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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:55

L’article précédent a montré que les transports automobiles entre Ajaccio et Vico ont commencé tôt. Mais qu’en fut-il des relations avec le haut-canton ?

Un témoignage important a été publié en avril 2005 dans le bulletin inter-paroissial «Inseme». François Ottavi, de Soccia, y racontait comment sa famille a assuré les transports en commun de Sorru in Sù pendant des dizaines d’années.

«A partir de l'année 1902, mon arrière-grand-père, Simon Ottavi (1853-1950), quitte ses brebis et ses chèvres pour assurer le service postal et voyageurs de Soccia à Vico.

Son fils, mon grand-père Jean Toussaint Ottavi (1882-1960), dit "Tramuntero", après avoir assuré un service de "carri", c'est-à-dire avoir effectué le transport de marchandises avec des camions à traction animale, acheta sa première voiture à moteur en 1927. Il avait appris à conduire à l'armée, mais, pour se refaire la main, il engagea initialement un jeune chauffeur de Murzu, Migaellu Astolfi.

Mon grand-père, épaulé par ses fils Simon, Dominique-Antoine et Ange, assura un transport quotidien Soccia-Ajaccio et une liaison régulière Soccia-Vico. A cette époque, vu l'état des routes, des matériels, mais aussi les aléas: crevaisons multiples où il fallait réparer soi-même, nombreux bars et pas de contrôle d'alcoolémie! le temps du trajet était pour le moins variable ...

Après la guerre, à la fin des années quarante, c'est mon père Dominique-Antoine (1912-1996) qui assura ce service public jusqu'au début des années 80. C'est lui qui, le premier, a imposé des horaires précis et réguliers: départ de Soccia longtemps à 5 heures 30, puis à 6 heures, départ d'Ajaccio à 16 heures. Mon oncle, Toussaint Antonini, beau-frère et associé de mon père, a, durant les trente dernières années, tous les jours sauf le dimanche conduit le car qui effectuait la liaison Soccia-Ajaccio-Soccia. Il a ainsi effectué plus d’un million 400.000 km sur des routes que chacun a connues... pittoresques mais, oh combien!, tortueuses.»

 

Voici le véhicule qui était utilisé dans les années de l’immédiat après-guerre, photographié devant l’établissement de Guagno-les-Bains.

Les autocars d’antan (2/2)

La photo suivante montre ce car au même endroit en août 1950. Entre lui et, au premier plan, Guy et Jean-Marc TRAMINI, il est possible de se rendre compte que la chaussée était constituée d’une sorte de macadam empierré.

Les autocars d’antan (2/2)

L’état de la route est un peu plus visible sur cette photo où Guy, seul, est assis à l’emplacement actuel de l’entrée de l’ex-Hôtel des Thermes.

Les autocars d’antan (2/2)

Le revêtement en goudron fut posé en 1952.

Dans les années 1960, le car de Dominique-Antoine fut célèbre par sa longévité. Chaque fin de journée, l’été, un petit public attendait au bord de la route aux arrêts des Bains, de Poggiolo ou de Soccia afin de guetter qui venait du Continent pour passer ses vacances. Il était très pratique pour les jeunes qui avaient pu se rendre à la plage de Sagone en auto-stop et qui guettaient son passage au Grand Large ou au Santana pour remonter au village pour un prix modique. Et oui, la voiture automobile était une denrée rare !

Les autocars d’antan (2/2)

Maintenant, aucune ligne régulière ne joint Sorru in Sù au reste du monde. Seuls, les autocars Roger Ceccaldi passent quotidiennement par Vico pour se diriger vers Renno, Cristinacce, Evisa et Marignana.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:00

Les estivants qui viennent dans nos villages utilisent surtout des transports individuels.

Autrefois, au XIXème et au début du XXème siècle, il y eut la diligence pour venir d’Ajaccio.

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Les autocars d’antan (1/2)

Des calèches étaient encore utilisées pour aller à Guagno-les-Bains en 1939.

Les débuts des autocars à essence se placent en 1902 comme ces deux articles précédemment parus l’avaient raconté :

http://poggiolo.over-blog.fr/article-du-cheval-au-cheval-vapeur-n-2-83201884.html

 http://poggiolo.over-blog.fr/2014/07/le-drame-en-1914.html

Une ligne quotidienne joignit très tôt Vico et Porto-Ota à Ajaccio.

Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)

Et le car allant jusqu’à Guagno-les-Bains, Poggiolo et Soccia ?

Nous le verrons dans le prochain article.

 

(à suivre)

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 18:00

Lundi 18 juillet à 18 heures, dans le cadre de la soirée d’ouverture du Festival Sorru in Musica, sera présenté à la mairie de Vico l’ouvrage collectif «VICO-SAGONE, REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES» écrit sous la direction de Jean-Laurent ARRIGHI et Francis BERETTI.

 

L’événement ne concerne pas seulement les habitant de Vico mais toutes les personnes originaires des Deux Sorru et, de façon plus générale, tous les passionnés de l’histoire de Corse.

Ainsi, la contribution de Michel FRANCESCHETTI, animateur du Blog des Poggiolais, permet de rappeler le rôle de Jean-François GALLINI au début du XXème siècle en tant que sénateur et conseiller général et son importance pour l’implantation des Corses des Deux Sorru dans la Tunisie du protectorat. 

PARUTION DU LIVRE " VICO SAGONE . REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES "

Voici la présentation écrite par les coordinateurs de l’ouvrage :

"VICO SAGONE. REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES" est une véritable encyclopédie de 660 pages conçue comme un ensemble d’articles inédits rédigés dans l’unique but de permettre une meilleure connaissance de Vico-Sagone dans des domaines aussi variés que l’archéologie, l’histoire, politique, religieuse, médicale, la généalogie mais aussi l’urbanisme, l’art, la littérature, la toponymie ou encore l’héraldique. Ce magnifique livre d’art est la réunion en un seul volume de contributions inédites et indépendantes écrites par dix-huit auteurs portant, chacun dans son domaine, un regard nouveau et éclairé sur notre commune.

Nous les citerons tous par ordre alphabétique :

D’abord, le professeur B. Alliez qui nous propose un regard complet sur la santé à Vico,

 F.-A. Arrighi qui revient sur la riche histoire du Diocèse de Sagone et de la paroisse Santa Maria.

 J.-L. Arrighi nous livre, pour sa part, une dizaine d’articles comprenant à la fois des gros-plans sur l’histoire de Vico depuis l’épopée de Sampieru Corsu jusqu’à la Seconde Guerre mondiale en passant par les Révolutions de Corse, la Révolution française ou la Grande Guerre mais également des visions d’ensemble sur la toponymie, sur l’histoire du pouvoir à Vico ou sur les écrivains et compositeurs qui sont originaires de notre commune.

 F. Beretti, de son côté, éclaire notre compréhension des armoiries modernes de Vico-Sagone alors que J.-D. Beretti nous propose, en trois articles, sa vision de la politique au XIX e siècle, de l’activité sismique à Vico ainsi que le regard porté par un fonctionnaire continental sur le Vico de l’Entre-deux-guerres. M. Biancarelli, dans une enquête passionnante et inédite, dévoile sous nos yeux la véritable généalogie vicolaise du célèbre régicide Joseph Fieschi.

 Avec Ph. Costamagna, elle est également l’auteur d’un article sur les somptueux tableaux de la collection Fesch accrochés dans l'église de Vico dont les vitraux sont, quant à eux, magnifiquement mis en lumière par le regard expert de S. Cueille, Conservateur régional de l’Inventaire général de Corse.

Dans cet ouvrage, M.-T. Dambacher fait également pour nous un gros plan sur l’écrivain Marie Susini alors que le père Doazan nous invite à contempler les plus de cinq cents ans de présence de religieuse au couvent de Vico.

M. Franceschetti nous convie pour sa part à tourner les yeux vers l’Outre-mer en brossant un pan oublié du passé nord-africain de nos concitoyens qui, à l’image de Jean-François Gallini, surnommé « l'empereur du Sahel », s’en allèrent faire de brillantes carrières aux portes du désert.

Si ce sont bien les millénaires que M.-A. Gardella, nous propose de voir défiler dans une vision panoramique du territoire de Vico des origines au Moyen Âge, Daniel Istria, quant à lui, nous invitera à focaliser notre attention sur le centre de pouvoir religieux éphémère que constitua alors le complexe épiscopal Sant'Appianu de Sagone.

Mais comment parler de Vico sans évoquer l’ancienne Signoria da Leca dont elle fut la capitale politique ? J.-M. Rocca, dans un article qu’il lui consacre, conduira notre regard sur la figure incontournable que fut incontestablement pour notre cité le plus grand des seigneurs du Moyen Âge, Jean-Paul de Leca.

Après les tableaux et les vitraux, J. Tristani, spécialiste de l’artiste corse Damaso Maestracci, nous fera découvrir combien notre commune est aussi riche d’un patrimoine artistique sculpté unique avant que J.-P. Mattei, fondateur de la Cinémathèque de Corse, ne nous conte, dans les moindres détails, tous les petits secrets liés à la pratique du septième art dans notre région.

Enfin, notre parcours s’achèvera par deux déambulations raffinées au cœur de notre cité.

Celle proposée par J.-M. Tidori, au cours de laquelle il nous confie sa lecture de la couleur à Vico, précédant la promenade éclairée à laquelle nous convie J.-C. Quinton-Gaffory. C’est à partir de quatorze de ses superbes dessins réalisés à la plume lors de l’un de ses séjours à Vico que le tout nouveau directeur de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles ouvrira nos yeux de néophytes aux secrets des formes architecturales et urbaines de Vico.

Destiné à combler une absence évidente de données publiées sur notre commune, cet ouvrage collectif, en plus de ses textes riches d’informations, d’anecdotes rares et de révélations parfois exceptionnelles, s’embellit, au fil des pages, d’une iconographie considérable et souvent elle-aussi inédite.

Le comité de rédaction de cette somme de connaissances sur Vico-Sagone tient à remercier chaleureusement les éditions Alain Piazzola, la CTC ainsi que la Municipalité de Vico pour l’appui décisif qu’ils lui ont apporté afin de rendre réalisable cet ambitieux projet.

Enfin, le collectif des auteurs tient à remercier la population de Vico et de Sagone pour avoir manifesté un intérêt constant pour cet ouvrage qu’il lui dédie.

 

Vous êtes tous attendus lundi 18 juillet à 18 heures à la mairie de Vico.

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 18:00
Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

Avez-vous reconnu les huit Poggiolais qui profitaient du soleil de l’été sur la Stretta, assis sur la rigole ou étendus sur le chemin, tout près du croisement avec la route ?

Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

1 : Nicolas PINELLI

2 : Marc BUONOCUORE, fils d'Angèle BUONOCUORE née BATTESTI

3 : François MICHELANGELI

4 : François PRINCE

5 : Jean-Paul MICHELANGELI

6 : Philippe PRINCE

7 : Jean-Pierre ORAZZI

8 : Jean-Pierre PINELLI

 

Les lecteurs qui pourront compléter cette liste ou signaler une éventuelle erreur d’identification peuvent nous le signaler.

 

On pourra remarquer la quasi-similitude de cette photo avec celle parue dans l’article "Trois décennies de jeunes".

Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

Ce cliché datait de juillet 1973. Celui d’aujourd’hui a-t-il le même âge ?

 

Merci à Philippe PRINCE de nous avoir envoyer ce souvenir d’une époque lointaine (plus de 40 ans !).

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 17:43

Pour compléter les photos de l’article précédent, voici un film encore jamais diffusé sur ce blog. Il montre sur le bord de la route les stands de vente de produits alimentaires et de tee-shirts au bénéfice de l’église de Poggiolo.

Il a été réalisé le 16 août 1999. 

Les efforts de ces associations successives et l’aide de la municipalité permirent une réfection complète des deux églises, achevée par le travail du peintre Mario SEPULCRE ces dernières années.

(fin de la série)

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 18:00

Onze ans après les dons reçus pour l’église de Poggiolo et son clocher, un nouvel appel fut organisé par une «Association pour la restauration de l’église Saint-Siméon de Poggiolo».

La création de celle-ci fut annoncée officiellement aux Poggiolais par une lettre du 4 mars 1985. Elle était dirigée par un comité de gestion à la composition suivante :

 Président d’Honneur : Père ESTEVE, curé de la paroisse

Père ESTEVE, dernier curé résident de Guagno, Soccia, Orto et Poggiolo.

Père ESTEVE, dernier curé résident de Guagno, Soccia, Orto et Poggiolo.

 Président : Raymond MARTINI

Raymond Martini en 1968 (photo de Jacques Antoine MARTINI)

Raymond Martini en 1968 (photo de Jacques Antoine MARTINI)

Vice-Président : Charles TRAMINI

 Trésorier : Dominique DESANTI

 Secrétaire : Angèle PINELLI

L’argent recueilli devait servir d’abord à la réfection complète de la toiture et au crépissage intérieur et extérieur du soubassement de l’église.

Les Poggiolais donnent pour leur église : 1985 et 1987 (2/4)

Quelle somme fut rassemblée ? Nous ne le savons pas. Mais un nouvel appel fut envoyé le 4 mars 1987 pour des travaux urgents.

Le 16 novembre 1987, un bilan très positif était dressé dans une nouvelle lettre circulaire. :

« Grâce au produit de la dite collecte et aux subventions du Département, de la Commune et de la Paroisse, les réparations les plus importantes ont été effectuées au cours des deux années écoulées, à savoir :

- la pose d’une toiture neuve en tuiles ciment couleur brique sur une charpente en partie rénovée

- la pose d’un équipement complet de gouttières

- la restauration de la façade principale

- le remplacement des volets de fenêtres (greniers) et de la porte du clocher.

De plus, a été créé, joint au cimetière, un incinérateur de fleurs séchées, vieux mobilier et emballages divers

Enfin, une commande est en cours : des bancs neufs devant remplacer, dès livraison, les chaises de l’église très dégradées ».

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : 1985 et 1987 (2/4)

Les appels aux dons avaient donc été entendus et l’église était sauvée. Mais l’histoire n’est pas finie.

(à suivre)

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 18:00

Le patrimoine religieux est en danger quand il n'est pas régulièrement entretenu. Les subventions publiques sont toujours insuffisantes et il faut faire appel aux bonnes volontés. Ce n'est d'ailleurs pas tout à fait nouveau.

Les appels aux dons lancés pour rénover le clocher de Sagone (voir l'article: "Le clocher de Sagone est menacé") ou pour les églises de Letia (voir l’article "Sauver Choupik et Rifflard") font penser à des initiatives semblables qui eurent lieu à Poggiolo voici quelques années.

 

Xavier PAOLI, dans le texte reproduit récemment (La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité (2/6)), avait montré la ferveur des Poggiolais lors de la construction de la nouvelle église et la multiplicité des formes de dons en nature qu’ils firent pendant les années de construction (de 1863 à 1874 pour le gros œuvre) et de décoration.

Dans les années 1960, l’église Saint Siméon se délabrait peu à peu. La municipalité en était propriétaire depuis la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat votée en 1905 mais elle avait trop peu de moyens financiers. Un comité pour «la réfection de l’église et de son clocher» se forma et sollicita l’aide des Poggiolais de Corse et du continent. Ils furent nombreux à répondre, comme le démontre le document suivant.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Cette coupure de presse, qui vient du quotidien «Le Provençal Corse» du 13 février 1974, présente la troisième liste de donateurs. Quarante-cinq personnes sont citées, chacune avec le montant de son aide (en francs). L’ordre n’est pas alphabétique et certains noms sont mal orthographiés : Cotona au lieu de COLONNA, Oulliè au lieu de OULIÉ, Aerz au lieu de HERZ. Mais on peut reconnaître de nombreux représentants de familles poggiolaises connues. Beaucoup sont décédés, et certains très récemment, et voir leurs noms dans cet article réveillera de nombreux souvenirs.

Un détail: les trois FRANCESCHETTI ont été soulignés à l’époque par le membre de cette famille qui a fourni le document.

On peut remarquer, vers le milieu de la liste, un don de 50 francs par «Milliliri curé». Il s’agit de l’abbé Paul MILLELIRI qui fut curé de Soccia, Poggiolo et Orto de 1955 à 1972. Depuis un an et demi, il avait été nommé à Bonifacio mais il n’avait pas oublié son ancienne paroisse. Un article sur l’abbé MILLELIRI sera publié prochainement sur ce blog.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Les 45 donateurs ont versé pour un total de 7.560 francs, soit, en tenant compte de l’érosion monétaire, l’équivalent du pouvoir d’achat de 5.779,93 euros. Le don le plus important est de 1.000 francs, de la part de «Vve PAOLI Françoise». En dehors de cette somme, le don moyen a été de 149,09 francs.

Les Poggiolais eurent à cœur de montrer leur attachement à leurs racines cultuelles et culturelles. Mais ce ne fut pas la seule occasion.

(à suivre)

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APPEL : nous serions heureux de pouvoir publier les autres listes de donateurs de cette époque-là. Un de nos lecteurs les possède-t-il ?

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PS : l’équivalence franc-euro a été calculée au moyen du convertisseur de l’INSEE.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:08

Devant le monument aux morts de Poggiolo, une plaque comporte six noms pour 1939-1945. La liste en a été publiée dans l’article "Les héros de 39-45".

Parmi eux, Marc Jean OTTAVY a été le sujet d'un article publié sur ce blog le 8 mai 2010: "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Mais, comme Pascal VECCHI évoqué dans l’article précédent (Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale), plusieurs autres Poggiolais se comportèrent héroïquement.

 

- Marcel ANGELINI (1923-2010), combattant FFL, chevalier de la Légion d’Honneur.

 

- Dominique ARRIGHI, né en 1922, engagé en juin 1943 comme matelot canonnier dans les FNFL (Forces Navales Françaises Libres).

 

 - Mimi CANALE engagé volontaire, a participé en 1943 au débarquement en Corse. Puis, participa aux campagnes de la 1ère Armée Française en Italie, en Provence, dans les Vosges et  en Allemagne. Il est décédé en 2014 (voir les articles "La campagne d'ITALIE de Mimi CANALE" et "La guerre de Mimi").

 

- Joseph CASALONGA. Né en 1899 à Guagno-les-Bains où il décéda en 1979. Commissaire de police à Nice, il entra dans les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) en adhérant au réseau "Ajax" créé par son collègue Achille PERETTI (qui fut ensuite maire de Neuilly jusqu'à sa mort en 1983 où lui succéda Nicolas SARKOZY). Joseph était P1, c'est-à-dire qu'il continuait à assumer ses fonctions officielles malgré son travail clandestin, essentiellement de renseignement.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

- Archange COLONNA (1924-2013). Engagé volontaire en 1942, il a participé aux campagnes de Tunisie et de d'Italie. Il a débarqué à La Croix-Valmer en août 1944. Il a été blessé au plateau d'Onans puis au col de Chedesdray, près de Belfort. Grand invalide, mutilé de guerre, il était titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre avec étoile d'argent et de la médaille de la valeur militaire avec étoiles d'argent et de bronze. En mars 2009, le titre de chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire lui fut attribué.

 

- Julie COLONNA (1925-2006), sœur d’Archange, agent de liaison dans la Résistance.

 

Philippe Antoine FRANCESCHETTI (dit Filippone) (1901-1970) qui milita dans le réseau des Milices Socialistes de Marseille.

 

- Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013), son neveu, également membre des Milices Socialistes et animateur d’un groupe de résistance scoute.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port  (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

- Toussaint PAPADACCI, né en 1915, militaire de carrière (FFL)

 

- Jules VALENTINI, né en 1924, résistant au sein des FFI

 

Et n’oublions ceux qui souffrirent en Allemagne comme prisonniers de guerre :

- Etienne DESANTI, né en 1908,

- Visconti OLIVA (1913-1977)

 

Ou comme déportés du STO (Service du Travail Obligatoire)

- Philippe FRANCESCHETTI (1922-1996)

 

Il y en eut encore d’autres et on voudra bien excuser les oublis de cet article. Mais il est vrai de façon certaine que les Poggiolais ont répondu «présent»  quand il fallait défendre la liberté.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:02

Le 8 mai est la journée de commémoration de la victoire de 1945 sur l’Allemagne. Moins célébrée que le 11 novembre, elle permet de se souvenir de ceux qui moururent pour la France et dont le nom est inscrit sur le marbre des monuments aux morts. Mais ces plaques ne mentionnent pas tous les militaires qui combattirent avec ardeur pour vivre dans un pays libre. Un héros n’est pas forcément un soldat tué au combat.

Pascal VECCHI fut un de ces héros. 

Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale

Sa contribution à la libération du joug nazi a été très bien décrite par son gendre Philippe DUBREUIL lors de ses obsèques dans l’église de Poggiolo le 13 août 2008 :

 

 

«C'était un homme qui aimait la vie et ses amis étaient nombreux, un homme qui aimait sa famille, un homme qui aimait son village et le village le lui rendait bien. Un homme qui aimait la Corse, Vero où il est né, Sari d'Orcino où il a vécu, Poggiolo qu'il avait adopté. Mais au-delà de ce que chacun voyait et croyait savoir, il y avait en lui un autre personnage, un homme de conviction. Il parlait peu en effet de ces mois sombres mais aussi lumineux de sa vie.

À 18 ans, il s'est engagé à l'automne 1943 et a entamé un long périple qui l'a mené en Afrique du Nord à Koufra, au large de l'Amérique puis en Angleterre. C'est là que s'est préparé avec des milliers de compagnons d'armes ce moment tant attendu de libérer la France occupée.

Il débarque en juillet 44 en Normandie et est engagé au combat sur la poche de Falaise puis de Royan. Avec l'armée Leclerc, sa 2e DB, il fait son entrée le 24 août 1944 dans Paris où il rencontre sa future épouse Julie. Il poursuivra sa route jusqu'au nid d'aigle d'Adolf Hitler à Berchtesgaden. Son courage, son engagement ont été récompensés par de nombreuses distinctions et médailles à titre militaire (Croix de guerre 1939-1945 et American Legion) ainsi que des citations à l'ordre de l'armée. (…)

C'était cela Pascal, il était exubérant mais aussi secret, courageux, épris de liberté, amoureux de sa Corse et de son pays, un exemple pour les jeunes de demain».

Ainsi que l’écrivit le correspondant de «Corse-Matin», «C'était de tout cela que témoignaient les deux drapeaux recouvrant son cercueil, le drapeau corse et le drapeau tricolore.»

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 18:13
Solution de la devinette du mois: portrait de baby-boomers

Etes-vous arrivé à identifier ces douze excursionnistes ?

- De gauche à droite, debout :

Michel FRANCESCHETTI, Jean-Marc OULIÉ, Marie-Claude DUGAS, Jean-Dominique PINELLI (prénommé alors simplement Dominique ou Dumé), François ORAZY, Paule FATTACIOLI, Hervé OULIÉ et Hervé CALDERONI.

- Assis ou accroupi, toujours de gauche à droite:

François OLIVA, Jérôme DUGAS, Jean-Marc TRAMINI et Christian PINELLI.

 

La photo a été prise par Joël CALDERONI le samedi 7 août 1965 entre 16h et 17h devant l'une des bergeries de Belle e Bonne, entre Guagno et le col de Bocca a Soglia.

Cette randonnée avait en réalité impliqué dix-huit jeunes. Il manque sur cette photo (en dehors du photographe):

Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE), Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI), Jean-Pierre FRANCESCHETTI, Jacques-Antoine MARTINI et Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA).

Les péripéties de cette sortie furent nombreuses et elles furent la cause d’une autre balade les 27, 28 et 29 juillet 1966. Elles feront l’objet d’articles prochains, d’autant plus que l’ensemble des Poggiolais de tous les âges fut alors impliqué.

Tout cela est bien lointain, l’époque où ces baby-boomers étaient pleins de vitalité, qu'ils étaient «jeunes et larges d’épaules» comme l’a chanté Bernard Lavilliers dans sa chanson «On the road again».

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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

GUAGNO 11h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

POGGIOLO15h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

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