Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 18:00
Souvenir de Francis

 

Devant le "magasin", Francis LUCCHESI entre Jean Christian, son fils, et Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA). A droite, Antoine CECCALDI, dit "Bébé".

 

Photo envoyée par Jacques-Antoine MARTINI.

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 06:36
Toutes nos condoléances

Partager cet article

Repost0
17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 18:00

Il exista plusieurs cafés à Poggiolo mais il y eut aussi différents commerces. Leur existence serait complètement oubliée si la tradition n'avait gardé le nom de "magasin" à une partie de la maison Martini.

 

Un article précédent avait déjà présenté les grandes maisons, dites "de notables", comme étant multifonctions. Et le commerce fut une de ces fonctions.

 

Du côté de la stretta, une petite porte de la maison Martini est fermée par une grille métallique qui a été maintes fois enfoncée par des automobilistes ayant du mal à manœuvrer.

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Elle protège la pièce surnommée "le magasin".

Et, en levant la tête, on distingue encore les crochets métalliques qui supportaient l'enseigne.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Une épicerie fut ouverte à cet endroit en 1921, comme le prouve le registre conservé par la famille. Il a été visé le 23 février 1921 par un juge du tribunal de commerce d'Ajaccio pour "Madame Martini Thérèse négociante à Poggiolo".

Les premières ventes sont notées au 1er mars: du riz, du sel, des pâtes alimentaires, des anchois, du pétrole et du savon.

 

Photos Jacques-Antoine Martini
Photos Jacques-Antoine Martini

Photos Jacques-Antoine Martini

L'étude de ces pages permettrait de bien connaître les denrées dont les Poggiolais de l'époque avaient besoin. On peut déjà remarquer que cette épicerie vendait aussi des cigarettes.

Quand la seconde guerre mondiale éclata, la mairie décida le 24 septembre 1939 de créer un entrepôt municipal pour assurer le ravitaillement et limiter la hausse des prix.

Cette expérience originale, qui dura jusqu'au 27 juillet 1940, a été racontée dans un autre article de ce blog.

L'épicerie Martini fut choisie comme siège de cet entrepôt.

Le registre en a été conservé.

photo Jacques-Antoine Martini

photo Jacques-Antoine Martini

Là aussi, il serait intéressant de l'étudier pour savoir si les besoins des habitants ont changé au fil du temps et pour connaître l'évolution des prix.

Le registre a été tenu jusqu'en 1951.

Cette année fut peut-être celle de la fermeture. En tout cas, certains, comme Jacques-Antoine Martini, se souviennent "des deux balances du magasin, de son sac de sel et de ses chewing gums gagnants".

 

Le commerce n'existe plus mais "le magasin" demeure comme le nom d'un lieu bien précis de Poggiolo, vestige d'une époque.

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 14:00

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice, déjà rappelée sur ce blog (voir ICI), Noël KRUSLIN, journaliste de "Corse-Matin", a rencontré Jeanne GRIMALDI et Valère CECCALDI. Leurs témoignages occupent la dernière page de l'édition du 11 septembre du quotidien.

En voici la copie.

Photos Pierre-Antoine Fournil

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle
A l’heure des 50 ans du drame de la Caravelle Ajaccio-Nice, Corse-Matin s’est rendu dans les Deux-Sorru, où les Ceccaldi veillent sur la mémoire des leurs qui figurent parmi les 95 victimes. Ils témoignent pour la première fois

Il faut d’abord grimper les ruelles abruptes et sinueuses d’U Pighjolu, à mi-pente entre Guagno-les-Bains et Soccia, pour entrer dans le petit cimetière. Le caveau familial des Ceccaldi s’y distingue car une plaque noire s’ajoute aux pierres tombales. Les noms de ceux qui n’ont pu être rendus à leur terre y sont gravés : Antoine Ceccaldi, 56 ans le 11 septembre 1968, Jean-François Ceccaldi, 34 ans ce même jour où il monta, en milieu de matinée, à bord de la Caravelle Ajaccio-Nice. Cette plaque, c’est Valère, le frère de Jean-François, qui l’a fixée au granite il y a 10 ans. Les mots y précisent les circonstances du drame d’une Caravelle "touchée par un missile auto-détecteur à infrarouge". Une vérité toujours ignorée. "Mais c’est ma vérité, insiste l’octogénaire, cadet d’une petite année de son défunt frère. Rien, désormais, ne peut me faire voir autrement les choses."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle

Domiciliés à Suresnes (Hauts-de-Seine), Valère Ceccaldi et son épouse Janine sont fidèles à un rituel immuable, celui d’un été passé au village, dans la maison familiale construite par un arrière-grand-père. Un lieu très riche en souvenirs. "Jean-François et moi y avons passé toute notre enfance." C’est dans les ruelles de ce même village que Valère apprendra le décès de son frère, il y a aujourd’hui 50 ans."Quelqu’un est venu m’alerter en me disant : "Valère, tu as vu ? Une Caravelle est tombée." À la seconde, je me suis demandé si c’était celle de 10 heures." Car Jean-François Ceccaldi, sous-officier de l’armée française en poste à Paris, avait quitté Poggiolo très tôt pour prendre ce vol."Nous étions venus au village pour assister aux obsèques de notre grand-père. Mon frère et notre cousin avaient programmé avant moi leur retour sur Paris." Le cousin dont parle Valère, c’est Antoine Ceccaldi, un instituteur qui vient tout juste de prendre sa retraite . Il est le papa de deux jeunes filles, dont Jeanne, 19 ans à l’époque. La presque septuagénaire vit à Paris, mais vient régulièrement au village où elle s’est assise aux côtés de son cousin pour nous rencontrer. "Tu te souviens, c’est toi qui m’as annoncé que papa était mort", lui rappelle-t-elle.

 
Pour Jeanne, "une charge émotionnelle encore trop lourde"

Forcément, Valère et Jeanne n’ont pas vécu de la même façon les heures qui ont suivi la catastrophe. Lui, alors trentenaire déjà installé dans la vie, était bien plus à même de faire face que sa jeune cousine qui eut pourtant la maturité de protéger les siens. "Ma sœur n’avait que 14 ans, c’est moi qui ai tout fait pour garder le secret pendant 24 heures. Je voulais qu’un médecin ait le temps d’intervenir et de donner des calmants à ma mère."

Cinquante ans après, Jeanne assure qu’elle a grandi très vite. Ce drame n’y est pas étranger. "C’est moi qui me suis occupée de toutes les formalités administratives", avoue celle qui n’a jamais voulu, jusqu’à ce jour, évoquer ces événements hors du cercle familial. "La charge émotionnelle a toujours été trop forte. Aujourd’hui encore, l’évocation de ces instants est encore très lourde." Le jour de notre rencontre, la présence de Valère fut pour Jeanne un précieux soutien. C’est lui qui se chargea, faisant confiance à sa mémoire, d’entrer dans les détails d’une catastrophe dont le secret-défense ne parvient plus à masquer la véritable cause.

Entre une thèse de l’accident qui ne tient plus depuis longtemps, une quantité de preuves et autant de témoignages étayant la thèse du missile ayant échappé à la manœuvre militaire avant de percuter la Caravelle, Valère n’a plus aucun doute. Au cours de ces cinquante dernières années, il a essayé de comprendre, cherché à savoir. Il a décrypté tous les éléments accréditant la thèse du tir de missile, pointé toutes les incohérences des rapports qu’il conserve précieusement. Il en déplie les feuilles jaunies par le temps pour souligner certains passages. "Regardez, il est question ici de "perforations relevées sur une partie du fuselage", expliquées par "le repli violent de la voilure au moment de l’impact". Pour moi, c’est plus que clair. Les perforations, c’est le Mazurka."  Allusion au missile dont Valère souligne l’évocation,"par un certain Forestier dans le rapport parlementaire. Il parlait d’un "dard de feu". Je regrette, mais il s’agit d’un terme militaire."

Un dîner parisien et "les secrets de Matra"

Dans la mémoire de Valère et dans celle de son épouse, d’autres épisodes, intervenus par hasard dans leur sphère privée, jettent encore le trouble. D’abord les mots d’un ami, un commissaire des Renseignements généraux qui leur glissa, quinze jours seulement après le drame :"C’est un engin Matra qui a frappé l’appareil." Puis, il y a une quinzaine d’années, lors d’un dîner organisé par des amis à Paris... "Un couple que nous ne connaissions pas y était invité, raconte Janine. Au cours de la soirée, nous avons fini par apprendre que le mari avait été ingénieur chez Matra, et dans la conversation, son épouse a carrément dit : "Il y en a des secrets chez Matra, comme l’affaire de la Caravelle." À ce moment-là, son mari lui avait demandé de ne pas en dire davantage."

Pour les Ceccaldi, comme pour toutes les autres familles des victimes de la Caravelle Ajaccio-Nice, le poids de l’absence n’aura cessé de se mêler à une forte conviction construite progressivement. Valère et Jeanne n’ont jamais adhéré à l’association portée par les frères Paoli. Non pas par rejet d’un combat collectif qui a fait beaucoup. Plutôt par volonté de préserver le caractère le plus intime d’un destin familial pas comme les autres. Croient-ils pour autant à une prochaine levée du secret-défense pour que la vérité éclate au grand jour ? Nous n’aurons pas vraiment de réponse à cette question.

Leur propre vérité leur suffit. Elle est en eux à jamais... et gravée au cœur du petit cimetière de U Pighjolu, près duquel Valère et Jeanne vivent un 50e anniversaire comme tous les autres. "Il n’y a pour moi, ce jour-là, aucun rituel. Tout est dans la tête. Mais au-delà du 11 septembre, à mon frère, j’y pense constamment."

Jeanne et Valère parlent de la Caravelle

Partager cet article

Repost0
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 23:16

Quel est le point commun entre Charles PÉGUY et Noël Ange François MARTINI?

 

5 septembre 1914: une tragique coïncidence

 

Si l'écrivain catholique est célèbre (même s'il n'est peut-être pas beaucoup lu aujourd'hui), Noël MARTINI ne se trouve pas dans les dictionnaires.

Pourtant, toutes les personnes qui passent à Poggiolo peuvent voir son nom et ses prénoms ainsi que son grade de sergent-major.

Ces renseignements sont sur une face du monument aux morts du village.

 

5 septembre 1914: une tragique coïncidence

 

Le point commun est donc facile à trouver: PÉGUY et MARTINI sont morts pendant la première guerre mondiale. Plus précisément, ils sont morts le même jour, le 5 septembre 1914, voici aujourd'hui exactement 104 ans.

 

Et une autre coïncidence existe: ils sont morts à moins de 8 kilomètres de distance, PÉGUY à Plessis-Lévêque, MARTINI à Neufmontiers, deux localités proches de Meaux, en Seine-et-Marne.

 

La vie de Noël Ange François MARTINI a été racontée dans un article paru en 2014:

Il fut le premier membre d'une famille poggiolaise à mourir lors de la première guerre mondiale (le premier natif de Poggiolo tué fut Jean Toussaint MARTINI le 19 septembre 1914).

Il était né à Sétif, en Algérie, en 1890. Ses parents étaient nés au village et avaient cherché du travail dans les colonies.

Même s’il n’y vécut jamais, Noël MARTINI fit partie des trente inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Tout en vivant loin de la Corse, le lien avec le village d’origine ne s’efface jamais. La municipalité de l'époque l'avait bien compris et tint à ce que son nom figure parmi les trente "enfants de Poggiolo morts pour la France", comme les autres Poggiolais de l'extérieur qu'étaient Jean LOVICHI, né à Constantine, Jean Dominique MARTINI, né à Paris, et François-Antoine PAOLI, né à Marseille.

Son frère Jean-François, né dans la petite ville algérienne de Mac-Mahon, fut lui aussi poilu et accumula citations et décorations. A sa mort, en 1974, il fut inhumé à Poggiolo.

 

Partager cet article

Repost0
22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 22:23
Un nouveau Poggiolais est arrivé

Nous apprenons avec plaisir la naissance à Ajaccio le 21 août de Matteo, fils de Paula et de Stéphane ERCOLI.

Toutes nos félicitations.

Partager cet article

Repost0
7 août 2018 2 07 /08 /août /2018 18:05

L'emplacement des maisons dites "de notables" et leurs dates de construction ont déjà été évoquées (cliquer ICI). Il reste à voir leur organisation interne et leurs utilisations.

 

L'entrée de la maison est une porte à deux battants donnant sur un long couloir, comme le montre cette photo de l'intérieur de la maison de Marione.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

On distingue bien, à droite et à gauche, les ouvertures vers des pièces qui étaient, en principe, la cuisine et un salon.

Au fond du couloir, se trouve un escalier en bois tournant à 180° à chaque palier.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Il permet d'accéder à un ou deux étages avec des chambres et souvent, au premier, un autre salon avec balcon. Le balcon, était autrefois signe extérieur de richesse. 

L'escalier allait jusqu'au grenier souvent éclairé par des ouvertures rondes.

Balcon et ouverture du grenier s'observent bien sur la façade de la maison CECCALDI.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Par contre, pas de cave en sous-sol. Une pièce du rez-de-chaussée servait de cave et de cellier.

Des entrées secondaires existaient sur le devant ou sur le côté, l'une étant la porte de la cave.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les pièces du bas pouvaient avoir des destinations particulières.

Dans l'actuelle maison de Valère, le salon servait véritablement de bureau de mairie quand le maire était Jean-François CECCALDI (de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959). On raconte que la porte de côté servait à faire entrer les conseillers municipaux et les divers solliciteurs.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Un magasin se tint dans la maison MARTINI. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

L'été, l'atout principal de ces maisons était la présence d'une place ombragée.

On pouvait s'y prélasser comme cet individu à barbe rousse, chemise à carreaux et espadrilles en été 1972.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les enfants avaient de l'espace pour s'amuser.

Michel et Jean-Pierre Franceschetti en été 1952. © Michel Franceschetti

Michel et Jean-Pierre Franceschetti en été 1952. © Michel Franceschetti

On pouvait réunir du monde, comme ici devant la maison MARTINI, lors d'une tournée électorale en 1926.

Photo Martini

Photo Martini

On pouvait bavarder avec le facteur (ici, Mimi CANALE) qui apportait le courrier.

Photo Martini

Photo Martini

Bien sûr, l'herbe pousse.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Mais un minimum d'entretien rend un aspect sympathique à l'endroit.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 19:04

La plus récente des maisons datées de Poggiolo est à l'écart du cœur du village. 

La villa MARTINI se trouve sur le côté gauche de la route, après le monument aux morts et la fontaine du Lucciu. Derrière une grille, une allée conduit directement à la maison, en partie cachée par la végétation. 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Elle a les caractéristiques des maisons de notables déjà décrites (dans l'article "Les notables et les routes"): forme massive, presque carrée, balcon en façade, dans un terrain évitant de toucher un autre édifice. Bien évidemment, elle est au bord de la route construite à la fin du XIXème siècle.

La date de construction n'a pas été gravée sur le linteau de l'entrée mais sur une plaque apposée à côté de la porte d'entrée.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

L'inscription complète est:

Villa

F. A. Martini

1933

 

Elle est donc la plus récente des maisons poggiolaises datées. Parmi elles, aucune n'a la qualification de "Villa". 

D'ailleurs, parmi les anciens du village, on l'appelle plutôt "la maison de Ceccantone".

Les lettres F et A sont les initiales de "François Antoine", "Ceccu Antone" en corse, compacté en "Ceccantone". 

 

Ceccantone (photo Martini)

Ceccantone (photo Martini)

François Antoine MARTINI est né en 1878. Il s'engagea en 1897 dans l'armée, au 12e Régiment d'Infanterie. En novembre 1903, il devint surveillant militaire dans les établissements pénitentiaires de Guyane, plus exactement au camp de Charvein. 

Sa présence dans ce lieu, ainsi que les souvenirs qu'il en ramena, a été décrite dans un article précédent.

Ceccantone prit sa retraite en mai 1928 et s'installa dans sa "Villa" terminée cinq ans plus tard.

A cette époque, elle était la maison la plus éloignée du cœur du village.

Très loin, aux Trois Chemins, se trouvait seulement la maison attenante au "petit four" dont la date de construction est inconnue.

Il fallut attendre une vingtaine d'années pour voir s'édifier, à l'initiative de Martin de Sorru, la maison COLONNA.

 

Maison Colonna  © Michel Franceschetti
Maison Colonna  © Michel Franceschetti

Maison Colonna © Michel Franceschetti

Une photo prise d'avion autour de 1960 montre, au fond et en haut,  le relatif isolement de ces deux maisons.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Mais, depuis les années 1970, de nombreux chantiers ont essaimé le long de la route de Soccia et un nouveau quartier est apparu.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

François Antoine MARTINI est décédé le 20 janvier 1968. La famille de son neveu Xavier PINELLI y a logé. Puis, le couple ROSANO  y fut locataire jusqu'en 2011.

En 2013 et 2014, de grands travaux ont complètement restructuré le bâtiment.

 

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les côtés de l'allée d'entrée avaient été transformés par ROSANO en un beau jardin floral qui a maintenant cédé la place à des installations de jeux pour les enfants de la famille.

La maison Ceccantone est toujours vivante.

 

(à suivre)

Partager cet article

Repost0
12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 17:40

Il faut savoir se méfier des document officiels. Même s'ils présentent de grandes garanties de sérieux, ils sont remplis par des hommes qui peuvent se tromper ou écrire en se contentant de recopier ce que d'autres ont écrit. Des témoignages peuvent les contredire.

Ainsi, l'administrateur de votre blog a reçu un message d'un lecteur nommé Ange Paul MORETTI:

 

Tombe de Antonini Pierre Toussaint 
 
   
 
 Pierre Toussaint ANTONINI était le frère aîné de mon grand père Louis ANTONINI qui demeurait aux BAINS de GUAGNO et DCD en 1972.
Ce frère aîné a effectivement participé à la guerre de 14/18 aux Dardanelles où il a été gravement blessé.Sa tombe ne se trouve pas à SALONIQUE mais à FREJUS (83).Pierre Toussaint est décédé sur le bateau qui le ramenait en FRANCE. A FREJUS reposent aussi tous ceux qui sont décédés sur le bateau

 
 

 

Pierre Toussaint ANTONINI fait partie des trente combattants de 1914-1918 dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Mais, comme huit autres soldats de cette liste, il n'est pas né dans le village.

Il naquit à Guagno en 1882, et d'ailleurs son nom est présent sur le monument aux morts de cette commune. 

 

Il s'engagea dans l'infanterie coloniale en 1902 et participa aux campagnes militaires du Tonkin et de la Guinée. Quand la guerre éclata, il était adjudant-chef et combattit en France, obtenant une citation à l'ordre du régiment le 25 octobre 1914:

 

"a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier".

 

Pierre Toussaint ANTONINI fut envoyé sur le front d'Orient, aux Dardanelles, puis contre les Bulgares. Devenu lieutenant le 11 novembre 1916, il fut soigné pour ses blessures au HT 5 (hôpital temporaire numéro 5) de Salonique.

 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

 

Il serait décédé dans cet hôpital le 22 novembre 1916 d'après une déclaration officielle reproduite dans le registre matricule et dans sa fiche de "Mort pour la France" accessible sur le site Mémoire des hommes du Ministère de la Défense.

Pierre Toussaint n'est pas à Salonique

Monsieur MORETTI affirme que son grand-oncle est décédé sur le navire (certainement un navire-hôpital) qui le ramenait en France. Nous le croyons volontiers.

Le fait certain est la présence du corps de Pierre Toussaint ANTONINI. Le site Mémorial GenWeb localise exactement ses restes au carré militaire de Lagoubran, près de Toulon, carré SF, rang I, tombe 26.

 

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

Merci à Ange Paul MORETTI d'avoir fourni cette précision sur les conditions de la mort d'un des trente héros dont la mémoire subsiste sur le monument de Poggiolo.

Les articles de ce blog évoquant le décès et le lieu d'inhumation de Pierre Toussaint ANTONINI ont été rectifiés en conséquence.

Partager cet article

Repost0
8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 09:10

Toutes nos condoléances à Jean-Marc.

Avis de décès

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907