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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 18:00

Mise à jour de l'article paru le 21 février. 

A Poggiolo, comme dans toutes les régions françaises, la pratique du catholicisme a connu une grande rupture dans les années 60, rupture dont les signes les plus évidents se retrouvent en regardant les photos d'avant 1970. De nombreux vêtements ou objets utilisés lors des cérémonies religieuses de cette époque n'existent plus de nos jours.

Cette chute vient d'être analysée dans le récent livre de Guillaume Cuchet "Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement", présenté dans l'article précédent.

Nous allons partir d'une photo de la procession de saint Roch qui avait été publiée dans le mensuel "L'Info U Pighjolu" d'août 2007. Cette  procession se situe vers 1960 sans qu'il soit possible de mieux préciser, sauf si des acteurs de cette cérémonie pouvaient donner la véritable datation.

L'analyse des huit parties qui la composent avait été présentée sur ce blog en février 2012 (voir l'article ICI). Mais d'autres photos vont servir ici comme compléments. 

 

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

 

 

Cinq éléments ont disparu dans les cérémonies religieuses poggiolaises.

 

 

1- Les habits des enfants de chœur.

Les trois enfants de chœur qui ouvraient la procession étaient habillés avec la soutane ou soutanelle, longue robe rouge, noire ou violette, et avec le surplis ou conta, vêtement blanc qui se mettait sur la soutane.

Les garçons de Poggiolo qui avaient autour de 10 ans vers 1960 en ont été porteurs comme le montre cette autre photo prise peut-être le jour de cette procession:

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

De gauche à droite, on reconnaît Noël SICCHI, Jacques-Antoine MARTINI, Joël CALDERONI, François PINELLI et Jean PINELLI.

 

L'évolution de ces habits a fait l'objet d'un article: "Le costume des enfants de chœur".

 

2-La bannière

En tête de la procession, était brandie une bannière avec l'image de la Vierge Marie.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Elle n'a plus servi depuis longtemps (elle n'est pas visible dans le reportage du 15 août 1966). Mais elle existe toujours et est en bon état, protégée par une vitre, accrochée au mur de gauche dans l'église Saint Siméon. 

photo Michel Franceschetti

photo Michel Franceschetti

 

3-Le dais et l'ostensoir:

Un autre objet était utilisé dans les processions: le dais, baldaquin mobile à quatre hampes et en soie ou en étoffe brodée, servant à protéger le prêtre portant le saint sacrement. Le saint sacrement est l'hostie consacrée qui est enfermée dans une pièce d'orfèvrerie appelée ostensoir.

Le dais, le prêtre et l'ostensoir se retrouvent dans la photo ci-dessous montrant une procession passant sur la ruelle située à gauche de la chapelle Saint Roch. 

Cette cérémonie est celle de la Fête-Dieu, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, Corpus Domini ou Corpus Christi, fête célébrée le jeudi qui suit la Trinité, c'est-à-dire soixante jours après Pâques.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Les corbeilles sont remplies de pétales qui étaient jetés pour faire un tapis de fleurs sur la stretta.

Sur cette photo, l'ostensoir est porté par Jacques Antoine MARTINI, dit prête Ghjacumu. Il est né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y est décédé le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. 

 

4-Le reliquaire

Le 16 août, un grand rôle revenait au reliquaire. La paroisse de Poggiolo possède une croix contenant un petit os du corps de saint Roch. La jour de cette fête, la procession et la messe se terminaient par un baiser déposé par chaque fidèle sur le hublot permettait de voir cette relique. 

Voici presque cinquante ans que cette coutume a été abandonnée mais le reliquaire existe toujours, avec sa relique.

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

5- Foulard et mantille

Au premier plan de la photo montrant le dais, une femme toute en noir ouvre le chemin. Les anciens reconnaîtront Tatanella dite aussi Tata. Sa tête est recouverte d'un foulard selon le cliché habituel utilisé pour représenter le sexe féminin en Corse.

Comparons avec la photo suivante, datant vraisemblablement du même jour.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Devant la chapelle, Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994), qui semble parler avec les enfants TRAMINI (Jean-Marc à gauche et Guy à droite), est habillée "à la continentale". Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille. Les femmes devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu.

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

 

Tous ces éléments sont absents désormais.

Leur disparition est-elle la cause pour laquelle "notre monde a cessé d'être chrétien"?

Guillaume CUCHET, reprenant les écrits de Serge BONNET, dominicain et sociologue, a déclaré, dans l'émission "La marche de l'histoire" du 13 février, que "la tradition catholique est le fruit d'une pastorale séculaire qui avait réussi (...) à maintenir des taux relativement élevés (...) et à créer un fait social chrétien à l'intérieur du duquel le peuple, les masses chrétiennes pouvaient vivre leur vie spirituelle qui était à la fois fragile parce que tenant au cadre et en même temps puissante et profonde". Mais le fait de considérer qu'il ne s'agissait que "d'un vulgaire produit sociologique" a créé un gros malentendu. 

 

A ceux qui se sentent concernés de réfléchir là-dessus.

------------

Merci à Jacques-Antoine Martini et Guy TRAMINI dont les commentaires ont permis de préciser le texte d'origine.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 18:00

Sevi-Sorru-Cinarca, le canton qui résulte du dernier découpage électoral, est le champion de la Corse. Mais le record qu'il détient n'est pas le plus enviable. 

Il enregistre le plus bas niveau de toute l'île pour la participation au dépistage du sein et du dépistage colorectal.

Les chiffres sont effarants, comme le montrent ces cartes publiées dans "Settimana" du 23 février.

Notre canton est champion
Notre canton est champion

Le canton connaît la désertification et le vieillissement mais il n'est pas le seul. D'après le journal, le docteur RAMIS, de Sagone, ne voit "pas vraiment quelle spécificité propre au canton pourrait expliquer un si faible taux de dépistage des cancers".

Il est vrai que les personnes âgées n'aiment pas se déplacer trop loin et que de nombreuses personnes sont prises par leurs activités quotidiennes.

Il existe des pharmacies à Calcatoggia, Cargese, Porto, Sagone et Vico (qui a été fermée près d'un an: voir l'article "La pharmacie de Vico revit") mais le nombre de médecins est passé de douze à huit et plusieurs vont bientôt partir à la retraite.

Le docteur POGGI a soutenu la création à Cargese d'un pôle de santé qui devrait permettre une évolution positive.

Pour le moment, Sevi-Sorru-Cinarca reste à  la traîne. 

Pour y remédier, l'Arcodeca (centre de coordination du dépistage des cancers-Corse) a décidé de lancer une nouvelle expérimentation. Des invitations, accompagnées du test de dépistage du cancer colorectal, seront directement envoyées aux habitants. La mobilisation doit s'accentuer.

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 18:01

Poggiolo n'est pas une grosse agglomération et ne fait pas beaucoup parler de lui mais il ne faut pas l'oublier.

Or, dans "Settimana" de vendredi 23 mars, l'article de Jacques PAOLI sur les sepolcri ne mentionne pas notre village.

Les sepolcri sont peu connus actuellement alors qu'ils ont eu un grand succès du XVI ème au Début du XXème siècle. De très nombreux villages et villes corses en avaient.

Mais de quoi s'agit-il?

Jacques PAOLI écrit:

 "comme leur nom l'indique, les "sépulcres" sont des représentations grandeur nature de scènes de la Passion du Christ. Ces peintures datant du XVIIème siècle, pour certaines, sont des illustrations qui sont exposées à la vue des fidèles devant le reposoir aménagé dans les églises, représentant la mise au tombeau de Jésus-Christ après sa mort".

Les panneaux peints sont rassemblées pour former le reposoir en forme de chambre mortuaire devant lequel on prie pendant la Semaine Sainte qui précède Pâques.

L'auteur cite quelques exemples de ces sepolcri comme Ficaghja, San Martino di Lota et Bastia.

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié
Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

Pourtant, Poggiolo aurait sa place car il y existe un sepolcro, oeuvre du peintre MAESTRACCI.

Sur ce blog, un article a présenté la descente de croix réalisée en 1939 par cet artiste et placée dans l'église  Saint Siméon (première chapelle de droite en entrant). Sa particularité est la couleur très sombre de la peau du Christ (voir l'article "Le Christ était noir").

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Mais ce tableau n'est pas seul. Il est entouré par des panneaux représentant deux légionnaires romains:

- à gauche, le soldat se repose sur une lance à la pointe de laquelle sont dessinées des gouttes de sang, par référence à la lance qui a percé le flanc du Christ pour s'assurer de sa mort;

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

- à gauche, l'autre militaire tient un bâton surmonté d'une éponge, l'éponge imbibée de vinaigre  qui fut approchée des lèvres de Jésus en croix quand il dit qu'il avait soif.

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Profitez de la période pascale pour, si prier ne vous dit rien, aller admirer cet ensemble artistique si particulier, dans l'église qui est une des douze merveilles de Poggiolo.

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 08:42
Arnaud Beltrame, un héros vicolais

Selon plusieurs médias, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s'était proposé comme otage à la place d'une femme lors de l'attaque d'un supermarché à Trèbes vendredi 23 mars et qui a été tué par le terroriste djihadiste musulman, était d'origine corse.

 

Sa mère est originaire d'une famille LECA de Vico.

 

Parmi les textes publiés en son hommage, un beau tweet a été publié par GhjacumuSantuGuidoni:

 

In stu mondu senza fede è induve i valori si strughjenu ogni ghjorni ci sò sempre l'omu capaci di sacrificà a so vita in fendu u so duvere.

Cunduleanze afflitte à i soi.

Rispettu.

Chì u vostru sacrifiziu sia un esempiu d'andatura pè l'umanità.

Resistenza.

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 18:00

Les gendarmes sont partis de Guagno depuis plus d'un demi-siècle mais la gendarmerie, édifiée en 1860, est restée en place.

Les travaux de rénovation conduits depuis deux ans viennent d'arriver à leur terme. Désormais, le bâtiment est divisé en six logements sociaux qui vont bientôt être attribués, nous apprend l'article de Pascale CHAUVEAU publié dans "Corse-Matin" du 14 mars.

Voilà une excellente initiative qui profitera aux familles désireuses de s'installer de façon permanente dans le village.

 

L'ancienne gendarmerie de Guagno avant, pendant et après les travaux (photos Marthe Poli).
L'ancienne gendarmerie de Guagno avant, pendant et après les travaux (photos Marthe Poli).
L'ancienne gendarmerie de Guagno avant, pendant et après les travaux (photos Marthe Poli).

L'ancienne gendarmerie de Guagno avant, pendant et après les travaux (photos Marthe Poli).

 

A Soccia, l'ancienne gendarmerie a été vendue depuis longtemps.

La voici dans son état actuel.

 

photo Google

photo Google

 

Au début du XXème siècle, un gendarme voulant montrer à sa famille où il travaillait avait envoyé une carte postale du village. Il avait tracé une croix sur la maison où se trouvait la caserne. Pour plus de visibilité, nous y avons ajouté un cercle jaune.

cliquer sur l'image pour l'agrandir

cliquer sur l'image pour l'agrandir

 

Poggiolo n'a jamais eu de gendarmerie.

Par contre, il y eut quelques gendarmes à Guagno-les-Bains. Ils étaient surtout présents au moment de la saison estivale. A quelle date précisément? Où habitaient-ils? Nous n'avons pas trouvé les documents pour y répondre.

L'article du 14 mars 2018.

L'article du 14 mars 2018.

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 18:10

Pierre MARTINI nous a fait découvrir des vues aériennes de Poggiolo. Il nous régale encore avec ce film d'un drone survolant Muna.

 

Ce village, longtemps isolé de Murzo et Vicu par l'absence de route, a perdu tout résident permanent. Cette vidéo montre l'étagement des maisons sur le versant de la montagne et permet de savoir lesquelles sont en ruines et lesquelles sont encore entretenues. On pourra aussi remarquer les restes de cultures en terrasses et la vue vers la mer.

 

Pour des photos plus précises, vous pourrez vous reporter à l'article BIENVENUE A MUNA déjà publié sur ce blog.

 

 

 

Pour avoir une idée de l'effort que représentait le cheminement jusqu'à ce village avant la construction de la route, regardez également le film intitulé "Sur la route de Muna" consacré aux expéditions de Poggiolais en 1968 et 1969.

 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 17:51

Il existe des photographies aériennes de Poggiolo (voir article précédent) mais il n'y avait pas encore de film permettant d'admirer le village par la voie aérienne.

Ce manque vient d'être comblé par Pierre MARTINI, fils de Jean-Pierre et petit-fils de Raymond.

Il a utilisé fin octobre 2017 un drone équipé d'une caméra pour survoler les maisons et donner de belles images avec des angles originaux.

Le résultat en est un film qui vient d'être mis sur YouTube. Admirez Poggiolo comme vous ne l'avez jamais vu... et essayez de compter combien des douze merveilles poggiolaises ont été filmées.

Pour bien profiter de ces images exceptionnelles, mettez la vidéo en plein écran.

 

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 18:00

 

Si la liste des douze merveilles poggiolaises a été présentée dans deux récents articles (Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6 et Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12), encore faut-il savoir comment l'utiliser.

 

Connaissez-vous le guide touristique de Poggiolo? La carte des merveilles poggiolaises.

Le plus pratique, surtout pour les personnes ne connaissant pas le village, est de disposer d'un guide touristique avec une carte donnant la localisation exacte de chaque lieu remarquable de Poggiolo et suggérant un ordre à suivre. 

 

Une photo aérienne trouvée sur le site de l'IGN Géoportail peut servir de fond de carte.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Station 1: la piazza Inghjo.
Station 2: la chapelle St Roch
Station 3: l'ancien café St Roch
Station 4: maison Ceccaldi
Station 5: le monument aux morts
Station 6: la fontaine du Lucciu
Station 7: les restes de rigoles
Station 8: séchoir et four 
Station 9: maison Pinelli
Station 10: croix de Tanellu
Station 11: les oliviers
Station 12: église Saint Siméon 

 

Ce guide serait certainement très utile pour des touristes à qui il serait distribué l'été.

Mais, si ce guide n'est pas imprimé, peut-être que les possibles futurs visiteurs regarderont cet article et qu'il leur sera utile...

On peut rêver !

 

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 17:43
Les couleurs des confréries

Les couleurs sont très variées sur cette photo qui montre plusieurs membres de confréries présents le 3 mars dernier à Cauro à l'occasion de l'intronisation de la Cunfraterna di a Santa Croce di u Prunelli. Mais les couleurs des vêtements ne sont choisies pour faire joli.

Elles ont une signification spirituelle. 

 

Les couleurs des confréries

 

Les confrères de la nouvelle association ont une aube blanche. Le blanc est la marque de la Foi et de l'Absolue Perfection de Dieu.

Autour de la taille, un cordon vert symbolise l'Espérance de la résurrection.

Les épaules sont recouvertes d'un camail, pèlerine courte de couleur noire, qui représente l'épreuve, la pénitence, le renoncement à la vanité de ce monde.

 

Les couleurs des confréries

 

Sur le côté, est dessinée une croix potencée rouge. Le rouge est couleur du Saint-Esprit et de l'Amour sincère. La croix potencée, emblème de l'ordre du Saint-Sépulcre créé au temps des croisades, rappelle également les cinq plaies du Christ.

 

Des renseignements plus précis se trouvent dans la brochure éditée par la Cunfraterna et qui est reproduite au bas de cet article.

 

Vous pourrez ainsi réfléchir sur le sens des couleurs choisies par la Cunfraternita di u Padre Albini présente dans les Deux Sorru.

le père BONNAFOUX et Elisabeth BERFINI, prieur de la Cunfraternita di u Padre Albini.

le père BONNAFOUX et Elisabeth BERFINI, prieur de la Cunfraternita di u Padre Albini.

 

Ne manquez pas de rencontrer les membres de

la Cunfraternita di u Padre Albini

le 29 mars.

 A l'occasion du Jeudi Saint, ils animeront

l'office des ténèbres dans l'église d'Orto à 21 heures.

Les couleurs des confréries
Les couleurs des confréries
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 18:00
Tradition et modernité des confréries

La confrérie Santa Croce di u Prunelli a été installée samedi 3 mars en l'église de Cauro. Les lecteurs de ce blog, axé sur Poggiolo et les Deux Sorru, trouveront peut-être que cette information concerne un lieu bien exotique. Mais ils pourraient quand même être intéressés.

 

TRADITION

Cette confrérie n'est pas vraiment une nouveauté car elle reprend ses activités dans la vallée du Prunelli après soixante-dix ans de sommeil.

Avant la deuxième guerre mondiale, ces associations religieuses étaient nombreuses.

A Soccia, il existait la confrérie du Saint Rosaire à laquelle MAISTRALE avait consacré un poème comique décrivant la procession du 4 octobre 1923 (voir les liens à la fin de cet article).

Les confréries étaient anciennes.

Ainsi, lors de sa visite apostolique de 1589, l'évêque MASCARDI trouva l'église San Simeone de Poggiolo "rendue inconfortable par la construction d'un solario (compartiment) où les confrères font leurs offices".

Au siècle suivant, le 4 juin 1686, De PETRIS, délégué de Mgr SPINOLA, constata qu'il y existait "deux confréries, une pour hommes (...), une pour femmes". 

 

 

membres des confréries présentes le 3 mars à Cauro

membres des confréries présentes le 3 mars à Cauro

 

MODERNITÉ

Mais ces confréries sont très modernes car elles attirent de nombreux Corses. 

En 2012, on comptait 66 confréries regroupant plus de 3000 confrères, soit 1% de la population de l'île (voir article de Corse-Matin).

Le plus remarquable dans la renaissance de la Cunfraterna di A Santa Croce di u Prunelli est que, sur ses 25 membres, elle comprend de nombreux jeunes, comme le montre une photo de l'article de "Corse-Matin" publié ci-dessous.

De plus, Cauro et les communes voisines font désormais partie de la banlieue d'Ajaccio. Les confréries ne sont pas l'apanage des petits villages perdus dans la montagne. 

Même éloignés de l'île, les Corses sont attachés à ces associations.

Ainsi, Jean DAL COLETTO, président de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, qui représente les Corses de la diaspora au sein du tout récent CESEC (Conseil économique, social, environnemental et culturel), est un fervent confrère de la Vénérable Archiconfrérie St Joseph de Bastia. 

Les missions des confréries sont importantes dans plusieurs domaines:

présence aux cérémonies religieuses, actions caritatives, visites aux malades, soutien aux familles endeuillées....

La brochure présentant la nouvelle Cunfraterna écrit que "la Vallée du Prunelli retrouve une présence de Confrérie liturgique et caritative afin de faire renaître des actions sociales et fraternelles, à la lumière de la foi chrétienne". 

 

Autres renseignements sur les confréries:

 https://www.parolesdecorse.fr/la-resurrection-des-confreries/​​​​​​​

Liste des confréries de Corse sur le site du diocèse.

article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.
article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.

article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" d'octobre en cliquant ICI:

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CALENDRIER DES MESSES D'OCTOBRE:

suivre le lien

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MERCREDI 22 OCTOBRE

MARCHÉ COMMUNAL À VICO - Place Padrona de 9 h à midi.
Et ensuite tous les premiers mercredi du mois, et ,si mauvais temps, le mercredi suivant.

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Le comité des fêtes organise confection et dégustation de bastelle à Poggiolo

Dimanche 31 octobre.

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CÉLÉBRATIONS DE TOUSSAINT

Lundi 1er Novembre

BÉNÉDICTION DU CIMETIÈRE

APPRICCIANI 10h ARBORI 10h MURZO 10h
NESA 11h POGGIOLO 10h ORTO 11h BALOGNA 10h LETIA ST ROCH 16h

Lundi 1er novembre (TOUSSAINT)

SOCCIA 15h
VICO 15h
LETIA SMARTIN 15h

Mardi 2 novembre (DÉFUNTS)

GUAGNO 11h MARIGNANA 11h RENNO 11h

GUAGNO LES BAINS 15h: BÉNÉDICTION CIMETIÈRE

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Vacances scolaires:

- Toussaint: du 23 octobre au 8 novembre

- Noël: du 18 décembre au 3 janvier

- Février: du 19 février au 7 mars

- Pâques: du 23 avril au 9 mai

- Fin des classes: 8 juillet

 

 

La météo poggiolaise

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