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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:00
Du nouveau dans les aventures des baignoires

Les baignoires en marbre des thermes de Guagno-les-Bains ont connu une histoire assez compliquée et ont parfois été déplacées. Plusieurs articles de ce blog ont raconté certaines de leurs péripéties.

Mais un fait peu connu jusque-là se trouve dans l’excellent ouvrage «Vico-Sagone-Regards sur une terre et des hommes» publié cet été.

Du nouveau dans les aventures des baignoires

Le chapitre intitulé «A propos de la santé à Vico», écrit par le docteur Bernard ALLIEZ, consacré cinq pages aux «anciens bains de Vico au hameau de Guagno-les-Bains sur la commune de Poggiolo» :

«Quelques mois plus tard (après l’attaque de l’établissement de bains par le bandit CAVIGLIOLI le 17 août 1931), la concession (alors confiée à Michel SIMONGIOVANNI) sera reprise par Jean PAPADACCI qui s’associera en 1935 avec son gendre Philippe GERONIMI (Filippu). (…)

A cette époque, le bâtiment possédait trois niveaux. Au rez-de-chaussée, (…) les curistes avaient à leur disposition une vingtaine de magnifiques baignoires en marbre et un bain de vapeur destiné aux cures d’amaigrissement. Les célèbres baignoires en marbre qui dataient sans doute du Second Empire et avaient probablement été conçues pour la réfection des thermes de 1850, ne parvinrent pourtant à Guagno-les-Bains que dans les années 1930.

C’est Jean PAPADACCI qui les récupéra dans les sous-sols de la préfecture d’Ajaccio où elles avaient été entreposées pendant des décennies pour des raisons que nous ignorons encore». (pages 347 et 348)

 

Donc, ces fameuses baignoires ne sont pas arrivées à Guagno-les-Bains avant 1935. Bien évidemment, contrairement à la légende, l’impératrice Eugénie n’a jamais pu y prendre de bain.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:08

Le four présenté dans l’article intitulé "Le four oublié" est celui de la maison de la Pisciata.

La maison oubliée
La maison oubliée

Ces deux constructions existent bien dans le village de Poggiolo mais sont très peu connues.

Sur la photo aérienne ci-dessous (extraite de Google), le cercle bleu entoure la maison et le four.

Il est possible d'agrandir ces images en cliquant sur elles.

La maison oubliée

Ces maisons semblent perdues en pleine zone d’arbres et de broussailles. Pourtant, placées entre le cimetière (à côté de l’église cerclée de noir) et la route d’Orto, elles ne sont pas très éloignées des premières habitations du village.

Cette zone s’appelle Pisciata. Elle était bien nommée et représentée sur le cadastre de 1857.

La maison oubliée

Comme sur la photo d’aujourd’hui, l’église St Siméon a été distinguée par un trait noir. La maison est en bleu. Le four, qui était plus visible autrefois, est dans un cercle rouge.

Le plan cadastral permet d’apprendre que Pisciata était le nom d’un ruisseau qui passait en dessous de la maison. Il rejoignait un autre cours d’eau dit Calonica partant approximativement de l’endroit où se trouve maintenant la station de pompage.

Pour s'y rendre, le chemin est difficile à trouver. Une fois les broussailles écartées, la façade de la maison s’offre au visiteur.

La maison oubliée

Ce côté, qui est face au sud, présente deux portes en rez-de-chaussée et trois fenêtres en étage. L’autre côté, orienté au nord, n’a qu’une ouverture.

La maison oubliée

Les murs ont été construits avec des pierres semblables aux autres maisons du village. On peut remarquer la grosseur du linteau. Près de la porte, une niche a été creusée et un anneau est encore fixé au mur.

La maison oubliée

Si les murs paraissent toujours solides, le toit a en partie disparu, surtout dans la partie ouest comme le montre la photo aérienne, et la charpente s’est écroulée ou a été envahie par les ronces.

La maison oubliée
La maison oubliée
La maison oubliée

Pourtant, cette ferme était autrefois le centre d’une assez grande exploitation.

Il semblerait que le dernier agriculteur à l’avoir mise en valeur ait été Pascal “Ignace” MARTINI dit «Calzitone», né le 28 janvier 1869 et décédé le 15 avril 1945 à Poggiolo. Il n’eut pas d’enfant et ses trois frères (Dominique Marie dit Picciatinu, “Jules” François et Toussaint) s’étaient installés en Algérie.

La maison fut donc abandonnée et la végétation la fit disparaître peu à peu. Et elle fut oubliée.

Sic transit gloria mundi.

La maison oubliée

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Photos Michel Franceschetti

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 18:09

Patricia BAUDOUX continue à faire connaître la chanson corse sur internet et sur les ondes avec ses émissions "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états" et "Canti sacri di Corsica" sur Facebook (https://www.facebook.com/corsicalemission/?fref=ts) et sur le blog http://corsicacanalbleucorreze.skyrock.com/.

A l'occasion du souvenir de l'armistice du 11 novembre 1918, elle a publié dimanche 13 un bon choix de chants en rapport avec la première guerre mondiale. En voici la liste:

Corsica; Petru Guelfucci; Corsica

Verdun; Jacques Culioli; L'Ossi del Mondu 

Altru sirinatu;  Alemania 14-18

Triste duo; Xinarca; Curemonte; juillet 2010

Sanctus; Chjami Aghjalesi; Cantu Sacru

Ai Maria; Filu d'Amparera; Incanti di Natali

Un omu in Verdun; Christophe Mondoloni; Cresce

Tù babbu in 18; Surghjenti; La source

Stella di ghjornu; Isulatine; Sumena Amore

Entre Corse et Continent; Edgard Julius; Compil

U Focu; Ange Lanzalavi Trio; Dulcezza

U ritrattu; Maryse Nicolai; Anthologie chanson corse vol 4

Paghjella madrigalesca; Madricale; Sempre fidi

A core strintu; Orizonte; Ritruvassi

Chemin Des Dames; Alte Voce; Chants Et Polyphonies Corses

Lettera a mamma; Terra; Les secrets d'une terre

Ciucciarella (variations); A Vuciata; Canti di Natale

Dio VI Salvi Regina; I Muvrini; Pulifunie

Une semaine plus tôt, l'émission 421 du 6 novembre 2016 contenait l'interview exclusive du groupe Surghjenti à l'occasion de sa venue à Objat (Corrèze) le 16 octobre dernier pour un concert à l'invitation de l'association Corsica Aldilà.

I Surghjenti à Objat.

I Surghjenti à Objat.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:02

Depuis vingt-cinq ans, le Comité du Vieux Marseille (association de défense et de valorisation du patrimoine marseillais) organise en novembre le Carré des Ecrivains qui réunit les auteurs ayant écrit sur Marseille. Le samedi 19 novembre, ils seront près de 150 à dédicacer leurs œuvres au Centre Bourse.

Pendant les dix jours précédents, une exposition est installée dans le hall de ce centre commercial. Marseille ayant été choisie comme «capitale européenne du sport» pour 2017, le thème décliné sur les 17 panneaux est «Marseille ville sportive: histoires des lieux et des hommes». 

Un visage connu dans les Deux Sorru se retrouve sur deux panneaux: celui de Jean-Martin FRANCESCHETTI.

 

Il n’y a là rien de bien étonnant car ce Poggiolais né en 1925 à Marseille et décédé en 2013 à Poggiolo fut un personnage important des activités sportives de la cité phocéenne entre 1950 et 1972. 

Le catalogue de l’exposition le mentionne plusieurs fois pour ses responsabilités au sein des clubs de l’Olympique de Marseille et du CSMT (Cercle Sportif du Ministère du Travail) ainsi que des organisations de handball, volley-ball et athlétisme (il fut président de la Ligue de Provence de ces deux derniers sports), sans oublier les associations d’éducation populaire comme l’UFOLEP et les clubs Léo LAGRANGE.

 
Equipe de handball de l'OM (1954-1955).

Equipe de handball de l'OM (1954-1955).

Un article particulier est consacré aux mésaventures de la piste d’athlétisme du Stade Vélodrome que Jean-Martin FRANCESCHETTI avait voulu promouvoir avant que le football monopolise ce lieu.

Inauguration de la piste d’athlétisme le 30 septembre 1967. De gauche à droite: Jean-Martin FRANCESCHETTI, Roger LEBERT (adjoint aux sports), Gaston DEFFERRE (député-maire), Jacques RASTOIN (premier adjoint).

Inauguration de la piste d’athlétisme le 30 septembre 1967. De gauche à droite: Jean-Martin FRANCESCHETTI, Roger LEBERT (adjoint aux sports), Gaston DEFFERRE (député-maire), Jacques RASTOIN (premier adjoint).

Plus administrateur et gestionnaire qu’athlète proprement dit, il excellait dans les relations publiques pour faire connaître les différents sports.

 

La lecture de ce catalogue de 126 pages est particulièrement conseillée, d’autant plus qu’il contient également une page d’interview de Daniel COSTANTINI, le grand joueur de hand qui entraîna l’équipe de France et l’amena au titre mondial en 1995 et en 2001. La mère de Daniel COSTANTINI était originaire de Vico.

 
Jean-Martin Franceschetti et les sports

Le catalogue «Marseille ville sportive: histoires des lieux et des hommes» est en vente jusqu’au 19 novembre auprès du stand du Comité du Vieux Marseille dans le Centre Bourse. 

Il peut être commandé au siège du Comité: 21 bd Longchamp, 13001 Marseille. 

Tel: 04-91-62-11-15. Courriel: contact@comiteduvieuxmarseille.net

Prix de vente: 13 euros + 7 euros de frais d’envoi.

 
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:00

 D’abord unité religieuse, la pieve fut rapidement, notamment sous la domination génoise, une unité administrative. Elle avait surtout une grande unité géographique.

UNITÉ GÉOGRAPHIQUE

Sorru in sù correspond au haut bassin du Liamone, c’est-à-dire le territoire placé à l’intérieur des terres, au-delà du col de Sorru et jusqu’aux montagnes environnantes. Cette situation est bien présentée par la carte publiée en page 14 du remarquable ouvrage «Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes» (éditions Piazzola).

 

 

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

Depuis le col de Sorru, la limite de la pieve remonte le cours du Liamone vers le nordjusqu’au lac de Ninu, puis passe vers le sud-est entre la montagne de la Cimatella et le plateau de Camputile pour atteindre les premiers contreforts du Monte Ritondu. De là, la frontière est constituée par les hauteurs de la vallée du Fiume Grosso: Tritorre, Ciarbellu et Libbiu. La cohérence de l’ensemble est évidente si l’on regarde une carte du relief de cette zone. 

Cette pieve est restée immuable pendant les siècles génois. La «Carte militaire de l'isle de Corse où sont marquées toutes les paroisses et tous les principaux hameaux de chaque pieve / rectifiée en l'année 1740, suivant les ordres de Monsieur le marquis de Maillebois» (chef du détachement français qui venait d’intervenir en Corse) montre que le nom de la pieve était bien connu. Par contre, on peut remarquer quelques incertitudes sur l’emplacement exact de Soccia et Pogiola (!), l’oubli d’Orto et la désignation du lac de Creno comme source du Liamone.

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

DES INSTITUTIONS QUI FONCTIONNENT

Les institutions locales instaurées par les Génois en 1571 fonctionnèrent assez régulièrement.

Les premières élections de podestat et de pères du commun connues à Soccia sont relatées par Jean-Baptiste PAOLI dans son étude «Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud». Elles eurent lieu dans l’église paroissiale le jeudi 5 août 1773. Teodoro POLI fut proclamé podestat.

Dans l’"Histoire de l'éducation en Corse" publiée aux éditions Albiana sous la direction de Jacques FUSINA, le chapitre sur "La Corse du début des Temps Modernes à la Révolution française", dû à Antoine Laurent SERPENTINI, nous apprend que, en avril 1783, Francesco FRANCESCHETTI était Podestat de Poggiolo tandis que les padre del comune se nommaient Gio-Stefano PINELLI et Paolo MARTINI.

Les assemblées de la pieve se tenaient à Poggiolo, siège de l’église piévane, avant de présenter des doléances au luogotenente (lieutenant) génois de Vico.

Quant fut créé le royaume anglo-corse (1794-1796), chaque pieve était représentée par deux députés. Pour Sorru in sù, les élus furent le même Francesco FRANCESCHETTI (1750-1818) avec Filippo LECA.

LA CENTRALISATION SOCCIAISE

La remise en ordre napoléonienne, continuant les lois de la Révolution, remplaça les pieve par les cantons. Souvent, ce fut un simple changement de nom. Notre pieve devint le canton de Soccia, du nom de la commune qui devint le chef-lieu. Son territoire fut pratiquement le même. Une fois réglées les contestations entre villages, les limites furent repérées et balisées. Ainsi, comme, en venant de Murzo, la commune de Poggiolo ne commence que dans la descente du col, au pont de Riosecco, le canton ne débute plus au point le plus élevé de Sorru.

Le canton était représenté au Conseil général du département par un conseiller général, nommé puis élu.

Soccia bénéficia des administrations attribuées au chef-lieu: brigade de gendarmerie et justice de paix par exemple. Elle était également la résidence du curé de la paroisse. Le Concordat signé avec le pape en 1801 (et surtout les Articles Organiques ajoutés par Napoléon) calquait la carte paroissiale sur celle des cantons. Les églises de Poggiolo, Orto et Guagno étaient des succursales occupées par des desservants dont le traitement versé par l’Etat n’avait pas le même niveau que celui du curé de la capitale cantonale.

En 1973, la réforme des cantons divisa par deux le nombre de cantons en Corse. Accolés, le canton de Soccia forma avec celui de Vico le nouveau canton des Deux-Sorru.

Depuis 2014, un nouvel agrandissement décida de former le Canton de Sevi-Sorru-Cinarca.

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

La désertification des villages a facilité la création d’un ensemble mélant, malgré la diversité de leur géographie, plusieurs anciennes pieves.

Mais on continue à avoir le sentiment d’être, au-delà de Sorru, dans une zone particulière. Et, si le terme de Sorru in sù est peu employé, on parle toujours du haut canton.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 18:00

Celine Alfonsi a envoyé un commentaire à l'article du 27 août sur Les autocars d’antan (2/2)

Elle apporte un complément important aux renseignements qui avaient été publiés:

 

"J'ai lu avec intérêt la rubrique concernant le transport de voyageurs Soccia - Ajaccio effectué par Dominique Antoine Ottavy dit Tramontero. Je voudrais ajouter que mon grand-père Jean Antonini et son frère Louis par la suite ont aussi assuré le même service avec le transport du courrier pendant des années, et c'est vraiment dommage de passer sous silence une figure aussi attachante et populaire qu'était mon grand-père Jean Di Ghjacumu".

Le transport du courrier par Jean Di Ghjacumu
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:06

En cette période de rentrée scolaire, les parents espèrent que leurs enfants vont bien travailler et apprendre beaucoup de choses. Il est courant que, le soir, l’enfant ait droit à cette question: «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ?». Le chanteur Graeme ALLWRIGHT en avait fait le thème d’une chanson : «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, mon fils ?» (voir la vidéo en dessous de cet article).. 

 

Si cette question avait été posée à Marie, voici plus d’un siècle, la réponse nous aurait été fournie de façon très concrète, sous la forme de cette splendide broderie dont la photo a été envoyée par Philippe PRINCE que nous remercions vivement.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Le 30 mai 1904, vers la fin de l’année scolaire, Marie DEMARTINI avait inscrit à l’aiguille toutes les lettres de l’alphabet, avec trois écritures différentes, et les dix chiffres. Le canevas était décoré avec des fleurs, un bateau et un oiseau, en utilisant des fils de couleurs différentes. On peut imaginer que le nombre d’heures nécessaires pour réaliser ce chef-d’œuvre fut considérable.

 

Le plus extraordinaire pour nous qui sommes au XXIème siècle est que cet ouvrage a été réalisé dans le cadre scolaire. D’ailleurs, il est bien signé «Demartini Marie élève de l’école de Poggiolo». Les programmes scolaires de 1882 avaient prévu des cours de couture pour les filles (cours qui restèrent en place jusque dans les années 1960) alors que les garçons avaient droit aux exercices militaires. Marie a montré ainsi qu’elle avait bien appris à l’école.

 

Egalement étonnant est l’âge de cette élève quand elle réalisa ce travail: Marie avait alors onze ans et demi ! Elle était née à Poggiolo le 9 octobre 1892.  La fin de l’obligation scolaire étant alors fixée à treize ans, elle était bien toujours écolière.

 

Elle se nommait exactement Marie Dominique DEMARTINI. Elle est présente sur la photo des écoliers de Poggiolo en 1900 déjà publiée ici le 9 septembre 2010 sous le titre: La cent dixième rentrée scolaire.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Marie est dans la rangée du fond, la sixième à partir de la gauche.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Elle était la fille de François Antoine DEMARTINI et de son épouse Marie Graziosa née DESANTI. Elle se maria le 29 avril 1921 avec Félix Antoine DESANTI, ce qui lui valut le surnom de «Marie de Félix-Antoine» qu’elle garda jusqu’à son décès le 25 juin 1979. Le couple habitait au village près de l’actuelle mairie, dans ce qui est devenu la maison DESANTI-PELÉ.

 

La photo suivante de "Marie de Félix-Antoine" est une copie d’image d’un film de vacances tourné le 15 août 1965. On voudra donc en excuser la mauvaise qualité mais elle ravivera des souvenirs chez ceux qui fréquentaient Poggiolo à cette époque.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Merci Marie d’avoir montré ce que tu avais appris à l’école de Poggiolo !

 

Une suggestion: cette broderie n’est pas la seule à avoir été réalisée autrefois. Certaines familles n’en auraient-elles pas dans leurs malles de grenier ? Il serait sympathique de pouvoir les faire connaître.

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Encore une fois, tous nos remerciements à Pierre LECCIA dont les recherches publiées sur Geneanet permettent de retrouver facilement les identités et les liens familiaux des Poggiolais d’autrefois.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:55

L’article précédent a montré que les transports automobiles entre Ajaccio et Vico ont commencé tôt. Mais qu’en fut-il des relations avec le haut-canton ?

Un témoignage important a été publié en avril 2005 dans le bulletin inter-paroissial «Inseme». François Ottavi, de Soccia, y racontait comment sa famille a assuré les transports en commun de Sorru in Sù pendant des dizaines d’années.

«A partir de l'année 1902, mon arrière-grand-père, Simon Ottavi (1853-1950), quitte ses brebis et ses chèvres pour assurer le service postal et voyageurs de Soccia à Vico.

Son fils, mon grand-père Jean Toussaint Ottavi (1882-1960), dit "Tramuntero", après avoir assuré un service de "carri", c'est-à-dire avoir effectué le transport de marchandises avec des camions à traction animale, acheta sa première voiture à moteur en 1927. Il avait appris à conduire à l'armée, mais, pour se refaire la main, il engagea initialement un jeune chauffeur de Murzu, Migaellu Astolfi.

Mon grand-père, épaulé par ses fils Simon, Dominique-Antoine et Ange, assura un transport quotidien Soccia-Ajaccio et une liaison régulière Soccia-Vico. A cette époque, vu l'état des routes, des matériels, mais aussi les aléas: crevaisons multiples où il fallait réparer soi-même, nombreux bars et pas de contrôle d'alcoolémie! le temps du trajet était pour le moins variable ...

Après la guerre, à la fin des années quarante, c'est mon père Dominique-Antoine (1912-1996) qui assura ce service public jusqu'au début des années 80. C'est lui qui, le premier, a imposé des horaires précis et réguliers: départ de Soccia longtemps à 5 heures 30, puis à 6 heures, départ d'Ajaccio à 16 heures. Mon oncle, Toussaint Antonini, beau-frère et associé de mon père, a, durant les trente dernières années, tous les jours sauf le dimanche conduit le car qui effectuait la liaison Soccia-Ajaccio-Soccia. Il a ainsi effectué plus d’un million 400.000 km sur des routes que chacun a connues... pittoresques mais, oh combien!, tortueuses.»

 

Voici le véhicule qui était utilisé dans les années de l’immédiat après-guerre, photographié devant l’établissement de Guagno-les-Bains.

Les autocars d’antan (2/2)

La photo suivante montre ce car au même endroit en août 1950. Entre lui et, au premier plan, Guy et Jean-Marc TRAMINI, il est possible de se rendre compte que la chaussée était constituée d’une sorte de macadam empierré.

Les autocars d’antan (2/2)

L’état de la route est un peu plus visible sur cette photo où Guy, seul, est assis à l’emplacement actuel de l’entrée de l’ex-Hôtel des Thermes.

Les autocars d’antan (2/2)

Le revêtement en goudron fut posé en 1952.

Dans les années 1960, le car de Dominique-Antoine fut célèbre par sa longévité. Chaque fin de journée, l’été, un petit public attendait au bord de la route aux arrêts des Bains, de Poggiolo ou de Soccia afin de guetter qui venait du Continent pour passer ses vacances. Il était très pratique pour les jeunes qui avaient pu se rendre à la plage de Sagone en auto-stop et qui guettaient son passage au Grand Large ou au Santana pour remonter au village pour un prix modique. Et oui, la voiture automobile était une denrée rare !

Les autocars d’antan (2/2)

Maintenant, aucune ligne régulière ne joint Sorru in Sù au reste du monde. Seuls, les autocars Roger Ceccaldi passent quotidiennement par Vico pour se diriger vers Renno, Cristinacce, Evisa et Marignana.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:00

Les estivants qui viennent dans nos villages utilisent surtout des transports individuels.

Autrefois, au XIXème et au début du XXème siècle, il y eut la diligence pour venir d’Ajaccio.

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Les autocars d’antan (1/2)

Des calèches étaient encore utilisées pour aller à Guagno-les-Bains en 1939.

Les débuts des autocars à essence se placent en 1902 comme ces deux articles précédemment parus l’avaient raconté :

http://poggiolo.over-blog.fr/article-du-cheval-au-cheval-vapeur-n-2-83201884.html

 http://poggiolo.over-blog.fr/2014/07/le-drame-en-1914.html

Une ligne quotidienne joignit très tôt Vico et Porto-Ota à Ajaccio.

Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)

Et le car allant jusqu’à Guagno-les-Bains, Poggiolo et Soccia ?

Nous le verrons dans le prochain article.

 

(à suivre)

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 18:00

Lundi 18 juillet à 18 heures, dans le cadre de la soirée d’ouverture du Festival Sorru in Musica, sera présenté à la mairie de Vico l’ouvrage collectif «VICO-SAGONE, REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES» écrit sous la direction de Jean-Laurent ARRIGHI et Francis BERETTI.

 

L’événement ne concerne pas seulement les habitant de Vico mais toutes les personnes originaires des Deux Sorru et, de façon plus générale, tous les passionnés de l’histoire de Corse.

Ainsi, la contribution de Michel FRANCESCHETTI, animateur du Blog des Poggiolais, permet de rappeler le rôle de Jean-François GALLINI au début du XXème siècle en tant que sénateur et conseiller général et son importance pour l’implantation des Corses des Deux Sorru dans la Tunisie du protectorat. 

PARUTION DU LIVRE " VICO SAGONE . REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES "

Voici la présentation écrite par les coordinateurs de l’ouvrage :

"VICO SAGONE. REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES" est une véritable encyclopédie de 660 pages conçue comme un ensemble d’articles inédits rédigés dans l’unique but de permettre une meilleure connaissance de Vico-Sagone dans des domaines aussi variés que l’archéologie, l’histoire, politique, religieuse, médicale, la généalogie mais aussi l’urbanisme, l’art, la littérature, la toponymie ou encore l’héraldique. Ce magnifique livre d’art est la réunion en un seul volume de contributions inédites et indépendantes écrites par dix-huit auteurs portant, chacun dans son domaine, un regard nouveau et éclairé sur notre commune.

Nous les citerons tous par ordre alphabétique :

D’abord, le professeur B. Alliez qui nous propose un regard complet sur la santé à Vico,

 F.-A. Arrighi qui revient sur la riche histoire du Diocèse de Sagone et de la paroisse Santa Maria.

 J.-L. Arrighi nous livre, pour sa part, une dizaine d’articles comprenant à la fois des gros-plans sur l’histoire de Vico depuis l’épopée de Sampieru Corsu jusqu’à la Seconde Guerre mondiale en passant par les Révolutions de Corse, la Révolution française ou la Grande Guerre mais également des visions d’ensemble sur la toponymie, sur l’histoire du pouvoir à Vico ou sur les écrivains et compositeurs qui sont originaires de notre commune.

 F. Beretti, de son côté, éclaire notre compréhension des armoiries modernes de Vico-Sagone alors que J.-D. Beretti nous propose, en trois articles, sa vision de la politique au XIX e siècle, de l’activité sismique à Vico ainsi que le regard porté par un fonctionnaire continental sur le Vico de l’Entre-deux-guerres. M. Biancarelli, dans une enquête passionnante et inédite, dévoile sous nos yeux la véritable généalogie vicolaise du célèbre régicide Joseph Fieschi.

 Avec Ph. Costamagna, elle est également l’auteur d’un article sur les somptueux tableaux de la collection Fesch accrochés dans l'église de Vico dont les vitraux sont, quant à eux, magnifiquement mis en lumière par le regard expert de S. Cueille, Conservateur régional de l’Inventaire général de Corse.

Dans cet ouvrage, M.-T. Dambacher fait également pour nous un gros plan sur l’écrivain Marie Susini alors que le père Doazan nous invite à contempler les plus de cinq cents ans de présence de religieuse au couvent de Vico.

M. Franceschetti nous convie pour sa part à tourner les yeux vers l’Outre-mer en brossant un pan oublié du passé nord-africain de nos concitoyens qui, à l’image de Jean-François Gallini, surnommé « l'empereur du Sahel », s’en allèrent faire de brillantes carrières aux portes du désert.

Si ce sont bien les millénaires que M.-A. Gardella, nous propose de voir défiler dans une vision panoramique du territoire de Vico des origines au Moyen Âge, Daniel Istria, quant à lui, nous invitera à focaliser notre attention sur le centre de pouvoir religieux éphémère que constitua alors le complexe épiscopal Sant'Appianu de Sagone.

Mais comment parler de Vico sans évoquer l’ancienne Signoria da Leca dont elle fut la capitale politique ? J.-M. Rocca, dans un article qu’il lui consacre, conduira notre regard sur la figure incontournable que fut incontestablement pour notre cité le plus grand des seigneurs du Moyen Âge, Jean-Paul de Leca.

Après les tableaux et les vitraux, J. Tristani, spécialiste de l’artiste corse Damaso Maestracci, nous fera découvrir combien notre commune est aussi riche d’un patrimoine artistique sculpté unique avant que J.-P. Mattei, fondateur de la Cinémathèque de Corse, ne nous conte, dans les moindres détails, tous les petits secrets liés à la pratique du septième art dans notre région.

Enfin, notre parcours s’achèvera par deux déambulations raffinées au cœur de notre cité.

Celle proposée par J.-M. Tidori, au cours de laquelle il nous confie sa lecture de la couleur à Vico, précédant la promenade éclairée à laquelle nous convie J.-C. Quinton-Gaffory. C’est à partir de quatorze de ses superbes dessins réalisés à la plume lors de l’un de ses séjours à Vico que le tout nouveau directeur de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles ouvrira nos yeux de néophytes aux secrets des formes architecturales et urbaines de Vico.

Destiné à combler une absence évidente de données publiées sur notre commune, cet ouvrage collectif, en plus de ses textes riches d’informations, d’anecdotes rares et de révélations parfois exceptionnelles, s’embellit, au fil des pages, d’une iconographie considérable et souvent elle-aussi inédite.

Le comité de rédaction de cette somme de connaissances sur Vico-Sagone tient à remercier chaleureusement les éditions Alain Piazzola, la CTC ainsi que la Municipalité de Vico pour l’appui décisif qu’ils lui ont apporté afin de rendre réalisable cet ambitieux projet.

Enfin, le collectif des auteurs tient à remercier la population de Vico et de Sagone pour avoir manifesté un intérêt constant pour cet ouvrage qu’il lui dédie.

 

Vous êtes tous attendus lundi 18 juillet à 18 heures à la mairie de Vico.

 

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Fête de Saint Elisée: messe mardi 29 août à 10h30 à la chapelle.

 

Rentrée des classes:

lundi 4 septembre pour les enseignants

mardi 5 septembre pour les élèves.

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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