Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 17:59
Pour découvrir les secrets des abeilles de Murzo

 

Les vacances ne sont pas faites pour uniquement se dorer au soleil. Elles permettent de profiter de la nature en se promenant et en découvrant la vie des animaux et des végétaux. Le sentier du miel de Murzo est tout à fait dans cet esprit.

Il a été présenté sur le site "Une écrevisse dans le maquis" en 2015 et repris mot pour mot dans "Settimana" du 6 juillet dernier.

 

Le parcours dure 2 heures.

Le parcours dure 2 heures.

Au village de Murzo, dans le Cruzini, un sentier de deux kilomètres propose une découverte botanique des arbres et des plantes butinés par les abeilles voisines. On démarre au pont de Belfiori en longeant le Liamone, d’abords en hauteur, puis rapidement sur ses rives. Un conseil, en été, n’oubliez pas votre maillot de bain !

Tout en découvrant la forêt de Murzo et ses alentours, on apprend à reconnaître différents arbres et plantes et également à prononcer leur nom en langue corse. Un côté ludique qui plaira aux enfants (et même aux plus grands enfants). Pas certain que vous arriviez à le ressortir lors d’une conversation mais ça fait toujours un peu de vocabulaire…

En milieu de parcours, une explication est donnée sur l’art de la création du charbon de bois un siècle auparavant… au cas où l’envie vous viendrait d’en faire vous-même ?

On terminera la balade par l’observation d’une ruche et, comme les choses sont bien faites, la visite de la maison du miel à Murzo. Un «musée» a été aménagé pour nous en apprendre un peu plus sur la confection du miel et de ses produits dérivés. De quoi passer un journée en famille ludique et gourmande !

 

Partager cet article

Repost0
24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 18:00
Bertrand Cervera: " éducation populaire, éducation populaire, éducation populaire"

Bertrand Cervera dans "Corse-Matin" mardi 24 juillet.-

Le premier violon du festival Sorru in musica évoque cette 15e édition, forcément particulière pour l’artiste. À l’heure où, plus que jamais, rives et horizons ont besoin de se rapprocher

 

Samedi, la veille du lancement de Sorru in musica, vous jouiez à Londres au Royal Albert Hall. Bien atterri ?

Nous avons joué la 9e symphonie de Beethoven avec le World orchestra for peace, sous l’égide de l’Onu et de l’Unesco, avec des musiciens du monde entier. C’était un concert très symbolique, dans un contexte très particulier pour le Royaume-Uni (en pleine procédure Brexit, ndlr), pour l’Europe confrontée à la crise des migrants et même pour le monde. C’est une manière de se rassembler. Nous avons terminé à 22 heures hier soir (samedi, ndlr) avant un lever ce matin (dimanche, ndlr) pour être ici dans la journée. On passe d’un monde à l’autre sans arrêt, on finit par trouver ça normal. Une chose est certaine, lorsque je reviens ici, je reviens à la maison et je partage cela avec mes amis et ma nouvelle famille du festival.

 

Ce festival existe depuis 15 ans désormais, comment voyez-vous son évolution ?

Nous voulions rendre les gens plus proches les uns des autres. Nous nous sommes servi de la musique pour cela. Elle est anecdotique là-dedans, on voulait avant tout que des gens de tous horizons se rassemblent. Et peu à peu, les gens l’ont créé eux-mêmes, ce festival, en venant, en le suivant. La programmation est importante mais beaucoup viennent sans savoir ce qui va être joué. Et c’est cela le plus beau. Ils sont là pour participer à quelque chose, sans hiérarchie intellectuelle. Chacun est là pour recevoir ce qu’il veut. On en profite, car on sait que tout peut s’arrêter du jour au lendemain.

Bertrand Cervera: " éducation populaire, éducation populaire, éducation populaire"

Pour quelles raisons ?

Parce que tout est gratuit, nous demandons des subventions uniquement dans ce but. Si elles ne sont pas à la hauteur de ce que l’on demande, tout est mis en péril. L’important est d’arriver à zéro à la fin de l’année en ayant payé tout le monde, les prestataires, tous ceux qui aident à la réalisation de ce festival. Nous n’avons aucune réserve, alors tout cela est fragile. Depuis 15 ans, tout le monde joue le jeu mais à l’heure où je vous parle, par exemple, nous n’avons aucune réponse officielle pour les aides dévolues à notre festival. Je n’ai pas d’inquiétude, nous sommes suivis. On a créé un réseau avec les vins de Corse, la cinémathèque de Corse, l’Aria de Robin Renucci.

Je crois au sillon culturel, le fait de mélanger les genres, les gens et les mondes, cela ne peut qu’ouvrir l’esprit et cela ne peut que nous mener à la paix. C’est le plus important. C’est pour cela que l’on a un atelier de langue et culture corse au festival et un atelier de musique traditionnelle, pas parce que c’est à la mode mais parce que nous le faisons depuis 15 ans. Quand un gamin du continent, de Corée ou des États-Unis se retrouvent ici, ils dansent le quadrigliu et chantent de la polyphonie. Et quand ils rentreront chez eux, ils auront une image ouverte de la Corse et inversement lorsque nos enfants écoutent ces jeunes parler de leur pays. Les vieux, c’est foutu. Donc il faut qu’on s’attaque aux jeunes, c’est avec eux que l’on fait un véritable travail pour demain !

 

Qu’espère-t-on pour cette 15e édition ?

Un caractère de plus en plus festif, vraiment. C’est pour cela que l’on poursuit la musique de film cette année, que l’on fait des percussions et que l’on réserve une belle surprise également à notre public. La vie n’est pas joyeuse tous les jours et il faut que cette parenthèse enchantée qu’on aura créée dure toute l’année. Ici, au village, des gens se retrouvent l’hiver pour parler du festival. La crise des migrants, le renfermement sur soi, il y a des choses terribles qui se profilent. J’ai perdu mon frère cette année et j’ai envie que l’on soit particulièrement heureux. On veut vivre.

 

Le contexte international a façonné votre programmation ?

Forcément, bien sûr. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les 100 ans de la fin de la première guerre mondiale. Il y a eu des millions de morts et certains seraient presque ravis aujourd’hui que l’on s’étripe à nouveau. C’est cyclique. Être "contre" ou "anti" n’a aucun sens. Nous, nous sommes pour. Que les vibrations continuent de nous transpercer. On ne vit que grâce aux vibrations des autres. Je le répète : éducation populaire, éducation populaire, éducation populaire.

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 17:21
Le Festival est à Soccia

Mardi 24 juillet,

Sorru in Musica se déroulera à Soccia.

 

A 18h30: animations dans l'église Santa Maria.

21h30: soirée "DE PUCCINI (Giacomo) A ROSSI (Tino)", église Santa Maria

avec Florian LACONI (ténor)

et avec la participation de Claire CERVERA (mezzo-soprano), Jenny DAVIET (soprano).

Orchestre Paris Classik avec et sous la direction de Bertrand CERVERA.

Le Festival est à Soccia

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 18:04

La Confrérie St Antoine Abbé de Piana a le plaisir d'inviter les Corses à participer au 18èmerassemblement annuel des Confréries pour les Vocations Sacerdotales qui aura lieu le Dimanche 29 juillet à Piana.

 

Le programme de cette journée est le suivant :

 

A partir de 8h30: Accueil des Confréries (Salle Polyvalente de la Mairie)

10h45: Procession d’entrée

11h00: Célébration eucharistique présidée par Monseigneur Olivier de GERMAY, Evêque d’Ajaccio pour la Corse, concélébré par le Père Edouard, Curé de la Paroisse, ainsi que par les Prêtres présents à Piana.

12h15: Procession dans le village

12h45: Apéritif offert par la Municipalité

Venez au rassemblement de Piana le 29 juillet

La cunfraternita di u Padre Albini sera présente.

Venez au rassemblement de Piana le 29 juillet

Vous pouvez retrouver le compte-rendu du rassemblement de l'an dernier publié par "Corse-Matin".

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 18:04

Quatorze maisons poggiolaises comportent des dates s'étalant entre 1702 et 1933. Mais il faut parvenir à déchiffrer ces données. 

Les années sont parfois très visibles quand elles sont en fer forgé ou quand la gravure est soignée.

© Michel Franceschetti© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Sur certains murs, la lecture peut être difficile. Le déchiffrage ne peut se réaliser correctement qu'avec un certain éclairage. Le meilleur moment est celui où les rayons solaires sont rasants.

Exemple: la maison 1766 prise à deux moments différents de la journée.

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

L'inscription la plus récalcitrante est celle de la pierre marquée 1850. Son éclairage n'est jamais correct et l'incertitude demeure sur la date réelle.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Pour trancher entre 1830 et 1850, il a fallu se résoudre à passer un bâton de craie dans les creux. Il n'y a alors plus de contestation.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Des inscriptions sont récalcitrantes car le temps les a trop abimées.

Ainsi, le linteau de la cabane qui est à côté de la partie de la maison PINELLI où habitent Dumé et Félicie.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Autre difficulté: les réaménagements opérés à des moments ultérieurs détruisent les indices des époques précédentes.

Ainsi, à droite de la chapelle Saint Roch, au-dessus d'une porte sur laquelle est vissée une plaque en cuivre avec le nom "Raymond MARTINI".

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

L'entrée est surmontée d'un petit balcon qui a été ajouté bien après la construction. La preuve en est que l'on devine une inscription. Mais la moitié supérieure des chiffres et des lettres a disparu. Pourra-t-on jamais reconstituer ce texte? 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

La recherche du passé est un long fleuve mais pas tranquille du tout !

Partager cet article

Repost0
18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 18:12
A Sagone, les difficultés provoquées par trop de propreté

 

Les vacanciers veulent profiter du soleil et de la plage. Ils exigent donc que l'eau et le sable soient propres et ils attendent des municipalités qu'elles entretiennent correctement le bord de mer.

Mais le mieux étant parfois l'ennemi du bien, le maire de Vico vient de répondre dans le "Corse-Matin" de mardi 17 juillet (article à lire ci-desssous) aux critiques concernant la grande quantité de posidonies sur le rivage: l'espèce est protégée et il est interdit de les enlever.

On remarquera que, à la fin de l'article de Pascale CHAUVEAU, François COLONNA évoque les dangerosité des plages de Sagone faisant partie de la commune de Coggia (le Grand Large et le Santana). Il ne faut pas oublier que les deux communes partagent le golfe, la limite se situant à peu près au restaurant de La Marine.

 

La ligne rouge montre la limite de la commune de Vico (carte Google Maps)

La ligne rouge montre la limite de la commune de Vico (carte Google Maps)

 

Mais la baignade peut se faire très agréablement en rivière. Et pas de problème: les derniers prélèvements ont montré que, sous le pont de Guagno-les-Bains, l'eau du Fiume Grosso est excellente !

 

A Sagone, les difficultés provoquées par trop de propreté
 

P.C.

D’un côté, quelques mécontents qui se plaignent du peu de propreté de la plage. De l’autre, François Colonna, le maire de Vico-Sagone, qui fait part de son impossibilité d’intervenir... à son grand dam.

"Nous sommes victimes de la pureté de nos eaux de baignade : ici, l’herbier de Posidonie se développe très vite en raison de la qualité de l’eau. Chaque année, nous devons attendre l’équinoxe de fin juin, dernière tempête avant la saison estivale, qui amène ou enlève des touffes entières d’algues (lire ci-dessous)" . L’espèce étant protégée, il nous est interdit d’utiliser le dégrilleur pour nettoyer la plage, car les posidonies se prennent dedans".

Pourtant, la commune dépense chaque année 15 000 euros pour nettoyer malgré tout, même si elle se fait rappeler à l’ordre : l’an passé par la Dreal, cette année par les Affaires maritimes.

"Ils ont fait stopper un engin qui avait entrepris le nettoyage de la plage il y a quelques jours", confirme François Colonna. Si bien qu’il a fallu demander à un prestataire d’enterrer les posidonies pour pouvoir nettoyer en surface. "La plage de Vico est certes moins propre et le sable moins fin que les plages de Coggia-Sagone, glisse le maire, mais ici il n’y a pas de courants, et donc pas de noyades !"

P.C.

Bien que vivant sous l’eau, les posidonies ne sont pas des algues, mais des plantes aquatiques à fleurs, avec des racines, qui se reproduisent grâce à leurs fruits. Les mouvements de la mer les rassemblent en boules, souvent rejetées sur les plages de Méditerranée, dont elles constituent une espèce endémique.

Depuis 65 millions d’années, (le plus ancien herbier se situe dans les Baléares et aurait 80 000 ans), les posidonies jouent un rôle fondamental pour le milieu marin littoral. Les herbiers sont des lieux de frayère et de nurserie pour de nombreuses espèces animales et constituent également une source de nourriture pour certaines espèces herbivores. Autre rôle essentiel, elles produisent aussi du carbone permettant le fonctionnement des écosystèmes et l’oxygénation du milieu marin, contribuant au maintien d’une eau claire. Enfin, l’entrelacement de ses racines-rhizomes en fait le ciment des plages dont elles empêchent l’érosion.

Aujourd’hui, l’herbier de posidonie est menacé de disparition en Italie, en Espagne et sur le littoral marseillais. Il fait partie des cinq espèces protégées sur les côtes méditerranéennes françaises, tout comme l’oursin noir, la grande nacre, le mérou brun et la cigale de mer.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 17:56
Un bel hommage au Père DOAZAN

 

Pour rendre hommage au Père DOAZAN récemment disparu (voir l'article qui l'annonçait), l'équipe du bulletin "Inseme" a publié un supplément au numéro 353 du mois de juillet.

 

Un bel hommage au Père DOAZAN

 

Sur douze pages, on y trouve des textes très divers, signés par Pascal CHAUVEAU, Geneviève et Jean PIOT-PINELLI, Dominique PINELLI, Véra et Aurelle DOAZAN, Gaston PIETRI, le Père Jean-Pierre BONNAFOUX et plusieurs oblats.

Le texte de Marianghjula PAOLI, "Caru, carissimu padre", est chargé d'une profonde émotion.

Ce supplément est disponible chez tous les commerçants qui diffuse "Inseme", au couvent de Vico et par internet sur le site dédié au bulletin: http://inseme-bulletin.hautetfort.com

 

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 19:04

La plus récente des maisons datées de Poggiolo est à l'écart du cœur du village. 

La villa MARTINI se trouve sur le côté gauche de la route, après le monument aux morts et la fontaine du Lucciu. Derrière une grille, une allée conduit directement à la maison, en partie cachée par la végétation. 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Elle a les caractéristiques des maisons de notables déjà décrites (dans l'article "Les notables et les routes"): forme massive, presque carrée, balcon en façade, dans un terrain évitant de toucher un autre édifice. Bien évidemment, elle est au bord de la route construite à la fin du XIXème siècle.

La date de construction n'a pas été gravée sur le linteau de l'entrée mais sur une plaque apposée à côté de la porte d'entrée.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

L'inscription complète est:

Villa

F. A. Martini

1933

 

Elle est donc la plus récente des maisons poggiolaises datées. Parmi elles, aucune n'a la qualification de "Villa". 

D'ailleurs, parmi les anciens du village, on l'appelle plutôt "la maison de Ceccantone".

Les lettres F et A sont les initiales de "François Antoine", "Ceccu Antone" en corse, compacté en "Ceccantone". 

 

Ceccantone (photo Martini)

Ceccantone (photo Martini)

François Antoine MARTINI est né en 1878. Il s'engagea en 1897 dans l'armée, au 12e Régiment d'Infanterie. En novembre 1903, il devint surveillant militaire dans les établissements pénitentiaires de Guyane, plus exactement au camp de Charvein. 

Sa présence dans ce lieu, ainsi que les souvenirs qu'il en ramena, a été décrite dans un article précédent.

Ceccantone prit sa retraite en mai 1928 et s'installa dans sa "Villa" terminée cinq ans plus tard.

A cette époque, elle était la maison la plus éloignée du cœur du village.

Très loin, aux Trois Chemins, se trouvait seulement la maison attenante au "petit four" dont la date de construction est inconnue.

Il fallut attendre une vingtaine d'années pour voir s'édifier, à l'initiative de Martin de Sorru, la maison COLONNA.

 

Maison Colonna  © Michel Franceschetti
Maison Colonna  © Michel Franceschetti

Maison Colonna © Michel Franceschetti

Une photo prise d'avion autour de 1960 montre, au fond et en haut,  le relatif isolement de ces deux maisons.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Mais, depuis les années 1970, de nombreux chantiers ont essaimé le long de la route de Soccia et un nouveau quartier est apparu.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

François Antoine MARTINI est décédé le 20 janvier 1968. La famille de son neveu Xavier PINELLI y a logé. Puis, le couple ROSANO  y fut locataire jusqu'en 2011.

En 2013 et 2014, de grands travaux ont complètement restructuré le bâtiment.

 

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les côtés de l'allée d'entrée avaient été transformés par ROSANO en un beau jardin floral qui a maintenant cédé la place à des installations de jeux pour les enfants de la famille.

La maison Ceccantone est toujours vivante.

 

(à suivre)

Partager cet article

Repost0
12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 17:40

Il faut savoir se méfier des document officiels. Même s'ils présentent de grandes garanties de sérieux, ils sont remplis par des hommes qui peuvent se tromper ou écrire en se contentant de recopier ce que d'autres ont écrit. Des témoignages peuvent les contredire.

Ainsi, l'administrateur de votre blog a reçu un message d'un lecteur nommé Ange Paul MORETTI:

 

Tombe de Antonini Pierre Toussaint 
 
   
 
 Pierre Toussaint ANTONINI était le frère aîné de mon grand père Louis ANTONINI qui demeurait aux BAINS de GUAGNO et DCD en 1972.
Ce frère aîné a effectivement participé à la guerre de 14/18 aux Dardanelles où il a été gravement blessé.Sa tombe ne se trouve pas à SALONIQUE mais à FREJUS (83).Pierre Toussaint est décédé sur le bateau qui le ramenait en FRANCE. A FREJUS reposent aussi tous ceux qui sont décédés sur le bateau

 
 

 

Pierre Toussaint ANTONINI fait partie des trente combattants de 1914-1918 dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de Poggiolo. Mais, comme huit autres soldats de cette liste, il n'est pas né dans le village.

Il naquit à Guagno en 1882, et d'ailleurs son nom est présent sur le monument aux morts de cette commune. 

 

Il s'engagea dans l'infanterie coloniale en 1902 et participa aux campagnes militaires du Tonkin et de la Guinée. Quand la guerre éclata, il était adjudant-chef et combattit en France, obtenant une citation à l'ordre du régiment le 25 octobre 1914:

 

"a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier".

 

Pierre Toussaint ANTONINI fut envoyé sur le front d'Orient, aux Dardanelles, puis contre les Bulgares. Devenu lieutenant le 11 novembre 1916, il fut soigné pour ses blessures au HT 5 (hôpital temporaire numéro 5) de Salonique.

 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

Hôpital temporaire 5 (Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine) 

 

Il serait décédé dans cet hôpital le 22 novembre 1916 d'après une déclaration officielle reproduite dans le registre matricule et dans sa fiche de "Mort pour la France" accessible sur le site Mémoire des hommes du Ministère de la Défense.

Pierre Toussaint n'est pas à Salonique

Monsieur MORETTI affirme que son grand-oncle est décédé sur le navire (certainement un navire-hôpital) qui le ramenait en France. Nous le croyons volontiers.

Le fait certain est la présence du corps de Pierre Toussaint ANTONINI. Le site Mémorial GenWeb localise exactement ses restes au carré militaire de Lagoubran, près de Toulon, carré SF, rang I, tombe 26.

 

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

cimetière de Lagoubran (site http://randojp.free.fr)

Merci à Ange Paul MORETTI d'avoir fourni cette précision sur les conditions de la mort d'un des trente héros dont la mémoire subsiste sur le monument de Poggiolo.

Les articles de ce blog évoquant le décès et le lieu d'inhumation de Pierre Toussaint ANTONINI ont été rectifiés en conséquence.

Partager cet article

Repost0
11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 17:01
Que se passe-t-il le 14 juillet à Poggiolo?

A l'occasion de la fête nationale,

un grand bal est organisé

samedi 14 juillet

au bar le Belvédère

à Poggiolo.

Que se passe-t-il le 14 juillet à Poggiolo?

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907