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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 19:40

   Devant le monument aux morts de Poggiolo pour 1914-1918, une plaque a été malheureusement ajoutée pour la seconde guerre mondiale. Elle comporte six noms. A-t-on encore des souvenirs sur eux dans les familles? Que sait-on sur eux?


morts 39-45jpg

 

- CANALE Pierre: né à Guagno-les-Bains en 1917, il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA et mourut en 1940 à NOGENT L'ARTHAUD dans l'Aisne.

- DESANTI François Marie: soldat du 22e Bataillon Nord-Africain, il avait 20 ans quand il fut tué le 2 octobre 1944 à ROMCHAMP FOUR A COKE (Haute-Saône) près de BELFORT.

- DESANTI Jean: né en 1914, était adjudant au 11e RAT et décéda le 19 mars 1941 en Allemagne, à RAVENSBURG WEINGARKEN, où il était prisonnier.

- ORAZI François Mathieu: né en 1924, était soldat à la 10e compagnie de tirailleurs algériens et mourut des suites de ses blessures à CITÉ AMÉLIE dans le Haut-Rhin le 28 janvier 1945.

- OTTAVY Marc Jean (orthographié OTTAVI sur la plaque): Soldat dans la  1ère Armée Française. Né le 14/09/1922 à Constantine (Algérie). Mort le 19  novembre 1944 à PONT DE ROIDE dans le Doubs.Vinciguerra Paul  

- VINCIGUERRA Paul (photo ci-contre): naquit en 1924 à Poggiolo et fut tué au combat le 23 avril 1945 en Allemagne. Etait soldat dans le 1er Régiment de spahis algériens de reconnaissance.

 

 


Comme pour l’ensemble du pays, le nombre est bien inférieur au carnage de 14-18 (trente morts pour Poggiolo). Trois sur six ont péri en trois mois, lors des durs combats de l’hiver 1944-45 dans l’Est.

Autre particularité : la grande majorité faisait partie d’unités d’Afrique du Nord, soit pour y avoir été recruté, soit pour y avoir rejoint la France Libre.


Pensons à leur sacrifice qui nous a permis de vivre libres.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 17:16

Depuis la seconde guerre mondiale, la Corse a connu deux drames qui ont bouleversé la communauté insulaire.


Le premier fut la disparition, le 11 septembre 1968, de la Caravelle Ajaccio-Nice (cf article du 4 mars 2009).


L'autre fut, voici tout juste dix-huit ans, le 5 mai 1992, l'effondrement de la tribune du stade de Furiani, au début du match SECB-OM. En prévision d'une grande affluence, et d'une recette importante, cette tribune avait été construite à la hâte sans avoir été expertisée. Les responsables de la sécurité s'étaient surtout inquiétés de prévenir des incidents entre supporters des deux équipes, tandis plus que le président de l'OM et le maire de Bastia étaient alors tous deux ministres du même gouvernement.


Il y eut 17 morts et plus de 2.000 blessés, et la Corse en reste encore traumatisée.


 

 
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 19:17

Voici une semaine, le 12 et le 13 avril, sont parus deux articles sur "tenir le mur" qui contenaient plusieurs photos de Poggiolais d'il y a une quarantaine d'années. Ces images sont de nouveau à votre disposition avec les noms de chacun (mais de façon incomplète). Ils sont tous disposés de gauche à droite.  Aviez-vous tout trouvé?

trio devant mur

Joël CALDERONI, Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA), Hervé CALDERONI

(photo prise par Michel FRANCESCHETTI le 23 juillet 1968)

 

pierre pierrot,raymond, ange

Pierre MARTINI, Pierrot PIETRI, Raymond MARTINI, Ange MERCURI

 

bande

Hervé CALDERONI, François ORAZY, Dominique PINELLI (accroupi), Jean Christian LUCCHESI, Francis LUCCHESI, Jules (accroupi), Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA), Antoine CECCALDI (dit "Bébé"), Toussaint MICHELANGELI (accroupi)

 

xaviere angele

Xavière MARTINI, Angèle PINELLI, Chantal MARTINI, Dominique PINELLI, Hervé CALDERONI, Martine CECCALDI

(ces trois photos sont de Jacques-Antoine MARTINI)

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 11:42
Les panneaux électoraux achetés pour l'occasion des élections territoriales par la mairie sont restés vierges en grande partie. Les partisans des listes en présence les ont presque totalement ignorés. Il est vrai que l'utilisation des panneaux officiels est loin d'être devenue une tradition. Depuis quelques temps, les isoloirs sont utilisés, ce qui est un progrès énorme par rapport aux habitudes d'il y a une trentaine d'années. Autrefois, les affiches politiques se mettaient n'importe où, le respect de la nature n'étant pas pris en compte.
Plus visibles sont les inscriptions à la peinture. Il en existe plusieurs à Poggiolo. Par exemple, en bas du village, à la Tiusa...
tag Tignosa    
Le garage des CALDERONI en supporte depuis longtemps...
tag garagec 
Une est visible sur le mur au bord de la route...
tag route 
L'intérêt, pour les peintres, est que leur œuvre est durable.
Le record de durée est détenu par le morceau de tag qui est encore sur le côté de la maison CECCALDI.
carli2
On voit bien un "A" précédé d'un "C" plus pâle et suivi par des ombres d'autres lettres. Les spécialistes d'épigraphie pourront y lire "CARLI", ce qui peut paraître ésotérique.
Cette inscription est bien politique sans avoir cependant une signification politique.
En août 1968, le décès de Martin PAOLI, maire de Poggiolo, ayant libéré son siège de conseiller général, deux candidats s'affrontaient: Jean GAFFORY, maire de Guagno, pour la gauche, Ange CARLI, maire gaulliste de Soccia.
Les jeunes Poggiolais en discutaient évidemment. Il y eut une dispute sur des sujets mineurs et, les esprits s'échauffant, on mélangea opinions politiques et questions personnelles. Du coup, cinq d'entre eux, pour montrer leur mécontentement et surtout pour agacer d'autres qui se proclamaient de gauche, eurent l'idée de prendre un pot de peinture. En pleine nuit, ils badigeonnèrent quelques murs du nom du candidat socciais (qu'ils ne soutenaient pas forcément tous). Le lendemain et les jours suivants, les discussions allèrent bon train, chacun y voyant une audacieuse action de propagande d'un camp. Quant aux jeunes, leur querelle fut vite oubliée.
Un tag (mot qui n'existait pas en 1968), placé sur l'actuelle maison GRIMALDI, fut rapidement barré de peinture noire et resta en l'état plusieurs années.
femmes-village.jpgtag femmes    
L'inscription de la maison de Valère est la seule rescapée.
 tag Carli
Avant qu'elle disparaisse, ne faudrait-il pas la protéger et la classer comme monument historique? Ne fait-elle pas partie du patrimoine poggiolais? Faut-il en faire la demande aux nouveaux élus de la CTC?

P.S.: L'élection cantonale fut remportée par Jean GAFFORY. Un film de la vidéothèque poggiolaise évoque sa victoire.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir
le filmgaffory 1968

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:47
Les statistiques de l'article précédent pouvant paraître assez désincarnées, nous présentons maintenant plus particulièrement trois des trente Poggiolais tués par la guerre de 1914-1918.



Jean Toussaint MARTINI: le premier

Le premier Poggiolais mort de la guerre 1914/1918. Mort le 19 septembre 1914 à Neuilly en Craonne (Meuse).
Le 8 octobre 1914, alors que les hostilités venaient à peine de commencer, le tocsin sonnait déjà à Poggiolo. Ce fut le prélude d'une trop longue liste qui devait malheureusement se prolonger au fil des quatre années de la sanglante boucherie que fut la première guerre mondiale.
La mère Dorothée (sœur de l'instituteur du village Bernard Paoli) était restée veuve quelques années auparavant et avait déjà eu à déplorer la perte de sa fillette de dix ans. Elle n'avait plus de raison de vivre que ce fils, son unique enfant.
Au dire des anciens qui nous l'ont conté, à la réception de la terrible nouvelle, dans le village épouvanté, personne n'osait aller la prévenir. Pourtant il le fallut bien et, le conflit s'éternisant, la funèbre cérémonie se répéta maintes et maintes fois. Qu'à travers Jean Toussaint soit honorée la mémoire de tous ceux dont le nom figure sur le monument aux morts.

(texte écrit par Xavier Paoli et publié dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")






Jean Ary Francois Léon LOVICHI: celui qui voulait se battre



 
Né le 10 novembre 1893 à Constantine, en Algérie.
Déclaré inapte au service armé, ce qu'il refuse, il se fait aider par son père et rejoint l'Ecole des Aspirants d'Alger. Il part aux Dardanelles avec le 2° RMA (Régiment de Marche d'Afrique).
Cité à l'ordre de la brigade pour une action le 21 juin 1915, il décède de blessures de guerre le 14 juillet 1915 dans le ravin de Kérévés-Déré (presqu'ile de Gallipoli). Le même jour, il est cité à l'ordre de l'Armée. Déclaré Mort pour la France, il reçoit la Médaille Militaire à titre posthume - Repose au cimetière militaire Francais de Seddul-Bahr (presqu'île de Gallipoli). Tombe N° 269.

(Fiche rédigée par Pierre LECCIA et complétée par Marcel GERONIMI le 25-10-2009)

















               cimetière français de Seddul-Bahr





Jean-Baptiste DEMARTINI: une simple photo

(publiée dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")

Les trente morts de cette guerre ne furent pas les seuls héros. Les rescapés accomplirent des actions héroïques mais beaucoup rentrèrent au village sans raconter beaucoup.
Mais, si vous avez des souvenirs concernant cette guerre, racontez-les.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:00
    Ils étaient trente Poggiolais, trente Poggiolais qui aimaient leur village et leur famille.
    Ils étaient trente Poggiolais qui, un beau jour, ont endossé l'uniforme de l'armée française. Certains le firent volontairement, qui s'engagèrent afin de pouvoir recevoir une solde leur permettant de manger régulièrement. D'autres furent appelés par le gouvernement pour aller "casser du boche".
    Ils étaient trente Poggiolais qui allèrent loin du Tretorre et de Sorrù, de St Roch et de St Siméon.
   Ils étaient trente Poggiolais qui connurent la boue, le sang et l'horreur dans les tranchées de Champagne ou  des  Dardanelles. 
    Ils étaient  trente Poggiolais  qui  moururent dans la grande tuerie de la Première Guerre Mondiale.
   Ils étaient trente  Poggiolais  qui sont toujours là, devant nous, leurs noms inscrits  sur le monument aux morts, face à la fontaine du Lucciù.
Ce sont ces trente Poggiolais auxquels on pense chaque 11 novembre à Poggiolo.
     
Le monument aux morts, édifié en 1925 ou en 1930, a la forme d'une pyramide avec une face représentant un médaillon de soldat et des insignes militaires. Les noms des morts sont gravés sur  trois des côtés (celui de derrière est difficile d'accès car au bord d'un ravin). La face avant, avec l'inscription "1914-1918 Aux enfants de Poggiolo morts pour la France", est précédée par deux lutrins portant les noms des morts de 1939-1945 et de la guerre d'Indochine.

Mais quels sont ces noms et quels sont les êtres cachés derrière?

Il est possible de le savoir en utilisant l'excellent et méticuleux travail de Pierre LECCIA, et en le croisant avec les fiches des Morts pour la France (publiées par le Ministère de la Défense sur son site SGA/Mémoire des hommes) et avec la liste étudiée par Ours Jean CAPOROSSI.
La tache est difficile car, selon les sources, les prénoms ne sont pas les mêmes et certaines fiches sont incomplètes. Ainsi, sur le monument, sont inscrits deux DEMARTINI François alors que le Ministère nous apprend que l'un était Antoine François et l'autre Dominique François. Cinq autres ont des différences de prénom sur les fiches ministérielles.

LEURS NOMS:

Ils montrent que pratiquement toutes les familles du village ont été touchées et même décimées.
6 sont des DESANTI (dont deux fois deux frères),
6 des MARTINI, 5 des PINELLI (dont un père et son fils),
4 des DEMARTINI.
Sont représentées chacune par un seul nom: ANTONINI, BALDARESCHI, BATTESTI, COLONNA, FRANCESCHETTI, LOVICHI, PAOLI, PATACHINI (dont la véritable orthographe est PATACCHINI) et VINCIGUERRA.
Tous étaient Poggiolais mais sans être tous natifs du village.
Damien BALDARESCHI est plus précisément né à Guagno-les-Bains.

Trois étaient nés dans d’autres localités corses : Pierre Toussaint Antonini et Pierre François Battesti à Guagno, Jean Antoine Martin Desanti à Eccica Suarella, Jean André Patacchini à Pastriciola, François Pinelli à Ajaccio.

Deux étaient natifs d’Algérie : Jean Ary Lovichi de Constantine, Noël Martini de Sétif.

Deux avaient ouvert les yeux sur le continent : à Marseille pour François Antoine Paoli et à Paris pour Jean Dominique Martini.



L'ÂGE DE LEUR DÉCÈS?
Sur les 27 dont on connaît le renseignement, la moyenne est de 28 ans et demi. Âge élevé alors que le service militaire se faisait à 20 ans. De plus, 7 sont décédés en ayant dépassé 30 ans. Il faut donc en déduire que plusieurs s'étaient engagés bien avant la déclaration de guerre.
Le plus vieux fut Antoine François FRANCESCHETTI, né le 10 janvier 1857 à Poggiolo et mort le 5 février 1917 en son domicile de Lyon (donc à 60 ans).
Né le 10 février 1897, c'est à 20 ans et 3 mois, le 23 mai 1917, que mourut Franco Antoine COLONNA (prénommé seulement Franco sur le monument), dans une ambulance qui l'emmenait à St Hilaire-au-Temple (Marne), le plus jeune des morts du village.

QUELS GRADES AVAIENT-ILS ATTEINT?
Sur le monument, on peut compter 9 soldats, 5 sergents-majors, 4 sergents, 2 sous-lieutenants (mais en réalité l'un d'eux était aspirant), 2 lieutenants, 2 adjudants, 2 maréchaux des logis, 2 capitaines, 1 caporal, 1 brigadier.
Certains grades atteints montrent, comme les âges, que plusieurs étaient bien des militaires professionnels.
Les deux plus haut gradés (les capitaines) sont Antoine François FRANCESCHETTI et Baptiste PINELLLI.

OÙ S'ACHEVA LEUR VIE?
En dehors de ceux qui disparurent dans les tranchées du Nord-Est de la France,
2 furent victimes de la stupide expédition des Dardanelles en Turquie,
1 mourut sur un bateau qui le ramenait de Salonique
et 1 autre en Serbie.
4 expirèrent loin du front, des suites de leurs blessures ou de maladies contractées sur le front: 1 à Fez, 1 à St-Didier (Vaucluse), 1 à Guagno et 1 à Lyon.

OÙ REPOSENT-ILS?
Un examen des tombes du cimetière de Poggiolo permettrait de savoir qui a été vraiment enterré ici.
En attendant, il peut être certain que DESANTI François Antoine et DESANTI Jacques Antoine (prénommé seulement Jacques sur le monument) n'y sont pas car ils ont été déclarés "disparus" lors de combats dans la Meuse (à Béthincourt et à Vauquois).
COLONNA Franco Antoine est enterré dans la nécropole nationale de Somme-Suippe qui regroupe 4950 corps français.
Les restes de PINELLI Dominique Félix se trouvent dans le cimetière militaire de Flirey (Meurthe-et-Moselle) (tombe n° 118) avec ceux de 4.406 victimes de la guerre.
Beaucoup plus loin, c'est en Macédoine, à Skopje, au cimetière militaire français (voir la vidéo ci-dessous), dans la tombe n° 531, que repose DESANTI Dominique Xavier (dit seulement Dominique sur le monument),
mort à Zajeca en Serbie.
Pierre Toussaint MARTINI (appellé Toussaint sur le monument), qui s'était engagé dans la Légion, et qui fut tué à l'ennemi le 24 avril 1915, âgé de 46 ans, se trouve dans le cimetière militaire français de Seddul-Bahr, dans la presqu'île de Gallipoli en Turquie. Son nom ne figure pas dans la liste des 2.236 soldats identifiés mais les quatre ossuaires contiennent un total de 20.000 corps.

QUELQUES PARTICULARITÉS
- Le premier tué: Jean Toussaint MARTINI, le 19 septembre 1914 (il en sera question dans le prochain article de ce blog).
- La dernière victime:  Dominique Xavier DESANTI décédé le 13 décembre 1918, un mois après l'armistice, de maladie contractée en service.
- Le plus décoré: Antoine François FRANCESCHETTI qui eut la Médaille Militaire, la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur.
- La double reconnaissance:
    Pierre Toussaint ANTONINI est mentionné sur le monument aux morts de Guagno.
    François DEMARTINI est également inscrit sur le monument de Soccia.
    Jean André PATACCHINI
se trouve aussi sur celui de Pastricciolla.
   Damien BALDARESCHI est nommé sur le "Livre d'Or des
Corses tombés au Champ d'Honneur" concernant la commune de Zalana.

Ils étaient trente Poggiolais qui connurent les souffrances et le destin des 11.325 Corses tués par la Grande Guerre.


   P.S.: si vous avez des renseignements complémentaires, ils pourrront être publiés dans ce blog. Si vous constatez des erreurs dans cet article, n'hésitez pas à nous les signaler.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:01
S'il n'existe pas de commerçants à Poggiolo depuis fort longtemps, Guagno-les-Bains avait autrefois un grand atout: la boutique de Mimi CANALE.
C'était la solution de secours quand on avait râté le passage de la voiture d'un épicier ou quand celui-ci n'avait pas à son bord le produit désiré.
Dans ce magasin, situé près du pont et de l'actuel parking de l'hôtel des thermes, on pouvait trouver de tout: conserves, charcuterie, bonbons, chaussures, journaux, gaz, etc.
La photo ci-dessous montre des jeunes Poggiolais de 1968 qui viennent de sortir de chez Mimi où ils ont acheté le ravitaillement (surtout en cartouches de camping-gaz) pour une excursion en montagne.
Le seul problème est qu'ils n'avaient pas de voiture et qu'ils devaient gravir, ainsi chargés, les 3 kilomètres de la route  joignant les Bains à Poggiolo!





























Petit concours: êtes-vous capable de mettre un nom sur le visage de chacun?
 
Merci à Jacques-Antoine MARTINI pour cette photo et merci d'avance à tous ceux qui nous en prêteront d'autres!
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 07:30
Les projets de privatisation de La Poste inquiètent les Français qui sont attachés à un service postal de qualité. Cette préoccupation de qualité était vive également voici un siècle.

Le rapport du Directeur des Postes et Télégraphes du 1er juillet 1905, au préfet de Corse, en vue de la prochaine session du Conseil général, nous apprend que, à ce moment-là, "Il reste encore en Corse 121 communes dépourvues de tout établissement postal", ce qui fait pratiquement un tiers de l'île.

Le Directeur demandait dans ce texte que les villages fassent un petit effort financier pour améliorer le service postal:
"A cette occasion, je crois devoir vous signaler les avantages que pourraient retirer certaines communes desservies par des courriers à pied ou à cheval en s'associant pour augmenter la subvention de ces dernières, de manière à leur permettre l'emploi de véhicules.
Les crédits dont dispose l'administration pour le transport des dépêches sont en effet trop limités pour qu'elle puisse prendre à sa charge les frais qu'entraînerait la transformation des services à pied ou à cheval en services en voiture. Mais il est évident que si les communes intéressées consentaient à faire un sacrifice, bon nombre de ces courriers n'hésiteraient pas à prendre les dispositions nécessaires pour assurer le transport des voyageurs en même temps que celui des dépêches." On peut supposer qu'il s'agit bien de voitures à chevaux et non encore automobiles.

Et, en conclusion, il citait trois villages d'avant-garde:
"L'exemple a d'ailleurs été donné par les communes de Vico, Poggiolo et Soccia qui, moyennant une très modique subvention souscrite par elles, ont permis au courrier de Vico à Soccia de transformer son service à cheval en service en voiture."

En 1905, parce que leurs villages avaient accepté de coopérer et de suppléer les insuffisances de la puissance publique, Poggiolais et Socciais étaient mieux desservis que beaucoup d'autres. Voila de bons éléments de réflexion.

L'intégralité du rapport est disponible en cliquant ICI.

(Facteur à Propriano, début XX° siècle)
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:20

En dehors d'un arbre foudroyé qui mit le feu (rapidement éteint par des engins aériens) à ses alentours, en pleine montagne, près de Soccia, le haut-canton a été totalement exempt d'incendie cet été. Rien à voir avec les désastres qu'ont connu certains endroits de Corse-du-Sud.
Il est vrai que les incendies sont rares à Sorru in sù grâce à l'altitude et aux nombreuses sources. La forêt garde une certaine humidité. Toutefois, certains anciens se souviennent d'un grand incendie sur les pentes du Tretorre pendant l'été 1936. Les hommes de Poggiolo et des autres villages étaient tous partis avec des seaux et des cordes. Les flammes étaient telles que, la nuit, on y voyait comme en plein jour. Mais ces renseignements sont trop imprécis et incomplets. Un appel est donc lancé aux lecteurs de ce blog:
 Avez-vous des renseignements, des documents ou des témoignages sur l'incendie de 1936?
Ils seront publiés ici afin que tous puissent savoir.
Seront également bien accueillies les contributions évoquant l'incendie qui a eu lieu à Libio après-guerre.
Le blog de Poggiolo compte sur vous!
En dehors de ces deux cas, les sinistres ont toujours eu lieu assez loin. Ainsi, la petite séquence proposée ici (et extraite de la Vidéothèque poggiolaise) montre quelques images d'incendie filmées en voiture entre Ajaccio et Sagone (descente du col de
San Bastiano?) le 15 août 1968 et le panache de fumée s'élevant du côté de Letia observable depuis Poggiolo quelques jours plus tard.


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:21
Voici exactement deux semaines que, mardi 18 août, avaient lieu à Soccia les obsèques d'Antoine DEMARTINI. Il s'était écroulé sur la scène du restaurant "U Rasagju" de Cargese, le vendredi précédent. Il était en plein tour de chant, donnant comme toujours toutes ses forces pour rendre les gens heureux.
Pour les membres de la génération 68, Antoine (et son frère François déjà disparu) était un symbole, le symbole des soirées que passaient les adolescents qui, de Soccia et de Poggiolo, et des autres villages, allaient "Chez Fisché" pour se rencontrer.
Ecouter les 45 ou 33 tours de Johnny, de Claude François, des Beatles, etc, danser, jouer au flipper, au baby-foot ou au billard, boire un (ou plusieurs) verres, tout était possible dans cette "boîte" située près du pont à l'entrée du village.  Le dynamisme et le sourire des deux frères donnaient une ambiance très particulière. Combien de flirts ou d'amours sérieux ont commencé là! Combien de fois a-t-on bu un peu plus que la mesure! Combien de discussions se sont enflammées autour des tables dans l'atmosphère de l'après-mai 68!

Pour se souvenir d'Antoine, les documents sont peut-être rares mais quelqu'un a, dès le lendemain de son décès, mis sur Youtube un film montrant un extrait de son spectacle de Cargese.
Un moyen pour les sexagénaires d'aujourd'hui de se souvenir de leurs 20 ans.
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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