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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 17:45

Le Festival Sorru in Musica débute demain, lundi 20 juillet, à VICO.

Au programme de la première soirée:

 

- 18h30 Avant concert

avec la chanteuse Carlotta Rini, Anthony Agostini au piano et la soprano Sylvie Giorgi Lozzia

Chants et musiques corses

 

 

- 21h30 CONCERT D'OUVERTURE Eglise Sainte-Marie

Stabat mater de Boccherini

Concerto pour violon en mi majeur de Bach

Symphonie de chambre en do mineur (opus 110 a) de Chostakovitch

Orchestre Paris Classik avec et sous la direction de Bertrand Cervera, avec Carole Segura (soprano)

 

Détails ci-dessous, sur la reproduction de la brochure du Festival. 

 

L'édition 2015 du Festival commence demain
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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 19:36

Cette expression de "retrouver la substantifique moelle du métier" exprime bien ce que ressent Bertrand CERVERA quand il vient avec ses amis musiciens jouer de la musique classique auprès de gens des Deux Sorru qui ne sont pas majoritairement initiés à cet art. L'entretien avec Pascale CHAUVEAU, paru vendredi 17 juillet dans "Corse-Matin", est très utile pour comprendre l'importance du Festival Sorru in Musica.

Retrouver la substantifique moelle du métier d'artiste
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:00

Les détails de la journée du 16 août à Poggiolo organisée à l’occasion de la fête de saint Roch ne sont pas encore connus.

Mais le programme de la fiera di San Roccu organisée par le comité des fêtes de Rennu a été publié dans « Corse-Matin » de dimanche 12 juillet.

Le 16, messe et procession, puis grand repas et soirée musicale.

Le 17, activités sportives.

Cliquez sur l’article pour lire les détails.

Dans un mois, la 95ème Fiera di Rennu
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 10:00
Sorru est en deuil
Sorru est en deuil
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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 18:00

Une des fidèles lectrices de ce blog  nous a signalé que, dans sa réunion de mardi 20 juin 2015, l’Académie de Médecine a pris connaissance du rapport de sa commission XII (thermalisme et eaux thermales) « Sur la demande d’agrément pour l’obtention de l’orientation thérapeutique «rhumatologie» pour l’établissement thermal de Guagno-Les-Bains situé sur la commune de Poggiolo (Corse-du-Sud) ».

Ce rapport est important pour l’avenir de la station thermale fermée depuis 1999 car l’agrément permettrait d’envisager une réouverture, quoique les travaux de remise en état à effectuer soient certainement de grande ampleur.

L’Académie de Médecine a déjà étudié le cas de Guagno-les-Bains le 11 mars 2008 pour une demande d’exploitation de la source comme eau minérale naturelle. La réponse avait été négative car le conseil général avait présenté un dossier insuffisant et car le taux de fluor était trop élevé.

Dans sa séance du 3 décembre 2013, l’Académie avait refusé l’exploitation à des fins thérapeutiques car les études étaient insuffisantes.

Quel a été le verdict cette année ?

Guagno-les-Bains face à l’Académie

Le site de la vénérable institution (http://www.academie-medecine.fr/) fondée en 1820 prévient que les commissions «émettent des communiqués ou des rapports qui doivent être étudiés, éventuellement amendés, avant d’être validés en Conseil d’administration. Rapports et communiqués sont votés en séance plénière. Ils sont adressés ensuite aux autorités concernées. Les informations sont ensuite diffusées par les medias.»

Soyons aux aguets de cette diffusion. Mais si quelqu’un a des informations plus rapides, ce blog les accepterait avec plaisir.

En attendant, il est possible de consulter les textes complets des rapports de 2008 et de 2013 à l’adresse :

http://www.academie-medecine.fr/?s=guagno&submit=OK

On y trouve des renseignements importants sur l’historique de la station thermale, les caractéristiques techniques du captage, la qualité de l’eau et les raisons des refus.

 

Une erreur est à relever sur le rapport de 2008. Il y est écrit : « La source de Guagno (Commune rattachée en 1880 à Poggiolo) ». En fait, c’est le seul hameau des Bains qui a été rattaché à la commune de Poggiolo depuis le décret présidentiel de 1852.

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:00

Suite des nombreuses activités de l'été à Poggiolo.

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Bien sûr, on peut passer de bons moments à se reposer.

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

Les activités culturelles sont possibles:

- la lecture

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (2/2) Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- le chant et la musique

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- les visites de monuments

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- il y a toujours de quoi filmer ou photographier

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2) Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

Un atout important de la vie poggiolaise est la sociabilité:

- se parler

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- partager des repas en famille

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- se retrouver à table avec des amis

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

- et, surtout, partager un verre

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)

Finalement, le cri d'enthousiasme des deux Hervé résume toutes ces possibilités:

Que faire l'été à Poggiolo? (2/2)
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 18:02

Avec le début du mois de juillet, la période des vacances commence et les villages se remplissent à saturation de membres des familles locales ou de simples touristes.

Mais, en dehors du désir de se rapprocher de ses racines et de ses ancêtres, que va-t-on faire dans un lieu aussi perdu que Poggiolo?

La liste des activités possibles est pourtant longue. Elle est illustrée dans cet article et celui qui suivra par des photos dont certaines sont récentes et dont d'autres ont quelques années. Un échantillonage vraiment représentatif des Poggiolais étant difficile, il ne faudra pas s'étonner de retrouver plusieurs fois les mêmes visages.

 

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LES ACTIVITÉS PHYSIQUES

 

La rivière a toujours beaucoup de succès.

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

Les promenades en montagne:

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

Marcher sur la route, aussi bien le jour que la nuit.

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

La pétanque peut être pratiquée en tournoi ou entre amis.

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

N'oublions pas le bricolage.

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

Et, en août, les passionnés de chasse peuvent ramener des trophées.

Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)
Que faire l'été à Poggiolo? (1/2)

(à suivre)

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:28
Tout savoir sur la nouvelle édition de Sorru in Musica

L'association du Festival de Sorru in Musica, qui commence dans quelques jours, vient de publier sa brochure-programme. L'infatigable Bernard CERVERA présente ainsi sa douzième édition:

A l’heure où la notion de service public se perd dans les méandres d’une logique mercantile, où la culture doit prouver son intérêt économique, où le « combien cela rapporte ? » devient la question clef, le festival Sorru in Musica survit ! Et nous en sommes très fiers.
Preuve d’une envie collective de garder vivant un évènement hors norme, dépassant les cadres établis bousculant les frontières…
Rassemblant le public, les étudiants de l’Académie, les intervenants, les musiciens de tous horizons dans un élan désintéressé et passionné, le festival a déjà réussi son pari.
Faire bouger les lignes et laisser entrevoir une manière d’envisager le partage autrement.
12ème édition ! Et toujours l’envie de découvrir.
Ces soirées proposées vous feront voguer à l’aventure de la Musique, du Cinéma, du Mouvement, des Mots…
Les voiles sont hissées…
« Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre ! *»
Bon festival !

Bertrand CERVERA

* Paul VALÉRY, "Le cimetière marin"

Le programme peut être téléchargé sur le site du Festival à l'adresse:

 

http://www.sorru-in-musica.com/programme-sorru-in-musica.pdf

On pourra remarquer que, comme d'habitude, les œuvres prévues sont de qualité et seront interprétées par des artistes de talent.

Une nouveauté est la projection du film de Jacques FEYDER: sa longueur nécessite de le montrer en deux soirées consécutives.

Parmi les animations prévues autour du Festival de Musique proprement dit, il faut noter que, le mercredi 22 juillet, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vico, sera présenté en avant-première le film "Edmond Simeoni, l'esprit militant", en présence d'Edmond SIMEONI.

Remercions les auteurs de ce programme qui présentent les différents villages où ont lieu les concerts. A la page 18, à l'occasion du concert ayant lieu à Soccia, plusieurs lignes sont consacrées à Guagno-les-Bains et à Poggiolo qui n'ont pas le plaisir d'accueillir le festival cette année.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:43

Les documents sur les relations des Corses avec les pirates musulmans au début du Moyen-Age manquent et sont sujets à caution, par exemple sur Ugo COLONNA qui est le personnage principal de la danse moresca présentée dans l'article précédent. Depuis quelques années, la mode est à une histoire angélique selon laquelle la Corse aurait bénéficié des bienfaits d'une civilisation musulmane évoluée. L'étude historique montre que, du VIIème au XIème siècle, la réalité fut conflictuelle. D'ailleurs, en réalité, cette île fut moins touchée que la Sicile ou la Sardaigne car elle offrait moins de possibilités de butin.

Ces idées sont expliquées par Alain VENTURINI, Directeur des Archives départementales de la Corse-du-Sud, dans "Histoire de la Corse, volume 1: Des origines à la veille des révolutions", sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI, en 2013 (Editions Alain PIAZZOLA).

La Corse, les Sarrasins et les Maures

SARRASINS ET MAURES

 

Organisée par le gouvernement califal puis son représentant en Ifriqiya (actuelle Tunisie), la première phase d'expansion navale musulmane en Méditerranée occidentale dure de 652 à 752. Les attaques visent en premier lieu la Sicile, secondairement la Sardaigne et les Baléares. La Corse a peut-être été également touchée mais les sources écrites sont muettes: le seul indice d'insécurité serait le transfert en terre ferme d'un certain nombre de reliques, dont celle de sainte Julie, de la Gorgone à Brescia.

La seconde période de raids dure de 798 à 813. Connue grâce aux annales carolingiennes et à quelques textes pontificaux, elle est le fait de Sarrasins (Arabes) et de Maures (Berbères), venant d'Espagne et agissant en marge du califat omeyyade de Cordoue. Cette fois, la Corse est attaquée à plusieurs reprises à partir de 806. Après 813, le calme revient pour quelques années, l'action des pirates espagnols se déplaçant en Méditerranée orientale.

L'insécurité touche à nouveau la Méditerranée occidentale à partir de 825 environ et dure au moins jusqu'à la fin des années 850. Placée sous le contrôle du comte Boniface II en 828 puis intégrée à la marche de Tuscia (Toscane) en 846, la Corse n'en est pas pour autant en sûreté: un grand nombre de Corses doit chercher refuge à Rome sous le pontificat de Léon IV.

Une nouvelle période d'accalmie va durer quelques décennies, jusqu'au début du Xème siècle, marqué par une recrudescence des attaques sarrasines. Cependant, comme les fouilles archéologiques ont montré que la vie avait continué à Mariana ou Aléria, on peut supposer que la Corse, terre pauvre, fut sans doute peu concernée par ces attaques dans la mesure où les pirates musulmans avaient des cibles plus tentantes (y compris la Sardaigne voisine).

 À partir de la fin du premier tiers du Xème siècle et jusque vers l'an mil, les attaques deviennent moins nombreuses. Au début du XIème siècle, le prince musulman de Denia, Mujâhid (le re Musetto des chroniques italiennes), crée un nouveau climat d'insécurité en Mer Tyrrhénienne. Mais, s'il conquiert brièvement la Sardaigne, il ne semble pas avoir été vraiment intéressé par la Corse. De toutes façons, en 1016, Pisans et Génois mettent un terme définitif à son entreprise. La Tyrrhénienne ne sera plus ensuite que très occasionnellement perturbée par des expéditions musulmanes parties de Sicile, d'Afrique du Nord ou d'Espagne. Et, au plus tard à compter du traité réciproque de non-agression conclu vers 1150 entre Pise et le roi de Valence, la piraterie sarrasine n'est plus qu'un mauvais souvenir, avant sa reprise dans le dernier tiers du XIVème siècle.

 

Alain VENTURINI

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:00

Presque aussi oubliée que la cetera, la moresca était un élément important de la culture corse.

La moresca était une danse racontant la lutte entre les musulmans qui occupaient la Corse et le comte Ugo COLONNA qui aurait été envoyé dans l’île par le pape à l’époque carolingienne. La réalité historique est loin d’être avérée. Mais l’existence de cette danse pendant plusieurs siècles montre combien la mémoire collective corse a été marquée par les attaques barbaresques. Entre Corses et Maures, le voisinage ne fut pas un long fleuve tranquille. Il reste des descriptions de moresca par des voyageurs des XVIIIème et XIXème siècles qui insistent chaque fois sur l’aspect communautaire de ce spectacle auquel toute la population du village participait.

 

Nous donnons ici la description d’une moresca qui eut lieu près de Guagno. Elle se trouve dans le livre « La vie du bandit Théodore » de Henri PIERHOME, écrit en 1934 pour raconter la vie de Théodore POLI. En 1820, Théodore prit le maquis après avoir tué un gendarme qui l’avait fait arrêter. Ses exploits lui permirent de rassembler de nombreux bandits. En 1823, lors de la création de cette organisation, juste avant de prendre les décisions importantes comme celle d’autoriser l’assassinat du bourreau de Bastia, il offrit aux Guagnais une représentation de moresca. C’est du moins ce qu’indique l’auteur (qui utilise l’orthographe de « Mauresca »).

 

La moresca guagnaise

"La Mauresca était une sorte de fête dansée qui ne se donnait que dans de très rares occasions, et pour des réjouissances publiques vraiment solennelles.

 

C'était, en somme, un ballet où, si l'on préfère, une pantomime chorégraphique destinée à évoquer et à styliser les luttes soutenues contre les Maures. Pendant des siècles, les Corses avaient eu à se défendre contre les Sarrasins, contre les corsaires de l'Afrique du Nord, contre les troupes de Barberousse. Le fameux pirate Dragut, notamment, fut un de leurs plus terribles ennemis. Ses felouques rapides surgissaient subrepticement des profondeurs du large et débarquaient leurs équipages qui se jetaient sur les innocents habitants des côtes, en massacraient une partie et emmenaient le reste en esclavage.

Il est vrai que, parfois, l'esclave devenait le maître... Témoin Davia Franceschini, enlevée à Corbara et qui devint impératrice du Maroc, ou encore Lazare, de Bastia, qui fut par la suite dey d'Alger... Il est vrai, égaIement, que les Corses ainsi arrachés à leurs foyers faisaient de piètres esclaves et que, la plupart du temps, après des négociations laborieuses, ils étaient rendus à la liberté moyennant de fortes rançons. Mais, enfin, la perspective d'un tel sort était particulièrcment angoissante, et c'est pour se défendre contre les incursions incessantes des pirates que les Corses avaient peu à pcu abandonné les côtes et s'étaient réfugiés dans les montagnes, y bâtissant des villages inaccessibles. Des tours solides, qu'ils avaient élevées tout le long du littoral, - où elles subsistent encore - permettaient aux insulaires de la plaine de s'y réfugier en cas d'alerte et d'y résister jusqu'à l'arrivée des secours.

 

Ainsi la Mauresca était une représentation dramatique, une danse guerrière qui évoquait ces combats. Elle se donnait en plein air, exigeait une mise en scène grandiose et un nombre exceptionnel de personnages.

 

*

*     *

 

C'est dans la forêt de Guagno que Théodore avait imaginé de donner ce spectacle qui devait attirer un grand nombre des habitants de la région. Le chef des bandits avait choisi, pour sujet de la Mauresca, "la prise de Mariana par Ugo Colonna".

 

Sur une esplanade très vaste, adossée à la montagne, Théodore avait fait établir un camp de plusieurs tentes figurant l'armée chrétienne commandée par Ugo Colonna, dont il incarnait lui-même le personnage. Dans la châtaigneraie, sur les pentes de la colline, les bergeries habilement transformées représentaient des tours fortifiées, reliées entre elles par des remparts crénelés qui n'étaient autres que de légéres constructions en bois. Bien que rudimentaire, le décor était suffisamlnent évocateur pour donner à l'assistance une intéressante approximation de la réalité. L'espace demeuré libre entre le camp et les remparts représentait le champ de bataille, où les combats allaient se succéder.

Le drame commença par l'arrivée d'une estafette maure annonçant aux sentinelles postées sur les remparts l'approche des chrétiens.

Aussitôt, la ville se met hâtivement en état de défense. Les portes sont barricadées, tandis que les créneaux se garnissent de piquiers et d'archers. Dans le même temps, par un portillon dérobé, des Sarrasins courent occuper des retranchements qui ont été aménagés au-devant de la forteresse.

Le son du cor annonce l'entrée en scène des chrétiens. Théodore joue le rôle d'Ugo Colonna: richement chamarré, il approche, monté sur un superbe cheval noir et suivi d'un brillant état-major de chevaliers. Les bannières et les panaches flottent au vent...

A ce moment, les troupes sarrasines sortent de leurs retranchements. Elles sont menées par Brusco qui, pour la circonstance, a revêtu une tenue d'aspect oriental, avec un superbe turban à aigrette et un manteau de soie qui est, visiblement, une nappe d'autel. Mais il n'y faut pas regarder de trop près ...

Les deux phalanges sont magnifiquement costumées et armées. L'imagination naïve des contumaces s'est donné libre cours, et chacun, selon sa fantaisie et les ressources locales, a tenté de réaliser ce que, dans le théâtre moderne, il est convenu d'appeler un rôle de composition. S'il y a quelques défaillances dans le détail, l'ensemble est vraiment réussi. .. 

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

C'est alors que commence la danse de la Mauresca, laquelle se déroulera en douze figures, dont chacune traduit une phase du combat. Il y a la figure de l'enveloppemeut par les ailes, où les Sarrasins exécutent une course bien réglée autour de l'armée chrétienne. Il y a la figure de la percée du centre, où les chrétiens arrivent jusque sous les portes de la ville fortifiée. Il y a la figure de la contre-attaque, et celle de la retraite, et celle du combat, où s'affrontent le chef des chrétiens et le chef des Maures en de brillants exercices équestres.

Enfin, voici la dernière figure, la resa, la reddition des Sarrasins. Voyant son armée décimée, le chef maure s'avance au-devant d'Ugo Colonna et, mettant un genou en terre, lui tend son épée.

La foule éclate en acclamations ... La fête est terminée ..."

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Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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