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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:00

A la demande de plusieurs lecteurs, nous publions l'ensemble des photos accompagnant l'article, évoqué dans notre publication du 12 mars (http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/agora.html), paru dans "Corse-Hebdo" du 29 décembre 2000 et consacré à la façon dont les Poggiolais maintenaient une vie solidaire dans la commune . Les photos étaient de Pierre-Antoine FOURNIL. 

 

 

Dans cette double page, la première photo montrait le village avec son environnement en partie couvert par le titre de l'article.

Les Poggiolais de l'an 2000

Deux clichés faisaient connaître des personnalités dont deux sont maintenant décédées.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000

Comme pour la photo du bar, les noms des personnes groupées devant la fontaine ne sont pas dans l'ordre.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:55

Le grand mérite des excellents articles de Pascale CHAUVEAU est de nous montrer des jeunes ont voulu vivre au pays et y travailler en continuant les traditions. Alors qu'il est facile de s'apitoyer sur la désertification de nos villages, la correspondante de "Corse-Matin" pour les Deux Sorru montre souvent des raisons d'espérer.

Ainsi, dimanche 3 février, elle a présenté trois jeunes de Poggiolo, Soccia et Orto qui entretiennent et renouvellent la charcuterie corse.

On charcute dans les Dui Sorru
 
Alerte rouge pour les cochons d'au moins 18 mois, pesant dans les 90 kg, menacés de finir en figatellu et saucisson... Dans chaque village, jusqu’en février, c'est l'époque où l'on charcute

Au siècle dernier, chaque famille élevait, tuait et charcutait ses propres cochons, et ceux qui n'en possédaient pas achetaient un cochon charcuté ou non", rappelle Philippe Pozzo di Borgo, 31 ans, éleveur à Soccia. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques éleveurs dans les villages des Dui Sorru à perpétuer une tradition qui permet la production d'une charcuterie de qualité. C’est aussi le cas de Jean-Mathieu Corieras, à Poggiolo, âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans.

Le premier a fait sa formation au lycée agricole de Borgo, le second à Corte, mais tous les deux s'accordent sur le fait que, même si les formations sont bonnes, la transmission orale est essentielle. "Le métier, on l'apprend chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu qui, après un stage chez les Rutily à Orto, puis chez Toto Canavelli, à Poggiolo, dont le père était boucher, a bénéficié d’un total de... 75 ans d'expérience.

 

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

Pourtant, la façon de consommer est différente aujourd'hui. "Autrefois, on pouvait garder les saucissons d'une année sur l'autre. On fabriquait un figatellu spécial, de la taille d'un saucisson, qu'on mangeait le 15 août, rempli dans le tiraculu (le boyau du colon), tandis qu’à Noël on mangeait une mula", se souvient le père de Philippe. Il faut préciser qu'à l'époque la charcuterie était plus salée, pour être sûr de bien la conserver. "E meglio a stupa che a chjità! (il vaut mieux cracher que jeter!)", rappelle Pascal Rutily avec humour, en glissant ce proverbe qui sous-entend que nos anciens mangeaient trop salé... Progressivement, la dose de sel a été réduite de moitié.

Il y a 10 ans, il créait à Orto l'EARL San Liséu, pour perpétuer la tradition et répondre à une demande grandissante de charcuterie artisanale de qualité. Dans ce domaine, la production est vendue avant même d'être fabriquée. Nul besoin de publicité, le bouche à oreille suffit. D'une année sur l'autre, les villageois passent commande, des livraisons réalisées jusqu'à Ajaccio et de nombreux colis expédiés sur le continent pour ravitailler la diaspora en figatelli frais.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

 

"E bonu è cio chi piacce"

Comme pour le brocciu ou le fromage, la dégustation de charcuterie artisanale amène toujours la même question: de qui elle est? On goûte, on compare, mais Philippe rappelle un autre proverbe: "e bonu è cio chi piacce (le meilleur c'est celui qui vous plait)". Certains amateurs ne lui achètent que le figatellu, d'autres que le saucisson. Chaque producteur a sa propre spécificité et les goûts varient aussi en fonction des régions : plus on va vers le Sud, plus la proportion de foie dans le figatellu est élevée, si bien que le figatellu de Bastelica, jugé trop fort en goût, déplaît fortement aux gens de Castagniccia...

 

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe, Jean-Mathieu ou l'EARL San Liséu, un seul mot d'ordre : la qualité. Chacun élève ses propres cochons, majoritairement de race corse, ou en tous cas nés ici, et apporte un soin particulier à l'alimentation des bêtes en milieu naturel ou en enclos fermé. De bons mélanges de céréales, avec surtout de l'orge au moment de la finition, et pas trop de gras ni de cendres pour assurer la qualité de la chair figurent aussi parmi les éléments essentiels. Par ailleurs, malgré un léger surcoût, le passage obligatoire à l'abattoir leur garantit une qualité sanitaire, et permet de travailler de suite un animal qui arrive propre et froid.

Pourtant, "s’il faut de la charcuterie industrielle, précise Pascal Rutily, elle ne doit pas être vendue au même prix!". Son regret? Que trop peu de restaurateurs ou de commerçants jouent le jeu de la qualité. "Certains achètent un peu de charcuterie artisanale, mais ils vendent majoritairement de l'industrielle, relève-t-il. Or, s'il y avait plus de demandes, l'offre s'amplifierait. Surtout si les quelques producteurs que nous sommes dans le haut-canton se regroupaient, comme cela a été fait à Guitera chez Stéphane Paquet, où ils arrivent à produire 800 cochons de manière professionnelle mais traditionnelle néanmoins." L’idée est lancée...

 PASCALE CHAUVEAU

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 17:55

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées dans notre chronologie.

 

A l'occasion de cette année 2019, on peut faire la liste des années se terminant par le chiffre 9 et pendant lesquelles ont eu lieu des événements concernant notre village.

On arrive à un total de 28  dates!

 

Vingt-huit anniversaires d'événements plaisants ou douloureux pour la communauté poggiolaise, comme par exemple:

  • les 250 ans de la bataille de Ponte Novu,
  • les 210 ans de la construction des premiers bassins de la station thermale,
  • les 180 ans du décès du Père ALBINI,
  • les 170 ans de la cloche de la chapelle Saint Roch,
  • les 110 ans de la construction d'une des maisons de notables,
  • les 80 ans de la déposition du Christ, le grand et superbe tableau de Damaso MAESTRACCI, installé dans l'église Saint Siméon,
  • ... et les 10 ans du Blog des Poggiolais !

 

Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru ou de la Corse et ont eu des conséquences sur la commune. Ils ne sont pas à oublier.

 

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un  ou plusieurs articles du blog donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

1459:

Pour mettre fin à l'agitation des seigneurs de Cinarca, le Génois Antonio SPINOLA invite les LECA et DELLA ROCCA à un festin de réconciliation à Vico. En réalité, c'est un guet-apens et 23 membres de ces familles sont exécutés.

Les Génois dévastent les pièves de Niolo, Sia, Sevedentro et Sorru in sù. Les maisons de Poggiolo ont très certainement été détruites pendant cette répression.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1459-1-3-67151314.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1489

Après la chute du château de la Foce d'Orto, près de Piana, le 29 mars, Rinuccio de LECA, réfugié au château de Zurlina, près de Murzo, se rend aux Génois le 29 avril. Le commissaire Ambroggio de NEGRI décide la disabitazione, c'est-à-dire la destruction des villages des deux Sorru et du Cruzzini, avec la déportation de leurs habitants, coupables d'avoir soutenu la révolte de Gioan Paolo de Leca.

Les Poggiolais exilés mettront plusieurs années à être autorisés à revenir.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1489-2-3-107040854.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-z-comme-zurlina-67151303.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

http://poggiolo.over-blog.fr/il-faut-savoir-chercher-le-château

 

1569

A cause de la malaria et des raids barbaresques, la cathédrale de Sagone est abandonnée au profit de Vico.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-nous-garderons-notre-eveque-suite-78158496.html

 

1er avril 1569

Après l'assassinat de son père Sampiero CORSO en 1567, Alphonse d'ORNANO continue la lutte contre les Génois mais ses soutiens se réduisent rapidement à la seule région vicolaise. Un accord avec Gênes lui permet de s'embarquer le 1er avril 1569 pour la France avec 300 hommes, venant majoritairement de Vico et des villages voisins. Il deviendra ensuite Maréchal de France et maire de Bordeaux.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-precisions-sur-st-cesaire-de-letia-92468788.html

 

1589

La carte de Gerhard MERCATOR est la première à mentionner Guagno.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-premiere-fois-pour-nos-voisins-48211191.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1589

L'église Saint Siméon, construite en 1545, est mentionnée pour la première fois comme église piévane de Sorru in Sù par Mgr Nicolo MASCARDI lors de sa visite apostolique.

http://poggiolo.over-blog.fr/2013/12/a-quoi-ressemblait-l-ancienne-église-1-2.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html

 

1709

De 1709 à 1711, construction de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale. Ce sont les ancêtres de l'établissement des Bains. Le financement est assuré avec les dons recueillis par le Père Jean.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-notre-saint-antoine-a-nous-64870565.html

 

1729

Sainte Restitute est déclarée seconde patronne du diocèse de Sagone, le premier étant saint Appien. Jusqu'à la seconde guerre mondiale, son culte a un certain succès à Poggiolo, comme en témoignent statue et ex-voto dans l'église Saint Siméon.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/05/solution-a-la-devinette-du-mois-poggiolo-et-calenzana.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1769

Le curé de Guagno, Dumenicu LECA, dit Circinellu, participe à la bataille de Ponte Novo, aux côtés de Pasquale PAOLI, avec plusieurs dizaines de Guagnais. Après la défaite, il continue la guérilla contre les soldats français qui incendient l'église de Guagno. 

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-cicinellu.html

Sur le tableau de PAOLI à Ponte Novo peint par l'Américain Henri BENBRIDGE, un visage serait celui de Circinellu. Il serait ainsi le premier habitant de Sorru in Sù dont on aurait le portrait.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-circinell-2bis-3-son-veritable-visage.html

Visage présumé de Circinellu

Visage présumé de Circinellu

13 juillet 1789

Mariage de Maria Francesca FRANCESCHETTI, de Poggiolo, et de Giuseppe DEFRANCHI, de Soccia. Pour trouver un époux à sa fille qui était borgne, Anton Francesco FRANCESCHETTI la dote largement, ce qui explique que de nombreux terrains de la commune de Poggiolo appartiennent toujours à des Socciais.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/combien-a-coute-l-oeil-de-maria-francesca.html

 

1809

Le département et la commune de Guagno, bien qu'étant en querelle pour la propriété de la source thermale, participent à la reconstruction de la chapelle de Guagno-les-Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-chapelle-de-guagno-les-bains.html

 

17 août 1829

Jean-Baptiste-Joseph THIRIAUX soutient à la Faculté de Médecine de Strasbourg une dissertation intitulée "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", ouvrage essentiel pour connaître les caractéristiques médicales de la source thermale et de la géographie des bords du Fiume Grosso.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-faut-il-retourner-a-la-catena-46210075.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-vigne-corse-a-table-60933769.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/04/l-irresistible-degradation-de-l-hopital-militaire.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/06/depuis-quand-existe-t-il-des-maisons-a-guagno-les-bains-1-2-le-temps-des-huttes.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/un-village-dans-le-vent.html

 

15 février 1839

Naissance à Cargese de Jean PAPADACCI qui s'établit à Poggiolo en 1867, premier habitant du village à être d'origine grecque.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

20 MAI 1839

décès au couvent de Vico du Père Charles ALBINI, "l'apôtre de la Corse".

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-20-mai-aura-lieu-le-24-50488346.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/05/je-vais-vous-dire-pourquoi.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

 

(à suivre)

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:00
Le livre des Deux Sorru sur TF1

 

Bonne surprise pour les habitants des Deux Sorru: aujourd'hui, vendredi 25 janvier, à l'issue de son journal de 13 heures sur TF1, Jean-Pierre PERNAUT a présenté le beau livre "Portraits d'Union".

 

Cet ouvrage, composé à partir des photos de plusieurs "anciens" de notre canton, avec de beaux textes d'accompagnement, est un chef-d'œuvre que chacun doit avoir dans sa bibliothèque.

 

Merci, Monsieur PERNAUT, de l'avoir montré à toute la France !

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 17:53

 

Dans ce reportage diffusé sur France 3 Via Stella, Laurent Rosano, infirmier libéral dans les Deux Sorru, Sylvie Ghislain Leandri, photographe amateur, et Cécé Buteau, artiste de Soccia, expliquent le sens de la création du livre "Portraits d'union".

 

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 18:02
"Portraits d'union", une magnifique initiative

Les aînés des Deux Sorru sont magnifiquement mis en valeur dans le livre "PORTRAITS D'UNION" dont la séance de dédicace a eu lieu mardi 4 décembre, dans les locaux de Santunione à Mezzavia.

Photos de l'association "Inseme - Se rendre sur le continent pour raison médicale"
Photos de l'association "Inseme - Se rendre sur le continent pour raison médicale"

Photos de l'association "Inseme - Se rendre sur le continent pour raison médicale"

À l’initiative du projet, il y a un an, Laurent Rosano, infirmier libéral dans le haut canton des Deux Sorru. Ses patients, il les trouve beaux, malgré les rides et autres marques du temps. Pour les mettre en lumière, il contacte Sylvie Ghislain Leandri, photographe amateur, qui avait fait de lui un portrait qui l’avait touché à l'occasion de la Marie-Do. Elle adhère avec enthousiasme et propose d’associer au projet Pierre Farel, pour qu'il apporte son regard d'artiste peintre à Ajaccio. À son tour, le peintre complétera l’équipe avec Mathieu Cabuy-Cianelli, graphiste et maquettiste: "Quelles histoires se cachent derrière ces portraits ? Quels souvenirs ont-ils éveillé en moi ? Derrière ces visages s’en cachent d’autres et je les garde dans mon cœur", commente celui-ci.

L’idée était de proposer à des personnalités de commenter chaque photo, sans même connaître celui ou celle qui a posé.

De cette année de travail passionné, est né un livre merveilleux.

"Portraits d'union", une magnifique initiative

Magnifiés en noir et blanc, les portraits ont su capter l’âme de chaque modèle. On devine le bleu des yeux de Madeleine, on ressent la force de Marie-Thérèse, on sourit avec Joseph ou Marie-Jeanne. Ils étaient vingt-neuf à prendre la pose, puis trente avec Antoine qui a demandé à participer lui aussi. Le livre est dédié à Félix et Baptistine, aujourd’hui disparus.

Côté artiste, les textes sont forts. A deux exceptions près, aucun ne connaissait celui ou celle dont il devait commenter la photo. Et si Thomas Dutronc a choisi le ton de l'humour, et les collégiens de Vico un poème inspiré de Boris Vian, la plupart sont empreints de poésie et de nostalgie. Certains binômes sont troublants, comme Jean-Toussaint et Éric Fraticelli, réunis dans la même expression. Ou encore Antoine et Jean-Charles Papi, si ressemblants et dont les regards semblent se croiser.

Photos extraites de la page Facebook de Portraits d'union.
Photos extraites de la page Facebook de Portraits d'union.

Photos extraites de la page Facebook de Portraits d'union.

Et si vous hésitez encore, il faut acheter ce livre:

- Parce qu'il est beau et que le toucher soyeux de sa couverture donne déjà le ton de la chaleur douce que vous ressentirez à en tourner les pages.

- Parce que les modèles ne sont pas anonymes pour nous qui habitons Poggiolo, Soccia, Orto, Guagno. Et qu'ils sont tous beaux!

- Parce que l'ensemble des bénéfices sera reversé à la Marie-Do et à l'association Inseme qui œuvrent pour les malades du cancer et leurs familles.

- Parce que ce livre fait déjà des envieux dans d'autres villages ou microrégions.

Il faut rappeler qu'il a été conçu pour rendre hommage à la vieillesse, mais aussi pour soutenir les associations. "L'association Dami a manu a été créée dans le but d'éditer ce livre, pour aider des causes qui nous tiennent à cœur,rappelle Pierre Farel. Pendant cette année de travail, personne n'a été rémunéré, hormis l'imprimerie MD dans le Vaucluse, qui a malgré tout joué le jeu en offrant la couverture et les marque-pages".

 

"Portraits d'union", une magnifique initiative
"Portraits d'union", une magnifique initiative

Au moment de présenter ce beau projet, Sylvie Ghislain-Leandri déclare : "Derrière mon viseur, j’ai presque honte de rentrer dans ta vie. Je t’apprends, je découvre tes forces et tes faiblesses, jusqu’à ton âme. Et comme tu m’as offert ton cœur, je t’offre à l’éternité".

Laurent Rosano souligne quant à lui : "Devant ces portraits d’anciens, je me demande quel sourire aurait eu Marie-Do si elle avait pu vieillir. Idem pour mon père. En faisant ce livre, je deviens un passeur, et je le dédie à mes enfants".

Le mot de la fin revient aux lecteurs : "Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait avec ce bouquin : vous apportez la vie !"Avec un seul reproche : "Pourquoi n'est-il pas mentionné Tome 1 sur la couverture ?"

Pour commander le livre en ligne : page Facebook de Portraits d’union.

(article de Pascale CHAUVEAU paru dans "Inseme" de décembre)

"Portraits d'union", une magnifique initiative

 

Points de vente : 
- AJACCIO : Espace Farel 1 rue de la barrière et à l'institut "Instant pour elle" à l'angle du Bd Masséria et de la rue Comte Bacciochi, Carrefour contact plein soleil résidence des Iles
- VICO : au tabac Station essence Fieschi

- SAGONE: chez Jean Olivier et Patricia Padrona

Vente par correspondance:

envoyer un chèque de 38 plus 8 euros de frais de port à l'adresse de Dammi a manu

Dammi A Manu  
42 San Biaggio 
Route d'Alata 
20090 AJACCIO 
ou: 
Espace Farel Créations 
Dammi a Manu 
1 Rue de la barrière 
2000 AJACCIO

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"Portraits d'union" a été présenté dans l'émission "Via Nova" du 3 décembre (à partir de 3 minutes 45).

 

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 18:12

Suite de la présentation de la correspondance de deux soldats poggiolais en 1914-1918.

 

 

Un devoir patriotique à accomplir

Les renseignements sur le déroulement de la guerre  étaient rares à cause du contrôle postal.

Jean Lovichi y fit allusion le 1erjuin 1915: « Je vous avais fait une lettre avec des précisions, mais (…) elle n’était pas licite ». Quelques jours après, il écrivit : « Il y a eu l’autre jour de rudes choses dont je me souviendrai jusqu’à être grand-père. Permettez mon langage de Sibylle. Les circonstances le réclament. »

Dans sa lettre du 28 octobre 1914, Jean Toussaint Demartini put raconter dans le détail la capitulation des forces allemandes du Togo et l’entrée des troupes franco-anglaises le 24 août à Kamina mais c'était parce que les opérations militaires étaient complètement terminées depuis deux mois dans ce territoire.

 

Début de la lettre de Jean Toussaint Demartini du 28 octobre 1914.

Début de la lettre de Jean Toussaint Demartini du 28 octobre 1914.

 

 

Cependant, dans sa carte du 4 février 1916, il nota, sans plus de précision : « Depuis 6 jours, on se bat ». Il s’agissait de la bataille de la Somme dans laquelle il mourut le 9 février.

 

Quand les soldats écrivaient sur les batailles, ils répercutaient souvent des fausses nouvelles, comme Jean Toussaint Demartini qui, le 1eroctobre 1915, était enthousiasmé par « l’éclatante victoire que les troupes françaises viennent de remporter » à propos de la deuxième bataille de Champagne qui permit bien une petite progression des troupes françaises mais au prix de pertes énormes.

 

Malgré les aléas de la guerre, l’amour de la patrie et le sentiment du devoir à accomplir restaient importants :

« Qu’ils m’envoient partout où ils veulent, je suis indifférent, je ferai mon devoir comme par le passé » (JT Demartini, 10 décembre 1915).

« Puisqu’il faut se battre mieux vaut le faire de bon cœur » (J Demartini, 28 octobre 1915).

« Nous voulons offrir à la France les routes de la Propontide qui ont toujours tenté le monde et qui furent toujours les voies chéries de la pensée » (J Lovichi, 2 juin 1915).

« L’élan de tous était superbe. Pour chaque chose, je trouvais volontiers de braves bougres enthousiastes du sacrifice » (J Lovichi, 27 juin 1915).

 

Cet enthousiasme n’empêchait pas de ressentir l’angoisse de la veille du combat

« Les tranchées sont face à face. Les guetteurs s’observent, les fusils couchés sur les créneaux, les mitrailleuses pointées, les crapouillots aux grosses gueules dorment jusqu’au déclenchement de l’action. » (J Lovichi, 7 juin 1915).

 

On était lucide sur les risques encourus. Le plus gênant était « le bruit continuel des canons » (J Demartini, sans date) mais on s’en moquait dans la correspondance :

« Beaucoup de bruit, un joli bruit strident… J’en ai déjà la vieille habitude » (J Lovichi, 31 mai 1915).

Même une blessure était minorée comme par Demartini, blessé le 21 août 1914: « Elle est absolument insignifiante, j’ai la jambe gauche traversée. Mais maintenant je suis entièrement guéri ; il reste à peine deux cicatrices où la balle est entrée et sortie. Le médecin Anglais voulait m’évacuer. Je n’ai pas voulu.» mais, les jours suivants, il note quand même: « je marchais en hamac » (J T Demartini, 28 octobre 1914). 

 

 

Une vie difficile et qui fait réfléchir

La vie quotidienne était difficile, mais elle inspirait des comparaisons amusantes :

« Aujourd’hui, nous construisons des tranchées, jusqu’à 9 heures du soir; ce travail ressemble beaucoup aux fossés que l’on fait dans les vignes pour planter des ceps américains » (JT Demartini, 28 octobre 1915).

« Je suis poussiéreux, hirsute et ressemble à je ne sais quel moyenâgeux Bachi-Bouzouk » (J Lovichi, juin 1915).

 

Il est vrai qu’il existait des moments agréables entre les coups durs :

« J’ai plus bu de champagne que j’en boirai peut-être dans ma vie » écrivit le 28 octobre 1914 Jean Toussaint Demartini qui profitait alors des provisions laissées par les Allemands au Togo à la suite de leur capitulation.

« Je vais me baigner à la mer comme Hector et face à une aventure analogue j’y promène mon poitrail nu. Le costume des baigneurs est celui d’Adam » (J Lovichi, 31 mai 1915). Les combats des Dardanelles ayant lieu à quelques kilomètres de l’emplacement de l’ancienne cité de Troie, le courrier de Jean Lovichi y fait plusieurs allusions, comme ici par cette comparaison avec Hector.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Surtout, une grande camaraderie régnait entre les combattants :

« Ma grande joie est de me sentir entouré de l’amitié de tous mes hommes » (J Lovichi, 30 juin 1915).

« Hier nous avons fêté ma fête (la Toussaint), mes camarades m’avaient offert beaucoup de fleurs, on s’est bien amusé » (JT Demartini, 2 novembre 1915).

 

Dans ces combats atroces, on gardait son humanité et on se sentait grandir :

« Tel j’étais tel je suis, avec cet avantage que j’ai l’âme un peu plus trempée par les circonstances actuelles » (JT Demartini, 28 octobre 1914).

« J’ai presque dépouillé le vieil homme et n’aspire plus maintenant qu’à me redresser de toute ma taille de défenseur de la Patrie » (J Lovichi, sans date, certainement mai 1915, avant son départ pour les Dardanelles).

« J’aurais été, si je n’avais pas été appelé, réduit aux sophismes et à la vie misérable. Maintenant une vie nouvelle commence, de force et de responsabilité » (J Lovichi, sans date).

Cette "vie nouvelle" fut brisée par une balle le 14 juillet 1915.

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 18:13

 

L'article précédent reproduisant une lettre d'un soldat originaire de Soccia en 1918 est un très bon exemple de l'abondante correspondance qui circula pendant la première guerre mondiale. 

Pendant les longs mois de guerre, chacun, soldats comme parents, comptait surtout sur le courrier pour avoir des nouvelles et de l’espoir.

 

Comme l’a écrit Jean-Paul Pellegrinetti dans sa communication «Identité et Grande Guerre. Les combattants corses durant la Première Guerre mondiale» (texte complet ICI), la nouveauté de la Grande Guerre tient «à la très grande production d’écrits que le conflit a suscité par l’intermédiaire de correspondances ou la tenue de carnets personnels. Ces divers «supports à l’écrit», sous formes de lettres, de cartes postales, de cartes militaires ou encore de cartes-photos, autorisent une histoire « par le bas » des combattants. Témoignages précieux d’hommes ordinaires ballottés par le flux et reflux des événements, l’analyse de la correspondance des poilus donne à lire dans l’univers mental de ces hommes partis au front et aide à comprendre leurs systèmes de pensées, leurs sentiments, leurs représentations, leurs processus de confrontation à l’Autre et leurs comportements par rapport à la guerre. 

Une partie de l'abondante correspondance de Jean Toussaint Demartini.

Une partie de l'abondante correspondance de Jean Toussaint Demartini.

 

Dans certaines familles, il reste encore des lettres de cette époque. Nous n’avons pu étudier que les séries qui furent écrites par deux des trente morts glorieux:

- la correspondance de Jean Ary Lovichi (1893-1915), aspirant tué aux Dardanelles le 14 juillet 1915, qui a été publiée par son neveu Pierre Durand dans une brochure intitulée «L’oncle Jean»,

- les lettres de Jean Toussaint Demartini (1889-1916) conservées par la famille Prince. Caporal puis sergent-fourrier, Jean Toussaint combattit en Afrique occidentale jusqu’en avril 1915 et mourut en France, pendant la bataille de la Somme, le 9 février 1916. La partie de ses lettres écrites en métropole a été utilisée en 2007 pour un devoir réalisé en collège par une amie de son arrière-arrière-petite-nièce Mathilde.

 

En croisant ces deux séries, on peut dégager plusieurs thèmes importants. L’échantillon n’est pas vraiment représentatif car ces deux soldats étaient plus instruits que la moyenne des Poggiolais mais on retrouve les centres d’intérêt relevés par Jean-Paul Pellegrinetti dans son étude.

 

Un impérieux besoin de nouvelles

Les soldats avaient un impérieux besoin d’écrire et de lire :

« Mes chers parents, Ecrivez-moi souvent et longuement » (J T Demartini, 11 novembre 1915)

« Nous souffrons seulement du manque de nouvelles. Envoyez-moi, si vous pouvez, des journaux (…) Ecrivez-moi le plus possible » (J Lovichi, sans date).

Ils avaient besoin de ce lien avec leur famille : « il n’y a pas à la guerre un homme qui ne pense et ne parle toujours à Papa et Maman. Vous comprenez cela. Nous sommes des enfants » (souligné dans le document) (J Lovichi, 7 juin 1915).

Encore fallait-il avoir le matériel pour écrire : « Je vais vous faire encore une demande de plume et d’encre. J’aime peu le crayon. » (J Lovichi, 30 juin 1915).

Pour les messages courts, il existait des cartes «Correspondance des Armées de la République» qui bénéficiaient de la franchise postale.

 

 

Le courrier, cordon ombilical indispensable en 14-18 (1/2)
Le courrier, cordon ombilical indispensable en 14-18 (1/2)

Le dernier message de Demartini fut écrit sur ce rectangle de carton le 4 février 1916, cinq jours avant sa mort. 

De son côté, en 1914, après la capitulation allemande au Togo, Jean Toussaint Demartini eut des feuilles en abondance car il utilisa le papier à lettres de la plantation de palmiers Schleinitz et de la station de radiotélégraphie de Kamina.

Papier à en-tête de la plantation SCHLEINITZ.

Papier à en-tête de la plantation SCHLEINITZ.

 

 

La correspondance servait à réclamer de quoi améliorer le quotidien. Jean Lovichi demanda «un alcool sous une forme quelconque indispensable ici, ampoules de teinture d’iode, papier cigarettes auto-inflammables, comprimés pour désinfecter l’eau un peu cadavérique» (31 mai 1915).

Le sous-lieutenant, licencié en philosophie et pétri de culture gréco-latine, avait également des désirs intellectuels et demanda le 30 juin 1915 : « quelques livres (L’Iliade, l’Odyssée et Montaigne) pour les après-midi de tranchée. Montaigne a de bonnes réflexions sur les choses du combat, je pourrai en goûter la saveur ».

 

Par contre, l’argent n’était pas un grand souci :

« Je touche 4 francs par jour qui sont tous économisés. Aussi, ne m’envoyez plus un sou » (souligné dans le document) (J Lovichi, 2 juin 1915)

« Avec son argent, on ne peut rien acheter » écrivit le sergent Demartini le 19 janvier 1916. 

 

Ces Poggiolais éloignés de la Corse ne manquaient de signaler la présence de concitoyens« un de ces jours j’irai à Atakpamé où se trouve Hyacinthe Desanti le fils à Pierre François » (J T Demartini, octobre 1914). Jean Hyacinthe Desanti (1889-1944) termina sa carrière dans l’administration coloniale comme gouverneur du Dahomey puis du Soudan français (Mali actuel).

Jean Hyacinthe Desanti en uniforme de gouverneur.

Jean Hyacinthe Desanti en uniforme de gouverneur.

 

Ils n’oubliaient même pas leurs querelles villageoises, comme Jean Toussaint Demartini qui avait été condamné pour vote irrégulier dans une élection municipale à Poggiolo et qui, dans une lettre du 1eroctobre 1915, conseilla à ses parents l’attitude à adopter envers les membres du parti adverse : 

"Je ne saurai assez vous le répéter, montrez-vous très satisfait de leur façon d'agir, et puis plus tard lorsque nous aurons l'occasion de pouvoir nous venger, nous le ferons, mais pour bien réussir, il faut faire semblant d'être très bien avec eux et pour mon compte personnel, je vous promets que je suis décidé à me venger" (ponctuation respectée).

(à suivre)

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 17:43

L'informatique permet de réaliser des recherches historiques bien plus rapidement qu'autrefois. Ainsi, la publication de la liste des soldats français tués pendant la première guerre mondiale a permis de réaliser toutes sortes de calculs. Cette liste est disponible sur le site "Mémoire des hommes". Le site "MémorialGenWeb" procède au relevé des inscriptions se trouvant sur les monuments aux morts.

 

"Le Parisien" a publié le résultat de l'étude des prénoms.

"On ne s'étonnera évidemment pas de trouver les prénoms classiques du début du XXe siècle : Jean, Pierre, Louis, Joseph et François forment les cinq prénoms les plus frappés. 

A eux cinq, ils représentent 79647 victimes, soit 8% des soldats morts pour la France lors du premier conflit mondial, sans compter leurs variantes en prénoms composés (Jean-Marie arrive en 7e position, Jean-Baptiste en 8e)."

 

 

François et Jean sont morts

 

Et pour Poggiolo?

Les trois faces du monument aux morts comportent trente noms. Il suffit d'en faire la liste et on arrive à:

quatre Jean,

quatre Jean Toussaint, 

trois François,

deux François Antoine.

Puis, dix-sept soldats portent chacun un prénom particulier. 

Si Jean domine comme dans toute la France, le reste de la liste n'est pas exactement le même.

 

François et Jean sont morts

 

Pour mieux connaître la popularité des prénoms, on peut envisager de couper les prénoms composés en deux. Ainsi, on compterait Jean Toussaint à la fois pour un Jean et pour un Toussaint. A cette époque, les registres d'état-civil ne comportent pas de trait d'union entre les prénoms mais une virgule. Le prénom composé était donc un usage mais pas une réalité administrative. D'ailleurs, sur le monument poggiolais, aucun trait d'union n'est marqué. Il en résulte une curiosité: en coupant le prénom de Charles Marie VINCIGUERRA, on obtient dans la liste un prénom féminin!

La répartition poggiolaise devient alors:

dix Jean,

huit François,

six Toussaint,

trois Antoine,

trois Dominique,

deux Pierre,

puis, treize prénoms différents.

François et Jean sont morts

Jean consolide sa position, suivi de François, et Toussaint tient une place importante.

Une petite remarque pour le prénom Franco. Il est attribué à un membre de la famille COLONNA. En réalité, à sa naissance, cet individu avait été déclaré comme François Antoine. Mais l'usage l'avait transformé en Franco et ce surnom est celui conservé sur le monument.

François et Jean sont morts
François et Jean sont morts
François et Jean sont morts
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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