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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 18:07
Une journée sur une vie simple

JOURNEE D'ECHANGE ET DE DEBAT AUTOUR D'UN LIVRE 

A l'initiative de l'Association des Amis du Couvent, Gaston PIETRI propose une journée de rencontre et d'échanges

 

samedi 28 avril, de 9h30 à 17 heures,

à la salle Albini du Couvent de Vico,

autour du livre «Une vie simple». 

 

Un livre à deux voix : celle de Nathalie SARTHOU-LAJUS, philosophe et rédactrice en chef adjointe de la revue "Etudes" depuis 2007, et de l'écrivain Alexis JENNI, tous deux auteurs de nombreux ouvrages. 

Nathalie Sarthou-Lajus et Alexis Jenni

Nathalie Sarthou-Lajus et Alexis Jenni

 

Ils ont rencontré, en prenant le temps, une communauté établie à Bose dans le Piémont, fondée dans les années 1960 ("près d'un figuier qui prend son temps pour faire mûrir chacun de ses fruits"). 

Et chance remarquable, le fondateur, le frère Enzo BIANCHI, sera également présent. Une communauté de tradition monastique et toutefois originale, avec son œcuménisme, ses hôtes de toutes provenances (des moines chrétiens de plusieurs pays), sa fidélité et son ouverture. 

Le livre est le témoignage d'une expérience vécue, racontée, proposée à ceux qui pourraient y trouver une inspiration pour leur vie. La question est de savoir «en quoi cela rejoint-il notre vie de laïcs dans le monde?».

C'est la journée du 28 avril qui y répondra. Là est l'essentiel. 

L'entrée à la conférence est libre, mais il est recommandé de s'inscrire pour le repas de midi (15 €) au 04 95 26 83 83. 

 

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 17:49

En dehors des héritages, les changements de propriété sont rares à Poggiolo. Il y est difficile d'acheter une maison. Aussi, quand une transaction est proposée, l'information vaut la peine d'être diffusée.

Sur le site ParuVendu, il est annoncé une mise en vente d'une maison de 60 mètres carrés au village au prix de 128.000 euros.

En voici la présentation:

"Maison expose plein sud face aux maquis véritable havre de paix 
Très coquette maison village avec accès voiture terrain 515 m2
Rdc pièce à vivre avec cuisine équipée sch mit
Salle d eau wc
Salon 
A l étage 1chambre +une chambre mansarde
Toiture refaite il y a 9 ans
Double vitrage fait 2017"

 

Pour plus de renseignements et joindre le vendeur, se connecter à:

https://www.paruvendu.fr/immobilier/vente/maison/particulier/1225505245A1KIVHMN000

Pour devenir propriétaire à Poggiolo
Pour devenir propriétaire à Poggiolo

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 18:22

La description et l'histoire des bâtiments chrétiens, des cérémonies religieuses et des hommes d'Eglise occupent souvent une grande place dans le Blog des Poggiolais, ce qui a pu déplaire à certains lecteurs.

Il faut reconnaître la forte et ancienne imprégnation catholique qui se manifeste par les chapelles, les croix et les noms de lieux de notre canton. Et le principal, sinon, le seul foyer d'animation culturelle de cette micro-région est le couvent de Vico.

Toute la Corse est marquée par l'influence chrétienne, à tel point qu'il paraît normal à "A punta di l'ortu", association engagée dans la valorisation de A Festa di a Nazione, de demander le 7 avril que le 8 décembre devienne férié, alors que ce jour qui a été choisi en 1735 par la consulte d'Orezza, est également celui de l'Immaculée Conception.

Le très intelligent article de Jean-Philippe SCAPULA, publié dans "Corse-Matin" de mercredi 11 avril à la suite de la déclaration d'Emmanuel Macron au Collège des Bernardins, montre que, devant la particularité corse, le principe de laïcité s'applique dans l'île avec quelques accommodements. 

L'article est suivi d'un très intéressant entretien avec le Père Jean-Yves COEROLI, vicaire général du diocèse d'Ajaccio.

 

Les relations particulières de la Corse avec l'Eglise
Les relations particulières de la Corse avec l'Eglise
Jean-Guy Talamoni et le pape François.

Jean-Guy Talamoni et le pape François.

Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)
Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)

Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 17:49

Au temps de sa splendeur, l'empire colonial français était un bon ascenseur social pour les Corses. Venus de leurs villages, ils étaient nombreux à chercher fortune aux colonies ou à s'engager dans les troupes chargées de l'ordre outre-mer. Certains s'installaient dans ces territoires à l'expiration de leur service militaire.

Un exemple est fourni par cette photo qui a été réalisée à Constantine, en Algérie. Cette ville fut le second foyer de concentration des Poggiolais, après la Tunisie où les Poggiolais bénéficiaient des bienfaits de Jean-François GALLINI (voir l'article sur "l'empire sahélien des Sorrinesi").

 

Les Poggiolais de Constantine

L'homme qui est en uniforme, à gauche, se nomme Antoine François PINELLI. Il naquit en 1864 à Guagno-les-Bains. Il était surnommé Pinnillone.

En 1883, il s'engagea dans l'armée et fit partie du 1er régiment de zouaves qui venait de conquérir le Mzab en Algérie et qui se battit ensuite en Tunisie. Antoine François participa aux campagnes militaires jusqu'en 1887. Ayant quitté l'armée, il devint facteur dans la petite ville de Terriet El Haad, près d'Orléansville, de 1887 à 1889.

En 1890, il épousa à Poggiolo Marie Dominique MARTINI, née en 1865, que l'on voit à droite de la photo. Deux enfants vinrent au monde, tous deux à Poggiolo: Jean Toussaint en 1891 et Elisabeth en 1894 (en arrière-plan de la photo).

Installée à Constantine en 1895 où Antoine François travailla comme agent de police, puis comme inspecteur, la famille s'agrandit d'Antoinette née en 1897 (au milieu de la photo).

La photographie doit dater des environs de l'année 1905. Malgré l'air grave et la raideur résultant du temps de pose des appareils de l'époque, cette photo est celle du bonheur d'une famille bien installée dans une grande ville coloniale.

Le cliché vient du studio de J. GUIGLION. Ancien retoucheur de l'illustre photographe NADAR à Paris, ce professionnel s'était établi à Constantine et avait repris à son compte, vers 1900, la maison de J. CHAZAL au 46 de la rue Damrémont. Il produisit des cartes postales du Constantinois et surtout de nombreux portraits de militaires.  

Les Poggiolais de Constantine

 

Mais le temps des chagrins arriva avec deux décès:

- Marie Dominique décéda en 1909. Antoine François se remaria bien plus tard, à Poggiolo, en 1930, avec Angeluccia MARTINI (1885-1970).

- Jean Toussaint, employé de commerce, fut incorporé en octobre 1912 au 4ème régiment de zouaves. Il passa ensuite au 1er. En poste en Tunisie, il participa à la guerre contre l'Allemagne dès août 1914. Faisant preuve d'une grand héroïsme, il devint sous-lieutenant du 3ème RMZT (régiment de marche zouaves et tirailleurs) et obtint, pendant la seule année 1917, trois citations (à l'ordre du régiment, du corps d'armée et de la division). Blessé, il expira le 14 avril 1918 dans une ambulance à Vendeuil-Caply, dans la Meuse. Son nom fut inscrit sur les monuments aux morts de Poggiolo et de Constantine.

 

Antoine François termina sa vie à Poggiolo où il mourut le 14 décembre 1944.

Ses filles vécurent plusieurs années en Algérie où elles se marièrent. Elles reposent dans le caveau familial décrit dans un article précédent.

Antoinette était la grand-mère de Joël et Hervé CALDERONI.

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Sites utilisés:

- Engival 

- Généanet

- Geneawiki

- photographes en outremer

- registres matricules de Corse

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 19:43

Avec un siècle d'écart, la mode d'une époque paraît toujours curieuse. Dans les vieilles photos, on remarque alors tel détail vestimentaire qui contraste terriblement avec ce que l'on utilise maintenant.

Sur ce portrait familial confié par Jacques-Antoine MARTINI, les hautes bottines de la jeune fille assise attirent l'œil.  

Bottines et molletières

Cette personne est Baptistine MARTINI, née à Poggiolo en 1890 et décédée en 1980, après avoir été marchande de tabac. Elle était la fille d'Antoine MARTINI (1865-1955) qui fut instituteur et maire de Poggiolo de 1901 à 1912.

Derrière elle, se trouvent Marie MATTEI, puis Joseph CASALONGA, dont la carrière de policier et de résistant à Nice a été décrite dans les articles Resistenza et Resistenza (suite) publiés sur ce blog en septembre 2013. Né en 1899 à Guagno-les-Bains, il était le fils de Mathieu CASALONGA (1867-1900), douanier au Congo, et de Marie Madeleine LECA, née à Guagno en 1873. Devenue veuve, sa mère se remaria en 1907 avec Antoine, le père de Baptistine. 

Entre Joseph et Xavière, se tient Toussaint VINCIGUERRA (1896-1968) qui fut agent de police. Sa sœur, Thérèse (1886-1965), épousa en 1904 Paul Mathieu Alexandre MARTINI, lui aussi policier. Le couple eut quatre enfants dont Pierre (1910-1988), père de Paul, Edouard, Jacques-Antoine et Marie-Thérèse. L'aînée fut Xavière MARTINI, née en 1905 et morte en 1981, qui est la personne située la plus à droite de la photo.

Autre élément de mode: le bas du pantalon de Toussaint est pris dans des bandes molletières. Ce ruban de tissu fut utilisé dans l'armée  anglaise puis par tous les combattants de la guerre de 1914-1918. Entourant les mollets, de la cheville au genou, cet accessoire permettait d'empêcher que la terre ou la boue entre dans les souliers et sa contention faisait mieux supporter les longues stations debout. Les soldats français en furent équipés jusqu'en 1940.

Toussaint n'est pas en uniforme mais les bandes molletières furent à la mode chez les civils entre les deux guerres mondiales. Ce détail vestimentaire et les traits des personnages permettent de situer cette photo autour de l'année 1920.

 

Les renseignements biographiques viennent des fiches généalogiques de Pierre LECCIA consultables sur le site Geneanet.

Pour les bandes molletières, des éléments viennent de Wikipedia et du Forum passion-histoire.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 17:51

Cette photo, prise peu avant 1930, représente la famille DESANTI, plus exactement celle de Jean-Baptiste DESANTI, dit Russignolu. Elle a été très gentiment fournie par son petit-fils Jean-Baptiste.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Russignolu (1876-1949) est assis au premier plan avec son épouse Clémence KETERS à ses côtés.
Ce personnage a été présenté sur ce blog dans deux articles:
 
 
Debout, de gauche à droite, nous voyons:
 
- DESANTI Léopold Edouard, commerçant, marié à Simone LACHAUD (ils eurent une fille Clémence)
- DESANTI Jacques Antoine, inspecteur de police à Ajaccio, marié à Julie POLI de Soccia (ils eurent un garcon François Marie)
- DESANTI Marie née GARREC, épouse de (à sa gauche) DESANTI Jean-Baptiste, enseignants tous les deux à Tunis (ils eurent deux garçons Jean Yvon et Paul)  
- DESANTI Jules François, travaillant aux impôts à Tunis, marié à Odette SANTARELLI, sans enfant
- DESANTI Dominique Xavier, Colonel dans l'Armée de Terre, marié à Marcelle VIGNEAU (ils eurent une fille Marie Clémence et un garcon Jean-Baptiste qui a très gentiment fait cadeau de cette photo au blog des Poggiolais). 
 
Ces cinq frères sont tous décédés. Desanti Jean-Baptiste, Desanti Jacques, son fils François et Desanti Jules sont enterrés au village, le village de leurs ancêtres.
 
 
La famille DESANTI est une des plus anciennes de Poggiolo.
 
 
Xavier PAOLI a étudié "L'Etat des âmes" tenu en 1730 par le curé de la paroisse. Il a trouvé neuf patronymes pour les 81 habitants de l'époque:
CECCALDI
DEMARTINI
DESANTI
FRANCESCHETTI
LORENZOTTI
MARTINI
PAOLI
PINELLI
VINCIGUERRA
 
Les personnes portant ces noms ou ayant une parenté avec eux descendent des premiers Poggiolais.
 
 
Les exemples sont nombreux dans les vieux documents qui nous sont parvenus. Ainsi, pour les DESANTI, cet acte de baptême datant de 1768.
 
 
Pour le lire, il vaut mieux l'agrandir.

Pour le lire, il vaut mieux l'agrandir.

 

Sur ce document, établi par Joannes d'Orto, curé de Saint Siméon, le prénom de la baptisée est souligné: Paula Matthea. Ses parents sont nommés: Gioanne Santo DE SANCTIS et Maria Francesca.

L'orthographe des noms n'était pas toujours bien fixée mais DE SANCTIS devint rapidement DESANTI. De même, FRANCESCHETTI était parfois écrit FRANCISCHETTI et DEMARTINI pouvait être DE MARTINI.

 

Nos lecteurs auraient-ils d'autres photos nous montrant leurs ancêtres?

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 18:00
La devinette du mois d'avril: une belle famille!

Quelle est la famille poggiolaise présente sur cette photo? 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 17:59

Quand, avant 1965, la pratique catholique était largement majoritaire, cette domination se montrait par l'utilisation à l'église ou en procession d'objets et d'habits que le concile Vatican II a fait disparaître (voir l'article précédent de cette série: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Ils étaient utilisés lors de la messe dominicale ou des fêtes comme celle du saint patron du village ou, plus rarement, lors de la visite pastorale.

 

L'évêque devait régulièrement aller visiter les différentes paroisses de son diocèse pour bien connaître prêtres et fidèles. Son arrivée dans un village était un événement important dont témoigne la photo suivante, très obligeamment prêtée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA.

 

Agrandir la photo en cliquant sur elle.

Agrandir la photo en cliquant sur elle.

 

Elle montre la sortie de l'église Saint Siméon de Poggiolo. Le chemin est encombré de fidèles bien habillés. On distingue même deux uniformes militaires à gauche. Hommes et femmes ont la tête couverte d'un chapeau, ce qui était indispensable quand on se mettait sur son trente-et-un. De plus, il vaut mieux se protéger d'un soleil qui semble bien chauffer.

Sachant que la façade de Saint Siméon regarde vers l'ouest, comme la majorité des églises, on peut estimer, en observant les ombres, que la scène se passe en fin de matinée, aux alentours de midi.

En sortant de l'église, la procession est passée sous un arc de triomphe constitué de branchages.

 

Images d'avant l'effondrement (2/2: visite pastorale)

 

A peu près au milieu des fidèles, la tache blanche du dais se distingue bien. Sous son drap, se trouve l'évêque avec sa mitre sur la tête. Il est entouré d'au moins quatre prêtres, peut-être les curés de Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno?

 

Images d'avant l'effondrement (2/2: visite pastorale)

 

D'après Edouard MARTINI, qui a bien examiné ce cliché, l'évêque est Monseigneur Jean-Marie-Marcel RODIÉ, évêque d'Ajaccio de 1927 à 1938.

Entre ces deux années, la date exacte de la visite à Poggiolo serait connue en consultant "La Corse catholique", l'organe diocésain de l'époque, mais nous n'avons pas encore pu le faire.

Ancien officier décoré de la Légion d'Honneur, Mgr RODIÉ fut très actif pour animer son diocèse, parfois en bousculant un peu son clergé.

Mais les résultats suivirent. François J. CASTA, dans son livre "Le diocèse d'Ajaccio", remarque que "l'année 1935 marqua le sommet de l'action pastorale de Mgr RODIÉ" avec le bicentenaire de la consécration de la Corse à l'Immaculée Conception. Il cite les journaux selon lesquels "les confessions se chiffrent par milliers, les hommes se pressent à la Sainte Table en rangs serrés, comme les femmes et les enfants".

La grande popularité de l'évêque lui permit d'être écouté quand il dénonça les dangers de l'irrédentisme italien.

 

 

extrait du site http://www.tousbanditsdhonneur.fr

extrait du site http://www.tousbanditsdhonneur.fr

 

Malgré ses succès, Mgr RODIÉ nota, d'après François J. CASTA:

"Nous reconnaissons que la plupart des Corses tiennent à la religion et à ses pratiques extérieures, à l'évolution libre et solennelle de ses rites, (...) mais y tiennent-ils parce qu'ils sont chrétiens ou parce qu'ils sont Corses?".

Question qui pourrait toujours être posée.

 

En tout cas, cette photo montre bien l'importance de la visite pastorale, d'autant plus que le verso de la photographie a été divisé en deux parties comme une carte postale, la partie correspondance à gauche et la place pour l'adresse et le timbre à droite.

Les Poggiolais pouvaient ainsi communiquer leur enthousiasme et leur fidélité envers l'évêque en envoyant la carte à leur parents et amis. Une preuve de plus d'un catholicisme qui était alors dominant et sûr de lui.

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 18:00

Mise à jour de l'article paru le 21 février. 

A Poggiolo, comme dans toutes les régions françaises, la pratique du catholicisme a connu une grande rupture dans les années 60, rupture dont les signes les plus évidents se retrouvent en regardant les photos d'avant 1970. De nombreux vêtements ou objets utilisés lors des cérémonies religieuses de cette époque n'existent plus de nos jours.

Cette chute vient d'être analysée dans le récent livre de Guillaume Cuchet "Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement", présenté dans l'article précédent.

Nous allons partir d'une photo de la procession de saint Roch qui avait été publiée dans le mensuel "L'Info U Pighjolu" d'août 2007. Cette  procession se situe vers 1960 sans qu'il soit possible de mieux préciser, sauf si des acteurs de cette cérémonie pouvaient donner la véritable datation.

L'analyse des huit parties qui la composent avait été présentée sur ce blog en février 2012 (voir l'article ICI). Mais d'autres photos vont servir ici comme compléments. 

 

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

 

 

Cinq éléments ont disparu dans les cérémonies religieuses poggiolaises.

 

 

1- Les habits des enfants de chœur.

Les trois enfants de chœur qui ouvraient la procession étaient habillés avec la soutane ou soutanelle, longue robe rouge, noire ou violette, et avec le surplis ou conta, vêtement blanc qui se mettait sur la soutane.

Les garçons de Poggiolo qui avaient autour de 10 ans vers 1960 en ont été porteurs comme le montre cette autre photo prise peut-être le jour de cette procession:

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

De gauche à droite, on reconnaît Noël SICCHI, Jacques-Antoine MARTINI, Joël CALDERONI, François PINELLI et Jean PINELLI.

 

L'évolution de ces habits a fait l'objet d'un article: "Le costume des enfants de chœur".

 

2-La bannière

En tête de la procession, était brandie une bannière avec l'image de la Vierge Marie.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Elle n'a plus servi depuis longtemps (elle n'est pas visible dans le reportage du 15 août 1966). Mais elle existe toujours et est en bon état, protégée par une vitre, accrochée au mur de gauche dans l'église Saint Siméon. 

photo Michel Franceschetti

photo Michel Franceschetti

 

3-Le dais et l'ostensoir:

Un autre objet était utilisé dans les processions: le dais, baldaquin mobile à quatre hampes et en soie ou en étoffe brodée, servant à protéger le prêtre portant le saint sacrement. Le saint sacrement est l'hostie consacrée qui est enfermée dans une pièce d'orfèvrerie appelée ostensoir.

Le dais, le prêtre et l'ostensoir se retrouvent dans la photo ci-dessous montrant une procession passant sur la ruelle située à gauche de la chapelle Saint Roch. 

Cette cérémonie est celle de la Fête-Dieu, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, Corpus Domini ou Corpus Christi, fête célébrée le jeudi qui suit la Trinité, c'est-à-dire soixante jours après Pâques.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Les corbeilles sont remplies de pétales qui étaient jetés pour faire un tapis de fleurs sur la stretta.

Sur cette photo, l'ostensoir est porté par Jacques Antoine MARTINI, dit prête Ghjacumu. Il est né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y est décédé le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. 

 

4-Le reliquaire

Le 16 août, un grand rôle revenait au reliquaire. La paroisse de Poggiolo possède une croix contenant un petit os du corps de saint Roch. La jour de cette fête, la procession et la messe se terminaient par un baiser déposé par chaque fidèle sur le hublot permettait de voir cette relique. 

Voici presque cinquante ans que cette coutume a été abandonnée mais le reliquaire existe toujours, avec sa relique.

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

5- Foulard et mantille

Au premier plan de la photo montrant le dais, une femme toute en noir ouvre le chemin. Les anciens reconnaîtront Tatanella dite aussi Tata. Sa tête est recouverte d'un foulard selon le cliché habituel utilisé pour représenter le sexe féminin en Corse.

Comparons avec la photo suivante, datant vraisemblablement du même jour.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Devant la chapelle, Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994), qui semble parler avec les enfants TRAMINI (Jean-Marc à gauche et Guy à droite), est habillée "à la continentale". Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille. Les femmes devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu.

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

 

Tous ces éléments sont absents désormais.

Leur disparition est-elle la cause pour laquelle "notre monde a cessé d'être chrétien"?

Guillaume CUCHET, reprenant les écrits de Serge BONNET, dominicain et sociologue, a déclaré, dans l'émission "La marche de l'histoire" du 13 février, que "la tradition catholique est le fruit d'une pastorale séculaire qui avait réussi (...) à maintenir des taux relativement élevés (...) et à créer un fait social chrétien à l'intérieur du duquel le peuple, les masses chrétiennes pouvaient vivre leur vie spirituelle qui était à la fois fragile parce que tenant au cadre et en même temps puissante et profonde". Mais le fait de considérer qu'il ne s'agissait que "d'un vulgaire produit sociologique" a créé un gros malentendu. 

 

A ceux qui se sentent concernés de réfléchir là-dessus.

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Merci à Jacques-Antoine Martini et Guy TRAMINI dont les commentaires ont permis de préciser le texte d'origine.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 18:00

Sevi-Sorru-Cinarca, le canton qui résulte du dernier découpage électoral, est le champion de la Corse. Mais le record qu'il détient n'est pas le plus enviable. 

Il enregistre le plus bas niveau de toute l'île pour la participation au dépistage du sein et du dépistage colorectal.

Les chiffres sont effarants, comme le montrent ces cartes publiées dans "Settimana" du 23 février.

Notre canton est champion
Notre canton est champion

Le canton connaît la désertification et le vieillissement mais il n'est pas le seul. D'après le journal, le docteur RAMIS, de Sagone, ne voit "pas vraiment quelle spécificité propre au canton pourrait expliquer un si faible taux de dépistage des cancers".

Il est vrai que les personnes âgées n'aiment pas se déplacer trop loin et que de nombreuses personnes sont prises par leurs activités quotidiennes.

Il existe des pharmacies à Calcatoggia, Cargese, Porto, Sagone et Vico (qui a été fermée près d'un an: voir l'article "La pharmacie de Vico revit") mais le nombre de médecins est passé de douze à huit et plusieurs vont bientôt partir à la retraite.

Le docteur POGGI a soutenu la création à Cargese d'un pôle de santé qui devrait permettre une évolution positive.

Pour le moment, Sevi-Sorru-Cinarca reste à  la traîne. 

Pour y remédier, l'Arcodeca (centre de coordination du dépistage des cancers-Corse) a décidé de lancer une nouvelle expérimentation. Des invitations, accompagnées du test de dépistage du cancer colorectal, seront directement envoyées aux habitants. La mobilisation doit s'accentuer.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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