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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 17:55

 

Elle n'a pas de rapport avec Poggiolo. Elle colle à la peau d'un Corse célèbre mais elle ne concerne pas la Corse. Elle est devenue indispensable à la célébration d'une fête chrétienne mais elle n'a absolument rien de  religieux.

 

L'évoquer est indispensable car elle a exactement 70 ans ces jours-ci et que son succès a été, et est toujours, immense.

 

Vous avez compris qu'il s'agit de la chanson

 

"PETIT PAPA NOËL" ! 

 

Une chanson laïque pour une fête religieuse

 

 Cette chanson vendue à des centaines de millions d'exemplaires depuis sept décennies est en fait intimement liée à son époque. Les paroles de la version originelle étaient celles de la prière d'un fils demandant au père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne.

 

En 1946, elles furent transformées, pour les besoins d'un film dans lequel jouait Tino ROSSI, par Raymond VINCY. Il en fit un "cantique laïc" qui "est plébiscité car, notamment, il répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond NAEGELEN. Celui-ci veut supprimer les atteintes à la laïcité à l'école de la République, provoquées par le régime de Vichy, et notamment supprimer les chants religieux" (notice de Wikipedia). Or, aucune allusion religieuse n'existe dans ce texte.

 

 

Récit des circonstances de cette création par , extrait de linternaute.com:

 

 Après la Seconde guerre mondiale, le chanteur corse Tino Rossi s'apprête à jouer dans le film musical Destins. Un chant de Noël est au menu du scénario. Le tournage suit son cours jusqu'au moment où la chorale d'enfants noirs américain qui devait assurer le tour de chant se décommande. Il n'y a plus qu'à trouver autre chose...

 

Problème, Tino Rossi refuse d'interpréter un chant classique du type ritournelle catholique. On est en 1946 : les relents de Vichy ne sont pas loin. En faisant le tour des compositeurs à la mode à l'époque, Tino Rossi se retrouve chez Henri Martinet, compositeur de plusieurs opérettes. Alors que le chanteur star s'apprête à prendre congé bredouille, son imprésario apostrophe le musicien: "Mais au fait, Henri, pourquoi ne montres-tu pas cette chanson que tu avais écrite pour l'opérette que nous n'avons jamais pu monter ?". Il s'agit de la fameuse prière d'un enfant au Père Noël pour voir revenir son père retenu prisonnier en Allemagne. Tino Rossi est conquis par la berceuse.

 

Le parolier Raymond Vincy est chargé de remanier les paroles. Pour le refrain qu'il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s'inspire de l'oeuvre "Tiebe Paiom" ("Nous te chantons") de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle: les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film "Destins" (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur. 

 

Ça y est, le chant a trouvé sa place dans le film Destins !

 

" C'est la belle nuit de Noël / la neige étend son manteau blanc... ".

 

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 17:00

Le premier marché de Noël de Murzu s'est tenu le 4 décembre à la place de celui de Poggiolo (voir l'article "Murzu remplace Poggiolo"). Il a eu un grand succès et il n'est pas exclu de le continuer chaque année.

"Corse-Matin" de samedi 17 décembre 2016.

"Corse-Matin" de samedi 17 décembre 2016.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:44
Les confrères collectent pour Noël

A Cunfraternita di u Padre Albini organise une collecte au profit des Restos du cœur jusqu'au 15 décembre. 

Les denrées alimentaires non périssables peuvent être déposées dans les magasins qui participent à la collecte ou dans l'église du couvent Saint François de Vico.

Informations: 04-95-22-19-82 ou 06-84-96-57-63.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:55

Cette photo de la nouvelle statue de Circinellu à Guagnu, vue de côté, permet de mieux distinguer la croix sur la poitrine, qui rappelle son état de prêtre, toute proche du fusil du combattant corse.

Circinellu vu de côté
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:06

Dans les Deux Sorru, les électeurs de droite avaient placé Sarkozy en tête du premier tour de la primaire. Ils se sont tous reportés sans aucun problème pour le second tour sur François Fillon qui trouve un pourcentage proche de ses chiffres nationaux.

Infographie "Le Monde"

Infographie "Le Monde"

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:07

A l'inverse de la tendance générale, les Corses qui ont participé au premier tour de la primaire de la droite et du centre, dimanche 20 novembre, ont donné la majorité de leurs voix à Nicolas SARKOZY. Serait-ce parce qu'il est celui qui a le plus fréquenté la région?

En tout cas, les votants des Deux Sorru ont mis en tête l'ancien président de la République avec 44,34% des bulletins (43,77% dans l'ensemble de l'île). Le vainqueur national, François FILLON, n'est que troisième.

Les Sorrinesi ont préféré Sarkozy

Un seul bureau de vote se trouvait à la mairie de Vico pour accueillir les électeurs de Vico, Coggia, Balogna, Arbori, Renno, Letia, Murzo, Poggiolo, Orto, Soccia et Guagno.

Les Sorrinesi ont préféré Sarkozy
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:00

A Guagno-les-Bains, on est habitué au serpent de mer.

Du moins, on est habitué à l’expression «serpent de mer» qui désigne un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité… et qui, en général, n’avance pas.

Le « serpent de mer » que nous connaissons bien est la réouverture de la station thermale. Ce blog s’est plusieurs fois fait l’écho des discours et des déclarations d’intention de divers hommes politiques qui juraient obtenir bientôt un nouveau fonctionnement des bains. Faut-il quand même avoir confiance dans le vote des conseillers territoriaux du 27 octobre ?

Les élus de la CTC ont voté à l’unanimité, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, une motion demandant le développement du thermalisme en Corse.

Le conseil voulant avancer rapidement sur cette question, un nouveau rendez-vous est fixé au 13 décembre. Nous saurons alors si le serpent fera une nouvelle apparition ou si des espoirs réels existeront.

Serpent de mer  ou volonté ferme?
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:00

Le maire est toujours considéré comme l’élu le plus proche des citoyens. Mais, parfois, des considérations matérielles toutes bêtes viennent empêcher cette proximité. Le 18 octobre, les maires de Corse-du-Sud se sont réunis pour évoquer les problèmes d’accessibilité qui se posent dans leurs bâtiments communaux, comme les escaliers à gravir (lire le très intéressant article paru dans "Corse-Matin" en cliquant sur son image).

Justement, à Poggiolo, les bureaux de la mairie se trouvent en étage.

Combien faut-il gravir de marches pour demander un acte d’état-civil?

Cinq, dix, quinze, vingt ou plus ? Réponse demain.

La devinette du mois: les marches de la mairie
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 18:00

Même si, pour le calendrier officiel de l’Eglise catholique, le 1er novembre est un jour de joie où l’on célèbre tous les saints, la tradition populaire mélange la Toussaint avec le 2 novembre, jour dédié aux trépassés, à tous ceux qui ont quitté la vie terrestre.

Pour répondre à la ferveur des fidèles qui vont honorer les défunts de leur famille, plusieurs cérémonies ont été organisées dans le haut-canton.

Mardi 1er novembre

- SOCCIA: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- ORTO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- GUAGNO-LES-BAINS: bénédiction du cimetière à 16h30

 

 

Mercredi 2 novembre

- GUAGNO: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- POGGIOLO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière

 

A cette époque de l’année, on a l’habitude de fabriquer et de déguster en commun des bastelle. Voir à ce sujet l’article "Les bastelle des morts".

 

Profitant de l’occasion, l'associu pà u ricordu di Circinellu, samedi 29 octobre, à GUAGNO, confectionnera des bastelle qui seront vendues pour aider à l’érection de la statue du fameux patriote Circinellu.

Les célébrations des 1 et 2 novembre
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 18:00

La prochaine suppression des deux départements corses et leur remplacement par une collectivité unique occupe beaucoup l’esprit des hommes politiques insulaires. Dans l’unanimité des discours approuvant cette réforme, une petite musique particulière vient d’être jouée par Eric BOISTARD dans le « Corse-Matin » du 17 octobre.

Photo José Martinetti (Corse-Matin)

Photo José Martinetti (Corse-Matin)

Rompre avec le nanisme communal

Pour ce maître de conférences en droit, directeur de cabinet du maire de Corte, «la rupture avec le nanisme communal reste la condition sine qua non d’une modernisation totalement aboutie des institutions locales de la Corse». La réforme va créer la collectivité unique et quelques grandes intercommunalités mais les communes de petite taille ne pourront plus vivre :

« Quant à la petite commune, elle va s’affaiblir encore sur les plans démographique et économique, mais elle va devenir une coquille vide dans la mesure où l’ensemble de ses compétences sera transféré à l’intercommunalité. »

Or, « le premier attachement du citoyen vis-à-vis de l’élu, c’est d’abord le maire. Si on ne repense pas cette commune, si on ne lui redonne pas un nouveau rôle dans le cadre des politiques de décentralisation qui ont été conduites, on va en faire des coquilles vides dont on va finir par se poser la question de l’utilité. »

Le juriste propose d’utiliser la solution de la  "commune nouvelle". Le statut de commune nouvelle a été créé par l'article 21 de la loi 16 décembre 2010 sur la réforme des collectivités territoriales, et est destiné à favoriser le regroupement de communes. Dans ce cas, les communes historiques continuent d’exister sous forme de «communes déléguées» avec le nom et le territoire des anciennes communes dont la commune nouvelle est issue ;

L’avantage, d’après Eric BOISTARD, est que «la commune nouvelle permet l’initiative au niveau local, de se regrouper, réfléchir à un destin commun qui pourrait, par exemple, reprendre les territoires des anciennes pieve

Pour les lecteurs qui auraient oublié ce mot de pieve, l’attaché territorial rappelle :

«La pieve a longtemps été la circonscrition administrative de base de la Corse pendant des siècles.

Géographiquement et historiquement, on devrait tendre vers cette alternative.

Les populations ne revendiquent-elles pas, depuis longtemps, une appartenance non seulement à une commune, mais aussi à une entité micro-régionale plus large ?»

Allons plus loin que ce qui est écrit dans «Corse-Matin» pour rappeler la particularité de la pieve.

Genèse et fonctionnement de la pieve

La pieve est bien définie par par Jean–Laurent ARRIGHI, dans «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ed. Piazzola (page 164, «Aspects du pouvoir à Vico-De la pieve à la municipalité»):

«Dans la Corse médiévale, tandis que l’habitat rural est très dispersé, même si des communautés villageoises existent déjà, et parfois depuis fort longtemps, la division territoriale et administrative locale la plus importante est la pieve. En effet, dès la fin du XIème siècle, Pise qui a reçu de Rome l'inféodation de l'île, va en réorganiser les structures politiques et religieuses.

L'ensemble du territoire insulaire scindé d'abord en cinq évêchés, dont celui de Sagone, est alors entièrement divisé en pieve (du latin plebs, plebis, « le penple »). Cette appellation de pieve, qui s'applique à l'origine à un groupement humain occupant un même secteur géographique, correspond en général à un territoire bien circonscrit par des limites naturelles comme par exemple celles d'une même vallée.

La pieve, regroupant en son sein plusieurs communautés, constitue ainsi l'unité primordiale du territoire et l'échelon local où s'exerce le pouvoir religieux, juridique et administratif. Ce pouvoir, est alors matérialisé symboliquement par l'église «piévane» (a pieve) où sont administrés tous les baptêmes et où se réunissent des assemblées coutumières.

C'est au niveau de la pieve, qui correspond également à une juridiction placée sous l'autorité d'un piuvanu (piévan: du latin plebanus), que s'organise la vie communautaire et que sont rendus les arbitrages ainsi qu'une justice de proximité. »
 

Faut-il ressusciter la pieve ?

 Les Génois ont utilisé les pieve pour en faire des circonscriptions administratives et judiciaires de base. Xavier PAOLI en a expliqué le fonctionnement dans le mensuel "L'INFO U PIGHJOLU" (numéro d'avril 2008), texte reproduit dans l’article «Tous les maires de Poggiolo»:

«Avant l'annexion de 1768, la gestion des communautés villageoises était régie par les "Statuts civils et criminels de la Corse", textes mis au point par l'administration génoise (et promulgués en 1571).


Sous le généralat de Pasquale Paoli, la communauté était gérée par un Podestat élu par les chefs de famille (qu'ils soient homme ou femme), assisté par 2 pères du commun. L'administration était complétée par un huissier et un chancelier et, en cas de contestation sur la valeur d'un bien, d'un "Stimadore" (élu pour 2 ans). 


L'Ancien Régime conservera en gros les mêmes structures administratives et ce n'est qu'en 1789 que les Constituants créeront les "communes"».

Les podestats étaient les interlocuteurs reconnus pour représenter la pieve auprès des autorités, qu’elles fussent génoises, paolines ou françaises.

Comme ce blog en a la vocation, il sera question dans le prochain article de la pieve de Sorru in Sù, composée de Poggiolo et des autres villages se trouvant au-delà du col de Sorru.

 

 

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
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