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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 18:02

Toutes nos condoléances.

Un décès à Guagno-les-Bains
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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 18:01

La question de la laïcité revient de plus en plus souvent au premier plan de l'actualité, qu'il s'agisse de l'hésitation du président de la République à saisir le goupillon pour bénir le cercueil de Johnny Hallyday ou de diverses décisions judiciaires sur la présence ou non d'une crèche ou d'une croix dans des lieux publics. 

L'application de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (voir "La laïcité en action dans les Deux Sorru") n'est pas toujours conçue de la même façon. 

 

Avant cette date, de telles questions ne se posaient pas. Certains documents en conservent de curieuses traces, comme ce fut le cas à Poggiolo en 1885.

Le registre d'état-civil de cette année-là a noté la découverte d'un enfant abandonné. 

 

Tous les documents qui suivent peuvent être agrandis en cliquant sur leur image.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Le 15 mars 1885, DESANTI Jules Martin Marie, qui fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888, a vu arriver à "la maison commune" Joseph COLONNA, habitant Guagno-les-Bains, pour lui présenter un bébé de sexe masculin. Il déclara "l'avoir trouvé à la porte de sa maison dans la nuit du treize au quatorze mars. Le père et la mère sont inconnus".

Nous avons là un exemple typique d'abandon d'enfant, dont la littérature a souvent donné des exemples jusqu'au début du XXème siècle.

Mais, ici, il s'agissait d'un être en chair et en os.

Que fit alors le maire? 

Une inscription à l'état-civil?

Oui, mais tout d'abord un baptême !

 

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Jules DESANTI écrit en toutes lettres sur le registre officiel: "nous lavons fait Baptisé".

L'apostrophe manquant à "lavons" a été rajoutée au dessous du mot. Quant à "Baptisé", il aurait fallu écrire "baptiser". Mais ce sont des détails. 

Pour un chrétien, le salut de l'âme est primordial. Et, surtout à cette époque, il fallait baptiser rapidement pour faire partie de l'Eglise et effacer le péché originel. Or, les chances de vie terrestre étaient faibles pour un nouveau-né abandonné dans la nuit.

Le maire a rapidement organisé la cérémonie. On peut supposer qu'il a fait quérir le curé, à moins qu'il n'ait emporté le nourrisson au presbytère. Nous ignorons si le baptême a eu lieu sur les fonts baptismaux de l'église  Saint Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

 

De même, nous ignorons l'identité du parrain et de la marraine. Il est vrai que, dans les cas d'extrême urgence, on peut se passer de ces deux personnes. Or, l'enfant pouvait passer à tout instant de vie à trépas. Il faudrait pouvoir consulter les registres paroissiaux pour avoir des renseignements plus précis.

Il fallait aussi donner une identité à cet enfant trouvé. Le maire écrit donc: "nous lui avons donné les prénoms de Desanti saint antoine Bains de Guagno" (nous avons respecté les majuscules et les minuscules employées dans le registre).

Le premier prénom, qui devint son nom officiel, est tout simplement celui du maire. Le reste de sa nouvelle identité faisait référence au saint protecteur du village où il avait été trouvé.

 

Jules DESANTI n'en était pas à sa première déclaration d'enfant trouvé. Six mois auparavant, le 7 octobre 1884, GROS Pierre, habitant lui aussi à Guagno-les Bains, lui avait présenté un enfant de sexe masculin qu'il avait trouvé devant sa maison à cinq heures du matin. Le maire lui avait donné "le nom de BOURGAMANO et les prénoms de françois bains de Guagno". Il avait alors bien fait la distinction entre nom et prénoms. Le choix de BOURGAMANO reste obscur. Mais, grosse différence, il n'est pas fait mention de baptême en 1884.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Pourquoi l'acte religieux a-t-il été noté en 1885? Même si la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'intervint que vingt ans plus tard, l'état-civil était laïc depuis la Révolution.

Est-ce une erreur du maire qui avait peut-être fait procéder au baptême pour BOURGOMANO mais qui fut certainement pris par l'émotion pour l'enfant suivant?

Ces deux actes posent une infinité de questions.

 

Si BORGOMANO n'apparaît plus dans aucun acte officiel, même dans les décès, il existe quelques renseignements sur ce que devint DESANTI Saint Antoine.

La partie finale de ses prénoms "Bains de Guagno" ne semble plus usitée. Le registre des matricules militaires le mentionne comme "né à Guagno", au lieu de Guagno-les Bains, avec la profession de "cultivateur". La partie consacrée à la filiation porte la mention "enfant assisté". Ses véritables parents n'ont jamais été identifiés et il fut confié à l'Assistance publique. Dans quelle village et dans quelle famille?

Le registre signale qu'il fut condamné en 1903 par le tribunal d'Ajaccio "pour violences et voies de fait à 10 mois de prison". Mais il fut amnistié et il   incorpora l'armée le 7 octobre 1906.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Bénéficiant d'une permission, il se rendit à Guagno (le village, pas les Bains). Peut-être est-ce là qu'il avait été élevé?

Mais le 30 décembre 1906, deux cantonniers guagnais vinrent déclarer à la mairie le décès de Saint Antoine la veille 29 décembre.

L'enfant baptisé grâce au maire de Poggiolo avait rendu son âme à Dieu.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 10:32

Nous sommes heureux d'annoncer la naissance d'Alesiu, fils de Brenda et de Jean-Laurent CHITI. 

Longue vie à Alesiu.

Félicitations aux parents et aux grands-parents, Alexis et Martine.

 

 

La famille Chiti regroupée devant le bar du Belvédère.

La famille Chiti regroupée devant le bar du Belvédère.

 

 

Alesiu est un saint d'origine italienne célébré en plusieurs lieux de Corse. Mme Moracchini-Mazel en a fait une étude à lire ci-dessous.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 17:54
Des précisions sur la Pisciata et sur l'église

Le 22 novembre 2016, le blog des Poggiolais avait publié un article sur "la maison oubliée" de la Pisciata (voir ici).

Elisabeth MARTINI, la fille du dernier occupant de la maison, vient de nous en remercier en ajoutant une précision sur sa famille.

Par la même occasion, elle nous donne un renseignement peu connu sur le terrain où a été construite l'église Saint Siméon.

Nous la remercions beaucoup.

Voici son message:

 

Cher ami,
je suis la petite-fille de Toussaint MARTINI, la fille d’Ignace dit Jean MARTINI, je suis très émue de voir ici ecrite l'histoire de la Pisciata où mon père a été élevé par sa grand-mère ... Seul Toussaint est parti en Algérie... ses frères dont un est Prêtre sont tous restés en Corse...
Je vous remercie de corriger l'article, excellent par ailleurs
J'ajouterai que l’Église est construite sur une terre donnée par mon arrière-grand-père Jean-Francois MARTINI, il avait conservé le produit des arbres fruitiers... et il allait à la messe avec son petit-fils, mon père, à pied depuis la Pisciata en passant par le haut, via le chemin qui reliait sa ferme à l’Église ...
....Tres cordialement
Elisabeth MARTINI

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 18:02

Les caveaux privés paraissent être des vestiges d'une époque révolue.

Il est plus simple de mettre les cercueils dans le cimetière communal.

Pourtant, les trois caveaux privés qui ont déjà été présentés sur ce blog dans des articles précédents ne sont pas du tout abandonnés et ils ont servi voici peu de temps.

Aujourd'hui ou dans l'avenir, il n'est pas impensable qu'une famille décide la construction d'un quatrième caveau privé. Contrairement à ce que l'on croit souvent, chacun peut installer son propre caveau dans son domaine.

"Corse-Matin" a fort opportunément rappelé, le 1er novembre, les règles à suivre dans ce cas.

"En vertu de l'article L. 2223-9 du Code général des collectivités territoriales, toute personne peut être enterrée sur une propriété privée pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte des villes et des bourges et à la distance prescrite, soit 35 mètres de l'habitation la plus proche".

Les caveaux poggiolais sont bien hors de "l'enceinte" puisqu'il n'y en a pas. Le seul problème pourrait être pour le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY car il est proche de la maison CALDERONI. Mais les mesures réalisées montrent que la distance est de 45 mètres, donc tout à fait conforme à la loi.

Bientôt un quatrième caveau privé à Poggiolo?

L'article précisait qu'il fallait quand même une autorisation préfectorale après avis de "la commission compétente en matière d'environnement, de risques sanitaires et technologiques." Il reproduisait la mise en garde de la préfecture:

"une inhumation d'un cercueil ou d'une urne funéraire dans une propriété privée grève le terrain où se situe la sépulture d'une servitude perpétuelle de passage au profit des descendants du défunt".

Chaque descendant peut venir près du caveau, quel que soit son degré de parenté avec le propriétaire du terrain. Pour l'instant, ce n'est pas une difficulté pour les familles des trois caveaux. Mais qu'en sera-t-il dans une ou plusieurs générations, quand le nombre de descendants aura augmenté?

Le problème est même aigu pour le cimetière privé qui est au-dessus de l'église. Il a recueilli des corps de plusieurs familles et, maintenant, les MARTINI, DEMARTINI, CALDERONI, FRANCESCHETTI, et d'autres encore, ont parfaitement le droit d'y entrer.

Mais à qui revient l'entretien? A toutes ces familles ou au seul propriétaire du terrain (d'ailleurs, qui est-il?)? La mairie, qui a, certaines années, opéré un débroussaillage, peut très bien ne pas s'en occuper.

Il faut réfléchir à tous ces éléments avant d'engager la construction du quatrième caveau privé.

 

entrée du cimetière privé

entrée du cimetière privé

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:00

Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.

On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais". 

Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.

Le caveau caché

Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

Le caveau caché

Les arbres empêchent de le voir de loin.

Le caveau caché


Sur son fronton, sont inscrits les noms:

 

PINELLI

VENTURINI - OTTAVY

 

 

Le caveau caché

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. 

Le caveau caché

La façade est divisée en six plaques.

Le caveau caché

A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.

En haut:

 Martin OTTAVY 

1890 - 1957

 

En bas: 

Marc Jean OTTAVY

mort au champ d'honneur 

le 19 - 11- 1944

à l'âge de 22 ans

 

Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.

Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.

 

Le caveau caché

Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.

Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.

En haut: 

OTTAVY Antoinette

née PINELLI

1897 - 1989

 

En bas:

Elisabeth VENTURINI

née PINELLI

1894 - 1996

 

La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.

Le caveau caché

Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:

OTTAVY ANTOINETTE

           DE    CONSTANTINE

                 "ALGÉRIE"

 À   AJACCIO                                       

Le caveau caché

A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.

 

Le caveau caché

A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.

A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.

 

 

Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 17:52

En ce 2 novembre, jour consacré aux défunts par l'Eglise, cette photo d'obsèques est tout à  fait à sa place.

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Elle montre une douzaine d'hommes (pas de femme visible) dont quatre portent un cercueil sans couvercle et dans lequel se trouve un mort que l'on devine difficilement.

Le lieu est facilement identifiable: le cortège traverse la route devant la maison Ceccaldi, que l'on reconnaît facilement à droite avec ses deux balcons superposés, pour vraisemblablement gravir la Stretta vers l'église Saint Siméon et le cimetière.

Mais cette scène est quasiment hors-la-loi. En effet, il est interdit de sortir un cercueil sans couvercle.

"Dans tous les cas, le corps d'une personne décédée est obligatoirement mis en bière (article R2213-15 du Code Général des Collectivités territoriales) et, il n'est admis en principe, qu'un seul corps dans chaque cercueil. Cependant, l'article R2213-16 du même code autorise deux exceptions, à savoir que peuvent être placés dans un même cercueil, les corps de plusieurs enfants mort-nés de la même mère ou ceux d' un ou plusieurs enfants mort-nés et de leur mère.

L'obligation de la mise en bière interdit en France la pratique encore en vigueur dans certains pays, qui consiste à inhumer un corps simplement revêtu d'un suaire.

De la même manière, les funérailles ne peuvent avoir lieu qu'après la mise en bière du corps, en sorte qu'il n'est pas possible que le défunt soit porté visage découvert à l'église ou au cimetière."

(renseignements trouvés sur le site juritravail.com)

Cette scène est donc en principe illégale. Elle est également paradoxale, paradoxale quand on sait que le défunt a été chargé d'appliquer la loi en tant que maire. Il se nommait Jean "Noël" CECCALDI et présida le conseil municipal de Poggiolo entre 1894 et 1901.

Il était surtout connu par son surnom de "Barretta Vechja".

Il est né le 24 juillet 1850 et décéda le 17 décembre 1925. Donc, la photo a été prise un ou quelques jours après cette date.

 

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Ce qui est encore plus paradoxal est le fait que, au moment des obsèques, le maire était le fils de Noël, Jean François (1876-1968), qui avait dans ses attributions l'observation de la légalité. Il a laissé promener le corps sans couvercle.

Jean François CECCALDI garde toujours le record de longévité à la mairie qu'il dirigea de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959.

 

L'autre fils de Noël, Jean Martin (1883-1918), eut comme enfant Antoine, surnommé "Bébé", qui naquit en 1912 et disparut avec la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Antoine était le père de Martine et Jeanne, maintenant épouse GRIMALDI.

 

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

NOTE SUR UN DES PORTEURS DU CERCUEIL:

Le porteur qui est à droite de la photo et qui tient sa casquette de la main gauche est Félix-Antoine DESANTI (1886-1972). Certains Poggiolais s'en souviennent encore. Il était marié à sa cousine Marie (1892-1979) et certains enfants de la famille le surnommaient "Tonton Pipe".

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 17:54
César est arrivé chez les Franceschetti

Adeline et Mathieu FRANCESCHETTI ont le plaisir de vous annoncer la naissance de leur fils César.

César (dont le second prénom est Philippe) a vu le jour samedi 21 octobre à 4 heures du matin à la clinique Bouchard de Marseille. C'est un beau bébé de 4 kilos. Il est, après Juliette, Gabriel, Alexandre et Bastien, le cinquième petit-enfant de Brigitte et Michel FRANCESCHETTI.

La mère et l'enfant se portent bien.

Mathieu et Adeline, les heureux parents.

Mathieu et Adeline, les heureux parents.

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 06:52

Toutes nos condoléances.

Chagrin dans une famille poggiolaise
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:11

L'article précédent contenait une photo de sortie en montagne de la famille DESANTI en 1927.

 

Les rossignols poggiolais

Le personnage de gauche était Jean-Baptiste DESANTI (1876-1949) connu sous le surnom de Russignolu.

 

Les rossignols poggiolais

Ce sobriquet est curieux mais il est encore plus étonnant de savoir qu'un autre Poggiolais s'est appelé ainsi.

Xavier PAOLI, qui a étudié de vieux documents de l'époque génoise, a trouvé un autre Russignolu dans le registre des tailles (c'est-à-dire des impôts) de 1608. Plus précisément, il est écrit: "Francesco di Rosignolo".

Le mot est difficile à déchiffrer et il faut avoir l'habitude de ce genre de manuscrit pour le comprendre.

Les rossignols poggiolais

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce prénom bizarre a été utilisé quelques (rares) fois dans cette partie de la Corse aux XVIème et XVIIème siècles

Le "Dictionnaire des prénoms corses" de CANAVELLI COLONNA, paru en 2007 aux éditions Piazzola, lui a consacré une notice:

ROSSIGNOLO
Rossignol
exclusif à la Corse
Dérivé du latin classique luscinia, à travers le latin populaire lusciniolus. Le Rossignol est un petit passereau, voisin des fauvettes, renommé pour son chant crépusculaire.
Dans le registre de taille de 1591, pour le comté de Cinarca ou ancienne seigneurie de Leca, pour 1.525 hommes, on relève cinq Rossignolo; en 1610, pour 1.356 hommes nommés, trois Rossignolo, dont un chez les Rovani, de Coggia.
L'Eglise n'honore aucun saint de ce nom et Emidio De Felice, aujourd'hui en Italie, n'a recensé aucun porteur de ce nom.

En utilisant à deux reprises ce prénom si particulier, Poggiolo s'est, encore une fois, singularisé.

photo extraite du site oiseaux.net

photo extraite du site oiseaux.net

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de juillet en cliquant sur l'image:

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Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

 

- à partir du 5 septembre, sortez vos sacs de déchets avant 8 h du matin.

- Dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

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La météo poggiolaise

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