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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:38

    Le début du XXème siècle, jusqu'à la seconde guerre mondiale, a été un "âge d'or" pour Guagno-les-Bains.

    Même après la fermeture de l'hôpital militaire en 1883, le hameau recevait de nombreux curistes et touristes. Le "Guide bleu" de 1939 écrit que ce lieu "est non seulement une station thermale très fréquentée, mais aussi une villégiature et un centre d'excursions recommandables dans une contrée accidentée et pittoresque.". Et d'énumérer ensuite les hôtels du lieu:

   

- Grand Hôtel Continental (ouv. toute guagno les bains hôtel l'année; autos et calèche à Vico à l'arrivée de l'autobus t. l. j. pendant la saison; gar.)  

- Central

- de la Terrasse 

- Martini

- Villa des Fleurs

- de l'Etablissement thermal (du 1er juin au 30 septembre)

 

    Il faisait bon vivre mais, voici 80 ans, un drame troubla la fête et fit une très mauvaise publicité à GUAGNO-les-BAINS. Ce fut le 17 août 1931. Reprenons le récit qui parut le 24 août dans "Le Petit Provençal", journal marseillais qui avait une importante rubrique corse.

 

 

    "Mardi dernier, vers 9 heures du matin, le bandit CAVAGLIOLI François et ses deux neveux TORRE Jean-Baptiste et CAVAGLIOLI Toussaint - ce dernier âgé de 17 ans - sont arrivés à GUAGNO-les-BAINS. Ils étaient tous trois armés de fusils et de pistolets avec cartouchières garnies.

   Dès leur arrivée dans cette station d'été, très fréquentée par les malades et les estivants, ils sont allés aux hôtels Casta, Martini Pascal et au débit Leca. Sous la menace de leurs fusils braqués dans la direction des patrons de ces établissements, ils ont exigé le versement de sommes variant de 1.000 à 5.000 francs.

   Après quoi, le bandit CAVAGLIOLI François a posté ses deux neveux au coin de l'établissement thermal tenu par M. Michel SIMONGIOVANNI et lui-même est rentré dans la cour de l'hôtel, a fait lever les mains en l'air aux clients de l'établissement qu'il a rencontrés, puis se plaçant au bas d'une fenêtre, il a appelé le patron: "Michel!  Michel !", son fusil braqué dans la direction de la fenêtre où le propriétaire était susceptible de paraître."

 

    Michel SIMONGIOVANNI, concessionnaire de l'établissement, avait refusé, quelque temps auparavant, le racket établi par le bandit et avait déclaré: "Plutôt que de verser à Caviglioli la somme qu'il me réclame, je suis prêt à lui flanquer cinq balles dans le front" (extrait de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses", 1973).

 

   "Ce dernier n'ayant pas répondu, CAVAGLIOLI s'est retiré et, de la route, ses neveux et lui ont tiré une trentaine de coups de fusils sur les fenêtres de l'établissement.

   Notre malheureux concitoyen, M. Antoine GUAGNO, qui se trouvait dans sa chambre avec sa jeune femme, atteint à la tête par une balle, fut foudroyé."

 

    Certains textes, mis en référence par Pierre LECCIA sur GENEANET dans sa notice sur Antoine GUAGNO, évoquent l'imprudence de la victime qui se serait mise à la fenêtre pour regarder ("Le Figaro", 26/08/1931, p. 4) ("L'Humanité", 26/08/1931, p. 1) ("Ric et Rac", n° 140, 14/11/1931, p. 2). Les articles se partagent pour localiser l'impact de la balle (tête ou cœur).

    Antoine GUAGNO était né en 1900 à Ajaccio où son père Sébastien dirigeait un important garage. La publicité ci-dessous est extraite de la revue "A Muvra".

garage Guagno

   Le journal continue:

  "Avant de se retirer vers les collines de LETIA, les bandits ont mis le feu au pré qui s'étend en contrebas de l'établissement thermal."

 

    Il s'agit du terrain sur lequel a été ensuite construit l'Hôtel des Thermes.

 

    Cet article fut complété le 26 août par le même journal qui, dans un nouveau récit de l'événement, donna des détails supplémentaires sur la fuite des bandits:

 

   "En s'éloignant, les malandrins croisèrent sur leur route le capitaine LECA et M. OTTAVI qui, avec leurs épouses, se rendaient à la source sulfureuse. Sous l'œil noir des fusils, les quatre personnes furent en un tournemain dépouillées de leur argent et de leurs bijoux.

   Quelques heures plus tard, le receveur des Postes de Vico recevait à son tour la visite des bandits qui le prévinrent qu'ils lui interdisaient, sous peine d'être tué sans pitié, de donner à qui que ce soit la communication téléphonique pour Ajaccio."

 

 

    "All in all it was a successful day for les Caviglioli" (traduction: "Dans l'ensemble, ce fut une journée réussie pour les Caviglioli"), écrivit ironiquement, dans un article intitulé "Again Caviglioli" (voir ICI), le magazine américain "TIME" du 7 septembre 1931 (car l'affaire de GUAGNO-les-BAINS n'eut pas seulement un retentissement français mais véritablement international).

 

    Mais l'affolement était général à GUAGNO-les-BAINS. "Le Petit Provençal" du 24 août continuait par le paragraphe suivant:

 

    "Dans la soirée, toutes les voitures qui se trouvaient à Guagno et dans les environs ont été réquisitionnées pour permettre aux estivants et aux malades de quitter GUAGNO-les-BAINS qui est complètement désert à l'heure actuelle."

 

Dans son livre, Jean BAZAL écrit:

"A GUAGNO-les-BAINS, l'exode commence. Puisqu'on n'y est plus en sécurité, les familles s'en vont. C'est la ruine pour les hôteliers."

 

    La station ne se releva jamais vraiment de cette journée. Les conséquences en furent nombreuses.

   Nous les verrons dans de prochains articles consacrés à cette période.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:24

Les différents instituteurs qui ont enseigné à Poggiolo (voir ICI l'article qui leur est consacré) n'ont jamais travaillé dans une véritable école.

Le bâtiment utilisé pour les cours a été différent selon les époques, en fonction de ce que la municipalité pouvait louer. La dernière localisation était sur la place Inghjo. La précédente se trouvait au rez-de-chaussée de ce que l'on appelle la maison de Marione. Elle se trouve au bord de la route et voici ce que l'on peut en voir aujourd'hui. L'écriteau placé au-dessus de la porte ne permet absolument pas de deviner l'inscription d'origine.

école Poggiolo

 

Soccia bénéficia, dans les années 60, de la construction d'un beau groupe scolaire en haut du village. Maintenant que, depuis 1970, la seule école est à Vico, le bâtiment sert d'habitation.

 

école Soccia

 

Pour Orto, les renseignements et les photos se trouvent sur le site du village, à l'adresse:

http://ortu.free.fr/Mairie.htm

 

Quant à Guagno, des photos des écoliers de 1961 sont ICI. Mais si vous avez des images de l'école elle-même...

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:18

En cette période de l'année, la grande question d'actualité est toujours la rentrée scolaire.

 

instit Xavier Ottavi

  

Le document exceptionnel sur le temps passé qu'est la photo des écoliers de Poggiolo en 1900, publiée le 9 septembre 2010 (voir en cliquant ICI), montrait aussi le visage de l'instituteur de l'époque. Il s'appelait Xavier OTTAVI et était originaire de Soccia.

 

Or, il n'a pas été le seul Socciais à avoir enseigné aux Poggiolais. Faudrait-il penser que nos voisins possédaient plus de science, plus de savoir que les Poggiolais?

 

Si l'on regarde ce qu'il en a été depuis la seconde guerre mondiale, il est vrai que les jeunes Poggiolais ont bénéficié de deux enseignants d'exception venant de Soccia que furent Jojo et Judith.

 

Joseph, dit Jojo, ANTONINI a laissé le souvenir "d'un maître attentif et enjoué", véritable "hussard de la République", écrivit Hélène DUBREUIL en décembre 2007, lors du décès de cet instituteur. Après avoir commencé à Porto et avoir été mobilisé en 1943 et 1944, il fut nommé en 1945 à Poggiolo où il exerça jusqu'à l'été 1954.

école Antonini

  Sur cette photo (dont on excusera la mauvaise qualité), publiée en octobre 2007 dans le journal "L'Info U Pighjolu", Jojo ANTONINI pose avec, au premier plan, François PINELLI, Marie BATTESTI, Ernestine MALACETTI et Mélanie PASSONI, et au second plan, Toussaint COLONNA, Antoine SECCHI et Jacques DEFRANCHI.

 

Après son départ pour Paris, il fut remplacé par Angèle POMPEANI, originaire d'Alata et épouse d'un Poggiolais, Jean-Baptiste COLONNA, plus connu sous le pseudonyme de Nini.

école Pompeani

Sur cette photo, prise sur la place Inghjo et publiée dans le même journal cité plus haut, Angèle POMPEANI est entourée par, de gauche à droite, Jean-Marc TRAMINI, Guy TRAMINI, Jean-Martin PINELLI, Germaine SICCHI, Noël SICCHI, Jean-Marie PASSONI et Rita PINELLI.

 

Il y eut ensuite Paul COLONNA (de Vico).

Le Poggiolais Xavier PAOLI effectua, en 1960-1961, un remplacement de presque toute l'année scolaire. Rappelons que Xavier, qui a amassé une abondante documentation, est actuellement la véritable mémoire du village (on lui doit le résumé historique qui est consultable ICI).

Judith OTTAVI, elle aussi originaire de Soccia, fut d'abord institutrice à Guagno-les-Bains (car ce village avait aussi une école!) de 1958 à 1964. Avant elle, la station thermale avait vu se succéder Mademoiselle LECA puis, en 1957-1958, le Poggiolais Louis DEMARTINI.

Pour 1964-1965, Pascal MINICONI prit sa place à Guagno-les-Bains tandis que Judith était nommée à Poggiolo. Ce fut la dernière année pour ces deux écoles, fermées par l'administration pour effectifs insuffisants.

 

P1864-copie-1.jpg

Judith fut ensuite institutrice dans son village de Soccia jusqu'en 1970. Après son mariage avec Dominique POLI, elle partit pour l'Essonne et y accomplit le reste de sa carrière jusqu'à sa retraite en 1997. Judith (photo ci-contre, prise en juillet 2009) reste maintenant toute l'année à Soccia. Mais cette retraite n'est pas inactive. Elle joue un rôle important dans les activités paroissiales et municipales. Son dynamisme naturel s'exerce aussi bien pour le catéchisme que pour l'animation liturgique.

 

L'école, élément essentiel de la vie d'un village, n'est plus là. Il ne sert à rien de la regretter. Il est important de garder dans son cœur l'attachement à ses racines, et il est encore plus important de continuer chaque jour à faire vivre concrètement le village.

 

 

N. B.:

1 - Cet article, composé à partir de conversations et sans consultations de documents, comporte peut-être des erreurs ou approximations. Nos lecteurs ne doivent pas hésiter à les signaler.

2 - De même, si certains anciens élèves veulent faire part de quelques souvenirs d'école, ce blog leur est ouvert.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:25

    Comme partout, le temps du cheval (évoqué dans l'article précédent) laissa la place à l'époque de l'automobile.

    Les routes étant particulièrement difficiles (elles feront l'objet d'articles dans ce blog plus tard), les voitures à moteur à explosion se montrèrent très tardivement à Sorru in Sù. Certains prétendent que la première venue d'un véhicule de ce type daterait de la campagne électorale de 1921 où François COTY serait venu ainsi, mais ils se basent sur des témoignages oraux confus.

    En réalité, les progrès techniques permirent d'utiliser, au moins jusqu'à Vico, la traction automobile pour les transports en commun avant même la première guerre mondiale.

   Le quotidien "La Croix" du 14 novembre 1902 publia, sous le titre "CORSE - Le transport automobile", un article dont voici le texte intégral:

   "Le paquebot Insulaire, courrier d'Ajaccio, a emporté de Marseille trois grandes automobiles appartenant à la Compagnie corse des Messageries automobiles et destinées à desservir les points des arrondissements d'Ajaccio et de Sartène, où ne passe pas encore le chemin de fer.

   Les premières lignes qui seront exploitées sont celles d'Ajaccio  à Vico et d'Ajaccio à Bonifacio par Sartène. Par la suite, d'autres lignes seront créées. La Compagnie corse des Messageries automobiles, qui s'est assuré le transport de la poste, transportera des passagers et des marchandises, rendant ainsi prochaine la disparition des antiques diligences qui aujourd'hui encore assurent en Corse la plupart des services de transport."

sagone-automobile.jpg

 

 

   Mais tout n'alla pas facilement comme l'indique une autre nouvelle parue le 19 mars 1909 dans le même journal:

   "CORSE - Une automobile dans un ravin - L'automobile faisant le service d'Ajaccio à Vico descendait la rampe de Listincone, quand les freins ne fonctionnant plus, le mécanicien ne put rester maître de sa voiture, qui alla buter contre le parapet de la route. Toute la carrosserie se détacha et tomba dans le ravin, entraînant les voyageurs, dont deux furent grièvement blessés."


    La progression du transport automobile n'en fut pas freinée et rendit des services de plus en plus importants. Le "Guide bleu" de 1939 le reconnaît:

   "Comme partout, l'automobile a fait presque disparaître la voiture hippomobile qui n'est plus guère utilisée que pour les petites courses en ville ou aux environs; toutefois les calèches existent encore à Ajaccio et permettent de visiter les environs dans des conditions particulièrement reposantes.

   Le moyen de locomotion indigène c'est le cheval, nous le recommandons aux jeunes touristes. Le cheval corse est une excellente bête, dure à la fatigue et très douce; il a le pied ferme et se dirige très bien dans les sentiers de montagne".

 

   Cet ouvrage signale que des "autobus publics" joignent tous les jours SAGONE à AJACCIO, VICO et GUAGNO. La page 160 ajoute que GUAGNO-LES-BAINS est accessible par "autos et calèche à VICO à l'arrivée de l'autobus tous les jours pendant la saison".


   L'importance des transports en commun suscita la cupidité du banditisme local, notamment de SPADA et de CAVIGLIOLI, ce qui sera décrit bientôt, à l'occasion du rappel des événements de 1931.

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:59

La situation sécuritaire à Marseille a été jugé très grave par le Président de la République  qui a décidé de changer le préfet de police et d'augmenter les effectifs policiers. dans les Bouches-du-Rhône. Le déclencheur a été l'affaire d'un parking qui était tombé aux mains d'un groupe de Roms, lesquels rackettaient les automobilistes qui y stationnaient.


Pourtant, rien de bien nouveau: dans notre partie de la Corse, la tranquillité du stationnement et des déplacements a souvent été assurée par les bandits eux-mêmes.

 

BELLACOSCIA ou les frères-bandits

Ce système fut l'objet d'un assez long article dans "LE FIGARO" du 18 mars 1875. Le journaliste Adrien MARX évoque le véritable partage du travail entre les gendarmes et différents "bandits d'honneur". Il termine sur les frères Antoine et Jacques BONELLI dits BELLACOSCIA (ils avaient hérité ce surnom, qui signifie "belle cuisse",  de leur père qui avait eu 24 enfants).

Antoine prit le maquis pour avoir abattu le maire de Bocognano qui avait émis la "prétention" de reprendre les terres communales de la Pentica, vallée granitique enclavée qui lui servit de refuge pendant près de 40 ans. Avec son frère Jacques, il fut l'auteur de nombreux autres meurtres.

Mais, dans le quotidien parisien, on trouve un véritable panégyrique.

"Les frères-bandits ont les mains pures de tout acte de pillage. Ils "détournent" un gendarme de sa caserne, mais ils ne détourneraient pas un sou d'un coffre-fort. Ils font mieux. C'est eux qui se sont chargés de la police des grandes routes du canton de SOCCIA; on leur doit la mise en déroute d'une bande de fripons qui se disposaient à attaquer une patache."

 

Il était alors de bon ton dans certains milieux intellectuels d'admirer "la féroce odyssée de ces héros de broussailles", ainsi que l'écrit encore Adrien MARX.Bellacoscia capitule

Antoine BONELLI se livra de lui-même aux gendarmes, en 1892 (17 ans après cet article!), ce que montre l'image du supplément illustré du "PETIT JOURNAL" reproduite ci-contre.

Acquitté grâce à la prescription de ses crimes, mais relégué à Marseille, il ne tarda pas à rentrer en Corse, dans son village de Bocognano où il devint marguillier (membre du conseil de fabrique d'une paroisse).
Son frère Jacques décédera d'une congestion pulmonaire dans le maquis.

 

 

Le bandit et l'avocat
Mais le contrôle sur la circulation exista encore longtemps.

"LA CROIX" publia, le 12 novembre 1931, un article non signé intitulé "Le bandit et l'avocat". On peut y lire notamment:

"Me MORO de GIAFFERI, le célèbre avocat parisien, qui est d'origine corse, passait en auto, l'été dernier, dans la région de VICO, lorsqu'il fut arrêté, raconte un de nos confrères, par BARTOLI et sa bande; la situation était grave et les personnes qui accompagnaient le brillant avocat n'étaient pas très rassurées. Celui-ci ne perdit pas son sang-froid. Il tendit sa carte au chef des bandits. Revirement immédiat de BARTOLI qui, se découvrant, proposa à MORO de l'accompagner pour lui servir de garde du corps.

"Les routes ne sont pas assez sûres pour que je vous laisse circuler seul", ajouta-t-il..."

Moro-Giafferi

Vincent de MORO-GIAFFERI était un avocat célèbre qui fut aussi député de Corse de 1919 à 1928 (voir ICI) et de la Seine sous la Quatrième République (voir LÀ).

 

 

La publication de cette histoire venait alors que le cadavre de Joseph BARTOLI avait été découvert six jours auparavant, le 6 novembre 1931, en bordure de la route du Col de Verde, dans la forêt de Marmano. Originaire de PALNECA, il opérait d'ordinaire dans le TARAVO, bien plus au Sud que VICO.


Mais cette anecdote fut le chant du cygne de cette sorte de banditisme car l'expédition militaro-policière, commencée le 8 novembre 1931, épura complètement le maquis.

Une série d'articles sera consacré dans quelque temps sur ce blog à cette vaste opération, à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire (d'autant plus que notre commune y joua un rôle important).


Depuis, il n'existe plus de soucis car nous n'avons plus, paraît-il, que des gens honnêtes!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


 

Moro-Giafferi biographie

PS: pour plus de renseignements sur la carrière de MORO-GIAFFERI, on peut se reporter à la biographie qui vient de paraître aux éditions ALBIANA, sous la signature de Dominique LANZALAVI.

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:34

Autrefois, pour le farniente, si l'on ne s'appuyait pas sur le mur de la maison MARTINI, on s'asseyait tout simplement dans la Stretta, juste au-dessus de la route. Les adultes s'y mettaient plus volontiers que les jeunes, comme le montre cette autre photo de Jacques-Antoine MARTINI, prise vraisemblablement le même jour de l'été 1968 que la précédente.

Mais, à part Pierrot PIETRI qui est tout à fait à gauche, les autres Poggiolais visibles ici (et qui avaient tous une forte personnalité) nous ont, hélas, tous quittés.


sieste stretta

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 19:15

Pendant de nombreuses années, et notamment dans les années 1960 et 1970, le croisement de la Stretta (la rue qui va du haut au bas du village) et de la route était un lieu de rendez-vous important pour les Poggiolais. Les jeunes appréciaient plus particulièrement les marches qui étaient derrière la maison MARTINI et le petit coin formé entre celles-ci et le muret avec grillage du jardin. On pouvait y parler, s'amuser et on pouvait même y somnoler quand il faisait chaud.

C'est cette dernière solution qui a été adoptée par Christian PINELLI sur cette photo prise par Jacques-Antoine MARTINI en 1968. Au centre, regardant Christian, on peut voir les cheveux de Joël CALDERONI. A gauche, Michel FRANCESCHETTI examine un paquet de cigarettes, bien qu'il n'ait jamais fumé.


sieste Xavière 

 

Dans la vidéothèque poggiolaise, le film "Les marches de Xavière" évoque l'importance géostratégique et sociale de cet endroit. Il est à voir ci-dessous.

 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:01

 Alors que démarraient plusieurs associations (voir article précédent), un pari audacieux fut lancé: faire paraître un journal poggiolais.

Le 17 février 2007, paraissait "L'INFO, U PIGHJOLU". Consacré entièrement aux nouvelles concernant l'activité de POGGIOLO et de GUAGNO-LES-BAINS, ce mensuel essaiera "pour tous les Poggiolais d'être un véhicule de communication", est-il écrit dans l'éditorial qui ajoute que "le journal avec votre aide sera le magazine libre, coloré avec les échos de Poggiolo et ses alentours". Sa devise, visible sur la première page, était: "Dui "Puttaghji" chi facenu campà u nostru paese".

Cette publication avait belle allure: de format A4, avec des couleurs et de nombreuses photos, avec six pages pour le premier numéro (et passant à douze pages dès le second).

La mise en page faisait moderne et dynamique. Son adresse était fixée à la bibliothèque du village.

Il est possible de lire le journal en cliquant sur les photos de cet article.

 

l'Info 1

 

Les concepteurs et rédacteurs formaient un collectif dont les membres furent révélés dans le troisième numéro:

Laurine CASANOVA, Jean-Martin FRANCESCHETTI, Jean-Baptiste PAOLI, Marie-Ange PAOLI, Xavier PAOLI, Jean-Martin PINELLI et Jean-Silius PAOLI. D'autres signatures comme Hélène et Philippe DUBREUIL se trouvèrent à l'occasion.

Il eut rapidement un grand succès. Sa présentation y était pour quelque chose mais, surtout, il correspondait bien au souci des Poggiolais résidents ou d'origine d'avoir des nouvelles du village et de conserver un lien entre eux.

l'Info 3l'Info 7

Chaque numéro donnait la liste des nouvelles du mois écoulé, les activités sportives ou religieuses, les naissances et les décès...

l'Info 6JPG

Il présentait aussi des figures ou des familles poggiolaises.

l'Info 5

Des études historiques de Xavier PAOLI de grande qualité voisinaient avec des photos tirées d'archives familiales.

l'Info 2

Il y avait des récits de souvenirs personnels. Certains articles étaient rédigés en langue corse.

l'Info 4

"L'INFO" annonçait un tirage de 120 exemplaires qui étaient distribés gratuitement par portage à domicile à Poggiolo ou par voie postale pour les personnes habitant hors du canton. Et c'est là que résidèrent les difficultés. Les abonnés étaient simplement invités à fournir douze timbres pour l'année.

Le principal animateur de l'entreprise avait oublié (mais il est vrai qu'il est coutumier du fait) que, même si l'on fait le choix de la gratuité, il y a quand même toujours quelque chose à payer, surtout quand on veut une belle présentation. L'association artistique et culturelle de Sorro in Sù avança les sommes nécessaires pour régler les frais d'impression, en attendant d'hypothétiques subventions qui ne vinrent pas.

Finalement, en mai 2008, le quinzième numéro fut le dernier. L'expérience s'arrêta mais la collection montre ce qu'a été la vie de Poggiolo durant ces quinze mois et constitue un fonds d'archive de référence. La collection est à conserver et à lire. Elle est consultable à la bibliothèque du village.


NOTA BENE:

"L'INFO" avait un courrier des lecteurs. Dans le numéro 5, une lectrice de Montpellier suggéra: "Peut-être bientôt un site internet?". C'est cette idée qui se concrétisa en mars 2009 par le démarrage du blog des Poggiolais, que vous lisez maintenant. Merci à la Poggiolaise Montpelliéraine!

 

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Pour voir la série des articles sur "les Poggiolais ont de l'initiative", cliquez sur leurs titres
1: la nouveauté de 1924
2: la liste des Poggiolais actifs
3: l'empire sahélien des Sorrinesi
4: le bagne présent à Poggiolo
5: un feu de paille?
6: la Montagne

7: le foisonnement des associations

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 19:01

    La (courte) expérience du Syndicat d'Initiative de POGGIOLO (1) a rapidement été oubliée. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle tentative d'union des bonnes volontés prit forme pour dynamiser le village. 

    Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968.

    Les principaux animateurs en furent Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.

    L'association, conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975. Elle prit le nom de "ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM".

    Elle eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler des voitures ainsi décorées.


 

ASM 3 

 

 

    Bien évidemment, des cotisations furent demandées et des cartes de membres furent distribuées dans les familles de Poggiolais.

 

ASM Quairé

 

ASM 2

 

    Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.

    Il se fit en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.Nicolas Pinelli jeune

    L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas PINELLI (photo ci-contre) interpréta deux ou trois chansons. La fête dura toute la nuit.

Ce blog serait heureux de publier des photos de cet événement, si certains de nos lecteurs en ont gardé.

    L'ASM avait l'atout d'être formée par des jeunes adultes qui formaient depuis longtemps un groupe homogène. Elle continua deux ou trois ans mais finit par être mise en sommeil car ses animateurs étaient dispersés entre Corse et continent et car ils commenèrent à s'installer dans leur vie conjugale ou professionnelle.

    Les Poggiolais étant obstinés dans leur attachement au  village, une autre initiative eut lieu vingt-cinq ans plus tard (voir ICI).

 

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(1) voir les articles sur le syndicat d'initiative:

1: la nouveauté de 1924

2: la liste des Poggiolais actifs

3: l'empire sahélien des Sorrinesi

4: le bagne présent à Poggiolo

5: un feu de paille?

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 19:09

    Le Syndicat d'Initiative de Poggiolo qui a été fondé en 1924 a été complètement effacé des mémoires et des archives familiales.

    Les quelques documents découverts récemment SI carnetdonnent un portrait d'une partie des Poggiolais de l'époque (voir articles du 15 juin et du 21 juin 2010). Ils ont permis de découvrir l'implantation sorrinese en Tunisie (article du 3 juillet 2010) et les talents des peintres-bagnards (article du 18 juillet 2010).

    Ils ne permettent cependant pas de savoir quelles activités ont été réellement organisées par cette association.

    Le carnet des cotisations, document essentiel,  découvert par la famille BARTOLI-CHABROLLE, permet de faire quelques constatations.


    Le nombre d'adhérents a rapidement décliné.

    Les premières cotisations ont été recueillies le 26 février 1924, dès la publication de l'association au Journal Officiel: ce furent celles de François MARTINI, Bernard PAOLI et Jean Noël PINELLI (trésorier). Il y eut 41 adhérents cette année-là. Mais le nombre dégringola à 25 en 1925, à 23 en 1926 et seulement à 12 en 1927 (parmi lesquels 8 survivants de la première année).

    Cette chute est bien le signe d'une désillusion. Des dissensions se seraient-elles produites? Pourtant, toutes les familles poggiolaises étaient représentées (La liste complète des adhérents du Syndicat d'Initiative est disponible à l'adresse:

     http://img704.imageshack.us/img704/2968/siliste.jpg).

    Le Syndicat d'Initiative avait l'appui de la municipalité puisque le maire Jean-François SI-statutsCECCALDI et son premier adjoint Antoine François DESANTI en étaient membres.  

    Plus vraisemblablement, le problème a dû venir de la difficulté à faire fonctionner une association avec des membres géographiquement très éparpillés et ne pouvant se retrouver que l'été (juillet et août rassemblent la moitié des cotisations perçues en 1924). Dans le bureau d'origine, seulement deux des sept membres vivaient en Corse. Par ailleurs, on a déjà remarqué, dans le premier article de cette série, que les documents de l'association avaient été imprimés à Bône en Algérie.


Si des lecteurs de ce blog ont d'autres renseignements sur cette association feu de paille, leur aide sera bienvenue.


    L'exemple de ce Syndicat d'Initiative ne fut cependant pas totalement perdu car une autre génération poggiolaise fit une nouvelle tentative un demi-siècle plus tard. Ce sera l'objet d'un prochain article.


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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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