l'endroit.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 Pourquoi cette croix?

On en plantait souvent près des points d'eau. Mais, ici, elle rappelle qu'il existait autrefois une chapelle ou un ermitage nommé San Marcellu et dont il ne reste pratiquement aucun vestige. Les documents ne mentionnent plus ce bâtiment depuis le XVIIème siècle. Et c'est à cette époque que le triptyque a été installé à Soccia. Le triptyque vient de cette chapelle.

 

 

Présence 3: les souvenirs de jeunesse

 

Saint Marcel fait également partie des souvenirs de jeunesse de la génération 68.

Certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par  les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.

Une cabane avec un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser en plein air, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années.

Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, depuis cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).

Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (!) au "ROBINSON".

Il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.

 

Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais la fontaine coule toujours imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.

 

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En dehors de la copie d'écran de Via Stella, toutes les photos sont de Michel Franceschetti.

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 18:00

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 17:54

 

La plus célèbre des œuvres de Petru Santu LECA mérite d'être bien connue.

Voici donc le texte de "Ti tengu cara" en corse et en traduction française.

Et vous pouvez aussi goûter la délicate version franco-corse de Jean-Pierre Marcellesi et Claire Keim, enregistrée  en public à Ajaccio le 1er juillet 2016. 

 

 

Toutes les paroles de "Ti tengu cara"

Cantu d'amore

 

Stammi vicina, ùn ti n’andà, ti tengu cara.

Soca nun senti cum’ellu trema lu me core ?

Da parechji anni sì per mè la perla rara

S’avessi à vive senza tè, bramu di more

 

E nostre case sò di punta à la sulana

Luce lu to purtellu à lu spuntà di u sole

Sò ch’è tù l’apri à lu sunà di la campana

Capelli sciolti cum’è le donne di le fole

 

Un possu rispirà l’aria chì tu rispiri

Senza trima ne di passione quandu u ventu

Carcu di basgi, di canzone è di suspiri

Porta dinnù lu to odore è chì lu sentu

 

Si fresca e pura quant’è l’alba appena nata

Un rusulaghju sì, fiuritu a tutte l’ore

Dammi la rosa la più bella a più bramata

Quella chì nasce è chì fiurisce in lu to core.

 

 

 

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

 

Chant d’amour

Reste près de moi, ne t’en vas pas , je t’aime

Ne sens-tu pas combien tremble mon coeur ?

Depuis longtemps tu es pour moi la perle rare

S’il me fallait vivre sans toi plutôt mourir.

 

Nos deux maisons ont leur façade au soleil

Ta fenêtre s’illumine dès les premiers rayons

Et je sais que tu l’ouvres dès l’angélus

Cheveux flottants comme les fées de nos légendes.

 

Et je ne peux respirer l’air que tu respires

Sans soudain trembler de passion lorsque le vent

Chargé de baisers , de chansons et de soupirs

Porte aussi ton parfum et qu’il me parvient.

 

Tu es fraîche et pure comme l’aurore à peine née

Tu es le rosier fleuri en toutes saisons

Donne-moi la rose la plus belle, la plus prisée

Celle qui naît et qui fleurit au plus profond de ton coeur.

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:00

 

"Reste près de moi, ne t'en vas pas, je t'aime".

 

Cette phrase est très connue sous sa version corse. Elle débute une chanson qui est devenue un classique des soirées sérénades.

 

Elle a été interprété par de multiples chanteurs professionnels ou amateurs comme Jeannot DEMARTINI, célèbre dans tout notre canton.

 

Devinette du mois: "Reste près de moi"

 

Quel est le titre de cette chanson?

 

Qui l'a composée?

 

Pourquoi l'évoquer en janvier 2021?

 

 

Réponse demain.

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 18:00

 

Quelles sont les véritables traditions corses de Noël?  Jean-Pierre BONNAFOUX en a fait la liste dans un article publié dans "Inseme" de décembre 2020.

 

Le Père Noël est-il corse ?

En  tout cas, le chant le plus célèbre sur le gros bonhomme rouge que l'on chante en famille au coin du feu est bien originaire de lIle de Beauté!

De nombreux interprètes l'ont entonné mais c'est Tino ROSSI, chanteur populaire ajaccien, qui demeure son emblématique ambassadeur.

 

 

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

 

Le bûcher de Noël

En Corse, on prend la tradition de la bûche de Noël au pied de la lettre ! Cette buche-là, on ne la trouvera pas en dessert mais bien sous forme de bûcher, préparé par les enfants, allumé devant l’église du village, enflammé à la sortie de la messe de minuit le 24 décembre. Le 25 après la disparition du feu, les cendres étaient ramassées par les villageois qui les déposaient dans leur cheminée.

 

La coutume corse des 7 veillées

Jusqu’au début du siècle dernier, plus particulièrement en Haute-Corse, les jeunes du village se rassemblaient en petits groupes et partaient rendre visite à 7 familles du village : c’est la coutume des 7 veillées. Ils apportaient à chaque fois une bûche de bois pour chauffer l’âtre et partager les pâtisseries préparées par la mère de famille.

 

La pratique religieuse de l’Ochju

En Corse, on ne parle pas de « mauvais œil » mais de l’Ochju, qui désigne les forces mystérieuses dont une personne est victime. Pour conjurer ce mauvais œil, il faut apprendre à chasser l’Ochju. Et c’est dans la nuit de Noël qu’a lieu l’apprentissage des incantations.

 

Le repas traditionnel de Noël en Corse

Il reste copieux et très festif ! Traditionnellement, on laisse toujours une assiette en plus à table, « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre. En entrée, on commence généralement par des œufs de mulet ou une brouillade d’œufs aux d’oursins, mais le prisuttu et la coppa constituent aussi des entrées très répandues. Le plat principal est constitué d’agneau rôti et de polenta. En dessert, on déguste la délicieuse « Ceppu di Natale Castagniu », la bûche de Noël à la châtaigne.

Si vous avez envie de déguster un repas traditionnel corse pour les fêtes de fin d’année, venez découvrir nos plats typiques, de l’entrée au dessert !

 

L’identité corse, au cœur des fêtes de fin d’année

Vous souvenez-vous de l’accent mélodieux qui vous chantait « Petit Papa Noël » dans votre enfance ? C’était celui de Tino Rossi, né dans le centre d’Ajaccio ! Vous pourrez découvrir la façade de sa maison natale dans la rue Fesch, mais aussi visiter sa villa, située dans la pinède du Scudo et consacrée aujourd’hui à l’ensemble de sa carrière. La tombe du chanteur se trouve enfin dans le petit cimetière de la route des Sanguinaires.

 

Natale in Corsica

 

Des traditions de Noël datant de plusieurs générations

Le Noël corse redonne cependant vie à des traditions bien plus anciennes que celle du père Noël dont le succès ne commence qu’à partir des années 50. Parmi les coutumes les plus ancrées, figure celle du Rocchiu, ou bûcher de Noël : les enfants des villages corses avaient en charge de récolter, toute la journée du 24, le bois qui servirait à allumer un grand bûcher devant l’église à la fin de la messe de minuit. Ils arpentaient donc les maisons du bourg et les fermes des hameaux en criant « O Rocchiu ! » afin de rassembler suffisamment de branches et de bûches pour le grand feu du soir. Le bûcher de Noël devait pouvoir brûler toute la nuit et laisser, au matin du 25 décembre, des braises et cendres chaudes que se partageaient les villageois pour les mêler à celles de leur propre âtre. Certains villages perpétuent encore la tradition.

La table du réveillon conserve en Corse les mets partagés à Noël en vertu d’une longue tradition : parmi les spécialités incontournables qui ouvrent le repas figurent les œufs de mulets, la brouillade d’œufs aux oursins et les charcuteries locales comme la coppa et le prisuttu. Le plat principal consiste généralement en un cabri rôti accompagné d’une pulenda aux châtaignes. Le repas de Noël s’achève sur la traditionnelle bûche aux châtaignes, accompagnée d’oranges et de clémentines corses.

 

Noël en Corse, un mélange de superstitions et de convivialité

Le réveillon de Natale a longtemps été accompagné de certaines traditions que certaines familles corses continuent parfois de respecter : c’est le cas, par exemple, de l’assiette supplémentaire laissée à table, dite « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre. Les personnes les plus superstitieuses veilleront à respecter aussi la coutume qui veut que le feu de la cheminée soit alimenté par un nombre de bûches identique au nombre de convives présents à table : au risque d’être endeuillé l’année suivante à hauteur du nombre de bûches manquantes !

Le soir de Noël est aussi traditionnellement l’unique moment de l’année où il est possible de se transmettre les incantations, prières et savoirs liés à la conjuration du mauvais œil (ochju). Selon la coutume, la Veghja de Natale (veillée de Noël) est aussi l’occasion pour la Signadora de lire et d’interpréter les signes.

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 17:59

Article écrit par Bernard ALLIEZ et publié dans "Inseme" de décembre 2020.

Noël avant Noël! 

Bernard Alliez

Quand Luc et Matthieu racontent l’enfance du Christ, on nage vers le merveilleux et le magique qui réactivent nos mémoires d’enfants. On a le chant des bergers, les anges, les mages qui suivent une étoile, la douce nuit de Judée qui accentue le coté féérique de la scène, l’étable avec l’âne et le bœuf qui réchauffent l’enfant sera décrite plus tard dans un évangile apocryphe.

 

Ce merveilleux récit n’est pas une belle histoire que l’on raconte pour endormir les enfants, il est écrit, au contraire pour réveiller notre foi et mettre en perspective l’ensemble des récits évangéliques et tout ce qui avait été annoncé par les prophètes dans les Ecritures bibliques. Celui qui vient de naître est le fils du Dieu vivant et il s’agit de susciter notre adhésion afin que nous croyions que cet enfant est Dieu lui même qui vient parmi nous. C’est le mystère de “ l’incarnation “, base essentielle de notre foi.

Toute la merveilleuse mise en scène du récit évangélique et son arsenal d’images doit susciter chez chacun de nous bonheur simplicité et humilité devant le mystère profond et insondable d’une croyance venue du fond des âges.

L’image de “ la mère et l’enfant “ était bien connue du monde antique ; les Babyloniens et les Egyptiens adoraient une “ Madone “ qu’ils révéraient comme “ reine du ciel “, un titre que l’église romaine appliquera des siècles plus tard à Marie mère de Jésus.

En Egypte, Isis était la mère et Horus l’enfant, en Mésopotamie, c’était Ishtar et Tammuz.

Noel viendrait du mot latin “ natalis “ signifiant : relatif à la naissance. Au IVsiècle, en 354, à Rome, le pape nommé Libère, fixe l’incarnation de Jésus le 25 décembre et cette date sera codifiée par l’empereur Théodose en 425, le choix de cette date est des plus symboliques car cela correspond au solstice d’hiver, moment à partir duquel les jours rallongent. Elle marque le début de l’année liturgique. Dans les églises d’orient cette date fut fixée au 6 janvier.

Ce symbole de la victoire de la vie (lumière) sur la mort (obscurité) est utilisé dans de nombreuses religions : à Rome on fêtait les Saturnales fête du dieu Saturne, éga- lement pour les adeptes du dieu Mithra, la naissance du dieu tombe ce jour là, c’est la fête du “ sol invictus “ (soleil invaincu). Cette fête ressemblait étonnamment à notre Noël moderne, on s’offrait des cadeaux, les hostilités cessaient, les banquets s’organisaient.

 

 
Noël avant Noël

La fête juive d’Hannoucca commémorant l’inauguration du temple de Jérusalem tombe également à une date proche du 25 décembre. Cette date n’est pas « récupérée » par les chrétiens. Il s’agit d’un moment à la symbolique forte utilisé par de multiples religions dont le christianisme qui ne souhaite pas laisser le monopole des symboles astronomiques aux païens.

Peu à peu, la fête prend de l’ampleur. A la fin du Vème siècle, Clovis se fait baptiser le jour de Noël; en 506, le concile d’Agde en fait une fête d’obligation, en 529 l’empereur Justinien en fait un jour chômé.

L’habitude d’offrir des cadeaux autour de la période de Noël se fait pour les chrétiens en référence à Saint Nicolas (saint patron des enfants) fêté le 6 décembre ou aux présents apportés par les rois mages à l’enfant Jésus. La date pour offrir fluctue donc entre les régions et les époques, chez nous en général le 25 décembre. Il s’agit d’un évènement bien secondaire  sans commune mesure avec le sens premier de Noël : incarnation de Dieu qui prend chair dans ce qu’il y a de plus fragile  et de plus merveilleux, un enfant qui nait.

La fête de Noël exalte les valeurs d’humilité, de joie et d’espérance pour l’humanité. En Corse et en Provence, les traditions sont comparables : messe de minuit, repas familial, crèche, feu sur la place de l’église.

 Le « père noël » n’a rien de chrétien ni de religieux en dehors d’un lointain lien à Saint Nicolas. Les références à Jésus ont été minimisées et l’aspect commercial et marchand de la fête est très valorisé. Beaucoup affirment que l’on a détourné une fête chrétienne sacrée à des fins uniquement laïques et marchandes.

Le superbe tableau de Sano di Pietro (1445) du musée d’Aléria mais qui décorait auparavant l’église du couvent d’Alesani évoque pour moi cette naissance de l’enfant Dieu avec les deux cerises, l’une évoquant par la douceur de son goût la tendresse de sa mère et donc le paradis, l’autre par le rouge préfigure la passion à venir. L’expression de la Vierge est certes joyeuse mais surtout résignée devant tous les ennuis futurs que son cœur de mère devra endurer !

 

Bernard Alliez

 Oui, il y a eu un Noël païen avant le Noël chrétien ! Oui, la foi chrétienne a repris et christianisé toutes les fêtes liées à la nature ! Mais ATTENTION ! Aujourd’hui, pour beaucoup NOEL n’a plus aucun rapport avec la naissance de Jésus : c’est devenu une fête essentiellement familiale ! Merci Bernard! 

Jean-Pierre Bonnafoux

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 18:00
Tartiflette à Poggiolo

Annonce publiée sur la page Facebook de Jean-Laurent CHITI.

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