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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:18

Une de nos correspondantes vient de nous envoyer une précision importante qui infirme l'identité qui avait été donnée à l'arbre qui se trouvait devant l'église grecque de CARGESE. Voici la teneur de son message.

 

Dans le "courrier" du 04.06.2011...vous parlez d'un... MICOUCOULIER.... Je pense que vous faites "erreur".
Devant l'église grecque se dressait un... BELOMBRA... appelé aussi OMBU..
Il y a encore dans Cargese des micoucouliers...à l'entrée du village. Il y en avait un MAGNIFIQUE au centre de la place (cafés, monument aux morts, boucherie). Il se dressait bien au centre... Hélas, dans les années 90, il a été remplacé.... par... un lampadaire!!! Au contraire de l'arbre situé devant l'église, ce dernier n'était atteint d'aucune maladie au moment où il a été abattu. L'ombu, lui, a été abattu parce qu'il était "malade".
Un majestueux ...olivier....se dresse à présent "place de l'église" Grecque.   
Ce mail sans...rancune... Je suis sure que ce n'est pas un micoucoulier.. Mon père a usé ses fonds de culottes sur les "racines aériennes " de L'OMBU...
 
CORDIALEMENT...

 

Nanette LLORENS

 

 

Grand merci pour ces précisions auxquelles nous accordons un grand crédit.

L'encyclopédie WIKIPEDIA, à l'article "belombra", cite d'ailleurs le spécimen de CARGESE et en évoque même un à VICO:

 

Phytolacca dioica ou Belombra

Le Belombra ou Raisinier dioïque (Phytolacca dioica) est une espèce d'arbre dioïque de la famille des Phytolaccaceae, originaire des pampas sud-américaines où il constitue la seule espèce d'arbre présente.
Autres noms communs : bel ombrage, phytolaque en arbre, bella sombra (castillan), bella ombra (catalan), ombú (nom originel sud-américain).
C'est un bel arbre à développement rapide, vivant très vieux. Son bois est léger et manque de densité. Son feuillage est semi-caduc. Fruits à 10 carpelles. Toutes les parties de cette plante sont toxiques.
Très présent en Corse comme arbre d'ornement, il y est appelé communément « bellombra ». Il en existe de très beaux individus à Cargèse, à Porto-Vecchio (« place du bellombra », bar du bellombra...), à Calvi, à Bastia où certains individus sont énormes, dans la citadelle de Bonifacio des exemplaires n'ayant sans doute que quelques decennies ; à Propriano on trouve deux très beaux exemplaires à moins de 100 m du rivage (quartier des ports). On rapporte qu'il y en avait un à Vico, atteignant plusieurs mètres de circonférence.
Il se multiplie naturellement à Bastia. Il aurait été planté la première fois en Corse au milieu du xixe siècle.

 

L'olivier qui a été planté devant l'église est loin d'atteindre l'importance de son prédécesseur.

olivier Cargese

Encore une fois, merci à Nanette LLORENS. L'article du 4 juin sera bientôt modifié en tenant compte de ses observations.

Tous les lecteurs de ce blog peuvent, eux aussi, participer à son amélioration en publiant des commentaires à la suite des articles (rubrique "Ecrire un commentaire") ou en envoyant des critiques et des suggestions. Le blog serait également heureux d'obtenir des documents évoquant le temps passé (photos...). Ce blog appartient à tous ceux qui s'intéressent à POGGIOLO et à ses alentours.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:58

L'article précédent évoquait le texte écrit par Charles MAURRAS sur CARGESE. Pour le publier sur internet, le site maurras.net a repris l'édition de luxe de 1927, illustrée par l'artiste Raymond RENEFER.

Une des illustrations de celui-ci représente fort bien l'église grecque de CARGESE. Il est possible de distinguer, près de sa façade, trois arbres dont celui de droite qui est particulièrement touffu. Il correspond à un micocoulier d'âge très vénérable qui, malheureusement, n'existe plus.

  cargese-Maurras

Mais il était encore vivace le 20 juillet 1969, quand plusieurs jeunes Poggiolais se firent photographier sur ses racines.

Cargese arbre

De gauche à droite:

- Michel FRANCESCHETTI (alors barbu et moustachu!)

- Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI

- François OLIVA

- Hervé CALDERONI

- Monique FRANCESCHETTI

Au fond: Jean-Marc OULIÉ et un copain de F. OLIVA.

Ils faisaient partie du groupe des quinze qui accomplirent alors un tour automobile du nord de la Corse dont CARGESE était la première étape.

Un excellent reportage sur cette équipée peut être vu dans la vidéothèque poggiolaise en cliquant ICI. Un document sur la Corse de l'après-mai 68.

 

ATTENTION! Post-scriptum: une erreur d'identification a eu lieu. Cet arbre était un belombra. Explication en cliquant sur ce lien: http://0z.fr/O-knw

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 19:35

Jean-Baptiste PAOLI    Le meurtre de deux gendarmes à Soccia en 1892 a eu un grand retentissement (voir les articles déjà publiés ICI, ICI et ).

    Mais, en 1909, un autre gendarme mourut à coup de fusil et un autre était gr!èvement blessé. Seulement, dans ce dernier cas, les représentants de la loi réussirent à faire justice eux-mêmes.

    Cet épisode a été raconté par la véritable mémoire de Soccia qu'est Jean-Baptiste PAOLI dans sa publication "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud".

 

 

   A la fin de l'année 1908, durant la fête de clôture des élections pour le Conseil Général, SANTONI Jean, dit GIAVANNELLU, forgeron à Soccia, voulant prendre la défense de jeunes turbulents et bruyants que réprimandait le maréchal des logis Jean MICHEL, s'était querellé avec lui. Il avait même été chercher son fusil et aurait peut-être tiré si des gens du village ne s'étaient pas interposés. Le chef de brigade n'avait pas pris au sérieux les menaces de mort proférées à son encontre par SANTONI et pensait l'incident clos.

    Le 2 janvier 1909, le maréchal des logis MICHEL et le gendarme LATOUR Marius Louis Toussaint, revenant d'une tournée fatigante, s'arrêtèrent au café COLONNA (aujourd'hui Chez Carlo) pour se rafraîchir. Peu de temps après, un coup de fusil tiré de l'extérieur par la fenêtre du rez-de-chaussée, à quelques mètres de la table occupée par les gendarmes, atteignit le maréchal des logis qui se souleva de sa chaise et retomba sur le côté en portant la main à son visage en sang.

    Le gendarme LATOUR se précipita au dehors revolver à la main. Il n'eut pas le temps de s'en servir. Une deuxième détonation retentit et LATOUR rentra aussitôt au café en se tenant le ventre. Il avait le pouce gauche labouré par des plombs et une blessure mortelle à la partie inférieure gauche du ventre. Il en mourut trois heures plus tard. Le maréchal des logis atteint par des chevrotines portait des blessures au visage, au poignet et surtout à l'épaule droite.

    Le docteur CIPRIANI, médecin de la brigade et  seul médecin dans les environs, prévenu, refusa de venir sur place à Soccia de nuit.duel bandit-gendarme

    Le coupable était en fuite. Les gendarmes disponibles de la brigade arrivés peu après sur place partirent à sa recherche sitôt après avoir pansé leurs camarades. Ils ne purent retrouver sa trace. Les brigades voisines furent alertées.

    Le 6 janvier, alors que le lieutenant SOULAIRE et son ordonnance, le gendarme SIMONPIERI, revenant des obsèques du gendarme LATOUR, rentraient à cheval sur VICO par les BAINS de GUAGNO, SANTONI, qui s'était embusqué derrière un tas de pierres un peu en contrebas de la route tira sur eux deux coups de fusil. Repérant SANTONI dont la tête dépassait à peine du tas de pierres, le lieutenant tira vers lui deux coups de revolver, ce qui lui valut la réplique immédiate de celui-ci. Le gendarme SIMONPIERI courut en avant en tirant sur SANTONI qui disparut derrière le tas de pierres. Une balle entrée par le front lui avait traversé la tête.

    En apprenant la mort de son frère GIAVANNELLU, l'abbé SANTONI, curé de Soccia, aurait dit: "Si ce sont les gendarmes qui l'ont tué, c'est bien; mais si ce ne sont pas eux, on réglera ça!".

Il n'eut rien à régler.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:11

Lundi soir 16 mai, à 22 h 20, la chaîne CANAL + va diffuser un "Spécial investigation" sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le mercredi 11 septembre 1968.

http://medias.francetv.fr/cpbibl/url_images/2011/01/25/image_67031145.jpg

Quarante-trois ans après, les familles des victimes (dont des Poggiolais et des Guagnais) veulent connaître la vérité. Cette émission doit faire le point sur toutes les obscurités de cette affaire.

Regardez la bande-annonce en cliquant sur ce lien:

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-special-investigation.html?vid=463851

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 19:33

Les modifications de la route dans Sorro in Sù ont été nombreuses au cours des  époques.

Ainsi, entre Poggiolo et Soccia, à la hauteur de la fontaine de Saint Marcel, on peut comparer:

la situation pendant l'été 1966 (Joël CALDERONI, épuisé, marche sur une route étroite aux limites imprécises et au goudronnage irrégulier)...

St Marcel Joël


... en novembre 2008 (largeur plus grande et goudron bien étalé)...

St Marcel Google


  ... et en août 2010 (peinture blanche centrale et bordure en pierre).

St Marcel MF

On n'arrête pas le progrès!

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:35

    Après l'élection de 1921 qui fut si particulière à cause de la présence de François COTY (voir ICI et ICI), une autre élection cantonale est à rappeler: celle de 1968.

    Martin PAOLI, maire de POGGIOLO, était aussi, depuis 1945, conseiller général du canton de SOCCIA. A la suite de son décès en 1968, il fallut procéder à son remplacement. Au conseil municipal, il fut remplacé par son fils Bernard qui resta maire jusqu'en 1989. Pour représenter le canton, deux candidats s'affrontèrent en août: Jean GAFFORY, maire de GUAGNO, directeur de la caisse primaire d'assurance-maladie de Corse, pour la gauche, et Ange CARLI, maire de SOCCIA et membre de cabinets ministériels, pour la droite gaulliste.

 

    La lutte fut féroce. Chacun s'employa à convaincre les électeurs par les moyens les plus efficaces, c'est-à-dire en allant voir les uns et les autres. En faisant jouer les solidarités familiales et les services rendus, il était possible de savoir sur combien de suffrages on pouvait compter et qui voterait pour qui. L'isoloir, quand il avait été installé dans le bureau de vote, n'avait aucune raison d'être utilisé puisque l'on avait promis sa voix.

    Pas de meeting et très peu d'affiches. Par contre, l'apparition de slogans peinturlurés sur quelques murs poggiolais causa de l'émoi (voir l'article sur Un tag ésotérique).

    Jean GAFFORY l'emporta, permettant ainsi pour une fois à GUAGNO d'être présent au Conseil Général.

    Comme de coutume, le vainqueur fit une tournée victorieuse dans chaque village, les voitures, décorées de force drapeaux, s'arrêtant à chaque bar. Le passage à POGGIOLO fait l'objet d'un film de la vidéothèque poggiolaise intitulé "Quand Gaffory a gagné". Pour le voir, cliquez sur cette photo de GAFFORY extraite du film.


gaffory 1968

 

    Une grande fête eut lieu à GUAGNO avec profusion de nourritures, de boissons et de coups de feu (l'auteur de ces lignes se souvient encore des plombs de chevrotine qui lui brûlèrent un peu la fesse droite), et encore de nombreux drapeaux.

    Cette orgie de drapeaux tricolores (la tête de Maure était encore très rare) eut même une conséquence inattendue quelques jours après, lors du pélerinage de la Saint Elisée. Des jeunes Socciais firent l'excursion jusqu'à la chapelle avec des drapeaux vestiges de l'élection qu'ils laissèrent ensuite sur les bords du lac de Creno ou qu'ils ramenèrent chez eux. Là aussi, un film poggiolais le prouve. Il s'agit de "Creno 1968" que vous pourrez visionner (1) en cliquant sur cette photo:


drapeau CV

 

    Mais le canton n'en avait plus pour longtemps. En 1973, la réforme administrative imposée par Paris obligea à faire la fusion avec Vico pour créer le canton des Deux-Sorru actuel. Le conseiller général élu fut alors Dominique COLONNA, remplacé, depuis 2008, par François COLONNA.

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(1) Un prêtre en soutane est visible dans ce film: l'abbé MILLELIRI, alors curé de Soccia et qui, bien sûr, avait célébré la messe à la chapelle de St Elisée.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:55

La lutte entre François COTY et Jean-François GALLINI, par CHIAPPINI et CECCALDI interposés (voir l'article précédent), devait être tranchée le dimanche 11 septembre 1921 par les électeurs du canton de SOCCIA. Le verdict fut sans appel. 

Sur 801 inscrits, 452 électeurs allèrent voter. COTY fut élu sans difficulté par 282 voix contre 170 à  Jean-François CECCALDI, soit 62,38%:

- GUAGNO: 98 voix (64%) contre 55

- ORTO: 47 (87%) contre 7

- SOCCIA: 111 (74,5%) contre 38

Seul, POGGIOLO se singularisa en ne lui attribuant que 26 voix (30,23%) contre 70 au maire du village.

 

Dans le canton voisin de VICO:

Inscrits: 1.877 - Votants: 945 - Exprimés: 940 -

Le docteur CHIAPPINI l'emporta facilement avec 873 voix. GALLINI, non officiellement candidat, en eut 50.

Ces deux élections étaient bien liées et les deux vainqueurs assistèrent ensemble à la proclamation des résultats à VICO, puis à SOCCIA.

Eveil résultats

"L'EVEIL DE LA CORSE" du 13 septembre eut raison d'écrire que cette élection "avait pris les proportions d'une consultation législative". D'ailleurs, la fête qui suivit le démontra: elle fut organisée à SOCCIA mais aussi en dehors des deux cantons, dans les rues d'AJACCIO, le 13 septembre.


LA DÉROUTE IMPÉRIALE

Le quotidien "cotyste" revint plusieurs fois sur cette élection. Le 21 septembre, il publia un article se voulant humoristique intitulé "La déroute impériale" qui utilisait des références napoléoniennes et militaires:

"La bataille dirigée par l'Empereur du Sahel, en personne, a été acharnée, terrible, décisive. Les troupes de terre étaient au commandement direct de Sa Majesté; l'armée de mer obéissait à l'amiral Landry; le service général de santé était dirigé par M. le docteur Sari (...)

Prenant une résolution dont seuls sont capables les hommes de génie, Sa Majesté, si malade à Vico, trouve néanmoins assez d'énergie pour monter dans un tank et franchir le col de Sorro. Aussitôt arrivée sur les lieux, elle prend le commandement des troupes. Peine perdue! Guagno résiste, Orto est immuable et Soccia devient terrible. Seul au centre Poggiolo est conquis. Le quartier impérial y est transporté. C'est là qu'arrivent les nouvelles. (...)

Mais bientôt les illusions tombent. Le 10 septembre, au simple contact de son adversaire, l'Empereur, décontenancé, s'enfuit au Palais de Nesa."

Le reste est à l'avenant.

Eveil déroute impériale

 

UN MANDAT SÉNATORIAL ÉCOURTÉ

Jean-François GALLINI fut fortement marqué par cette défaite. Les articles de "L'Eveil de la Corse" font plusieurs fois allusion à sa santé chancelante. Il décéda finalement en Tunisie le 20 avril 1923.

François COTY se porta immédiatement candidat pour remplacer enfin son vieil ennemi au Sénat. Il y mit les moyens. La campagne lui coûta 1.800.000 Francs de l'époque.

Le scrutin se déroula le 8 juillet 1923 en Corse. François COTY fut proclamé vainqueur au premier tour de scrutin, par 397 voix contre 391 à Adolphe LANDRY, sur 788 romanetti1votants. Mais l'élection fut contestée par LANDRY qui reprochait à son concurrent:  

 - d'avoir fait annuler les suffrages de certains délégués sénatoriaux, parce que ceux-ci étaient inéligibles,

- des faits de corruption individuelle et de corruption collective,

- et enfin l'intervention, dans la campagne électorale, du contumace ROMANETTI. Nonce ROMANETTI (photo ci-contre), né à CALCATOGGIO, caché au maquis depuis 1914, prétendait contrôler toute la Cinarca, y compris la vie politique.

La discussion eut lieu à la séance du Sénat du 10 avril 1924, en l'absence de François COTY malade, et les opérations électorales furent annulées.

Le parfumeur ne se représenta pas, renonçant définitivement à la Haute Assemblée. Le 29 juin 1924, LANDRY put faire élire Joseph GIORDAN, archétype du système clanique de l'époque.


LA RECONNAISSANCE AJACCIENNE

COTY se contentera de financer le parti bonapartiste qui reprit la mairie d'Ajaccio aux républicains en 1925 et la garda aux élections de 1929.  En remerciement, Dominique PAOLI fit élire, à l'occasion d'une partielle, COTY conseiller municipal le 10 janvier 1931 (avec 2086 voix sur 2539) puis maire le 25.

Comme l'a écrit Ghislaine SICARD-PICCHIOTTINO, dans son livre "François Coty, un industriel corse sous la Troisième République", "François venait chercher en Corse l'estime et la reconnaissance de ceux qui l'avaient naguère rejeté". Il trouvait enfin cette consécration tant désirée.

coty-francois 3 1928

Il vint ceindre l'écharpe tricolore dans la cité impériale (sur la photo, il tient un cartable à la main) puis rentra à Paris... et ne remit plus jamais les pieds en Corse.

Ses dépenses politiques avaient été importantes. Il fut également ruiné par la crise économique de 1929 et par son difficile divorce. Comme l'analyse l'auteur déjà cité, "Il restera en Corse un grand, très grand mécène (1), dépensant sans compter pour un pays dont il est originaire mais où il a compris avec douleur que, depuis son premier départ, il demeurerait un étranger, condamné à chercher un avenir ailleurs; et ses milliards ne peuvent et ne pourront rien y changer".

 

Décédé le 28 juillet 1934, François COTY ne fut inhumé à Ajaccio que le 7 juin 1968.

 

PS: la société des parfums COTY est toujours une énorme société détentrice de nombreux parfums de différents noms.  Son site fait toujours référence à son créateur.

PS 2: plusieurs ouvrages, très inégaux, existent sur François COTY.  Olivier BARROT, dans "Un livre par jour " sur France 3, en a présenté un.  Cliquez ICI.

PS 3: de très nombreux sites internet mentionnent François COTY.


(1) Parmi les nombreuses dépenses réalisées en Corse, COTY donna des subventions pour l'érection d'une soixantaine de monuments aux morts. Ceux de Sorru in Sù sont-ils concernés? Une recherche parmi les archives municipales serait très utile. 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:06

La classe politique (et beaucoup moins les simples citoyens) se passionne pour les élections cantonales qui auront lieu dans la moitié des circonscriptions les 20 et 27 mars. Notre canton n'est pas concerné cette année mais il est arrivé que les affrontements électoraux de cette partie de la Corse aient eu une grande importance pour l'île et même au-delà. Ce fut le cas en 1921, voici tout juste quatre-vingts ans, quand s'affrontèrent Jean-François GALLINI et François COTY. GALLINI a déjà été présenté sur ce blog (voir ICI). Mais qui était COTY?

 

ENRICHI PAR SON NEZ

    Coty photoJean-Pierre SPORTUNO naquit à Ajaccio le 3 mai 1874, de Jean-Pierre SPORTUNO et de Marie COTI. Son arrière-grand-père, Jean-Baptiste SPORTUNO, fut maire de la cité impériale, entre 1822 et 1826. Mais, son père ayant abandonné le foyer et sa mère étant morte alors qu'il avait quatre ans, il fut élevé modestement par sa grand-mère Anne BELLONI.Coty l-origan

   A 22 ans, ayant pris comme nom celui de sa mère avec un "y", il alla à Paris où il fut initié au journalisme par Emmanuel ARENE (qui était aussi président républicain du conseil général de Corse, député puis sénateur: voir ICI et ICI) et à la chimie par un pharmacien, Raymond GOERY, qui lui donna l'idée de fabriquer des parfums. Ayant un "nez" exceptionnel et un grand sens de la publicité, il se tailla une grande place dans la parfumerie. Sa société COTY-LANCASTER, fondée en 1904, prit une taille internationale.


UNE TÊTE POLITIQUE

    Devenu très riche grâce à ses parfums, François COTY était torturé par le démon de la politique.

   Il acheta des journaux ("Le Figaro" en 1922, puis "Le Gaulois") ou en créa ("L'Ami du peuple" en 1928).

   Il finança des mouvements politiques monarchistes ou très à droite. De 1924 à 1928, il donna près de 2 millions de Francs au quotidien royaliste "L'Action Française" avant de se brouiller avec Charles MAURRAS. Il soutint financièrement le Faisceau de Georges VALOIS (1925) et les Croix de Feu (1927). Il en arriva à créer sa propre ligue, Solidarité Française, en 1933. Ce mouvement nationaliste, antiparlementaire, antisémite et antimaçonnique joua un rôle important lors de l'émeute du 6 février 1934.

    Le duc de GUISE, prétendant au trône de France de 1926 à 1940, le désigna comme conseiller de son fils le comte de PARIS. Au mariage de celui-ci, COTY offrit à la princesse Isabelle un cadeau qui fit sensation: un diadème de feuillages en diamants sertis de sept grosses émeraudes cabochon.


L'HUMILIATION SÉNATORIALE

    Il s'engagea également très tôt dans la politique insulaire. Il finança la revue autonomiste "A MUVRA" du Vicolais Petru ROCCA. Mais c'est à gauche qu'il débuta.

   Aux élections législatives de 1919, il soutint, avec ses gros moyens, les candidats dirigés par LANDRY et MORO-GIAFFERI. Seulement, il fut oublié sur la liste des sénatoriales de 1920. Dès lors, la rupture avec la gauche fut définitivement consommée et, lors des sénatoriales partielles du 9 janvier 1921, il fut candidat sur la liste de la Droite Gaviniste, aux côtés de Paul DOUMER, qui fut élu. La liste du PRDS (gauche) l'emporta et obtint 2 élus: EMILE SARI et Jean-François GALLINI, le maire de SOUSSE en Tunisie, qui fut proclamé élu avec, sur COTY, une majorité de deux voix venant de deux grands électeurs dont la Préfecture avait pourtant préconisé la radiation.Eveil titre

    COTY vécut ce déni de justice comme une humiliation et mit tout en œuvre pour se venger. Dans ce but, il devint propriétaire du quotidien ajaccien "Le COLOMBO" (fondé en 1913) qui devint, dès le 20 avril 1921, "L'Eveil de la Corse" ("journal quotidien de grande information politique, économique, agricole et littéraire"), dont les bureaux étaient 14 cours Grandval et qui fut dirigé par le journaliste et romancier HENRI OMESSA. Il lui fut vite très utile.


LE COMBAT DE SOCCIA

    En effet, le 11 septembre 1921, se joua le sort du siège de conseiller général de SOCCIA. Il fallait élire, au Conseil Général de la Corse (qui n'était alors qu'un seul département), le représentant de l'ancienne piève de Sorru in Sù (POGGIOLO, SOCCIA, ORTO, GUAGNO). Mais le hasard fit que, au même moment, il fallut trouver un nouveau titulaire pour le canton de VICO (l'ancien Sorru in giù: VICO, ARBORI,  BALOGNA, COGGIA, LETIA, MURZO, RENNO). En effet, l'élection de Jean-François GALLINI (pourtant conseiller général depuis 1909) avait été invalidée pour fraude électorale par le Conseil d'Etat.

    GALLINI ne se présenta pas à VICO et laissa la place au docteur Philippe CHIAPPINI, de MURZO, collaborateur de "A Muvra". Par contre, il ne pouvait accepter que François COTY prenne pied dans la terre voisine. Le parfumeur ne se présenta pas  au  premier tour mais réussit à obtenir le désistement en sa faveur de trois des candidats qui s'étaient affrontés le 3 septembre, MARTINI, OTTAVY et SANTINI. Ne restait en lice contre lui que Jean-François CECCALDI, maire de POGGIOLO depuis le 8 décembre 1919. Il était prévu que, en cas de victoire, CECCALDI cède ensuite le siège à GALLINI pour lui permettre un redémarrage de sa carrière. Voilà pourquoi la présence de COTY était insupportable à celui qui était surnommé "l'empereur du Sahel". La campagne du second tour fut très âpre et paradoxale, entre un candidat de dernière minute et une personnalité non-candidate.

    "L'Eveil de la Corse" en donne un récit, évidemment très partisan. Le texte complet peut en être lu en cliquant sur l'image ci-contre.Eveil campagne Coty

"M. GALLINI, non content d'avoir volé le siège sénatorial de M. COTY, résolut de tout tenter pour lui ravir le siège de conseiller général: l'homme malade de VICO puisa des forces nouvelles dans sa haine incompréhensible. (...)

Oui, il se traîna à SOCCIA, à GUAGNO, à POGGIOLO, partout; il alla de porte en porte quémander, promettre, supplier ou menacer, il se démena, semant en des oreilles naïves ou ignorantes la perfidie de propos fantaisistes dont M. COTY faisait naturellement les frais. (...)

Le vieil empereur du Sahel avait en même temps fait donner la garde: parallèlement à ses manœuvres stratégiques, la grosse artillerie des lettres et des télégrammes, sous le commandement du député LANDRY et du sénateur-maire SARI, dirigeait son tir sur tout le canton. C'étaient des appels désespérés, avec des trémolos et des attendrissements, au nom de la République, ou de la parenté, ou du passé, ou de l'avenir. (...) Tout le monde était sur le pont, et l'abordage fut mené par un ancien ministre et deux sénateurs, sans compter quelques comparses de moindre importance qui formaient l'équipage de cette galère.

Et la galère sombra."

    Toute autre est la description de la tournée électorale de François COTY le 10 septembre, la veille du scrutin. Voici quelques extraits: 

"A GUAGNO, une manifestation enthousiaste, accompagnée de salves de coups de fusil, l'a accueilli."

"A ORTO, un arc de triomphe avait été dressé. M. le capitaine PAOLI, assisté de M. le Maire, a prononcé l'éloge de M. COTY."

"A SOCCIA, au cours d'une réunion que présidait M. le capitaine COLONNA, maire de la commune, un échange de déclarations a eu lieu. La présence aux côtés de M. COTY de MM. MARTINI, OTTAVY et SANTINI, candidats du premier tour, a donné à cette manifestation le caractère le plus significatif."

    Bien sûr, la réception poggiolaise fut d'un autre genre:

"A POGGIOLO, un accueil affable a été réservé à M. COTY, dont la première visite de courtoisie a été pour le maire, M. CECCALDI, qu'on désigne comme son adversaire probable de demain, et avec lequel il s'est fort courtoisement entretenu."

Il ne restait plus qu'à attendre le verdict des urnes.


(à suivre)

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 19:05

Philippe, un lecteur de ce blog, a pris l'heureuse initiative d'envoyer un document supplémentaire concernant  Jean OTTAVY dont la mort héroïque en 1944 a été racontée dans un article paru en mai 2010 (le revoir ICI).

Le site Engival (http://www.engival.fr/) contient de très nombreux renseignements sur Constantine. Il signale ainsi qu'une rue de cette ville, entre la pyramide dédiée au général DAMREMONT et le cimetière musulman, avait reçu le nom de "rue soldat Jean OTTAVY".

Le plan ci-dessous en montre l'emplacement.


(toutes les images de cette page peuvent être agrandies en cliquant dessus)

 

rue Ottavy autrefois

 

Notre correspondant a joint des photos et des annonces publicitaires:

rue Ottavy vielles photos et pubs

 

Cet endroit s'appelle maintenant rue CHETTAB Allel.

rue Ottavy plan oggi

 

La photo satellite de Google Maps la montre mieux (ligne rouge sur le cliché).

rue Ottavy google

Et on peut supposer que tout souvenir de ce Poggiolais enfant de Constantine a complètement disparu là-bas.

 

Autre site sur Constantine: http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/

 

 

P.S.: les animateurs de ce blog espèrent que, à l'exemple de ce correspondant, les lecteurs qui possèdent des documents sur Poggiolo et les Poggiolais voudront bien leur en faire part afin de les publier, pour le plus grand profit de toute la communauté poggiolaise.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 18:09

Les enfants ont retrouvé le chemin de l'école le 2 septembre sur le continent et le 9 septembre en Corse. Il s'agit de la cent-dixième rentrée scolaire depuis 1900, date à laquelle a été prise cette photo des écoliers de Poggiolo.

En 1900, pour la dernière année du XIXème siècle, ils étaient alors cinquante-quatre à être bien alignés sur trois rangs, avec 29 filles d'un côté, 26 garçons de l'autre et l'instituteur Xavier OTTAVI (originaire de Soccia) au centre.

Photo émouvante d'un temps révolu où Poggiolo était un village peuplé et actif. Photo émouvante qui montre les visages d'ancêtres de nombreux Poggiolais de ce début de XXIème siècle.


école 1900

(cliquer sur la photo pour l'agrandir)

 

Ce document historique se trouve dans la salle des délibérations de la mairie, bien protégé par une vitre et un cadre. Au verso, une inscription précise qu'il a été "donné le 1er mai 1990 à la municipalité par Françoise, Marie-Jeanne et Dominique-François DESANTI, en souvenir de leur mère Marthe DESANTI née DEMARTINI (n°4 du groupe)."

L'intérêt de cette photo est que les donateurs ont pris la peine de numéroter chaque personnage et d'inscrire au verso leur identité avec dates de naissance et de décès, quand ils les connaissaient. 


école 1900 avec n°

(cliquer sur cette version de la photo pour l'agrandir elle aussi)

 

Voici les identités données pour chaque numéro:

1: PINELLI Laurence (7/6/1892 - 8/1/1922)

2: PAPADACCI Marie-Cécile (1/1/1894 - 19/1/1977)

3: PINELLI Damienne-Marie (23/9/1893 - 3/12/1987)

4: DEMARTINI Marthe (9/3/1892 - 23/10/1982)

5: PAOLI Marie-Mattéa (30/11/1891 - ?)

6: DEMARTINI Marie-Dominique (9/10/1892 - 25/6/1979)

7: CELLI Pauline (16/2/1895 - 3/7/1964)

8: CELLI ? (? - ?)

9: MARTINI Ange-Marie (3/7/1893 - 21/2/1901)

10: MARTINI Joséphine (11/7/1889 - ?)

11: DESANTI Jules-François (6/8/1887 - 25/6/1955)

12: CECCALDI Jean-Jules (4/6/1889 - 22/12/1959)

13: CECCALDI Joseph-Marie (1/6/1892 - 11/3/1971)

14: MARTINI Jean-Noël (1/3/1892 - 13/4/1965)

15: PINELLI Laurent-Antoine (20/9/1891 - 26/4/1974)

16: VINCIGUERRA Paul-Joseph (8/10/1893-21/12/1913)

17: PINELLI Antoine-François-Léonard (30/6/1893 - 15/12/1964)

18: FRANCESCHETTI Antoine-François (31/7/1893 - 23/9/1913)

19: DESANTI Jean (8/10/1892 - 28/2/1915)

20: DESANTI François-Marie (5/1/1893 - 21/12/1962)

21: ? ? (? - ?)

22:VINCIGUERRA Marie-Lilla (3/11/1888 - 23/12/1957)

23: MARTINI Pauline-Félicité (29/2/1888 - 28/3/1920)

24: MARTINI Marie-Baptistine (14/8/1890 - 7/7/1980)

25: MARTINI Angèle (29/2/1892 - ?)

26: FRANCESCHETTI Thérésine-Marguerite (29/3/1889 - 2/2/1968)

27: FRANCESCHETTI Marie-Françoise (15/12/1896 - 26/11/1987)

28: DESANTI Marie-Célestine (8/8/1890 - 10/9/1971)

29: OTTAVI Xavier, de SOCCIA (instituteur)

30: DEMARTINI Joseph (29-1-1886 - 4/4/1957)

31: DESANTI Joseph (1/2/1889 - 16/6/1959)

32: DESANTI Dominique-Xavier (31/1/1890 - guerre de 14-18)

33: ? Toussaint de GUAGNO (? - ?)

34: VINCIGUERRA Charles-Marie (10/3/1891 - 13/2/1917)

35: ? (? - ?)

36: PINELLI Laurent-Antoine (20/4/1893 - 25/5/1918)

37: PAPADACCI Paul (31/12/1895 - 12/9/1975)

38: DESANTI Paul-Baptiste (11/3/1884 - 16/11/1948)

39: ANTONINI Angèle, de SOCCIA, nièce du curé (? - ?)

40: PINELLI Marie (? - ?)

41: VINCIGUERRA Marie-Thérèse (6/9/1886 - 6/9/1956)

42: CELLI ? (? - ?)

43: CELLI ? (? - ?)

44: LECA Marie-Dominique (16/11/1886 - 25/9/1954)

45: MARTINI Marie-Catherine (12/10/1885 - ?)

46: PINELLI Suzanne (? - ?)

47: enfant de l'instituteur

48: enfant de l'instituteur

49: CELLI Jérôme (? - ?)

50: FRANCESCHETTI Jean-Baptiste (9/2/1885 - 9/7/1906)

51: DESANTI Valère (31/10/1882 - 24/6/1947)

52: PAOLI Jean-Noël François (2/1/1885 - 24/3/1906)

53: ? Paul, de SOCCIA, fils de Padoue (? - ?)

54: CELLI Toto (? - ?)

55: DEMARTINI Jean-Toussaint (3/12/1893 - 23/1/1972)

 

Les familles présentes

Les noms des familles présentes au village depuis pratiquement toujours sont bien là. Les DESANTI sont 8, les MARTINI  et les PINELLI 7, les DEMARTINI, VINCIGUERRA et FRANCESCHETTI 4 chacun. On compte aussi 2 PAPADACCI, 2 PAOLI et 2 CECCALDI. Il y a aussi 1 ANTONINI (de SOCCIA) et 1 LECA.

Une curiosité est la présence de 6 CELLI. Elle s'explique par le fait qu'il s'agissait des enfants du garde-forestier Charles CELLI. Plusieurs étaient nés hors de POGGIOLO. Pauline (n°7) naquit dans le village (ainsi que deux frères qui moururent très vite et n'étaient pas sur cette photo). Combien de temps le garde-forestier fut-il en poste ici? Difficile à savoir mais les registres d'état-civil dépouillés par Pierre LECCIA apprennent que Pauline se maria en 1925 au Maroc et y resta jusqu'à la fin de sa vie en 1964.

Autre famille de fonctionnaire: les n° 47 et 48 sont les enfants de l'instituteur Xavier OTTAVI, originaire de SOCCIA. Faut-il supposer qu'ils venaient chaque jour à la suite de leur père ou bien que celui-ci logeait à POGGIOLO?

 

Natalité et mortalité

Les familles nombreuses étaient-elles importantes? Le nombre de fratries peut donner des idées sur ce sujet. La famille DESANTI qui a fait le don de cette photo a énuméré les frères et sœurs suivants:

- 2 et 37 (PAPADACCI)

- 4, 30 et 55 (DEMARTINI)

- 7, 8, 42, 43, 49 et 54 (CELLI)

- 9 et 10 (MARTINI)

- 11, 20, 32 et 38 (DESANTI)

- 12 et 13 (CECCALDI)

- 16, 22, 34 et 41 (VINCIGUERRA)

- 19, 28, 31 et 51 (DESANTI)

- 23 et 24 (MARTINI)

- 26 et 27 (FRANCESCHETTI)

- 40 et 46 (OTTAVI)

 

 La plus jeune de toutes ces personnes était FRANCESCHETTI Marie-Françoise (n°27) qui était née le 15/02/1896 (4 ans au moment de la photo), alors que le plus vieux était DESANTI Valère (n° 51), né le 31/10/1882, et qui avait alors 18 ans. 14 ans de différence entre eux!

 L'espérance de vie peut être calculée. Pour les 35 sujets dont les dates de naissance et de décès sont données, l'âge moyen de la mort fut de 61 ans et 1/3.

L'existence la plus longue fut celle de PINELLI Damienne-Marie (n°3) qui vécut jusqu'à 94 ans.

 

Un monde disparu

 Parmi ces 50 visages, au moins 10 (sur les 35 dont nous avons les dates) avaient disparu vingt ans plus tard.

Celle qui mourut la première, dès février 1901, fut MARTINI Ange-Marie (n°9). Le n° 18, FRANCESCHETTI Antoine-François, engagé dans l'armée, périt de dysenterie amibienne à Rabat en 1913. Quatre (n° 19, 32, 34 et 36) ont leurs noms gravés sur le monument aux morts de 14-18: DESANTI Jean (n°19), DESANTI Dominique Xavier (n°32), VINCIGUERRA Charles Marie (n°34) et PINELLI Laurent Antoine (n°36) (voir l'article qui leur est consacré en cliquant ICI).

 

Le cadre dans lequel cette jeunesse de 1900 a vécu a été complètement bouleversé au XXème siècle. L'école n'existe plus. Les enfants qui vivent toute l'année au village sont très rares. Le travail agro-pastoral a presque totalement disparu. Les relations avec le reste du monde sont bien plus importantes. Mais nous descendons de ces jeunes de 1900 qui croyaient en leur village et qui voudraient que nous y croyions encore.

 

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