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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:01

 Alors que démarraient plusieurs associations (voir article précédent), un pari audacieux fut lancé: faire paraître un journal poggiolais.

Le 17 février 2007, paraissait "L'INFO, U PIGHJOLU". Consacré entièrement aux nouvelles concernant l'activité de POGGIOLO et de GUAGNO-LES-BAINS, ce mensuel essaiera "pour tous les Poggiolais d'être un véhicule de communication", est-il écrit dans l'éditorial qui ajoute que "le journal avec votre aide sera le magazine libre, coloré avec les échos de Poggiolo et ses alentours". Sa devise, visible sur la première page, était: "Dui "Puttaghji" chi facenu campà u nostru paese".

Cette publication avait belle allure: de format A4, avec des couleurs et de nombreuses photos, avec six pages pour le premier numéro (et passant à douze pages dès le second).

La mise en page faisait moderne et dynamique. Son adresse était fixée à la bibliothèque du village.

Il est possible de lire le journal en cliquant sur les photos de cet article.

 

l'Info 1

 

Les concepteurs et rédacteurs formaient un collectif dont les membres furent révélés dans le troisième numéro:

Laurine CASANOVA, Jean-Martin FRANCESCHETTI, Jean-Baptiste PAOLI, Marie-Ange PAOLI, Xavier PAOLI, Jean-Martin PINELLI et Jean-Silius PAOLI. D'autres signatures comme Hélène et Philippe DUBREUIL se trouvèrent à l'occasion.

Il eut rapidement un grand succès. Sa présentation y était pour quelque chose mais, surtout, il correspondait bien au souci des Poggiolais résidents ou d'origine d'avoir des nouvelles du village et de conserver un lien entre eux.

l'Info 3l'Info 7

Chaque numéro donnait la liste des nouvelles du mois écoulé, les activités sportives ou religieuses, les naissances et les décès...

l'Info 6JPG

Il présentait aussi des figures ou des familles poggiolaises.

l'Info 5

Des études historiques de Xavier PAOLI de grande qualité voisinaient avec des photos tirées d'archives familiales.

l'Info 2

Il y avait des récits de souvenirs personnels. Certains articles étaient rédigés en langue corse.

l'Info 4

"L'INFO" annonçait un tirage de 120 exemplaires qui étaient distribés gratuitement par portage à domicile à Poggiolo ou par voie postale pour les personnes habitant hors du canton. Et c'est là que résidèrent les difficultés. Les abonnés étaient simplement invités à fournir douze timbres pour l'année.

Le principal animateur de l'entreprise avait oublié (mais il est vrai qu'il est coutumier du fait) que, même si l'on fait le choix de la gratuité, il y a quand même toujours quelque chose à payer, surtout quand on veut une belle présentation. L'association artistique et culturelle de Sorro in Sù avança les sommes nécessaires pour régler les frais d'impression, en attendant d'hypothétiques subventions qui ne vinrent pas.

Finalement, en mai 2008, le quinzième numéro fut le dernier. L'expérience s'arrêta mais la collection montre ce qu'a été la vie de Poggiolo durant ces quinze mois et constitue un fonds d'archive de référence. La collection est à conserver et à lire. Elle est consultable à la bibliothèque du village.


NOTA BENE:

"L'INFO" avait un courrier des lecteurs. Dans le numéro 5, une lectrice de Montpellier suggéra: "Peut-être bientôt un site internet?". C'est cette idée qui se concrétisa en mars 2009 par le démarrage du blog des Poggiolais, que vous lisez maintenant. Merci à la Poggiolaise Montpelliéraine!

 

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Pour voir la série des articles sur "les Poggiolais ont de l'initiative", cliquez sur leurs titres
1: la nouveauté de 1924
2: la liste des Poggiolais actifs
3: l'empire sahélien des Sorrinesi
4: le bagne présent à Poggiolo
5: un feu de paille?
6: la Montagne

7: le foisonnement des associations

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 19:01

    La (courte) expérience du Syndicat d'Initiative de POGGIOLO (1) a rapidement été oubliée. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle tentative d'union des bonnes volontés prit forme pour dynamiser le village. 

    Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968.

    Les principaux animateurs en furent Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.

    L'association, conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975. Elle prit le nom de "ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM".

    Elle eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler des voitures ainsi décorées.


 

ASM 3 

 

 

    Bien évidemment, des cotisations furent demandées et des cartes de membres furent distribuées dans les familles de Poggiolais.

 

ASM Quairé

 

ASM 2

 

    Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.

    Il se fit en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.Nicolas Pinelli jeune

    L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas PINELLI (photo ci-contre) interpréta deux ou trois chansons. La fête dura toute la nuit.

Ce blog serait heureux de publier des photos de cet événement, si certains de nos lecteurs en ont gardé.

    L'ASM avait l'atout d'être formée par des jeunes adultes qui formaient depuis longtemps un groupe homogène. Elle continua deux ou trois ans mais finit par être mise en sommeil car ses animateurs étaient dispersés entre Corse et continent et car ils commenèrent à s'installer dans leur vie conjugale ou professionnelle.

    Les Poggiolais étant obstinés dans leur attachement au  village, une autre initiative eut lieu vingt-cinq ans plus tard (voir ICI).

 

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(1) voir les articles sur le syndicat d'initiative:

1: la nouveauté de 1924

2: la liste des Poggiolais actifs

3: l'empire sahélien des Sorrinesi

4: le bagne présent à Poggiolo

5: un feu de paille?

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 19:09

    Le Syndicat d'Initiative de Poggiolo qui a été fondé en 1924 a été complètement effacé des mémoires et des archives familiales.

    Les quelques documents découverts récemment SI carnetdonnent un portrait d'une partie des Poggiolais de l'époque (voir articles du 15 juin et du 21 juin 2010). Ils ont permis de découvrir l'implantation sorrinese en Tunisie (article du 3 juillet 2010) et les talents des peintres-bagnards (article du 18 juillet 2010).

    Ils ne permettent cependant pas de savoir quelles activités ont été réellement organisées par cette association.

    Le carnet des cotisations, document essentiel,  découvert par la famille BARTOLI-CHABROLLE, permet de faire quelques constatations.


    Le nombre d'adhérents a rapidement décliné.

    Les premières cotisations ont été recueillies le 26 février 1924, dès la publication de l'association au Journal Officiel: ce furent celles de François MARTINI, Bernard PAOLI et Jean Noël PINELLI (trésorier). Il y eut 41 adhérents cette année-là. Mais le nombre dégringola à 25 en 1925, à 23 en 1926 et seulement à 12 en 1927 (parmi lesquels 8 survivants de la première année).

    Cette chute est bien le signe d'une désillusion. Des dissensions se seraient-elles produites? Pourtant, toutes les familles poggiolaises étaient représentées (La liste complète des adhérents du Syndicat d'Initiative est disponible à l'adresse:

     http://img704.imageshack.us/img704/2968/siliste.jpg).

    Le Syndicat d'Initiative avait l'appui de la municipalité puisque le maire Jean-François SI-statutsCECCALDI et son premier adjoint Antoine François DESANTI en étaient membres.  

    Plus vraisemblablement, le problème a dû venir de la difficulté à faire fonctionner une association avec des membres géographiquement très éparpillés et ne pouvant se retrouver que l'été (juillet et août rassemblent la moitié des cotisations perçues en 1924). Dans le bureau d'origine, seulement deux des sept membres vivaient en Corse. Par ailleurs, on a déjà remarqué, dans le premier article de cette série, que les documents de l'association avaient été imprimés à Bône en Algérie.


Si des lecteurs de ce blog ont d'autres renseignements sur cette association feu de paille, leur aide sera bienvenue.


    L'exemple de ce Syndicat d'Initiative ne fut cependant pas totalement perdu car une autre génération poggiolaise fit une nouvelle tentative un demi-siècle plus tard. Ce sera l'objet d'un prochain article.


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:52

  <<Dites donc, cette étendue d'eau, ne serait-ce pas le lac de NINU au moment du printemps?

flaque St Marcel

 Sa forme est reconnaissable. L'eau est boueuse à cause du dégel mais sa couleur habituelle va revenir, comme ci-dessous.

flaque ninu

 

- Et bien non, pas du tout!!!

Alors, cherchez. De quel endroit peut-il s'agir?>>

 

 

Cherchez encore.

 

 

Mais oui, c'est tout simplement une flaque d'eau sur le bord de la route, entre POGGIOLO et SOCCIA.

St Marcel flaques

A Saint-Marcel, l'eau qui sort du talus entretient en permanence des petites mares près de la croix.

St Marcel croix

De l'autre côté, en contrebas de la route, se trouve une petite fontaine qui, de tout temps, a servi à rafraîchir les marcheurs (c'est là que, en 1892, se reposèrent les Guagnais  avant de donner ensuite l'assaut à SOCCIA, provoquant la mort de deux gendarmes: voir article ICI).

Et certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par  les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.

Un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années. Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, de cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).

Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (1) au "ROBINSON".

Mais il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.

Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:

St Marcel piste danse

St Marcel planche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lieu est maintenant invisible depuis la route à cause de la végétation.

 

St Marcel châtaignierSt Marcel bord route

 

Cachée, la fontaine de Saint-Marcel coule encore imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.

 

St Marcel fontaine

Mais y a-t-il encore des marcheurs?

 

 

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(1) L'auteur de ces lignes se souvient encore d'une certaine soirée à la vodka-orange.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:18

Une de nos correspondantes vient de nous envoyer une précision importante qui infirme l'identité qui avait été donnée à l'arbre qui se trouvait devant l'église grecque de CARGESE. Voici la teneur de son message.

 

Dans le "courrier" du 04.06.2011...vous parlez d'un... MICOUCOULIER.... Je pense que vous faites "erreur".
Devant l'église grecque se dressait un... BELOMBRA... appelé aussi OMBU..
Il y a encore dans Cargese des micoucouliers...à l'entrée du village. Il y en avait un MAGNIFIQUE au centre de la place (cafés, monument aux morts, boucherie). Il se dressait bien au centre... Hélas, dans les années 90, il a été remplacé.... par... un lampadaire!!! Au contraire de l'arbre situé devant l'église, ce dernier n'était atteint d'aucune maladie au moment où il a été abattu. L'ombu, lui, a été abattu parce qu'il était "malade".
Un majestueux ...olivier....se dresse à présent "place de l'église" Grecque.   
Ce mail sans...rancune... Je suis sure que ce n'est pas un micoucoulier.. Mon père a usé ses fonds de culottes sur les "racines aériennes " de L'OMBU...
 
CORDIALEMENT...

 

Nanette LLORENS

 

 

Grand merci pour ces précisions auxquelles nous accordons un grand crédit.

L'encyclopédie WIKIPEDIA, à l'article "belombra", cite d'ailleurs le spécimen de CARGESE et en évoque même un à VICO:

 

Phytolacca dioica ou Belombra

Le Belombra ou Raisinier dioïque (Phytolacca dioica) est une espèce d'arbre dioïque de la famille des Phytolaccaceae, originaire des pampas sud-américaines où il constitue la seule espèce d'arbre présente.
Autres noms communs : bel ombrage, phytolaque en arbre, bella sombra (castillan), bella ombra (catalan), ombú (nom originel sud-américain).
C'est un bel arbre à développement rapide, vivant très vieux. Son bois est léger et manque de densité. Son feuillage est semi-caduc. Fruits à 10 carpelles. Toutes les parties de cette plante sont toxiques.
Très présent en Corse comme arbre d'ornement, il y est appelé communément « bellombra ». Il en existe de très beaux individus à Cargèse, à Porto-Vecchio (« place du bellombra », bar du bellombra...), à Calvi, à Bastia où certains individus sont énormes, dans la citadelle de Bonifacio des exemplaires n'ayant sans doute que quelques decennies ; à Propriano on trouve deux très beaux exemplaires à moins de 100 m du rivage (quartier des ports). On rapporte qu'il y en avait un à Vico, atteignant plusieurs mètres de circonférence.
Il se multiplie naturellement à Bastia. Il aurait été planté la première fois en Corse au milieu du xixe siècle.

 

L'olivier qui a été planté devant l'église est loin d'atteindre l'importance de son prédécesseur.

olivier Cargese

Encore une fois, merci à Nanette LLORENS. L'article du 4 juin sera bientôt modifié en tenant compte de ses observations.

Tous les lecteurs de ce blog peuvent, eux aussi, participer à son amélioration en publiant des commentaires à la suite des articles (rubrique "Ecrire un commentaire") ou en envoyant des critiques et des suggestions. Le blog serait également heureux d'obtenir des documents évoquant le temps passé (photos...). Ce blog appartient à tous ceux qui s'intéressent à POGGIOLO et à ses alentours.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:58

L'article précédent évoquait le texte écrit par Charles MAURRAS sur CARGESE. Pour le publier sur internet, le site maurras.net a repris l'édition de luxe de 1927, illustrée par l'artiste Raymond RENEFER.

Une des illustrations de celui-ci représente fort bien l'église grecque de CARGESE. Il est possible de distinguer, près de sa façade, trois arbres dont celui de droite qui est particulièrement touffu. Il correspond à un micocoulier d'âge très vénérable qui, malheureusement, n'existe plus.

  cargese-Maurras

Mais il était encore vivace le 20 juillet 1969, quand plusieurs jeunes Poggiolais se firent photographier sur ses racines.

Cargese arbre

De gauche à droite:

- Michel FRANCESCHETTI (alors barbu et moustachu!)

- Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI

- François OLIVA

- Hervé CALDERONI

- Monique FRANCESCHETTI

Au fond: Jean-Marc OULIÉ et un copain de F. OLIVA.

Ils faisaient partie du groupe des quinze qui accomplirent alors un tour automobile du nord de la Corse dont CARGESE était la première étape.

Un excellent reportage sur cette équipée peut être vu dans la vidéothèque poggiolaise en cliquant ICI. Un document sur la Corse de l'après-mai 68.

 

ATTENTION! Post-scriptum: une erreur d'identification a eu lieu. Cet arbre était un belombra. Explication en cliquant sur ce lien: http://0z.fr/O-knw

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 19:35

Jean-Baptiste PAOLI    Le meurtre de deux gendarmes à Soccia en 1892 a eu un grand retentissement (voir les articles déjà publiés ICI, ICI et ).

    Mais, en 1909, un autre gendarme mourut à coup de fusil et un autre était gr!èvement blessé. Seulement, dans ce dernier cas, les représentants de la loi réussirent à faire justice eux-mêmes.

    Cet épisode a été raconté par la véritable mémoire de Soccia qu'est Jean-Baptiste PAOLI dans sa publication "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud".

 

 

   A la fin de l'année 1908, durant la fête de clôture des élections pour le Conseil Général, SANTONI Jean, dit GIAVANNELLU, forgeron à Soccia, voulant prendre la défense de jeunes turbulents et bruyants que réprimandait le maréchal des logis Jean MICHEL, s'était querellé avec lui. Il avait même été chercher son fusil et aurait peut-être tiré si des gens du village ne s'étaient pas interposés. Le chef de brigade n'avait pas pris au sérieux les menaces de mort proférées à son encontre par SANTONI et pensait l'incident clos.

    Le 2 janvier 1909, le maréchal des logis MICHEL et le gendarme LATOUR Marius Louis Toussaint, revenant d'une tournée fatigante, s'arrêtèrent au café COLONNA (aujourd'hui Chez Carlo) pour se rafraîchir. Peu de temps après, un coup de fusil tiré de l'extérieur par la fenêtre du rez-de-chaussée, à quelques mètres de la table occupée par les gendarmes, atteignit le maréchal des logis qui se souleva de sa chaise et retomba sur le côté en portant la main à son visage en sang.

    Le gendarme LATOUR se précipita au dehors revolver à la main. Il n'eut pas le temps de s'en servir. Une deuxième détonation retentit et LATOUR rentra aussitôt au café en se tenant le ventre. Il avait le pouce gauche labouré par des plombs et une blessure mortelle à la partie inférieure gauche du ventre. Il en mourut trois heures plus tard. Le maréchal des logis atteint par des chevrotines portait des blessures au visage, au poignet et surtout à l'épaule droite.

    Le docteur CIPRIANI, médecin de la brigade et  seul médecin dans les environs, prévenu, refusa de venir sur place à Soccia de nuit.duel bandit-gendarme

    Le coupable était en fuite. Les gendarmes disponibles de la brigade arrivés peu après sur place partirent à sa recherche sitôt après avoir pansé leurs camarades. Ils ne purent retrouver sa trace. Les brigades voisines furent alertées.

    Le 6 janvier, alors que le lieutenant SOULAIRE et son ordonnance, le gendarme SIMONPIERI, revenant des obsèques du gendarme LATOUR, rentraient à cheval sur VICO par les BAINS de GUAGNO, SANTONI, qui s'était embusqué derrière un tas de pierres un peu en contrebas de la route tira sur eux deux coups de fusil. Repérant SANTONI dont la tête dépassait à peine du tas de pierres, le lieutenant tira vers lui deux coups de revolver, ce qui lui valut la réplique immédiate de celui-ci. Le gendarme SIMONPIERI courut en avant en tirant sur SANTONI qui disparut derrière le tas de pierres. Une balle entrée par le front lui avait traversé la tête.

    En apprenant la mort de son frère GIAVANNELLU, l'abbé SANTONI, curé de Soccia, aurait dit: "Si ce sont les gendarmes qui l'ont tué, c'est bien; mais si ce ne sont pas eux, on réglera ça!".

Il n'eut rien à régler.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:11

Lundi soir 16 mai, à 22 h 20, la chaîne CANAL + va diffuser un "Spécial investigation" sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le mercredi 11 septembre 1968.

http://medias.francetv.fr/cpbibl/url_images/2011/01/25/image_67031145.jpg

Quarante-trois ans après, les familles des victimes (dont des Poggiolais et des Guagnais) veulent connaître la vérité. Cette émission doit faire le point sur toutes les obscurités de cette affaire.

Regardez la bande-annonce en cliquant sur ce lien:

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-special-investigation.html?vid=463851

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 19:33

Les modifications de la route dans Sorro in Sù ont été nombreuses au cours des  époques.

Ainsi, entre Poggiolo et Soccia, à la hauteur de la fontaine de Saint Marcel, on peut comparer:

la situation pendant l'été 1966 (Joël CALDERONI, épuisé, marche sur une route étroite aux limites imprécises et au goudronnage irrégulier)...

St Marcel Joël


... en novembre 2008 (largeur plus grande et goudron bien étalé)...

St Marcel Google


  ... et en août 2010 (peinture blanche centrale et bordure en pierre).

St Marcel MF

On n'arrête pas le progrès!

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:35

    Après l'élection de 1921 qui fut si particulière à cause de la présence de François COTY (voir ICI et ICI), une autre élection cantonale est à rappeler: celle de 1968.

    Martin PAOLI, maire de POGGIOLO, était aussi, depuis 1945, conseiller général du canton de SOCCIA. A la suite de son décès en 1968, il fallut procéder à son remplacement. Au conseil municipal, il fut remplacé par son fils Bernard qui resta maire jusqu'en 1989. Pour représenter le canton, deux candidats s'affrontèrent en août: Jean GAFFORY, maire de GUAGNO, directeur de la caisse primaire d'assurance-maladie de Corse, pour la gauche, et Ange CARLI, maire de SOCCIA et membre de cabinets ministériels, pour la droite gaulliste.

 

    La lutte fut féroce. Chacun s'employa à convaincre les électeurs par les moyens les plus efficaces, c'est-à-dire en allant voir les uns et les autres. En faisant jouer les solidarités familiales et les services rendus, il était possible de savoir sur combien de suffrages on pouvait compter et qui voterait pour qui. L'isoloir, quand il avait été installé dans le bureau de vote, n'avait aucune raison d'être utilisé puisque l'on avait promis sa voix.

    Pas de meeting et très peu d'affiches. Par contre, l'apparition de slogans peinturlurés sur quelques murs poggiolais causa de l'émoi (voir l'article sur Un tag ésotérique).

    Jean GAFFORY l'emporta, permettant ainsi pour une fois à GUAGNO d'être présent au Conseil Général.

    Comme de coutume, le vainqueur fit une tournée victorieuse dans chaque village, les voitures, décorées de force drapeaux, s'arrêtant à chaque bar. Le passage à POGGIOLO fait l'objet d'un film de la vidéothèque poggiolaise intitulé "Quand Gaffory a gagné". Pour le voir, cliquez sur cette photo de GAFFORY extraite du film.


gaffory 1968

 

    Une grande fête eut lieu à GUAGNO avec profusion de nourritures, de boissons et de coups de feu (l'auteur de ces lignes se souvient encore des plombs de chevrotine qui lui brûlèrent un peu la fesse droite), et encore de nombreux drapeaux.

    Cette orgie de drapeaux tricolores (la tête de Maure était encore très rare) eut même une conséquence inattendue quelques jours après, lors du pélerinage de la Saint Elisée. Des jeunes Socciais firent l'excursion jusqu'à la chapelle avec des drapeaux vestiges de l'élection qu'ils laissèrent ensuite sur les bords du lac de Creno ou qu'ils ramenèrent chez eux. Là aussi, un film poggiolais le prouve. Il s'agit de "Creno 1968" que vous pourrez visionner (1) en cliquant sur cette photo:


drapeau CV

 

    Mais le canton n'en avait plus pour longtemps. En 1973, la réforme administrative imposée par Paris obligea à faire la fusion avec Vico pour créer le canton des Deux-Sorru actuel. Le conseiller général élu fut alors Dominique COLONNA, remplacé, depuis 2008, par François COLONNA.

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(1) Un prêtre en soutane est visible dans ce film: l'abbé MILLELIRI, alors curé de Soccia et qui, bien sûr, avait célébré la messe à la chapelle de St Elisée.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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