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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:00

 D’abord unité religieuse, la pieve fut rapidement, notamment sous la domination génoise, une unité administrative. Elle avait surtout une grande unité géographique.

UNITÉ GÉOGRAPHIQUE

Sorru in sù correspond au haut bassin du Liamone, c’est-à-dire le territoire placé à l’intérieur des terres, au-delà du col de Sorru et jusqu’aux montagnes environnantes. Cette situation est bien présentée par la carte publiée en page 14 du remarquable ouvrage «Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes» (éditions Piazzola).

 

 

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

Depuis le col de Sorru, la limite de la pieve remonte le cours du Liamone vers le nordjusqu’au lac de Ninu, puis passe vers le sud-est entre la montagne de la Cimatella et le plateau de Camputile pour atteindre les premiers contreforts du Monte Ritondu. De là, la frontière est constituée par les hauteurs de la vallée du Fiume Grosso: Tritorre, Ciarbellu et Libbiu. La cohérence de l’ensemble est évidente si l’on regarde une carte du relief de cette zone. 

Cette pieve est restée immuable pendant les siècles génois. La «Carte militaire de l'isle de Corse où sont marquées toutes les paroisses et tous les principaux hameaux de chaque pieve / rectifiée en l'année 1740, suivant les ordres de Monsieur le marquis de Maillebois» (chef du détachement français qui venait d’intervenir en Corse) montre que le nom de la pieve était bien connu. Par contre, on peut remarquer quelques incertitudes sur l’emplacement exact de Soccia et Pogiola (!), l’oubli d’Orto et la désignation du lac de Creno comme source du Liamone.

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

DES INSTITUTIONS QUI FONCTIONNENT

Les institutions locales instaurées par les Génois en 1571 fonctionnèrent assez régulièrement.

Les premières élections de podestat et de pères du commun connues à Soccia sont relatées par Jean-Baptiste PAOLI dans son étude «Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud». Elles eurent lieu dans l’église paroissiale le jeudi 5 août 1773. Teodoro POLI fut proclamé podestat.

Dans l’"Histoire de l'éducation en Corse" publiée aux éditions Albiana sous la direction de Jacques FUSINA, le chapitre sur "La Corse du début des Temps Modernes à la Révolution française", dû à Antoine Laurent SERPENTINI, nous apprend que, en avril 1783, Francesco FRANCESCHETTI était Podestat de Poggiolo tandis que les padre del comune se nommaient Gio-Stefano PINELLI et Paolo MARTINI.

Les assemblées de la pieve se tenaient à Poggiolo, siège de l’église piévane, avant de présenter des doléances au luogotenente (lieutenant) génois de Vico.

Quant fut créé le royaume anglo-corse (1794-1796), chaque pieve était représentée par deux députés. Pour Sorru in sù, les élus furent le même Francesco FRANCESCHETTI (1750-1818) avec Filippo LECA.

LA CENTRALISATION SOCCIAISE

La remise en ordre napoléonienne, continuant les lois de la Révolution, remplaça les pieve par les cantons. Souvent, ce fut un simple changement de nom. Notre pieve devint le canton de Soccia, du nom de la commune qui devint le chef-lieu. Son territoire fut pratiquement le même. Une fois réglées les contestations entre villages, les limites furent repérées et balisées. Ainsi, comme, en venant de Murzo, la commune de Poggiolo ne commence que dans la descente du col, au pont de Riosecco, le canton ne débute plus au point le plus élevé de Sorru.

Le canton était représenté au Conseil général du département par un conseiller général, nommé puis élu.

Soccia bénéficia des administrations attribuées au chef-lieu: brigade de gendarmerie et justice de paix par exemple. Elle était également la résidence du curé de la paroisse. Le Concordat signé avec le pape en 1801 (et surtout les Articles Organiques ajoutés par Napoléon) calquait la carte paroissiale sur celle des cantons. Les églises de Poggiolo, Orto et Guagno étaient des succursales occupées par des desservants dont le traitement versé par l’Etat n’avait pas le même niveau que celui du curé de la capitale cantonale.

En 1973, la réforme des cantons divisa par deux le nombre de cantons en Corse. Accolés, le canton de Soccia forma avec celui de Vico le nouveau canton des Deux-Sorru.

Depuis 2014, un nouvel agrandissement décida de former le Canton de Sevi-Sorru-Cinarca.

Permanence et mutations de Sorru in sù (2/2: la survie de la pieve)

La désertification des villages a facilité la création d’un ensemble mélant, malgré la diversité de leur géographie, plusieurs anciennes pieves.

Mais on continue à avoir le sentiment d’être, au-delà de Sorru, dans une zone particulière. Et, si le terme de Sorru in sù est peu employé, on parle toujours du haut canton.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 18:00

Celine Alfonsi a envoyé un commentaire à l'article du 27 août sur Les autocars d’antan (2/2)

Elle apporte un complément important aux renseignements qui avaient été publiés:

 

"J'ai lu avec intérêt la rubrique concernant le transport de voyageurs Soccia - Ajaccio effectué par Dominique Antoine Ottavy dit Tramontero. Je voudrais ajouter que mon grand-père Jean Antonini et son frère Louis par la suite ont aussi assuré le même service avec le transport du courrier pendant des années, et c'est vraiment dommage de passer sous silence une figure aussi attachante et populaire qu'était mon grand-père Jean Di Ghjacumu".

Le transport du courrier par Jean Di Ghjacumu
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:06

En cette période de rentrée scolaire, les parents espèrent que leurs enfants vont bien travailler et apprendre beaucoup de choses. Il est courant que, le soir, l’enfant ait droit à cette question: «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ?». Le chanteur Graeme ALLWRIGHT en avait fait le thème d’une chanson : «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, mon fils ?» (voir la vidéo en dessous de cet article).. 

 

Si cette question avait été posée à Marie, voici plus d’un siècle, la réponse nous aurait été fournie de façon très concrète, sous la forme de cette splendide broderie dont la photo a été envoyée par Philippe PRINCE que nous remercions vivement.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Le 30 mai 1904, vers la fin de l’année scolaire, Marie DEMARTINI avait inscrit à l’aiguille toutes les lettres de l’alphabet, avec trois écritures différentes, et les dix chiffres. Le canevas était décoré avec des fleurs, un bateau et un oiseau, en utilisant des fils de couleurs différentes. On peut imaginer que le nombre d’heures nécessaires pour réaliser ce chef-d’œuvre fut considérable.

 

Le plus extraordinaire pour nous qui sommes au XXIème siècle est que cet ouvrage a été réalisé dans le cadre scolaire. D’ailleurs, il est bien signé «Demartini Marie élève de l’école de Poggiolo». Les programmes scolaires de 1882 avaient prévu des cours de couture pour les filles (cours qui restèrent en place jusque dans les années 1960) alors que les garçons avaient droit aux exercices militaires. Marie a montré ainsi qu’elle avait bien appris à l’école.

 

Egalement étonnant est l’âge de cette élève quand elle réalisa ce travail: Marie avait alors onze ans et demi ! Elle était née à Poggiolo le 9 octobre 1892.  La fin de l’obligation scolaire étant alors fixée à treize ans, elle était bien toujours écolière.

 

Elle se nommait exactement Marie Dominique DEMARTINI. Elle est présente sur la photo des écoliers de Poggiolo en 1900 déjà publiée ici le 9 septembre 2010 sous le titre: La cent dixième rentrée scolaire.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Marie est dans la rangée du fond, la sixième à partir de la gauche.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Elle était la fille de François Antoine DEMARTINI et de son épouse Marie Graziosa née DESANTI. Elle se maria le 29 avril 1921 avec Félix Antoine DESANTI, ce qui lui valut le surnom de «Marie de Félix-Antoine» qu’elle garda jusqu’à son décès le 25 juin 1979. Le couple habitait au village près de l’actuelle mairie, dans ce qui est devenu la maison DESANTI-PELÉ.

 

La photo suivante de "Marie de Félix-Antoine" est une copie d’image d’un film de vacances tourné le 15 août 1965. On voudra donc en excuser la mauvaise qualité mais elle ravivera des souvenirs chez ceux qui fréquentaient Poggiolo à cette époque.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Merci Marie d’avoir montré ce que tu avais appris à l’école de Poggiolo !

 

Une suggestion: cette broderie n’est pas la seule à avoir été réalisée autrefois. Certaines familles n’en auraient-elles pas dans leurs malles de grenier ? Il serait sympathique de pouvoir les faire connaître.

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Encore une fois, tous nos remerciements à Pierre LECCIA dont les recherches publiées sur Geneanet permettent de retrouver facilement les identités et les liens familiaux des Poggiolais d’autrefois.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:55

L’article précédent a montré que les transports automobiles entre Ajaccio et Vico ont commencé tôt. Mais qu’en fut-il des relations avec le haut-canton ?

Un témoignage important a été publié en avril 2005 dans le bulletin inter-paroissial «Inseme». François Ottavi, de Soccia, y racontait comment sa famille a assuré les transports en commun de Sorru in Sù pendant des dizaines d’années.

«A partir de l'année 1902, mon arrière-grand-père, Simon Ottavi (1853-1950), quitte ses brebis et ses chèvres pour assurer le service postal et voyageurs de Soccia à Vico.

Son fils, mon grand-père Jean Toussaint Ottavi (1882-1960), dit "Tramuntero", après avoir assuré un service de "carri", c'est-à-dire avoir effectué le transport de marchandises avec des camions à traction animale, acheta sa première voiture à moteur en 1927. Il avait appris à conduire à l'armée, mais, pour se refaire la main, il engagea initialement un jeune chauffeur de Murzu, Migaellu Astolfi.

Mon grand-père, épaulé par ses fils Simon, Dominique-Antoine et Ange, assura un transport quotidien Soccia-Ajaccio et une liaison régulière Soccia-Vico. A cette époque, vu l'état des routes, des matériels, mais aussi les aléas: crevaisons multiples où il fallait réparer soi-même, nombreux bars et pas de contrôle d'alcoolémie! le temps du trajet était pour le moins variable ...

Après la guerre, à la fin des années quarante, c'est mon père Dominique-Antoine (1912-1996) qui assura ce service public jusqu'au début des années 80. C'est lui qui, le premier, a imposé des horaires précis et réguliers: départ de Soccia longtemps à 5 heures 30, puis à 6 heures, départ d'Ajaccio à 16 heures. Mon oncle, Toussaint Antonini, beau-frère et associé de mon père, a, durant les trente dernières années, tous les jours sauf le dimanche conduit le car qui effectuait la liaison Soccia-Ajaccio-Soccia. Il a ainsi effectué plus d’un million 400.000 km sur des routes que chacun a connues... pittoresques mais, oh combien!, tortueuses.»

 

Voici le véhicule qui était utilisé dans les années de l’immédiat après-guerre, photographié devant l’établissement de Guagno-les-Bains.

Les autocars d’antan (2/2)

La photo suivante montre ce car au même endroit en août 1950. Entre lui et, au premier plan, Guy et Jean-Marc TRAMINI, il est possible de se rendre compte que la chaussée était constituée d’une sorte de macadam empierré.

Les autocars d’antan (2/2)

L’état de la route est un peu plus visible sur cette photo où Guy, seul, est assis à l’emplacement actuel de l’entrée de l’ex-Hôtel des Thermes.

Les autocars d’antan (2/2)

Le revêtement en goudron fut posé en 1952.

Dans les années 1960, le car de Dominique-Antoine fut célèbre par sa longévité. Chaque fin de journée, l’été, un petit public attendait au bord de la route aux arrêts des Bains, de Poggiolo ou de Soccia afin de guetter qui venait du Continent pour passer ses vacances. Il était très pratique pour les jeunes qui avaient pu se rendre à la plage de Sagone en auto-stop et qui guettaient son passage au Grand Large ou au Santana pour remonter au village pour un prix modique. Et oui, la voiture automobile était une denrée rare !

Les autocars d’antan (2/2)

Maintenant, aucune ligne régulière ne joint Sorru in Sù au reste du monde. Seuls, les autocars Roger Ceccaldi passent quotidiennement par Vico pour se diriger vers Renno, Cristinacce, Evisa et Marignana.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

Photo prise à Vico le 10 août 2016.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:00

Les estivants qui viennent dans nos villages utilisent surtout des transports individuels.

Autrefois, au XIXème et au début du XXème siècle, il y eut la diligence pour venir d’Ajaccio.

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Les autocars d’antan (1/2)

Des calèches étaient encore utilisées pour aller à Guagno-les-Bains en 1939.

Les débuts des autocars à essence se placent en 1902 comme ces deux articles précédemment parus l’avaient raconté :

http://poggiolo.over-blog.fr/article-du-cheval-au-cheval-vapeur-n-2-83201884.html

 http://poggiolo.over-blog.fr/2014/07/le-drame-en-1914.html

Une ligne quotidienne joignit très tôt Vico et Porto-Ota à Ajaccio.

Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)
Les autocars d’antan (1/2)

Et le car allant jusqu’à Guagno-les-Bains, Poggiolo et Soccia ?

Nous le verrons dans le prochain article.

 

(à suivre)

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 18:00

Lundi 18 juillet à 18 heures, dans le cadre de la soirée d’ouverture du Festival Sorru in Musica, sera présenté à la mairie de Vico l’ouvrage collectif «VICO-SAGONE, REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES» écrit sous la direction de Jean-Laurent ARRIGHI et Francis BERETTI.

 

L’événement ne concerne pas seulement les habitant de Vico mais toutes les personnes originaires des Deux Sorru et, de façon plus générale, tous les passionnés de l’histoire de Corse.

Ainsi, la contribution de Michel FRANCESCHETTI, animateur du Blog des Poggiolais, permet de rappeler le rôle de Jean-François GALLINI au début du XXème siècle en tant que sénateur et conseiller général et son importance pour l’implantation des Corses des Deux Sorru dans la Tunisie du protectorat. 

PARUTION DU LIVRE " VICO SAGONE . REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES "

Voici la présentation écrite par les coordinateurs de l’ouvrage :

"VICO SAGONE. REGARDS SUR UNE TERRE ET DES HOMMES" est une véritable encyclopédie de 660 pages conçue comme un ensemble d’articles inédits rédigés dans l’unique but de permettre une meilleure connaissance de Vico-Sagone dans des domaines aussi variés que l’archéologie, l’histoire, politique, religieuse, médicale, la généalogie mais aussi l’urbanisme, l’art, la littérature, la toponymie ou encore l’héraldique. Ce magnifique livre d’art est la réunion en un seul volume de contributions inédites et indépendantes écrites par dix-huit auteurs portant, chacun dans son domaine, un regard nouveau et éclairé sur notre commune.

Nous les citerons tous par ordre alphabétique :

D’abord, le professeur B. Alliez qui nous propose un regard complet sur la santé à Vico,

 F.-A. Arrighi qui revient sur la riche histoire du Diocèse de Sagone et de la paroisse Santa Maria.

 J.-L. Arrighi nous livre, pour sa part, une dizaine d’articles comprenant à la fois des gros-plans sur l’histoire de Vico depuis l’épopée de Sampieru Corsu jusqu’à la Seconde Guerre mondiale en passant par les Révolutions de Corse, la Révolution française ou la Grande Guerre mais également des visions d’ensemble sur la toponymie, sur l’histoire du pouvoir à Vico ou sur les écrivains et compositeurs qui sont originaires de notre commune.

 F. Beretti, de son côté, éclaire notre compréhension des armoiries modernes de Vico-Sagone alors que J.-D. Beretti nous propose, en trois articles, sa vision de la politique au XIX e siècle, de l’activité sismique à Vico ainsi que le regard porté par un fonctionnaire continental sur le Vico de l’Entre-deux-guerres. M. Biancarelli, dans une enquête passionnante et inédite, dévoile sous nos yeux la véritable généalogie vicolaise du célèbre régicide Joseph Fieschi.

 Avec Ph. Costamagna, elle est également l’auteur d’un article sur les somptueux tableaux de la collection Fesch accrochés dans l'église de Vico dont les vitraux sont, quant à eux, magnifiquement mis en lumière par le regard expert de S. Cueille, Conservateur régional de l’Inventaire général de Corse.

Dans cet ouvrage, M.-T. Dambacher fait également pour nous un gros plan sur l’écrivain Marie Susini alors que le père Doazan nous invite à contempler les plus de cinq cents ans de présence de religieuse au couvent de Vico.

M. Franceschetti nous convie pour sa part à tourner les yeux vers l’Outre-mer en brossant un pan oublié du passé nord-africain de nos concitoyens qui, à l’image de Jean-François Gallini, surnommé « l'empereur du Sahel », s’en allèrent faire de brillantes carrières aux portes du désert.

Si ce sont bien les millénaires que M.-A. Gardella, nous propose de voir défiler dans une vision panoramique du territoire de Vico des origines au Moyen Âge, Daniel Istria, quant à lui, nous invitera à focaliser notre attention sur le centre de pouvoir religieux éphémère que constitua alors le complexe épiscopal Sant'Appianu de Sagone.

Mais comment parler de Vico sans évoquer l’ancienne Signoria da Leca dont elle fut la capitale politique ? J.-M. Rocca, dans un article qu’il lui consacre, conduira notre regard sur la figure incontournable que fut incontestablement pour notre cité le plus grand des seigneurs du Moyen Âge, Jean-Paul de Leca.

Après les tableaux et les vitraux, J. Tristani, spécialiste de l’artiste corse Damaso Maestracci, nous fera découvrir combien notre commune est aussi riche d’un patrimoine artistique sculpté unique avant que J.-P. Mattei, fondateur de la Cinémathèque de Corse, ne nous conte, dans les moindres détails, tous les petits secrets liés à la pratique du septième art dans notre région.

Enfin, notre parcours s’achèvera par deux déambulations raffinées au cœur de notre cité.

Celle proposée par J.-M. Tidori, au cours de laquelle il nous confie sa lecture de la couleur à Vico, précédant la promenade éclairée à laquelle nous convie J.-C. Quinton-Gaffory. C’est à partir de quatorze de ses superbes dessins réalisés à la plume lors de l’un de ses séjours à Vico que le tout nouveau directeur de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles ouvrira nos yeux de néophytes aux secrets des formes architecturales et urbaines de Vico.

Destiné à combler une absence évidente de données publiées sur notre commune, cet ouvrage collectif, en plus de ses textes riches d’informations, d’anecdotes rares et de révélations parfois exceptionnelles, s’embellit, au fil des pages, d’une iconographie considérable et souvent elle-aussi inédite.

Le comité de rédaction de cette somme de connaissances sur Vico-Sagone tient à remercier chaleureusement les éditions Alain Piazzola, la CTC ainsi que la Municipalité de Vico pour l’appui décisif qu’ils lui ont apporté afin de rendre réalisable cet ambitieux projet.

Enfin, le collectif des auteurs tient à remercier la population de Vico et de Sagone pour avoir manifesté un intérêt constant pour cet ouvrage qu’il lui dédie.

 

Vous êtes tous attendus lundi 18 juillet à 18 heures à la mairie de Vico.

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 18:00
Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

Avez-vous reconnu les huit Poggiolais qui profitaient du soleil de l’été sur la Stretta, assis sur la rigole ou étendus sur le chemin, tout près du croisement avec la route ?

Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

1 : Nicolas PINELLI

2 : Marc BUONOCUORE, fils d'Angèle BUONOCUORE née BATTESTI

3 : François MICHELANGELI

4 : François PRINCE

5 : Jean-Paul MICHELANGELI

6 : Philippe PRINCE

7 : Jean-Pierre ORAZZI

8 : Jean-Pierre PINELLI

 

Les lecteurs qui pourront compléter cette liste ou signaler une éventuelle erreur d’identification peuvent nous le signaler.

 

On pourra remarquer la quasi-similitude de cette photo avec celle parue dans l’article "Trois décennies de jeunes".

Solution à la devinette du mois: groupe de jeunes

Ce cliché datait de juillet 1973. Celui d’aujourd’hui a-t-il le même âge ?

 

Merci à Philippe PRINCE de nous avoir envoyer ce souvenir d’une époque lointaine (plus de 40 ans !).

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 17:43

Pour compléter les photos de l’article précédent, voici un film encore jamais diffusé sur ce blog. Il montre sur le bord de la route les stands de vente de produits alimentaires et de tee-shirts au bénéfice de l’église de Poggiolo.

Il a été réalisé le 16 août 1999. 

Les efforts de ces associations successives et l’aide de la municipalité permirent une réfection complète des deux églises, achevée par le travail du peintre Mario SEPULCRE ces dernières années.

(fin de la série)

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 18:00

Onze ans après les dons reçus pour l’église de Poggiolo et son clocher, un nouvel appel fut organisé par une «Association pour la restauration de l’église Saint-Siméon de Poggiolo».

La création de celle-ci fut annoncée officiellement aux Poggiolais par une lettre du 4 mars 1985. Elle était dirigée par un comité de gestion à la composition suivante :

 Président d’Honneur : Père ESTEVE, curé de la paroisse

Père ESTEVE, dernier curé résident de Guagno, Soccia, Orto et Poggiolo.

Père ESTEVE, dernier curé résident de Guagno, Soccia, Orto et Poggiolo.

 Président : Raymond MARTINI

Raymond Martini en 1968 (photo de Jacques Antoine MARTINI)

Raymond Martini en 1968 (photo de Jacques Antoine MARTINI)

Vice-Président : Charles TRAMINI

 Trésorier : Dominique DESANTI

 Secrétaire : Angèle PINELLI

L’argent recueilli devait servir d’abord à la réfection complète de la toiture et au crépissage intérieur et extérieur du soubassement de l’église.

Les Poggiolais donnent pour leur église : 1985 et 1987 (2/4)

Quelle somme fut rassemblée ? Nous ne le savons pas. Mais un nouvel appel fut envoyé le 4 mars 1987 pour des travaux urgents.

Le 16 novembre 1987, un bilan très positif était dressé dans une nouvelle lettre circulaire. :

« Grâce au produit de la dite collecte et aux subventions du Département, de la Commune et de la Paroisse, les réparations les plus importantes ont été effectuées au cours des deux années écoulées, à savoir :

- la pose d’une toiture neuve en tuiles ciment couleur brique sur une charpente en partie rénovée

- la pose d’un équipement complet de gouttières

- la restauration de la façade principale

- le remplacement des volets de fenêtres (greniers) et de la porte du clocher.

De plus, a été créé, joint au cimetière, un incinérateur de fleurs séchées, vieux mobilier et emballages divers

Enfin, une commande est en cours : des bancs neufs devant remplacer, dès livraison, les chaises de l’église très dégradées ».

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : 1985 et 1987 (2/4)

Les appels aux dons avaient donc été entendus et l’église était sauvée. Mais l’histoire n’est pas finie.

(à suivre)

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 18:00

Le patrimoine religieux est en danger quand il n'est pas régulièrement entretenu. Les subventions publiques sont toujours insuffisantes et il faut faire appel aux bonnes volontés. Ce n'est d'ailleurs pas tout à fait nouveau.

Les appels aux dons lancés pour rénover le clocher de Sagone (voir l'article: "Le clocher de Sagone est menacé") ou pour les églises de Letia (voir l’article "Sauver Choupik et Rifflard") font penser à des initiatives semblables qui eurent lieu à Poggiolo voici quelques années.

 

Xavier PAOLI, dans le texte reproduit récemment (La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité (2/6)), avait montré la ferveur des Poggiolais lors de la construction de la nouvelle église et la multiplicité des formes de dons en nature qu’ils firent pendant les années de construction (de 1863 à 1874 pour le gros œuvre) et de décoration.

Dans les années 1960, l’église Saint Siméon se délabrait peu à peu. La municipalité en était propriétaire depuis la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat votée en 1905 mais elle avait trop peu de moyens financiers. Un comité pour «la réfection de l’église et de son clocher» se forma et sollicita l’aide des Poggiolais de Corse et du continent. Ils furent nombreux à répondre, comme le démontre le document suivant.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Cette coupure de presse, qui vient du quotidien «Le Provençal Corse» du 13 février 1974, présente la troisième liste de donateurs. Quarante-cinq personnes sont citées, chacune avec le montant de son aide (en francs). L’ordre n’est pas alphabétique et certains noms sont mal orthographiés : Cotona au lieu de COLONNA, Oulliè au lieu de OULIÉ, Aerz au lieu de HERZ. Mais on peut reconnaître de nombreux représentants de familles poggiolaises connues. Beaucoup sont décédés, et certains très récemment, et voir leurs noms dans cet article réveillera de nombreux souvenirs.

Un détail: les trois FRANCESCHETTI ont été soulignés à l’époque par le membre de cette famille qui a fourni le document.

On peut remarquer, vers le milieu de la liste, un don de 50 francs par «Milliliri curé». Il s’agit de l’abbé Paul MILLELIRI qui fut curé de Soccia, Poggiolo et Orto de 1955 à 1972. Depuis un an et demi, il avait été nommé à Bonifacio mais il n’avait pas oublié son ancienne paroisse. Un article sur l’abbé MILLELIRI sera publié prochainement sur ce blog.

 

Les Poggiolais donnent pour leur église : la liste de 1974 (1/4)

Les 45 donateurs ont versé pour un total de 7.560 francs, soit, en tenant compte de l’érosion monétaire, l’équivalent du pouvoir d’achat de 5.779,93 euros. Le don le plus important est de 1.000 francs, de la part de «Vve PAOLI Françoise». En dehors de cette somme, le don moyen a été de 149,09 francs.

Les Poggiolais eurent à cœur de montrer leur attachement à leurs racines cultuelles et culturelles. Mais ce ne fut pas la seule occasion.

(à suivre)

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APPEL : nous serions heureux de pouvoir publier les autres listes de donateurs de cette époque-là. Un de nos lecteurs les possède-t-il ?

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PS : l’équivalence franc-euro a été calculée au moyen du convertisseur de l’INSEE.

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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La vidéothèque poggiolaise

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Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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