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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:00

Jean-Martin DESANTI (voir l'article précédent) se maria deux fois: avec une Italienne et avec une Guagnaise.

 

L’ITALIENNE

La première fois, ce fut le 9 septembre 1878, à PÉRONNE, alors qu’il était en garnison à TOUL.

Il épousa Rose Catherine Aima BRANDIA, une Italienne, née à ROME en 1837 et habitant PÉRONNE où elle était ménagère. Ses parents à elle étant décédés, la seule contrainte fut de traduire en français ses actes d’état-civil.

Par contre, Jean-Martin dut obtenir l’autorisation de sa hiérarchie, en l’occurrence du général commandant le 6ème corps d’armée, et aussi de ses parents, âgés alors de 66 ans pour son père et de 64 ans pour sa mère. Il avait pourtant 32 ans!

Rose DESANTI née BRANDIA.

Rose DESANTI née BRANDIA.

 

L’acte de mariage de PÉRONNE nous apprend que les publications de projet de mariage se firent devant la porte des maisons communes de PÉRONNE et de POGGIOLO (les dimanches 11 et 18 août 1878 à midi, au village). Il n’y avait donc pas d’affichage public à cette époque.

Rose avait 41 ans lors du mariage, soit 9 de plus que son époux.

Ils n’eurent pas d’enfant et Rose, après avoir suivi son mari en Algérie, mourut le 26 février 1898 à POGGIOLO, un an après l’attribution de la Légion d’Honneur à Jean-Martin. Elle est enterrée dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO.

Pierre tombale de Rose.

Pierre tombale de Rose.

 

LA GUAGNAISE

Le veuvage de Jean-Martin fut très bref.

Dès le 12 juillet 1898, soit quatre mois et demi après le décès de Rose, il se remaria avec Marie Gaëtane CERATI, née en 1862 à GUAGNO où eut lieu la cérémonie. La décision avait été prise rapidement puisque l’acte de mariage indique que les publications avaient été faites à POGGIOLO et à GUAGNO les 26 juin et 3 juillet. Les parents de la mariée ne signèrent pas car ils ne savaient pas écrire.

 

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

 

Jean-Martin avait alors 52 ans et sa nouvelle épouse 35 (17 ans de moins!).

Elle lui donna les enfants qu’il attendait. Trois disparurent très vite: au bout de 9 jours, 43 jours et 16 mois. Mais l’aînée, née le 3 novembre 1900, vécut 94 ans et porta le prénom de Rose, en souvenir de la première femme de Jean-Martin.

 

Acte de naissance de Rose Desanti.
Acte de naissance de Rose Desanti.

Acte de naissance de Rose Desanti.

 

Pour couler une vie familiale agréable, Jean-Martin fit construire une belle maison sur son terrain de Vignarella.

La porte d’entrée est toujours surmontée par ses initiales (D JM) et par la date de construction (1899).

Cette maison atteint donc cette année l'âge de 120 ans!

Elle fait partie des "maisons de notables" présentées dans un article précédent.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

LES FRANCESCHETTI

Rose, plus souvent connue comme Rosine, se maria le 19 janvier 1922 avec Jean-Antoine FRANCESCHETTI, né en 1897, lui aussi fils d’une CERATI de GUAGNO, prénommée Judith.

Jean-Antoine était le neveu de Philippe CERATI, adjoint socialiste au maire de Marseille, dont la biographie a été publiée sur ce blog.

Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), le père de Jean-Antoine, avait lui aussi fait carrière dans l'armée. Voir l'article sur "Les prénoms préférés des familles".

 

Jean-Martin Desanti en 1921.

Jean-Martin Desanti en 1921.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

 

Jean-Martin rendit son dernier soupir peu après, le 13 mars 1922, à l’âge de 75 ans.

Le chevalier de la Légion d’Honneur repose maintenant dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO, juste à côté de la tombe de Rose, son premier amour.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

Il ne connut donc pas ses deux petits-fils Philippe (prénom traditionnel chez les FRANCESCHETTI) né la même année 1922 à Poggiolo et Jean-Martin (comme son grand-père) né en 1925 à Marseille.

Quant à Marie Gaëtane, elle survécut vingt-trois ans à son mari Jean-Martin. Décédée le 21 mars 1945, elle fut enterrée dans le cimetière communal, aucune place n’étant alors disponible dans le cimetière privé.

 

Rosine et Jean-Martin DESANTI ont eu 23 descendants actuellement vivants:

- 14 FRANCESCHETTI (le plus jeune est César, né le 21 octobre 2017, et le plus âgé Michel, né le 2 novembre 1949)

- 3 CALDERONI

- 3 ALESSANDRI

- 2 CAO

- 1 ATLAN

 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 18:00

Léonore est très séduisante et ses charmes sont recherchés par de nombreux Français qui voudraient être couchés sur sa liste.

Léonore est surtout bien connue des historiens et des généalogistes car ce nom est celui de la base de données des dossiers des personnes nommées ou promues dans l’Ordre de la Légion d’Honneur depuis 1802 et décédées avant 1977.

 

Grâce à Léonore, nous pouvons savoir que, dans ce cadre chronologique bien déterminé, 11 enfants de Poggiolo ont reçu la plus prestigieuse décoration française :

3 CECCALDI,

2 DESANTI,

2 FRANCESCHETTI,

1 LOVICHI,

1 PAOLI,

2 PINELLI.

 

Dans les villages voisins, les scores de médaillés s’établissent ainsi :

15 pour GUAGNO,

35 pour LETIA,

8 pour MURZO,

13 pour ORTO,

25 pour SOCCIA,

41 pour VICO.

 

Le premier Poggiolais médaillé fut Jean-Baptiste FRANCESCHETTI, par décret du 30 décembre 1895, un an exactement avant que Jean-Martin DESANTI soit promu chevalier de l’ordre, alors que ce dernier avait un âge supérieur de deux ans au premier.

Voir la carrière de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI en cliquant ICI.

Examinons celle de Jean-Martin DESANTI.

 

 

QUI ÉTAIT JEAN-MARTIN ?

Jean-Martin DESANTI naquit à POGGIOLO le 31 mai 1846, de François Antoine DESANTI et de son épouse Julie CARLI.

 

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.
Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

 

Il était le second d’une fratrie de six. Est-ce la raison de sa vocation militaire? A-t-il dû s’expatrier comme de nombreux jeunes Corses de l’époque, pour trouver de quoi vivre?

Toujours est-il qu’il s’engagea dans l’armée de Napoléon III le 19 mai 1865, à l’âge de 19 ans, et fut enrôlé au 46ème régiment de ligne.

 

Son aspect physique est connu grâce à son dossier de Légion d’Honneur et grâce à un portrait, peint entre 1885 et 1897, conservé par Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI (et sur lequel Jean-Martin arbore la médaille militaire).

 

Il n’était pas grand: 1,56 mètre.

 

Cheveux, sourcils et yeux: châtain clair. Front ordinaire. Nez gros. Bouche moyenne. Menton rond. Visage rond.

Jean-Martin couche chez Leonore. 1/2 : LE SOLDAT

 

LA GUERRE DE 1870-1871

Au bout de deux ans, il devint caporal et accéda au rang de sergent en 1869. Il quitta l’armée le 19 mars 1870.

 

Mais il fut rappelé dès le 21 juillet car le gouvernement français venait de déclarer la guerre à la Prusse le 19. Il fut alors affecté au 117ème régiment de ligne puis au 120ème. Il participa aux opérations contre l'armée allemande jusqu’au 7 mars 1871, sans être blessé ni capturé, au contraire des deux autres futurs légionnaires de POGGIOLO: Jean-Baptiste FRANCESCHETTI et Jean-Baptiste PINELLI (voir l'article: 1870, la guerre oubliée).

 

La guerre s’achevait. Les préliminaires de paix avaient été signés le 26 février 1871, avant la signature du traité définitif à FRANCFORT le 10 mai.

 

Mais, entre-temps, à PARIS, les républicains s’étaient soulevés le 18 mars et avaient créé la Commune contre le gouvernement monarchiste issu des élections du 8 février. Jean-Martin DESANTI commença sa deuxième campagne militaire, du 18 mars au 7 juin, contre les Parisiens (campagne mise «pour mémoire» dans son dossier et ne comptant pas dans les 17 années de campagne de l’ensemble de sa carrière militaire car il s'agissait de combats contre des Français et non pas contre des étrangers).

 

 

DE LA LORRAINE À LA CORSE EN PASSANT PAR L'ALGÉRIE

Il resta ensuite dans l’armée où il devint portier-consigne de troisième classe en 1878, de deuxième classe en 1882 et de première classe en 1884. Cet emploi, institué en 1811 par Napoléon Ier, était donné dans les places militaires «à des sous-officiers qui, ayant au moins seize ans de services accomplis, auront été reconnus capables, par les inspecteurs généraux, de rédiger un rapport » (texte de l’ordonnance de 1829).

Etre portier-consigne témoignait donc d’un certain niveau d’instruction.

 

Il fut affecté à TOUL, près de la nouvelle frontière avec l’Empire allemand.

 

En 1880, il rejoignit l'ALGÉRIE, d’abord à TIARET, puis à FORT-NATIONAL et à TIZI-OUZOU. Ces zones agitées furent le lieu de sa troisième campagne qui dura 16 ans. Son attitude lui valut d’être décoré de la médaille militaire par décret du 28 décembre 1885.

 

Il retrouva la Corse en mai 1895, à CALVI où il termina sa carrière.

 

Il était dans cette dernière garnison, à l’état-major du Génie, quand le décret du 29 décembre 1896 lui attribua le titre de chevalier de la Légion d’Honneur. Il reçut la décoration devant les troupes le 9 janvier 1897 à CALVI.

 

Il avait 51 ans et, arrivé au terme d’une carrière militaire bien remplie, il partit prendre sa retraite à POGGIOLO.

 

(à suivre)

 

 

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P.S.: La Légion d’Honneur marque le parcours suivi par Jean-Martin au service de l’armée et les efforts qu’il a fournis pour la France.

Cette distinction est un signe de la valeur des Poggiolais, comme l’ont montré aussi les dix autres décorés.

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 12:43

La famille de Valéry-Emmanuel remercie les très nombreuses personnes qui ont manifesté leurs marques d'affection et d'amitiés à l'occasion de son deuil.  

 

 

Merci à tous

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 06:00

Priez pour Valéry-Emmanuel et sa famille.

 

Paru dans "Corse-Matin" de mardi 2 avril.

Paru dans "Corse-Matin" de mardi 2 avril.

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 08:55

 

La communauté de Poggiolo et des villages voisins a appris avec surprise et tristesse le décès de Valéry Emmanuel BLANC.

 

Toutes nos condoléances à sa mère Hélène DUBREUIL et à sa famille.

 

Les obsèques se dérouleront

 

mercredi 3 avril

à 16 heures

en l'église Saint Siméon de Poggiolo.

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:00

A la demande de plusieurs lecteurs, nous publions l'ensemble des photos accompagnant l'article, évoqué dans notre publication du 12 mars (http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/agora.html), paru dans "Corse-Hebdo" du 29 décembre 2000 et consacré à la façon dont les Poggiolais maintenaient une vie solidaire dans la commune . Les photos étaient de Pierre-Antoine FOURNIL. 

 

 

Dans cette double page, la première photo montrait le village avec son environnement en partie couvert par le titre de l'article.

Les Poggiolais de l'an 2000

Deux clichés faisaient connaître des personnalités dont deux sont maintenant décédées.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000

Comme pour la photo du bar, les noms des personnes groupées devant la fontaine ne sont pas dans l'ordre.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:55

Le grand mérite des excellents articles de Pascale CHAUVEAU est de nous montrer des jeunes ont voulu vivre au pays et y travailler en continuant les traditions. Alors qu'il est facile de s'apitoyer sur la désertification de nos villages, la correspondante de "Corse-Matin" pour les Deux Sorru montre souvent des raisons d'espérer.

Ainsi, dimanche 3 février, elle a présenté trois jeunes de Poggiolo, Soccia et Orto qui entretiennent et renouvellent la charcuterie corse.

On charcute dans les Dui Sorru

 
Alerte rouge pour les cochons d'au moins 18 mois, pesant dans les 90 kg, menacés de finir en figatellu et saucisson... Dans chaque village, jusqu’en février, c'est l'époque où l'on charcute

Au siècle dernier, chaque famille élevait, tuait et charcutait ses propres cochons, et ceux qui n'en possédaient pas achetaient un cochon charcuté ou non", rappelle Philippe Pozzo di Borgo, 31 ans, éleveur à Soccia. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques éleveurs dans les villages des Dui Sorru à perpétuer une tradition qui permet la production d'une charcuterie de qualité. C’est aussi le cas de Jean-Mathieu Corieras, à Poggiolo, âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans.

Le premier a fait sa formation au lycée agricole de Borgo, le second à Corte, mais tous les deux s'accordent sur le fait que, même si les formations sont bonnes, la transmission orale est essentielle. "Le métier, on l'apprend chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu qui, après un stage chez les Rutily à Orto, puis chez Toto Canavelli, à Poggiolo, dont le père était boucher, a bénéficié d’un total de... 75 ans d'expérience.

 

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

Pourtant, la façon de consommer est différente aujourd'hui. "Autrefois, on pouvait garder les saucissons d'une année sur l'autre. On fabriquait un figatellu spécial, de la taille d'un saucisson, qu'on mangeait le 15 août, rempli dans le tiraculu (le boyau du colon), tandis qu’à Noël on mangeait une mula", se souvient le père de Philippe. Il faut préciser qu'à l'époque la charcuterie était plus salée, pour être sûr de bien la conserver. "E meglio a stupa che a chjità! (il vaut mieux cracher que jeter!)", rappelle Pascal Rutily avec humour, en glissant ce proverbe qui sous-entend que nos anciens mangeaient trop salé... Progressivement, la dose de sel a été réduite de moitié.

Il y a 10 ans, il créait à Orto l'EARL San Liséu, pour perpétuer la tradition et répondre à une demande grandissante de charcuterie artisanale de qualité. Dans ce domaine, la production est vendue avant même d'être fabriquée. Nul besoin de publicité, le bouche à oreille suffit. D'une année sur l'autre, les villageois passent commande, des livraisons réalisées jusqu'à Ajaccio et de nombreux colis expédiés sur le continent pour ravitailler la diaspora en figatelli frais.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

 

"E bonu è cio chi piacce"

Comme pour le brocciu ou le fromage, la dégustation de charcuterie artisanale amène toujours la même question: de qui elle est? On goûte, on compare, mais Philippe rappelle un autre proverbe: "e bonu è cio chi piacce (le meilleur c'est celui qui vous plait)". Certains amateurs ne lui achètent que le figatellu, d'autres que le saucisson. Chaque producteur a sa propre spécificité et les goûts varient aussi en fonction des régions : plus on va vers le Sud, plus la proportion de foie dans le figatellu est élevée, si bien que le figatellu de Bastelica, jugé trop fort en goût, déplaît fortement aux gens de Castagniccia...

 

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe, Jean-Mathieu ou l'EARL San Liséu, un seul mot d'ordre : la qualité. Chacun élève ses propres cochons, majoritairement de race corse, ou en tous cas nés ici, et apporte un soin particulier à l'alimentation des bêtes en milieu naturel ou en enclos fermé. De bons mélanges de céréales, avec surtout de l'orge au moment de la finition, et pas trop de gras ni de cendres pour assurer la qualité de la chair figurent aussi parmi les éléments essentiels. Par ailleurs, malgré un léger surcoût, le passage obligatoire à l'abattoir leur garantit une qualité sanitaire, et permet de travailler de suite un animal qui arrive propre et froid.

Pourtant, "s’il faut de la charcuterie industrielle, précise Pascal Rutily, elle ne doit pas être vendue au même prix!". Son regret? Que trop peu de restaurateurs ou de commerçants jouent le jeu de la qualité. "Certains achètent un peu de charcuterie artisanale, mais ils vendent majoritairement de l'industrielle, relève-t-il. Or, s'il y avait plus de demandes, l'offre s'amplifierait. Surtout si les quelques producteurs que nous sommes dans le haut-canton se regroupaient, comme cela a été fait à Guitera chez Stéphane Paquet, où ils arrivent à produire 800 cochons de manière professionnelle mais traditionnelle néanmoins." L’idée est lancée...

 PASCALE CHAUVEAU

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 17:55

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées dans notre chronologie.

 

A l'occasion de cette année 2019, on peut faire la liste des années se terminant par le chiffre 9 et pendant lesquelles ont eu lieu des événements concernant notre village.

On arrive à un total de 28  dates!

 

Vingt-huit anniversaires d'événements plaisants ou douloureux pour la communauté poggiolaise, comme par exemple:

  • les 250 ans de la bataille de Ponte Novu,
  • les 210 ans de la construction des premiers bassins de la station thermale,
  • les 180 ans du décès du Père ALBINI,
  • les 170 ans de la cloche de la chapelle Saint Roch,
  • les 110 ans de la construction d'une des maisons de notables,
  • les 80 ans de la déposition du Christ, le grand et superbe tableau de Damaso MAESTRACCI, installé dans l'église Saint Siméon,
  • ... et les 10 ans du Blog des Poggiolais !

 

Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru ou de la Corse et ont eu des conséquences sur la commune. Ils ne sont pas à oublier.

 

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un  ou plusieurs articles du blog donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

1459:

Pour mettre fin à l'agitation des seigneurs de Cinarca, le Génois Antonio SPINOLA invite les LECA et DELLA ROCCA à un festin de réconciliation à Vico. En réalité, c'est un guet-apens et 23 membres de ces familles sont exécutés.

Les Génois dévastent les pièves de Niolo, Sia, Sevedentro et Sorru in sù. Les maisons de Poggiolo ont très certainement été détruites pendant cette répression.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1459-1-3-67151314.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1489

Après la chute du château de la Foce d'Orto, près de Piana, le 29 mars, Rinuccio de LECA, réfugié au château de Zurlina, près de Murzo, se rend aux Génois le 29 avril. Le commissaire Ambroggio de NEGRI décide la disabitazione, c'est-à-dire la destruction des villages des deux Sorru et du Cruzzini, avec la déportation de leurs habitants, coupables d'avoir soutenu la révolte de Gioan Paolo de Leca.

Les Poggiolais exilés mettront plusieurs années à être autorisés à revenir.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1489-2-3-107040854.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-z-comme-zurlina-67151303.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

http://poggiolo.over-blog.fr/il-faut-savoir-chercher-le-château

 

1569

A cause de la malaria et des raids barbaresques, la cathédrale de Sagone est abandonnée au profit de Vico.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-nous-garderons-notre-eveque-suite-78158496.html

 

1er avril 1569

Après l'assassinat de son père Sampiero CORSO en 1567, Alphonse d'ORNANO continue la lutte contre les Génois mais ses soutiens se réduisent rapidement à la seule région vicolaise. Un accord avec Gênes lui permet de s'embarquer le 1er avril 1569 pour la France avec 300 hommes, venant majoritairement de Vico et des villages voisins. Il deviendra ensuite Maréchal de France et maire de Bordeaux.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-precisions-sur-st-cesaire-de-letia-92468788.html

 

1589

La carte de Gerhard MERCATOR est la première à mentionner Guagno.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-premiere-fois-pour-nos-voisins-48211191.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1589

L'église Saint Siméon, construite en 1545, est mentionnée pour la première fois comme église piévane de Sorru in Sù par Mgr Nicolo MASCARDI lors de sa visite apostolique.

http://poggiolo.over-blog.fr/2013/12/a-quoi-ressemblait-l-ancienne-église-1-2.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html

 

1709

De 1709 à 1711, construction de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale. Ce sont les ancêtres de l'établissement des Bains. Le financement est assuré avec les dons recueillis par le Père Jean.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-notre-saint-antoine-a-nous-64870565.html

 

1729

Sainte Restitute est déclarée seconde patronne du diocèse de Sagone, le premier étant saint Appien. Jusqu'à la seconde guerre mondiale, son culte a un certain succès à Poggiolo, comme en témoignent statue et ex-voto dans l'église Saint Siméon.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/05/solution-a-la-devinette-du-mois-poggiolo-et-calenzana.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1769

Le curé de Guagno, Dumenicu LECA, dit Circinellu, participe à la bataille de Ponte Novo, aux côtés de Pasquale PAOLI, avec plusieurs dizaines de Guagnais. Après la défaite, il continue la guérilla contre les soldats français qui incendient l'église de Guagno. 

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-cicinellu.html

Sur le tableau de PAOLI à Ponte Novo peint par l'Américain Henri BENBRIDGE, un visage serait celui de Circinellu. Il serait ainsi le premier habitant de Sorru in Sù dont on aurait le portrait.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-circinell-2bis-3-son-veritable-visage.html

Visage présumé de Circinellu

Visage présumé de Circinellu

13 juillet 1789

Mariage de Maria Francesca FRANCESCHETTI, de Poggiolo, et de Giuseppe DEFRANCHI, de Soccia. Pour trouver un époux à sa fille qui était borgne, Anton Francesco FRANCESCHETTI la dote largement, ce qui explique que de nombreux terrains de la commune de Poggiolo appartiennent toujours à des Socciais.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/combien-a-coute-l-oeil-de-maria-francesca.html

 

1809

Le département et la commune de Guagno, bien qu'étant en querelle pour la propriété de la source thermale, participent à la reconstruction de la chapelle de Guagno-les-Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-chapelle-de-guagno-les-bains.html

 

17 août 1829

Jean-Baptiste-Joseph THIRIAUX soutient à la Faculté de Médecine de Strasbourg une dissertation intitulée "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", ouvrage essentiel pour connaître les caractéristiques médicales de la source thermale et de la géographie des bords du Fiume Grosso.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-faut-il-retourner-a-la-catena-46210075.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-vigne-corse-a-table-60933769.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/04/l-irresistible-degradation-de-l-hopital-militaire.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/06/depuis-quand-existe-t-il-des-maisons-a-guagno-les-bains-1-2-le-temps-des-huttes.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/un-village-dans-le-vent.html

 

15 février 1839

Naissance à Cargese de Jean PAPADACCI qui s'établit à Poggiolo en 1867, premier habitant du village à être d'origine grecque.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

20 MAI 1839

décès au couvent de Vico du Père Charles ALBINI, "l'apôtre de la Corse".

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-20-mai-aura-lieu-le-24-50488346.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/05/je-vais-vous-dire-pourquoi.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

 

(à suivre)

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:00
Le livre des Deux Sorru sur TF1

 

Bonne surprise pour les habitants des Deux Sorru: aujourd'hui, vendredi 25 janvier, à l'issue de son journal de 13 heures sur TF1, Jean-Pierre PERNAUT a présenté le beau livre "Portraits d'Union".

 

Cet ouvrage, composé à partir des photos de plusieurs "anciens" de notre canton, avec de beaux textes d'accompagnement, est un chef-d'œuvre que chacun doit avoir dans sa bibliothèque.

 

Merci, Monsieur PERNAUT, de l'avoir montré à toute la France !

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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