Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 12:15
Une fille chez les Orazy

Nous avons omis d'annoncer la naissance le 2 octobre de ROSE ORAZY, fille de Valentine et Christophe (dont le mariage a eu lieu le 3 novembre 2018) et petite-fille de Monique et François.

Quand elle a vu le jour, elle pesait 2,575 kilos et mesurait 50,5 cm.

Elle est très mignonne et souriante.

Toutes nos félicitations à ses parents et grands-parents.

Partager cet article

Repost0
26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 19:12

Organisée par Jean-Laurent CHITI, la préparation des bastelle à Poggiolo commence lundi 28 octobre avec le ramassage du bois pour le feu. La réalisation des bastelle est prévue pour mercredi.

Tout renseignement au: 06-56-76-81-57

A cette occasion, nous proposons à nos lecteurs une vidéo qui vient d'être mise en ligne. Elle montre les diverses étapes de la confection des bastelle par la communauté poggiolaise en 2013.

Rappel: opération bastelle

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 20:02

En 1815Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade de lieutenant et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur

 

 

Un obstiné qui veut sa décoration

Mais Antoine François avait une famille à nourrir: une femme et deux enfants (sur les quatre qu’eut le couple). Giulia Maria étant morte en 1827, il se remaria avec Maria Flaminia LECA qui avait vingt ans de moins que lui et qui lui donna au moins une fille.

Comme il l’écrivit dans sa lettre du 31 octobre 1832 conservée dans son dossier de la légion d’honneur, il «fut réduit à accepter, pour pouvoir vivre, une place de sergent dans les voltigeurs corses» le 5 novembre 1826. Ce bataillon avait été créé le 6 novembre 1822 par le roi pour lutter contre le banditisme, et notamment contre Théodore POLI, originaire lui aussi de Guagno.

Voir à ce sujet la série des six articles du blog des Poggiolais intitulée «Les exploits de Théodore».

 

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

 

Il fut nommé sous-lieutenant le 31 mai 1831 mais il n’avait toujours pas sa légion d’honneur.

 

 

Cependant, la situation politique française avait changé. Louis-Philippe, proclamé roi des Français le 7 août 1830, commençait un règne dont les débuts étaient très libéraux.

 

Plein d’espoir, Antoine François CAVIGLIOLI envoya dès le 28 septembre au Grand Chancelier de la légion d’honneur une lettre pour solliciter auprès du roi «la confirmation de cette récompense nationale». Il fallut attendre un an et, le 28 novembre 1831, une ordonnance royale reconnut les nominations qui avaient eu lieu pendant les Cent Jours. Mais elle prenait effet à partir du 20 mars 1815 et rejetait donc aussi bien CAVIGLIOLI que MULTEDO qui avaient été nommés le 12 mars !

 

Heureusement, une ordonnance spéciale étendit ensuite cette reconnaissance aux nominations antérieures au 20 mars, pendant «le Vol de l’Aigle».

 

Notre Guagnais obstiné envoya son dossier à l’ordre de la Légion d’honneur dont le grand-chancelier était le maréchal MORTIER, ancien compagnon de Napoléon, et ses efforts furent couronnés de succès: Louis-Philippe le nomma chevalier en date du 30 août 1832.

 

Sa joie était incomplète car il lui fallait justifier son identité, prouver qu’il était bien le même personnage que celui qui avait été décoré en mars 1815. Et ce ne fut pas si facile que ça. Le dossier consultable sur la base de données LEONORE permet d'en suivre les péripéties.

 

Des documents, comme la lettre de félicitations du comte DEJEAN, grand trésorier de l’ordre, datée du 8 avril 1815, facilitèrent la procédure. DEJEAN assurait alors l’intérim du grand-chancelier, le comte de LACÉPÈDE, absent de Paris.

 

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

 

Ce fut un peu plus difficile pour Louis MULTEDO dont la lettre de confirmation avait été perdue avec ses bagages lors de la bataille de Waterloo.

 

Antoine François obtint un acte de notoriété établi le 26 février 1833 grâce au témoignage de quatre voltigeurs reconnaissant son identité.

 

La difficulté vint d’un autre document.

 

 

Trois versions pour un baptême

Antoine François avait envoyé en août 1832, demandée par la chancellerie de la légion pour établir son identité, une copie, établie par LECA, maire de Guagno, de son acte de baptême, acte faisant office d'acte de naissance pour la période où l'état-civil n'était pas laïcisé.

 

Acte de baptême : copie d’août 1832

Acte de baptême : copie d’août 1832

 

Elle lui fut refusée car elle était en italien et car elle ne contenait pas les noms de ses parents. Si, de son côté, Louis MULTEDO dut faire traduire son acte en français, CAVIGLIOLI ne le fit pas mais le problème important n’était pas la langue.

 

Dans la lettre accompagnant la nouvelle version, établie le 31 juillet 1833, il déclarait qu’elle était «exactement conforme aux registres existants entre (l)es mains (du maire de Guagno), ce qu’il a enfin fait, mais toujours rédigé en italien; cependant les noms de mes Père et Mère n’y sont pas omis».

Acte de baptême : copie de juillet 1833

Acte de baptême : copie de juillet 1833

 

Il est vrai que l’on peut parfaitement lire: «Antonio Francesco Caviglioli figlio legitimo di Carlo Luigi Caviglioli e Giulia di lui moglie nata Cipriani».

 

Cette copie n’est pas l’œuvre du maire mais de l’adjoint Pinelli qui, en l’absence du maire, l’a écrite «parola a parola per Copia Conforme» à l’original des registres paroissiaux. Tiens, c’est curieux mais la copie signée par le maire LECA porte la même mention. Pourquoi le premier magistrat de la commune aurait-il commis une erreur?

 

Le mieux est de se tourner vers le document original que la numérisation de l’état-civil permet de trouver sur le site des archives départementales de Corse-du-Sud.

 

L’acte de baptême original

L’acte de baptême original

 

Ô surprise, internet nous donne une troisième version qui, comme celle d’août 1832, ne donne pas les noms des parents ou pas exactement les mêmes!

 

Plus précisément, les prénoms du père, Carlo Luiggi, sont suivis d’un mot que l’on peut déchiffrer comme «fontana» mais qui, d’aucune manière, ne peut être Caviglioli. Le nom de Caviglioli est présent mais accolé à la marraine «Giustina moglie (épouse) di Domenico Caviglioli».

 

Dans la copie signé par le maire, le père est «Carlo Luigi», avec un seul «g» et sans nom de famille, tandis que Giustina est déclarée épouse de «Domenico fontana». Voilà qui pourrait changer totalement l’identité de notre soldat.

 

En dehors du curé, seul le parrain, «Polo francesco Poli», a signé. 

 

Enfin, il est bien spécifié que le père de l’enfant était absent. Où se trouvait-il pour cet événement important?

 

Comment interpréter ces variantes? Le jour du baptême, de LECA, le curé de Guagno avait-il été tellement distrait ou ému qu’il aurait inversé les noms du père et de la marraine?

 

Un point à remarquer: de LECA avait tenu à accompagner sa signature du titre de piévan que lui disputait alors farouchement le curé de Poggiolo Giovanni BONIFACY (voir article http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html).

 

Peut-on aller jusqu'à imaginer que cet acte tente de cacher un secret familial? Ce serait exagéré.

 

Si la copie réalisée par le maire avait déjà supprimé «fontana», la version suivante, celle de PINELLI, est un tripatouillage éhonté du document originel: les deux mentions CAVIGLIOLI, pour l’enfant et pour son père, ont été délibérément ajoutées par l’adjoint au maire.

 

Sans cette astuce, Antoine François n'aurait peut-être jamais pu récupérer sa légion d'honneur en 1833, avec dix-huit ans de retard.

 

Quand, en 1857, Napoléon III créa la médaille de Sainte-Hélène pour distinguer les anciens soldats de son oncle, Antoine François CAVIGLIOLI la reçut.

 

 

Il mourut à Guagno le 27 octobre 1868, à l’âge de 87 ans. Et l’acte de décès mentionne bien «chevalier de la légion d’honneur», le titre qui symbolise toute sa vie.

 

 

Documents utilisés:

1- Site La Corse militaire:

 

2- Site Archives départementales de Corse-du-Sud: registres d’état-civil de Guagno 

(http://archives.corsedusud.fr/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp)

 

3- Site Mémoire des hommes: bataillon de chasseurs de l’île d’Elbe

(https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czo3OiJhcmtvX2lyIjtzOjg6ImltZ190eXBlIjtzOjM6ImpwZyI7czo0OiJyZWYwIjtzOjM6IjEwOCI7czo0OiJyZWYxIjtpOjIyO3M6NDoicmVmMiI7czozOiIxNDMiO3M6NDoicmVmMyI7czowOiIiO3M6NDoicmVmNCI7czowOiIiO3M6MTI6ImltYWdlX2RlcGFydCI7czo3NjoiL1BBUkNPVVJTSU5ESVYvQ09OVFJPTEVUUk9VUEUvR1IyMFlDLzIwWUMwMTA1WC9TSERHUl9HUl8yMF9ZQ18wMTA1WF8wMDU5LkpQRyI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_move=456.296875%2C73&uielem_islocked=0&uielem_zoom=40&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F)

 

4- «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815). Des processus et des mutations, la Corse militaire une identité complexe» par Jean-François GIFFON-SCAPULA (http://bibliotheque-martial-lapeyre.napoleon.org/Default/doc/SYRACUSE/71704/les-troupes-corses-de-la-revolution-au-1er-empire-1789-1815-des-processus-et-des-mutations-la-corse-)

 

5- Base leonore de la Légion d’Honneur (http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr):

dossiers Antoine François CAVIGLIOLI et Louis MULTEDO.

 

6- Wikipedia : 

-les Cent Jours (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours)

-comte Dejean (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François-Aimé_Dejean)

 

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 15:12

Hier, mercredi 23 octobre, une croix de chemin a été retrouvée abattue sur la chaussée de la route de Chigliani, près de Vico. Elle présente des signes de combustion.

La foudre est-elle responsable? Est-ce l'action d'un jeune désœuvré et irresponsable ou bien un acte délibérément christianophobe?

 

Une croix à terre

En tout cas, lisez la réaction de Jean-Pierre FONDEVILLE (sur sa page Facebook):

 

Ind’una sitimana, una crocce lampata in terra, un bancu publicu rottu e lampatu a mezza strara, petre lampatte annatu i copi di e case di e personne anzianne, « marrons d’Inde » lampati annatu i purtelli, « boites » à lettere sciapatte .... tuttu que in 10 ghjorni.... se facciu referenza a tuttu l’annu, vi ne scrivu tre pagine « d’incivilités ».... Ie, e cusi che no chjamemu oghje e cunnarrie di a ghjente .... 
Alors outre la symbolique de La Croix brûlée et tombée de son piédestal, pensu che tu Sia ghjovanu o vechju, frusteru o paisanu, ava u troppu stropia! Ci vole à pianta ....

A la demande de Nicolas je vous traduit le post : en une semaine une croix cassée, un banc public jeté au milieu de la route, des pierres jetées sur les toits, des marrons d’Inde jetés contre les fenêtres, des boîtes à lettres dégradées.... et cela en 10 jours seulement.... si je faisais référence à l’année entière je pourrai vous en écrire 3 pages.... « d’incivilita » car c’est comme ça que l’on nomme la connerie humaine aujourd’hui.
Allora passendu annantu u fattu simbolicu di a crocce.... je pense que qui que tu sois, jeune ou ancien, d’ici ou d’ailleurs, la coupe est pleine! Il faut se calmer!

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 09:13
Remerciements de la famille Rutily

La famille Rutily a été très touchée par les nombreuses marques de sympathie reçues à la suite du décès de Maddalena.

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 22:57
Qu'a fait Napoléon III pour la Corse?

Salute à tutte è à tutti.

Les prochaines conférences de notre Société Napoléonienne se tiendront à la Maison de la Corse, 69/71 rue Sylvabelle à Marseille, le jeudi 24 octobre prochain selon les horaires suivants :
- 17 h 30, dans le cadre de notre séminaire, "Talleyrand, prince de la diplomatie ou traître" par Monsieur le docteur Jacques Di Costanzo.
- 19 h 00, "Napoléon III et la Corse" par Monsieur Jean Dal Colletto.
Nous partagerons notre habituel cocktail. 
Pour nous permettre de vous accueillir dans les meilleures conditions, merci de signaler votre présence par téléphone au 07 77 89 37 82, ou au 06 62 62 50 08, ou par mail à maisondelacorse13@gmail.com ou jacquesdico@aol.com.
Venite numerosi, ci sarà da beie è da manghjà.
In amicizia.
 
 
Jean Dal Colletto, Président de la Fédération des Groupements Corses 
de Marseille et des Bouches-du-Rhône
 
     
   Maison de la Corse

 69/71, rue Sylvabelle

    13006 Marseille

     04 91 13 48 50


 

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:32

La fidélité des habitants de Guagno envers Pascal PAOLI est bien connue pour avoir été symbolisée par la haute figure du curé CIRCINELLU.

 

Les Guagnais ont été également fidèles à Napoléon BONAPARTE. Franceschi CIPRIANI suivit l’empereur déchu à l’île d’Elbe et à Sainte Hélène où il mourut (voir l’article que ce blog lui a consacré sous le titre «Les mystères de Cipriani»).

 

Un autre partisan de Napoléon, beaucoup moins connu, fut Antoine François CAVIGLIOLI qui eut la particularité d’avoir été, avec le Vicolais Louis MULTEDO, le premier militaire des Deux Sorru à recevoir la légion d’honneur, du moins d'après la base Leonor. Mais cette décoration lui fut enlevée puis réattribuée à l’issue d’une histoire compliquée comportant quelques obscurités. Lisez son histoire.

 

 

 

Un soldat sans histoire jusqu’en 1814 

Né le 18 mars 1782 à Guagno, Antoine François CAVIGLIOLI était le fils de Carlo Luigi CAVIGLIOLI (1739-1811) et de son épouse Ghjulia Maria CIPRIANI (1738-1810). Mais cette naissance comporte une incertitude qui faillit coûter sa décoration à Antoine François. Nous y reviendrons.

 

Aucun renseignement n’existe sur lui avant le 4 décembre 1802 où, âgé de vingt ans, il entra au service militaire «en qualité de sergent au 1er bataillon des chasseurs corses», d’après l’état de ses services inscrit dans son dossier de la légion d’honneur. Il est quand même curieux que ce jeune homme ait pu commencer sa carrière en étant directement sergent. Jean-François GIFFON-SCAPULA écrit dans son étude sur «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815)» qu’il était entré comme caporal.

Surtout, dans les bans publiés par la mairie de Guagno (et disponibles sur internet) avant son mariage avec Giulia Maria VENTURINI, Antoine François est qualifié de «caporale di cacciatori, nel battaglione Bonelli». Ce titre devient plus simplement, dans l’acte de mariage célébré le 1er juillet 1805: «al servizio militare nel battaglione Bonelli», sans indication de grade.

Au lieu d’une promotion d’office comme sergent, il aurait donc été toujours seulement caporal trois ans après être entré dans l’armée.

Le bataillon BONELLI avait été le nom d’une troupe d’insulaires qui, sous le commandement de Mathieu BONELLI, avait été envoyée en Corse par le général BONAPARTE en 1796 pour s’opposer aux Anglais. Au moment du mariage de CAVIGLIOLI, à la suite de la réorganisation des troupes corses qui avait eu lieu en 1802, son fils François BONELLI dirigeait le 3e bataillon de chasseurs corses, devenu bataillon du Golo en 1806. 

 

 Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

 

Caporal ou sergent, 1er ou 3e bataillon, toujours est-il que le Guagnais devint lieutenant au 1er bataillon du Golo par décret impérial du 8 avril 1809. Ensuite, le 12 mai 1813, le comte César BERTHIER, commandant la division militaire de Corse, le nomma à titre provisoire lieutenant au 6e bataillon du 35e régiment d’infanterie légère (dit aussi le 35e léger), grade confirmé le 19 août par l’empereur.

Son dossier de légion d’honneur ne mentionnant aucune campagne ou blessure, il est difficile de décrire précisément sa carrière jusqu’en 1814. Cette année-là, après son abdication, Napoléon arriva le 4 mai à l’île d’Elbe dont il était devenu souverain. Des soldats du 35e léger s’y trouvaient. CAVIGLIOLI fit partie des treize officiers qui décidèrent de rester avec l’empereur quand leur unité fut rappelée en France.

 

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

 

 

Récompensé par Napoléon Ier et puni par Louis XVIII

 

Antoine François fut intégré le 16 mai au bataillon des chasseurs corses de l’île d’Elbe où il fut enregistré le 21 sous le matricule numéro 9.

Le rôle du bataillon permet de connaître les traits physiques de CAVIGLIOLI:

«taille d’un mètre 58 centimètres, visage rond, yeux gris, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils noirs».

 

CAVIGLIOLI était l’un des quatre lieutenants du bataillon qui comprenait également quatre capitaines dont Louis MULTEDO, né à Vico, lequel avait le matricule numéro 6.

Le bataillon manquant d’hommes, Napoléon encourageait les audacieux à aller recruter des soldats en Italie, ce qui était interdit par les traités. CAVIGLIOLI ramena 18 recrues, mais il lui en aurait fallu 40 pour obtenir le galon de capitaine !

 

Quand, le 25 février 1815, Napoléon Ier quitta son royaume d’opérette, il donna au bataillon le nom de Flanqueurs de l’Île d’Elbe.

 

Il débarqua à Golfe Juan le 1er mars et passa par la route des Alpes pour atteindre Gap le 5 au soir. Les Corses, qui formaient l’arrière-garde, parvinrent dans la préfecture des Hautes-Alpes le lendemain. 

 

L'accueil fut triomphal et les Gapençaises leur offrirent un drapeau tricolore confectionné par elles. Les soldats laissèrent leur fanion elbois de couleur verte qui est toujours visible au musée de Gap.

 

 

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

 

Napoléon entra à Grenoble le 7 mars et à Lyon le 10 mars qu’il quitta le 13. 

En arrivant à Grenoble, il s’était écrié: «avant Grenoble j'étais aventurier, à Grenoble j'étais prince». Il se considéra comme redevenu empereur des Français.

 

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

A ce titre, il en profita pour publier plusieurs décrets dont, le 12 mars, une première promotion de Légion d’honneur. CAVIGLIOLI devint chevalier de cet ordre, de même que Louis MULTEDO.

 

Les flanqueurs restèrent à Grenoble jusqu’au 22 mars. Le dossier sur la Légion d’honneur de MULTEDO indique que le Vicolais fut décoré le 12 sur la place Grenette à Grenoble. On peut supposer qu’il en fut de même pour le Guagnais CAVIGLIOLI.

 

L’empereur retrouva les Tuileries le 20 mars. Les flanqueurs n’arrivèrent à Paris que le 2 avril. Le 13, la majorité d’entre eux, dont CAVIGLIOLI et MULTEDO, forma désormais le 1er bataillon du 1er régiment des voltigeurs de la Jeune Garde, unité qui combattit à Waterloo le 18 juin. Nous savons que MULTEDO était présent à cette bataille car il déclara y avoir perdu ses bagages. CAVIGLIOLI était peut-être à ce moment-là en Corse car, le 16 mai, il passa au 3e bataillon de Chasseurs Corses. 

 

Le bataillon étant dissous, il quitta l’armée et rejoignit le sort des nombreux anciens soldats de Napoléon mis à la retraite ou en demi-solde par la pacifique Restauration.

 

Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur qu’il n’avait porté que quelques semaines. En effet, les décrets signés par Napoléon avant son retour à Paris le 20 mars 1815 furent considérés comme nuls, le gouvernement de Louis XVIII ayant siégé dans la capitale jusqu’à la nuit du 19 au 20 mars. Et sa promotion à la légion d'honneur datait du 12 mars.

 

 

Mais la carrière d'Antoine François n'était pas terminée et il retrouva sa légion d'honneur. Le prochain article dévoilera comment il fit.

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 08:09

Toutes nos condoléances à Nicolas RUTILY, le maire d'Ortu, et à sa famille, pour le décès de sa mère Madeleine RUTILY.

Ortu et son maire sont en deuil
Ortu et son maire sont en deuil

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 18:00

Avis publié dans "Corse-Matin" du jeudi 17 octobre.

Remerciements de la famille Colonna

Partager cet article

Repost0
16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 18:29

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

cliquer ici.

 

Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

samedi 20 février

à 15 heures. 

 

VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907