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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 17:50

Poggiolo a un passé historique qui est souvent méconnu ou négligé. Les Poggiolais ont pourtant besoin de connaître cette histoire pour garder le lien avec leurs origines.

Une occasion de renforcer ce lien est fournie cette année avec le 11 novembre, centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

 

Les familles du village, comme des autres localités, ont largement participé à la Grande Guerre. 

Un travail est en cours pour découvrir et faire connaître ces années difficiles.

Les "trente héros" dont les noms sont gravés sur le monument aux morts communal n'ont pas été les seuls Poggiolais à avoir montré leur vaillance. A ce jour, 79 fiches biographiques ont été réalisées et elles permettent de se rendre compte de certaines particularités comme par exemple:  

- les combattants issus de Poggiolo et de Guagno-les-Bains étaient de tout âge, de Jean-Baptiste PINELLI (62 ans en 1914!) à Nicolas COLONNA, né le 2 décembre 1899;

- seulement six d'entre eux portèrent l'uniforme du 173e RI (régiment d'infanterie), célèbre pour avoir été "le régiment des Corses";

- ils furent présents aussi bien à Verdun que sur les eaux de la Manche, à Constantinople, au Togo... et même en Sibérie!

- leurs actions furent récompensées par de nombreuses citations et médailles, parfois avec quarante ans de retard;

- deux Poggiolais furent intoxiqués par les gaz asphyxiants mais en réchappèrent;

- deux autres furent faits prisonniers et passèrent leur captivité en Allemagne... et en Suisse!

- Au moment de l'appel sous les drapeaux, certains étaient cocher, greffier, ecclésiastique, employé des Postes ou des chemins de fer.

 

Tous ces faits ne sont pas très connus, sauf par les descendants de ces hommes. Il serait utile de les étudier plus profondément et de les diffuser.

L'aide des lecteurs du Blog des Poggiolais est indispensable.

Les familles ont certainement chez elles des documents sous forme de photos, de lettres, de diplômes, d'objets, de souvenirs. Nous leur demandons de bien vouloir en envoyer des images ou des copies à Michel Franceschetti en utilisant l'adresse:

 

larouman@gmail.com

 

Grâce à vous tous, un livre pourrait peut-être voir le jour à la fin de cette année et la mémoire des poilus poggiolais serait conservée.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

Jean-Antoine Franceschetti et Jean-Baptiste Paoli en permission à Marseille en 1917 ou 1918.

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 20:26

Alors que l'on pense aux journées de mai 1968 où les manifestations se déroulèrent sous le soleil, la pluie et le froid persistent en Corse et dans tout le sud-est.

Le 2 avril, sur son compte twitter, Romain COLONNA (qui a été présenté récemment ici) avait souhaité de bonnes Pâques à ses abonnés en publiant cette jolie photo de la chapelle Saint Elisée sous la neige.

L'hiver joue les prolongations

On pouvait penser qu'il s'agissait aussi d'un au revoir à l'hiver.

Mais, depuis, le mauvais temps s'est bien fait sentir. Poggiolo, Soccia et les villages voisins ont connu une forte humidité, les cheminées ont bien fonctionné et les bottes ont été indispensables.

Patientons encore un peu et tout le monde profitera du beau temps. Comme le disent les proverbes:

 

Muna, Muna, Soga un ci esse u sole e la luna?

et

U sole luce per tutti.

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 17:59

Après Pâques et l'Ascension, Pentecôte est la troisième fête religieuse du printemps. Ce jour, qui est celui de la descente de l'Esprit Saint sur les apôtres, n'a pas le même retentissement que la fête pascale, surtout en Corse où, paraît-il, la seule grande cérémonie se déroulait à Loreto di Casinca.

Dans les Deux Sorru, le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI a lieu cette année le dimanche de Pentecôte.

Cependant, Vico pense toujours à Pentecôte grâce au cardinal FESCH. L'oncle de Napoléon Ier avait rassemblé une immense collection d'œuvres d'art dont la Corse hérita. Si Ajaccio en reçut la plus grande partie, plusieurs villages en bénéficièrent. Vico reçut douze tableaux en 1864.

Parmi eux, il y eut une des rares représentations de la Pentecôte, sous la forme d'une peinture italienne du XVIIe siècle. Elle est accrochée dans la nef de l'église Sainte Marie.

Pentecôte est visible en permanence à Vico.

 

Le tableau accroché dans l'église de Vico.

Le tableau accroché dans l'église de Vico.

Photo extraite du site https://eglisesetchapellesdecorse

Photo extraite du site https://eglisesetchapellesdecorse

Le don du cardinal Fesch a été décrit dans ce blog avec l'article "La présence de Fesch à Vico".

Des détails supplémentaires se trouvent sur le site de la mairie de Vico (cliquer ICI).

Le Père Jean-Yves, du diocèse d'Ajaccio, explique le sens de la Pentecôte dans cette vidéo:

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 17:54

Le traditionnel pèlerinage auprès du tombeau du Père ALBINI aura lieu les 19 et 20 mai à Vico.

Cette année, le Père Louis LOUGEN, supérieur général des Oblats de Marie Immaculée, sera présent.

Cheminons avec l'apôtre de la confiance
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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 17:44
Que faites-vous le 4 août prochain?

L'associu pà u ricordu di Circinellu organise un concert qui se déroulera à Guagnu le samedi 4 août 2018 à partir de 21 heures.

Il sera animé par les groupes Quilapayùn et A Primavera

Les places, au prix de 25 euros, sont désormais en vente à la FNAC Aiacciu.

Que faites-vous le 4 août prochain?
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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 17:59
Mary Poppins et les poubelles

 

Une phrase historique a été prononcée à Guagno jeudi 3 mai par le préfet de Corse:

"Je ne suis pas Mary Poppins, je n'ai donc pas de solution miracle!".

 

En faisant référence au personnage du film de Walt DISNEY, Bernard SCHMELTZ reconnaissait l'impasse dans laquelle se trouvent la CdC, le SYVADEC et l'Etat pour régler le problème des déchets sur l'île.

Des sites d'enfouissement ont été bloqués; des poubelles n'étaient plus ramassées; les saletés de toutes sortes se sont accumulées dans les rues des agglomérations.

Un sursis de trois mois vient finalement d'être accordé par les bloqueurs mais il faut agir rapidement et se décider entre enfouissement, tri, incinération... Le mal vient d'un laisser-aller qui dure depuis plus de trente ans.

En attendant, chacun, citoyens et élus municipaux, doit faire preuve de civisme.

Et distrayons-nous avec cette excellente vidéo...

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 17:47

La première citation de Poggiolo dans un livre l'a été dans l'ouvrage de Mgr GIUSTINIANI décrivant la Corse au XVIème siècle. L'article précédent vient de le montrer.

 

Mais quelle est la première fois où le village est apparu sur une carte de géographie?

 

Il fallut attendre le XVIIIème siècle avec Francesco Maria ACCINELLI (1700-1777). Prêtre et cartographe génois, il fut chargé en 1732 par son gouvernement de dresser une carte de la Corse (alors sous la domination de la Superbe) dans un but militaire, pour être utilisée par les troupes autrichiennes qui aidaient alors les Génois à réprimer une importante révolte dans l'île.

Quelques années plus tard, en 1738, paraissait la première carte de la Corse édité à Paris par JAILLOT. ACCINELLI accusa le Français d'avoir copié son œuvre.

Un site italien est consacré à ce grand érudit:

 http://www.francescoaccinelli.altervista.org

 

La carte d'ACCINELLI est bien la première carte mentionnant Poggiolo, appelé POGIALO dans ce document.

 

Cliquez sur le document pour l'agrandir.

Cliquez sur le document pour l'agrandir.

 

Il est vrai que la carte de JAILLOT est plus lisible. Poggiolo se nomme cette fois POGGIALE. L'orthographe du village varia souvent au cours du XVIIIème siècle.

 

Les premières mentions cartographiques
Les premières mentions cartographiques

 

Pour Guagno-les-Bains, un article précédent, "La Corse (et Sorru in sù) au Vatican", publié sur ce blog en 2015, avait montré que le lieu, alors nommé "Bagni di Vico", était mentionné dans la Salle des Cartes du Vatican. 

Des fresques représentant les régions italiennes (dont la Corse) ont été peintes entre 1580 et 1585 par Antonio DANTI, avec les conseils de son frère, le géographe dominicain Ignazio DANTI, tous deux natifs de la ville italienne de Pérouse. 

 

Les premières mentions cartographiques
Les premières mentions cartographiques

 

Comme la carte a été dessinée avec le nord en bas, il faut la retourner et mettre les noms à l'endroit, ce qui donne:

Les premières mentions cartographiques

 

Un montage vidéo des diverses cartes anciennes représentant Poggiolo a été mis en ligne il y a quelques années. Vous pouvez le visionner ci-dessous.

Le film donne la date de 1731 au lieu de 1732. D'autre part, il ne mentionne pas la fresque du Vatican car elle était alors inconnue de l'animateur du blog.

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 17:52

Trois questions avaient été posées au sujet de la personne représentée par ce portrait:

1) Quel est le nom de ce personnage?

2) Quelle fonction importante a-t-il occupée?

3) Surtout, qu'a-t-il fait d'important pour Poggiolo?

 

 

Solution à la devinette du mois: qu'a-t-il fait pour Poggiolo?

 

Les réponses aux deux premières questions se trouvaient inscrites en haut du tableau:

1) Ce personnage se nommait Agostino GIUSTINIANI et il a vécu de 1470 à 1536.

2) Il fut évêque du Nebbio (entre le Cap Corse et le désert des Agriates) de 1514 à 1536.

A priori, son rapport avec Poggiolo n'est pas évident.

 

Effectivement, le lien est le livre que rédigea cet évêque: le "Dialogo nomminato Corsica", souvent appelé simplement "Description de la Corse", publié vers 1530. Il y décrit de façon très minutieuse toutes les parties de la Corse et cite tous les villages de l'époque.

Solution à la devinette du mois: qu'a-t-il fait pour Poggiolo?

 

 

 

L'évêque Agostino GIUSTINIANI est la première personne à avoir cité POGGIOLO dans un livre.

 

 

Le village était déjà mentionné dans quelques documents génois, comme par exemple en 1513, dans une liste citant les anciens habitants revenus sur leurs terres après la "disabitazione", c'est-à-dire l'exil, décidé par les Génois contre les habitants de Sorru in sù qui avaient aidé la révolte du seigneur Giovan Paolo de Leca (voir l'article "Les années zéro: 1501).

Dans son ouvrage, GIUSTINIANI parla du village de "Podiolo" (certaines éditions écrivent "Poggio") et d'un autre plus petit, les «Soprane», lequel comptait 14 feux sur le registre des "taglie" de 1537. Podiolo doit à peu près correspondre à l’actuel quartier de saint Roch. Le nom de Soprane est utilisé maintenant pour les maisons et terrains qui sont au-dessus de la route, près de Saint Siméon. En fait, les Soprane de l’époque se trouvaient plus haut que l’église. 

 

Ce portrait a été publié par l'hebdomadaire "Settimana", dans le cadre d'une série intitulée "Pièces de musée", réalisée en partenariat avec le Musée de Bastia.

Il était accompagné de la notice suivante:

Agostino Giustiniani (1470-1536) est une figure des plus importantes de l'épiscopat génois en Corse. Véritable intellectuel, polyglotte et collectionneur, on lui doit une des sources fondamentales de l'histoire de la Corse et un témoignage unique sur l'île au 16e siècle: le Dialogo nomminato Corsica. Pantaleone - c'est son prénom avant son entrée en religion - est issu d'une des plus illustres familles du patriciat génois qui a donné de nombreux gouverneurs et évéques. Il entre dans l'ordre des dominicains et en septembre 1514, il est nommé évêque du Nebbio et il s'investit dans son diocèse jusqu'en 1536, date à laquelle il périt lors d'un naufrage entre le Cap Corse et Capraia. 

Dédicacé à Andrea Doria (1466-1560), son Dialogo nomminato Corsica a été vraisemblablement rédigé entre 1521 et sa mort. Faisant partie de la littérature corse de langue italienne, cette œuvre illustre de manière exceptionnelle à quel point les évêques génois ont marqué de leur empreinte la vie religieuse et culturelle de l'île. 

Sylvain GREGORI

Directeur du Musée de Bastia 

 

 

Agostino Giustiniani en habit de dominicain.

Agostino Giustiniani en habit de dominicain.

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 18:04
La devinette du mois: qu'a-t-il fait pour Poggiolo?

Regardez bien ce portrait et essayez de répondre à ces trois questions:

1) Quel est le nom de ce personnage?

2) Quelle fonction importante a-t-il occupée?

3) Surtout, qu'a-t-il fait d'important pour Poggiolo?

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 16:41

Il n'existe plus aucune trace de l'hôpital militaire qui eut pourtant un rôle important dans la renommée de Guagno-les-Bains comme station thermale. Son activité dura soixante ans mais ses ruines dominèrent le village pendant longtemps.

 

 

LA CREATION

En 1822, en même temps que s'édifiait l'établissement des bains, Jean MULTEDO, originaire de Vico, fit construire, avec l'autorisation du roi Louis XVIII datée du 26 juin de cette année, l'hôpital destiné aux soldats malades ou blessés. 

Il était conçu à l'origine pour recevoir douze officiers et cinquante sous-officier et soldats.

L'établissement se trouvait à l'endroit où la route venant de Vico se divise entre la direction de Guagno et celle d'Orto, Poggiolo et Soccia.

Le plan général "dressé et présenté" par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838 permet de connaître la forme et les dimensions de ce bâtiment.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

L'hôpital et la chapelle sont très proches.

Le cadastre napoléonien de 1857 le montre également.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

 

Les lettres E.T. signifient: Etablissement Thermal.

Les lettres H. M. (Hôpital Militaire) montrent que la construction de Jean MULTEDO était composée de deux parties. La parcelle 169 (cerclée de rouge ici) correspond à la chapelle Saint-Antoine. Elle était englobée dans l'ensemble.

Mais on ne voit pas les "petites cellules placées à l'extérieur et adossées à la chapelle de Saint-Antoine et à l'une des ailes de l'hôpital militaire, (qui) servent logemens (sic) de domestiques", mentionnées par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, à la page 4 de son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829.

Progressivement, après une période glorieuse sous le Second Empire, l'hôpital fut délaissé. Un décret décida de sa fermeture définitive le 1er juin 1883.

La ruine du bâtiment fut une longue agonie qui peut être suivie au moyen des cartes postales.

 

 

LES IMAGES DE L'AGONIE

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

Et, aujourd'hui, la chapelle est toujours là, sur une place complètement déblayée de toute autre construction.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mensuel "INSEME" d'avril vient de paraître:

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