Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:47
Les statistiques de l'article précédent pouvant paraître assez désincarnées, nous présentons maintenant plus particulièrement trois des trente Poggiolais tués par la guerre de 1914-1918.



Jean Toussaint MARTINI: le premier

Le premier Poggiolais mort de la guerre 1914/1918. Mort le 19 septembre 1914 à Neuilly en Craonne (Meuse).
Le 8 octobre 1914, alors que les hostilités venaient à peine de commencer, le tocsin sonnait déjà à Poggiolo. Ce fut le prélude d'une trop longue liste qui devait malheureusement se prolonger au fil des quatre années de la sanglante boucherie que fut la première guerre mondiale.
La mère Dorothée (sœur de l'instituteur du village Bernard Paoli) était restée veuve quelques années auparavant et avait déjà eu à déplorer la perte de sa fillette de dix ans. Elle n'avait plus de raison de vivre que ce fils, son unique enfant.
Au dire des anciens qui nous l'ont conté, à la réception de la terrible nouvelle, dans le village épouvanté, personne n'osait aller la prévenir. Pourtant il le fallut bien et, le conflit s'éternisant, la funèbre cérémonie se répéta maintes et maintes fois. Qu'à travers Jean Toussaint soit honorée la mémoire de tous ceux dont le nom figure sur le monument aux morts.

(texte écrit par Xavier Paoli et publié dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")






Jean Ary Francois Léon LOVICHI: celui qui voulait se battre



 
Né le 10 novembre 1893 à Constantine, en Algérie.
Déclaré inapte au service armé, ce qu'il refuse, il se fait aider par son père et rejoint l'Ecole des Aspirants d'Alger. Il part aux Dardanelles avec le 2° RMA (Régiment de Marche d'Afrique).
Cité à l'ordre de la brigade pour une action le 21 juin 1915, il décède de blessures de guerre le 14 juillet 1915 dans le ravin de Kérévés-Déré (presqu'ile de Gallipoli). Le même jour, il est cité à l'ordre de l'Armée. Déclaré Mort pour la France, il reçoit la Médaille Militaire à titre posthume - Repose au cimetière militaire Francais de Seddul-Bahr (presqu'île de Gallipoli). Tombe N° 269.

(Fiche rédigée par Pierre LECCIA et complétée par Marcel GERONIMI le 25-10-2009)

















               cimetière français de Seddul-Bahr





Jean-Baptiste DEMARTINI: une simple photo

(publiée dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")

Les trente morts de cette guerre ne furent pas les seuls héros. Les rescapés accomplirent des actions héroïques mais beaucoup rentrèrent au village sans raconter beaucoup.
Mais, si vous avez des souvenirs concernant cette guerre, racontez-les.

Repost 0
Published by Michel Franceschetti - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:00
    Ils étaient trente Poggiolais, trente Poggiolais qui aimaient leur village et leur famille.
    Ils étaient trente Poggiolais qui, un beau jour, ont endossé l'uniforme de l'armée française. Certains le firent volontairement, qui s'engagèrent afin de pouvoir recevoir une solde leur permettant de manger régulièrement. D'autres furent appelés par le gouvernement pour aller "casser du boche".
    Ils étaient trente Poggiolais qui allèrent loin du Tretorre et de Sorrù, de St Roch et de St Siméon.
   Ils étaient trente Poggiolais qui connurent la boue, le sang et l'horreur dans les tranchées de Champagne ou  des  Dardanelles. 
    Ils étaient  trente Poggiolais  qui  moururent dans la grande tuerie de la Première Guerre Mondiale.
   Ils étaient trente  Poggiolais  qui sont toujours là, devant nous, leurs noms inscrits  sur le monument aux morts, face à la fontaine du Lucciù.
Ce sont ces trente Poggiolais auxquels on pense chaque 11 novembre à Poggiolo.
     
Le monument aux morts, édifié en 1925 ou en 1930, a la forme d'une pyramide avec une face représentant un médaillon de soldat et des insignes militaires. Les noms des morts sont gravés sur  trois des côtés (celui de derrière est difficile d'accès car au bord d'un ravin). La face avant, avec l'inscription "1914-1918 Aux enfants de Poggiolo morts pour la France", est précédée par deux lutrins portant les noms des morts de 1939-1945 et de la guerre d'Indochine.

Mais quels sont ces noms et quels sont les êtres cachés derrière?

Il est possible de le savoir en utilisant l'excellent et méticuleux travail de Pierre LECCIA, et en le croisant avec les fiches des Morts pour la France (publiées par le Ministère de la Défense sur son site SGA/Mémoire des hommes) et avec la liste étudiée par Ours Jean CAPOROSSI.
La tache est difficile car, selon les sources, les prénoms ne sont pas les mêmes et certaines fiches sont incomplètes. Ainsi, sur le monument, sont inscrits deux DEMARTINI François alors que le Ministère nous apprend que l'un était Antoine François et l'autre Dominique François. Cinq autres ont des différences de prénom sur les fiches ministérielles.

LEURS NOMS:

Ils montrent que pratiquement toutes les familles du village ont été touchées et même décimées.
6 sont des DESANTI (dont deux fois deux frères),
6 des MARTINI, 5 des PINELLI (dont un père et son fils),
4 des DEMARTINI.
Sont représentées chacune par un seul nom: ANTONINI, BALDARESCHI, BATTESTI, COLONNA, FRANCESCHETTI, LOVICHI, PAOLI, PATACHINI (dont la véritable orthographe est PATACCHINI) et VINCIGUERRA.
Tous étaient Poggiolais mais sans être tous natifs du village.
Pierre CANALE est plus précisément né à Guagno-les-Bains.
Trois sont nés dans d'autres villages (deux à Guagno et un à Pastriciolla), deux sur le continent (un à Paris, un à Marseille) et deux en Algérie (Sétif et Constantine).

L'ÂGE DE LEUR DÉCÈS?

Sur les 27 dont on connaît le renseignement, la moyenne est de 28 ans et demi. Âge élevé alors que le service militaire se faisait à 20 ans. De plus, 7 sont décédés en ayant dépassé 30 ans. Il faut donc en déduire que plusieurs s'étaient engagés bien avant la déclaration de guerre.
Le plus vieux fut Antoine François FRANCESCHETTI, né le 10 janvier 1857 à Poggiolo et mort le 5 février 1917 en son domicile de Lyon (donc à 60 ans).
Né le 10 février 1897, c'est à 20 ans et 3 mois, le 23 mai 1917, que mourut Franco Antoine COLONNA (prénommé seulement Franco sur le monument), dans une ambulance qui l'emmenait à St Hilaire-au-Temple (Marne), le plus jeune des morts du village.

QUELS GRADES AVAIENT-ILS ATTEINT?
Sur le monument, on peut compter 9 soldats, 5 sergents-majors, 4 sergents, 2 sous-lieutenants (mais en réalité l'un d'eux était aspirant), 2 lieutenants, 2 adjudants, 2 maréchaux des logis, 2 capitaines, 1 caporal, 1 brigadier.
Certains grades atteints montrent, comme les âges, que plusieurs étaient bien des militaires professionnels.
Les deux plus haut gradés (les capitaines) sont Antoine François FRANCESCHETTI et Baptiste PINELLLI.

OÙ S'ACHEVA LEUR VIE?
En dehors de ceux qui disparurent dans les tranchées du Nord-Est de la France,
2 furent victimes de la stupide expédition des Dardanelles en Turquie,
1 mourut à Salonique
et 1 autre en Serbie.
4 expirèrent loin du front, des suites de leurs blessures ou de maladies contractées sur le front: 1 à Fez, 1 à St-Didier (Vaucluse), 1 à Guagno et 1 à Lyon.

OÙ REPOSENT-ILS?
Un examen des tombes du cimetière de Poggiolo permettrait de savoir qui a été vraiment enterré ici.
En attendant, il peut être certain que DESANTI François Antoine et DESANTI Jacques Antoine (prénommé seulement Jacques sur le monument) n'y sont pas car ils ont été déclarés "disparus" lors de combats dans la Meuse (à Béthincourt et à Vauquois).
COLONNA Franco Antoine est enterré dans la nécropole nationale de Somme-Suippe qui regroupe 4950 corps français.
Les restes de PINELLI Dominique Félix se trouvent dans le cimetière militaire de Flirey (Meurthe-et-Moselle) (tombe n° 118) avec ceux de 4.406 victimes de la guerre.
Beaucoup plus loin, c'est en Macédoine, à Skopje, au cimetière militaire français (voir la vidéo ci-dessous), dans la tombe n° 531, que repose DESANTI Dominique Xavier (dit seulement Dominique sur le monument),
mort à Zajeca en Serbie.
Pierre Toussaint MARTINI (appellé Toussaint sur le monument), qui s'était engagé dans la Légion, et qui fut tué à l'ennemi le 24 avril 1915, âgé de 46 ans, se trouve dans le cimetière militaire français de Seddul-Bahr, dans la presqu'île de Gallipoli en Turquie. Son nom ne figure pas dans la liste des 2.236 soldats identifiés mais les quatre ossuaires contiennent un total de 20.000 corps.

QUELQUES PARTICULARITÉS
- Le premier tué: Jean Toussaint MARTINI, le 19 septembre 1914 (il en sera question dans le prochain article de ce blog).
- La dernière victime:  Dominique Xavier DESANTI décédé le 13 décembre 1918, un mois après l'armistice, de maladie contractée en service.
- Le plus décoré: Antoine François FRANCESCHETTI qui eut la Médaille Militaire, la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur.
- La double reconnaissance:
    Pierre Toussaint ANTONINI est mentionné sur le monument aux morts de Guagno.
    François DEMARTINI est également inscrit sur le monument de Soccia.
    Jean André PATACCHINI
se trouve aussi sur celui de Pastricciolla.
   Damien BALDARESCHI est nommé sur le "Livre d'Or des
Corses tombés au Champ d'Honneur" concernant la commune de Zalana.

Ils étaient trente Poggiolais qui connurent les souffrances et le destin des 11.325 Corses tués par la Grande Guerre.


   P.S.: si vous avez des renseignements complémentaires, ils pourrront être publiés dans ce blog. Si vous constatez des erreurs dans cet article, n'hésitez pas à nous les signaler.
Repost 0
Published by Michel Franceschetti - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:01
S'il n'existe pas de commerçants à Poggiolo depuis fort longtemps, Guagno-les-Bains avait autrefois un grand atout: la boutique de Mimi CANALE.
C'était la solution de secours quand on avait râté le passage de la voiture d'un épicier ou quand celui-ci n'avait pas à son bord le produit désiré.
Dans ce magasin, situé près du pont et de l'actuel parking de l'hôtel des thermes, on pouvait trouver de tout: conserves, charcuterie, bonbons, chaussures, journaux, gaz, etc.
La photo ci-dessous montre des jeunes Poggiolais de 1968 qui viennent de sortir de chez Mimi où ils ont acheté le ravitaillement (surtout en cartouches de camping-gaz) pour une excursion en montagne.
Le seul problème est qu'ils n'avaient pas de voiture et qu'ils devaient gravir, ainsi chargés, les 3 kilomètres de la route  joignant les Bains à Poggiolo!





























Petit concours: êtes-vous capable de mettre un nom sur le visage de chacun?
 
Merci à Jacques-Antoine MARTINI pour cette photo et merci d'avance à tous ceux qui nous en prêteront d'autres!
Repost 0
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 07:30
Les projets de privatisation de La Poste inquiètent les Français qui sont attachés à un service postal de qualité. Cette préoccupation de qualité était vive également voici un siècle.

Le rapport du Directeur des Postes et Télégraphes du 1er juillet 1905, au préfet de Corse, en vue de la prochaine session du Conseil général, nous apprend que, à ce moment-là, "Il reste encore en Corse 121 communes dépourvues de tout établissement postal", ce qui fait pratiquement un tiers de l'île.

Le Directeur demandait dans ce texte que les villages fassent un petit effort financier pour améliorer le service postal:
"A cette occasion, je crois devoir vous signaler les avantages que pourraient retirer certaines communes desservies par des courriers à pied ou à cheval en s'associant pour augmenter la subvention de ces dernières, de manière à leur permettre l'emploi de véhicules.
Les crédits dont dispose l'administration pour le transport des dépêches sont en effet trop limités pour qu'elle puisse prendre à sa charge les frais qu'entraînerait la transformation des services à pied ou à cheval en services en voiture. Mais il est évident que si les communes intéressées consentaient à faire un sacrifice, bon nombre de ces courriers n'hésiteraient pas à prendre les dispositions nécessaires pour assurer le transport des voyageurs en même temps que celui des dépêches." On peut supposer qu'il s'agit bien de voitures à chevaux et non encore automobiles.

Et, en conclusion, il citait trois villages d'avant-garde:
"L'exemple a d'ailleurs été donné par les communes de Vico, Poggiolo et Soccia qui, moyennant une très modique subvention souscrite par elles, ont permis au courrier de Vico à Soccia de transformer son service à cheval en service en voiture."

En 1905, parce que leurs villages avaient accepté de coopérer et de suppléer les insuffisances de la puissance publique, Poggiolais et Socciais étaient mieux desservis que beaucoup d'autres. Voila de bons éléments de réflexion.

L'intégralité du rapport est disponible en cliquant ICI.

(Facteur à Propriano, début XX° siècle)
Repost 0
Published by Blog Poggiolo - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:20

En dehors d'un arbre foudroyé qui mit le feu (rapidement éteint par des engins aériens) à ses alentours, en pleine montagne, près de Soccia, le haut-canton a été totalement exempt d'incendie cet été. Rien à voir avec les désastres qu'ont connu certains endroits de Corse-du-Sud.
Il est vrai que les incendies sont rares à Sorru in sù grâce à l'altitude et aux nombreuses sources. La forêt garde une certaine humidité. Toutefois, certains anciens se souviennent d'un grand incendie sur les pentes du Tretorre pendant l'été 1936. Les hommes de Poggiolo et des autres villages étaient tous partis avec des seaux et des cordes. Les flammes étaient telles que, la nuit, on y voyait comme en plein jour. Mais ces renseignements sont trop imprécis et incomplets. Un appel est donc lancé aux lecteurs de ce blog:
 Avez-vous des renseignements, des documents ou des témoignages sur l'incendie de 1936?
Ils seront publiés ici afin que tous puissent savoir.
Seront également bien accueillies les contributions évoquant l'incendie qui a eu lieu à Libio après-guerre.
Le blog de Poggiolo compte sur vous!
En dehors de ces deux cas, les sinistres ont toujours eu lieu assez loin. Ainsi, la petite séquence proposée ici (et extraite de la Vidéothèque poggiolaise) montre quelques images d'incendie filmées en voiture entre Ajaccio et Sagone (descente du col de
San Bastiano?) le 15 août 1968 et le panache de fumée s'élevant du côté de Letia observable depuis Poggiolo quelques jours plus tard.


Repost 0
Published by Blog Poggiolo - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:21
Voici exactement deux semaines que, mardi 18 août, avaient lieu à Soccia les obsèques d'Antoine DEMARTINI. Il s'était écroulé sur la scène du restaurant "U Rasagju" de Cargese, le vendredi précédent. Il était en plein tour de chant, donnant comme toujours toutes ses forces pour rendre les gens heureux.
Pour les membres de la génération 68, Antoine (et son frère François déjà disparu) était un symbole, le symbole des soirées que passaient les adolescents qui, de Soccia et de Poggiolo, et des autres villages, allaient "Chez Fisché" pour se rencontrer.
Ecouter les 45 ou 33 tours de Johnny, de Claude François, des Beatles, etc, danser, jouer au flipper, au baby-foot ou au billard, boire un (ou plusieurs) verres, tout était possible dans cette "boîte" située près du pont à l'entrée du village.  Le dynamisme et le sourire des deux frères donnaient une ambiance très particulière. Combien de flirts ou d'amours sérieux ont commencé là! Combien de fois a-t-on bu un peu plus que la mesure! Combien de discussions se sont enflammées autour des tables dans l'atmosphère de l'après-mai 68!

Pour se souvenir d'Antoine, les documents sont peut-être rares mais quelqu'un a, dès le lendemain de son décès, mis sur Youtube un film montrant un extrait de son spectacle de Cargese.
Un moyen pour les sexagénaires d'aujourd'hui de se souvenir de leurs 20 ans.
Repost 0
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 20:59
Le 3 septembre va être le soixante-dixième anniversaire du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Mais, pour un jeune Socciais de l'époque, le grand événement était tout autre.
Le 29 août 1939, Antoine PAOLI s'attendait à tout moment à apprendre la naisssance de son premier enfant. Son épouse Antonia était sur le point d'accoucher. Pourvu que ce soit un garçon qui puisse continuer la lignée, pensait-il, comme tout Corse de l'époque.
Les événements internationaux avaient bousculé la vie familiale. Si la déclaration de guerre eut lieu le 3 septembre, le gouvernement français avait décrété la mobilisation générale le 30 août avec mise en application le 2 septembre à 0 heure.

Dès les jours précédents, des réservistes et des permissionnaires avaient été rappelés. Antoine en faisait partie, ce qui explique que, le 29 août, il était sur les quais d'Ajaccio sur le point d'embarquer pour aller s'opposer aux Allemands, alors que sa jeune femme connaissait les premières douleurs. Pour avoir des nouvelles, la seule solution était de se rendre à la Poste du cours Napoléon pour téléphoner au bureau de Poste de Soccia. Sa famille, comme pratiquement toutes les autres, n'ayant pas le téléphone, un de ses parents traversait le village pour donner des nouvelles à la postière qui le lui répétait. Et ainsi plusieurs fois dans la journée...

(photo de la Poste de Soccia en 1930)



(l'agence postale de Soccia en 2009)

Les contractions augmentaient, la naissance approchait. Mais le départ du bateau était imminent. La sirène appelait les retardataires. Les passerelles allaient être enlevées. Une fois encore, Antoine courut à perdre haleine jusqu'à la Poste pour dire que c'était son dernier appel. Et, au bout du fil, il entendit quelqu'un arriver dans le bureau socciais et crier à l'autre bout de la pièce: "C'est une fille!".
Soulagé que la naissance ait eu lieu, un peu attristé que ce ne fut pas un garçon, épuisé par ses courses répétées, inquiet de râter le bateau, il ne put que lâcher cette phrase: "DITES-LUI QUE JE NE LUI EN VEUX PAS".
Et il partit immédiatement et ce ne fut que quelques mois plus tard qu'Antoine put faire connaissance de sa fille, MARIE-ANGE.
Oui, cette anecdote concerne bien Marie-Ange, la dynamique animatrice de tant d'événements à POGGIOLO, et tout dernièrement des animations musicales du 22 juillet (dont vous pouvez voir les vidéos ICI, et AUSSI LÀ). Elle est née Socciaise voici 70 ans (mais elle ne les fait pas) et est Poggiolaise depuis longtemps.
Très bon anniversaire, Marie-Ange!

Repost 0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 12:16
Actuellement, il est de mise, quand on est en vacances, de se relâcher et d'avoir une tenue plus que décontractée.

Autrefois, les parents obligeaient les jeunes à être très corrects même les dimanches d'été et, bien sûr, le 15 août
(photo de 1967).

Et les aînés prenaient soin de leur apparence (photo de 1968? communiquée par Jacques-Antoine MARTINI)

Repost 0
18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 10:32
La fête qui a eu lieu à Guagno pour les 100 ans de Marie-Madeleine POLI amène deux remarques:

- Tout d'abord, Marie-Madeleine contribua à l'encadrement de l'empire colonial français, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque chassés par la misère. Née à Guagno le 22 juin 1909, elle est devenue institutrice et s'est mariée le 27 août 1929 à Sébastien POLI à Bizerte. Le couple et ses enfants vécurent à Bizerte et Sfax jusqu'à l'indépendance de la Tunisie.

- Marie-Madeleine eut aussi un rôle dans l'histoire poggiolaise. L'article publié dans "Corse-Matin" le 14 juillet révèle que "de 1941 à 1944, c'est à Poggiolo qu'elle effectuera, avant l'heure, ce qu'on découvre aujourd'hui: "le soutien scolaire". Nombre de Poggiolais  ont bénéficié de ses conseils pédagogiques avisés, avec succès."  L'école était alors à classe unique et le dévouement de l'institutrice en poste ne suffisait pas  toujours  à aider chaque enfant.

P.S.: l'école de Poggiolo a été fermée en 1965 pour manque d'effectifs. Auparavant, elle n'était pas dans un bâtiment particulier et eut plusieurs localisations dans le village. Ci-dessous, des photos des entrées de deux des maisons qui l'abritèrent.

Repost 0
Published by Blog Poggiolo - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 23:53
Les membres de la génération 68 (qui avaient 20 ans autour de 1968) se souviennent certainement des séances de cinéma qui avaient alors lieu à Soccia.

Chaque lundi, la séance était annoncée par une affiche apposée dans les villages de Sorru in Sù. A Poggiolo, elle était fixée sur la porte de la maison
MARTINI ou près de la boîte aux lettres qui se trouvait alors sur le mur de la route, en face de la maison CECCALDI. Elle y restait jusqu'à ce que le briquet d'un jeune malicieux la réduise en cendres!!!

La séance débutait vers 21h ou 21h30. De Poggiolo, on venait à pied, évidemment (pas en voiture), et en groupe. On s'asseyait sur des chaises hétéroclites dans une ambiance bon enfant car tout le monde se connaissait. Le projectionniste ambulant faisait cliqueter son appareil qui montrait une première partie d'actualités ou de reportages avant le grand film. Ce film n'était jamais une nouveauté de l'année mais avait bien déjà 2 à 6 ans d'exploitation en ville.

Chaque changement de bobine permettait un entracte plus ou moins long. On houspillait parfois les filles qui passaient devant l'écran pour récupérer leurs sacs que les garçons avaient chipé.

1966 fut la première année où les séances se tinrent "chez Marco", comme on disait alors, c'est-à-dire dans l'actuel hôtel "U Paese", alors en construction. C'était dans une salle qui est sous la terrasse de l'hôtel.
Le mur étant suffisamment blanc, il n'était pas nécessaire d'y accrocher des draps de lit comme dans le lieu des années précédentes.
Le prix de la soirée était de 3 Francs, ce qui équivaut à 0,46 euro. Pas de quoi se ruiner!

Voici, avec les anecdotes qui y sont liées, la programmation que je connus pendant mon séjour de l'été 66 (en cliquant sur les titres ou les noms d'acteurs, vous aurez des renseignements sur ces chefs-d'œuvre impérissables):
  - lundi 18 juillet: "Tonnerre apache"    western avec Charles BRONSON.
 - lundi 25 juillet: "Au bord du volcan",
film d'espionnage avec Martine CAROL.
 - lundi 1er août: les jeunes Poggiolais ne sont pas allés au cinéma car ils préparaient (à treize participants) une excursion à Camputile pour le lendemain (et le départ était fixé à 4 heures du matin!).
 - lundi 8 août: "Houla-Houla",
film comique avec Fernand REYNAUD.
 - lundi 15 août: "Les trois sergents" , western avec Dean MARTIN, Franck SINATRA et Sami DAVIS jr. Il fallut attendre la fin de la traditionnelle procession aux flambeaux et bougies pour commencer. Certains Poggiolais, lassés des "navets", avaient préféré aller aux "Trois Chemins" écouter des 45 tours à la belle étoile.
  - lundi 22 août: "Exodus"  film exceptionnel par sa longueur et son thème (super-production hollywoodienne sur les débuts d'Israël). Le prix fut donc exceptionnel: 4 Francs.
  - lundi 29 août: "Le vice et la vertu". Film de Roger VADIM d'après le marquis de Sade, avec Robert HOSSEIN, Annie GIRARDOT et Catherine DENEUVE. Il était en principe interdit aux moins de 18 ans mais cette limitation, à peine entrevue lors de la projection de la bande-annonce le 22 août, n'était pas indiquée sur les affiches.
- lundi 5 septembre: séance annulée pour cause d'une panne de courant dans le canton, commencée depuis le matin et qui dura jusqu'au lendemain!!!

Lors d'étés sans télévision (premier poste au village: dans la famille MICHELANGELI en 1965, semble-t-il), ces soirées étaient des distractions qui permettaient de se rassembler, de s'amuser et d'entretenir l'esprit communautaire de l'époque.

APPEL À TOUS: Ma mémoire étant défaillante, pourriez-vous m'aider à trouver les réponses à ces trois questions suivantes?
1) Où avaient lieu les projections avant 1966?
2) En quelle année les séances de cinéma prirent-elles fin?
3) Certains Poggiolais et Socciais tentèrent une brève résurrection de ce genre de spectacle dans les années 80 ou 90. Pourrait-on me fournir des renseignements à ce sujet?
Repost 0
Published by Michel Franceschetti - dans Faits du XX° siècle
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

La vidéothèque poggiolaise

La vidéothèque poggiolaise
Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

Recherche

Le calendrier poggiolais

Fête de la Toussaint

Mercredi 1er novembre:

SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière;

GUAGNO Les BAINS 16h30 bénédiction du cimetière

Jeudi 2 novembre:

SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

GUAGNO 11h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

POGGIOLO15h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907