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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 11:01

8 décembre: Fête de l'Immaculée Conception

Les Oblats de Marie Immaculée (OMI) du couvent de Vico invitent  pour le 8 Décembre (Fête de l’Immaculée Conception de Marie et 
Fête de la Communauté OMI).


Ce Mardi 8 Décembre 2015 donc, au Couvent de Vico, les OMI proposent :

 
- Un temps de rencontre, à partir de 17h30 avec les enfants, 


- Un temps de Célébration, Eucharistie à 18h30,


- Un temps de convivialité... repas tiré des sacs..


- Une invitation à mettre des lumini à nos fenêtres, dans nos maisons, signe de notre prière pour la Corse, pour les OMI, pour l’Eglise et le monde.

Le 8 Décembre 2015 est aussi l’
ouverture, dans l’Eglise, de l’année de la Miséricorde.

8 décembre - Fête de l'Immaculée Conception - Festa di a Nazione

8 Décembre : Festa di a Nazione

En 1735, à la Consulta d'Orezza, les chefs de la rébellion Corse donnent naissance à la Nation Corse, lui donnent une constitution et placent la Corse sous la protection de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Ils adoptent un hymne, le Dio vi salvi Regina, et un drapeau : une Vierge sur un fond blanc, immaculé. Le jour de la fête nationale sera donc celui de l'Immaculée Conception, le 8 décembre.

Par la suite, la Vierge sera remplacée par la Tête de Maure "Testa Mora", venue d'Aragon et de Sardaigne. La Testa Mora sera sur fond blanc, pour rappeler l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, protectrice de la Nation Corse.

C'est avec Pasquale Paoli "Babbu de la Patria" que la Testa Mora devient emblème officiel de la Nation Corse indépendante.

 

Une émission spéciale est consacrée à la Fête Nationale Corse

célébrée le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception,

par l’émission "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états"

 

Seront diffusés des chants sacrés dédiés à Marie, et des chansons sur la Corse, son drapeau, ses symboles.

 

Attention : la programmation est différente de la liste des chants de l’émission de décembre 2014. 

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:50
Le marché de Noël, c’est le 13 décembre

Le onzième marché de Noël de Poggiolo se tiendra dimanche 13 décembre de 10 h à 18 h à la salle polyvalente mise à disposition des organisateurs par la mairie.

Les nombreux stands (une bonne trentaine d’exposants est prévue) présenteront une très grande variété d’idées de cadeaux pour les fêtes.

On pourra faire plaisir aux petits comme aux grands dans des domaines variés: livres (la librairie La Marge sera là), aquarelles, collages, bijoux, foulards et écharpes, photos, calendriers, parfums d’ambiance, bougies décoratives, artisanat en cuir, bois sculpté, foie gras, terrines, charcuterie, bastelles, miel, confitures, fruits, gâteaux maison, canistrelli, confiserie, farine de châtaigne, liqueurs, crêpes confectionnées sur place…

Une buvette est prévue. La journée se terminera par le tirage de la tombola.

Les électeurs qui viendront le 13 décembre, jour du deuxième tour des régionales, seront ainsi récompensés d’avoir accompli leur devoir civique.

Pour tout renseignement, contacter Pierre GRIMALDI au 06-10-35-56-56.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:00

Le village d’Azzana est peu connu des Poggiolais alors qu’il est tout proche, à 7 kilomètres au sud à vol d’oiseau. Seulement, entre les deux, se dressent les hauteurs du Tretorre. 

Le Tretorre vu de Poggiolo.

Le Tretorre vu de Poggiolo.

Par la route, il faut parcourir pratiquement 34 km pour arriver dans cette commune du Cruzini.

Azzana a été fondée au XVIIe siècle par six familles de bergers originaires de Guagno. Elle était une étape sur une des routes les plus courtes pour conduire les troupeaux entre la montagne et la plage. Depuis Guagno, on peut passer par le col de Messicella ou celui de Campu d’Occhiu. De Poggiolo, on peut monter à travers la forêt de Libbio. Les relations entre ces villages ont donc pu exister depuis longtemps avant l’époque de l’automobile.

La devinette du mois : Poggiolo et Azzana. La solution.

Quel est donc le rapport avec l’église Sainte Lucie? La réponse se trouve dans l’Inventaire général du patrimoine culturel, sur le site du Ministère de la Culture. La notice présentant l’église d’Azzana comporte les lignes suivantes:

 

«Mentionnée sur le Plan Terrier dressé en 1785, la chapelle Sainte-Lucie semble avoir été construite au cours du 3e quart du XVIIIe siècle par les familles Battesti et Antonietti "sur un terrain appartenant à feu Battesti François Xavier curé", comme le précise le desservant d'Azzana, Colonna, en 1905 (Archives diocésaines). Elle est partiellement reconstruite en mai 1795, date à laquelle Domenico Battesti déclare qu’elle est pourvue de tout ce qui est nécessaire et qu’il reste simplement à doter le maître-autel d’une pierre sacrée et de reliques. Il précise qu’une ancienne pierre d’autel qui a servi à l’ancienne église paroissiale de Poggiolo a été récupérée et que la communauté s’est également procuré des reliques. Il souhaite que l’évêque de Sagone autorise le curé à déposer sur le maître-autel cette pierre et les reliques et qu’il consacre l’église (A.D.2A : série G, non classée).

En 1823, l'église paroissiale Saint-Nicolas, rendue excentrée par la création de la commune de Scanafaghjaccia, est abandonnée au profit de la chapelle qui est alors érigée en église paroissiale par Mgr Sebastiani.»

Ste Lucie d'Azzana (photo extraite du site www.chibu ou «une écrevisse dans le maquis»).

Ste Lucie d'Azzana (photo extraite du site www.chibu ou «une écrevisse dans le maquis»).

Comment se fait-il qu’une pierre d’autel de Poggiolo ait servi à Azzana ? A-t-elle été achetée ou volée ? Est-ce un don des Poggiolais ? Pourquoi est-il précisé «l’ancienne église paroissiale» de Poggiolo? Serait-ce un vestige abandonné quand St Siméon fut désacralisé à la suite du meurtre de 1634?

Au XIXe siècle, des travaux d’agrandissement, s’étalant de 1839 à 1905, transformèrent totalement Sainte Lucie. On peut donc se demander si cette pierre d’autel est toujours à Azzana.

En tout cas, si les fidèles catholiques d’Azzana purent prier dans leur église, ils le durent en partie à Poggiolo.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 18:00

En ce début de décembre, la devinette mensuelle ne consiste pas à examiner une photo mais à répondre à une seule question :

 

QUEL EST LE RAPPORT ENTRE POGGIOLO ET L’ÉGLISE

SAINTE LUCIE D’AZZANA ?

 

 

La devinette du mois : Poggiolo et Azzana

La réponse sera donnée demain.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:58

Nos lecteurs, qui ont été nombreux à apprécier les photos de montagne blanchie publiées le 28 novembre (voir: Une montagne blanchie), seront certainement heureux de retrouver d’autres œuvres de Nico MARTINI sur sa page Facebook: https://www.facebook.com/NicoMartiniPhotos/

Pour les amateurs de photographies

Les amateurs de photographie pourront y apprécier les renseignements techniques qui sont donnés pour expliquer la réalisation de certains clichés.

Par ailleurs, il se murmure que notre artiste serait présent au marché de Noël qui se tiendra à Poggiolo le dimanche 13 décembre.

Le couvent de Vico dans la brume (photo Nicolas Martini).

Le couvent de Vico dans la brume (photo Nicolas Martini).

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:07

Que leurs familles viennent des Deux Sorru ou d’autres parties de l’île, les Marseillais d’origine corse n’ont pas manqué de remarquer le dynamisme actuel de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, présidée par Jean GRAZI, et dont l’association «La Vicolaise», présidée par Anne-Marie VENTURINI,  est adhérente.

Ainsi, le programme du mois de décembre est bien chargé.

JEUDI 3 DECEMBRE :

A 18 h, PROJECTION DU FILM D’ANDRE CAMPANA

« L’ÎLE DES JUSTES »

suivi d’un débat avec le réalisateur de ce film consacré aux Corses qui protégèrent les juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Un apéritif dînatoire avec produits du terroir, clôturera cette soirée.

Le préfet Balley qui refusa d'arrêter les juifs de Corse.

Le préfet Balley qui refusa d'arrêter les juifs de Corse.

Inscriptions:

 http://www.maisondelacorse.fr/wp-content/uploads/2015/10/La-Corse-île-des-justes-3-décembre-2015.jpg

 

VENDREDI 11 DECEMBRE

- A 17h, conférence de Chloé VAGANAY-PERALDI (groupe Allianz) sur la fiscalité, les droits de succession et la rentabilité des placements.

- A 18 h, la troupe INCOGNITO jouera sa pièce «Une farandole de sketches»

Soirée suivie d’un apéritif.

Renseignements et inscriptions:

http://www.maisondelacorse.fr/wp-content/uploads/2015/11/Vendredi-11-décembre-2015.jpg

 

 

JEUDI 17 DECEMBRE

à 18 h 30: conférence de Jacques GARNIER, historien militaire, sur «AUSTERLITZ». Cette manifestation se terminera par un spuntinu.

Entrée: 10€.

Renseignements et inscriptions :

http://www.maisondelacorse.fr/wp-content/uploads/2015/11/Société-Napoléonienne-Décembre-2015.jpg

 

Tous ces rendez-vous se passent à la Maison de la Corse (69 rue Sylvabelle) et nécessitent obligatoirement une inscription en renvoyant le bulletin-réponse ou en téléphonant au secrétariat au 04-91-13-48-50 (du lundi au vendredi de 14 h à 18 h).

 

 

En dehors de la Fédération, d’autres rendez-vous sont prévus à Marseille :

 

Dimanche 6 décembre

XIXEMES JOURNÉES D’HISTOIRE NAPOLÉONIENNE DE MARSEILLE-PROVENCE et 210ème ANNIVERSAIRE D’AUSTERLITZ

10h30 - ÉGLISE SAINT-LAURENT, (Tourette) 13002 :

Messe du Souvenir en hommage aux soldats de la Grande Armée, célébrée par le Père Alain OTTONELLO, en présence DU PRINCE JOACHIM MURAT et du Professeur ALAIN PIGEARD, Président du Souvenir Napoléonien, et avec le concours de la Chorale Fior Di Machja

- 11h45 -Place des Augustines (Rue Caisserie 13002 Marseille) :

Inauguration d’une plaque commémorative rappelant le logement de Napoléon Bonaparte en février 1794

- 13 h -  Buffet déjeunatoire, sur réservation (06 81 64 82 69)

- 16h00 - VEPRES MUSICALES IMPERIALES EN LA CATHEDRALE DE LA MAJOR

ENTREE LIBRE

Ensemble Musical Méditerranéen - Direction : Carlos GOMEZ-ORELLANA

Ensemble de Trompettes de René PÉRINELLI

Philippe GUEIT aux grandes Orgues

RENSEIGNEMENTS : SOUVENIR NAPOLEONIEN - JEAN-BAPTISTE RENUCCI Tél. 06 81 64 82 69

http://www.souvenirnapoleonien.org/delegations/provence-alpes-cote-dazur/

Un décembre marseillais bien chargé

JEUDI 11 DÉCEMBRE

 I MUVRINI AU DÔME À MARSEILLE

Baptisé INVICTA, le nouvel album du groupe célèbre les valeurs portées par le groupe : ouverture et tolérance.

Locations sur www.adamconcerts.com & points de vente habituels. 

 

Nota Bene : si des lecteurs originaires des Deux Sorru nous font part d’initiatives intéressantes dans d’autres villes, ce blog sera heureux de les publier.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 20:00

 

Voici quelques jours, une fine pellicule de neige est tombée sur Poggiolo. Elle est très vite partie.

Mais, désormais, certains sommets sont devenus blancs.

Nicolas MARTINI a profité d’une belle lumière le matin de vendredi 27 pour prendre ces très belles photos depuis la crête du Tretorre

Une montagne blanchie
Une montagne blanchie
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Published by Blog Poggiolo - dans Natura corsa
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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 18:01
D'où viennent les candidats?

L’approche des élections régionales (appelées territoriales en Corse) a suscité bien des discussions, disputes et négociations avant la publication des listes qui s’affronteront les 6 et 13 décembre.

Finalement, les électeurs corses pourront choisir entre douze listes (cinq de gauche, trois de droite, une d’extrême-droite et trois nationalistes), soit un total de 612 candidats pour 51 sièges.

Les origines géographiques qui ont été annoncées au moment de la présentation de chaque liste permettent de connaître l’importance des Deux Sorru dans cette compétition.

Sept personnes ont un rapport avec notre canton (ou plutôt ancien canton):

- Dominique COLONNA épouse VELLUTINI, maire de MURZO, 22ème sur la liste Prima a Corsica dirigée par Paul GIACOBBI

- Mathieu CECCALDI, adjoint au maire de MARIGNANA, 35ème sur la liste Femu a Corsica dirigée par Gilles SIMEONI

- Dominique DEMARTINI, assistante médico-sociale (BASTIA/VICO), 16ème sur la liste Rinnovu dirigée par Paul-Félix BENEDETTI

- Joselyne FAZI, maire de Renno, 8ème sur la liste Rassembler pour la Corse dirigée par Camille de ROCCA SERRA

- Françoise FORCIOLI, consultante en management (PALNECA, SOCCIA, AJACCIO), 46ème sur la liste Femu a Corsica dirigée par Gilles SIMEONI

- Laura Maria POLI, avocate (SAINT-FLORENT, GUAGNO et AMBIEGNA), 4e sur la liste Corsica Libera dirigée par Jean-Guy TALAMONI

- Marthe POLI (GUAGNO), 46ème sur la liste Front de Gauche dirigée par Dominique BUCCHINI

Aux précédentes élections, en 2010, il y en avait onze, dont trois femmes qui sont encore candidates maintenant sous les mêmes étiquettes.

Voir l’article :

Si des oublis ou des erreurs existent, n’hésitez pas à nous les signaler.

Nous rappelons que ce blog ne soutiendra aucun candidat, fidèle en cela au texte affiché dans la page d’accueil: "Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique."

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Published by Blog Poggiolo - dans Actualités Chez nos voisins
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 18:03

Les Russes qui débarquèrent du «Rion» dans le port d’Ajaccio en 1921 étaient les vaincus de la terrible guerre civile qui déchira l’ancien empire des tsars à partir d’octobre 1917 (voir articles précédents: "Des Russes dans les Deux Sorruet "Où sont les traces des Russes ?"). Ce genre de conflit est toujours favorable à la floraison de chants destinés à donner du cœur au ventre aux soldats. Ce fut le cas en Russie avec «Les partisans» dont la popularité donna plusieurs versions... et même une en langue corse.

 

 

Cette chanson eut une histoire compliquée. Plusieurs des informations  de cet article viennent de Wikipedia.

Le «Chant des partisans de l'Amour» (connu aussi sous le titre «Par les monts et par les vallées») est une chanson russe de 1828 remise au goût du jour avec un nouveau texte de GUILIAROVSKI en 1915 («Marche des fusiliers de Sibérie») et populaire dans tous les camps lors de la guerre civile russe.


Le 27 juin 1919, le colonel Anton TOURKOUL demanda au compositeur Dimitri POKRASS un nouveau texte comme hymne pour l’unité qu’il commandait et qui faisait partie de l’armée WRANGEL. Le 29 juin, retentit pour la première fois le «Chant du régiment de DROZDOVSKI», du nom d’un général qui avait traversé l’Ukraine pour rejoindre l’armée blanche en 1918. 

Mikhail Drozdovski

Mikhail Drozdovski

La même mélodie fut également utilisée par les bolchévicks de l’Armée Rouge. Les paroles évoquent la conquête de la région de Vladivostok sur les contre-révolutionnaires. Intitulée «Les partisans», cette chanson est parfois appelée en français: «A l’appel du grand LÉNINE». Elle fut très utilisée par les Soviétiques lors de la seconde guerre mondiale. Il paraît même qu’elle inspira Maurice DRUON quand il écrivit «Le chant des partisans» devenu l’hymne de la Résistance française.

 

Dans les années 1960, le «Chant des partisans blancs» a été écrit par Alain Sanders et Bernard Lugan, alors militants étudiants de la royaliste Action Française, dans le contexte d’un Quartier Latin très agité par les bagarres entre gauchistes et extrême-droite. Toujours avec la même musique, les paroles font l’apologie des troupes de DENIKINE qui «traquaient TROTSKY tremblant». Cette version eut, et a toujours, un grand succès dans les milieux nationalistes français.

 

En 1990, dans son album « Cuntrasti e ricuccate», le groupe insulaire CHJAMI AGHJALESI chanta «U partigianu». Véritable proclamation politique en faveur d’une révolution sociale et nationale de la Corse, le refrain en est «Liberendu la Nazione/ Feremu a revoluzione» (en libérant la Nation, nous ferons la révolution).

 

Selon son tempérament et ses idées, chacun peut écouter l’enregistrement qui lui convient :

- «Le chant du régiment de Drozdovski», le texte russe blanc

- «A l’appel du grand Lénine», la chanson de l’Armée Rouge présentée ici en langue française :

- «Les partisans blancs», la version française contre-révolutionnaire :

- «U partigianu», le manifeste indépendantiste corse (avec les paroles en corse et en français)

- une très belle version italienne apparue pendant la seconde guerre mondiale :

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:54

Les Russes blancs réfugiés en 1921 en Corse après la victoire communiste n’ont pas laissé beaucoup de traces. Peu d’entre eux ont fait souche dans l’île. Il ne reste plus de vestiges de leur village installé près de GUAGNO-LES-BAINS et qui était évoqué par l’article «Des Russes dans les Deux Sorru».

Pourtant, il est encore possible de voir des œuvres picturales de deux d’entre eux: Ivan CHOUPIK et Nicolas IVANOFF.

Une grande partie des renseignements cités ici est extraite des pages 37, 38 et 39 de «Patrimoine religieux de la communauté de Letia», publication éditée en 2012 par l’association Letia-Catena. Ces pages ont été reprises par le site http://www.kalinka-machja.com/

LA CARRIÈRE DE CHOUPIK

Ivan CHOUPIK

Ivan CHOUPIK

Ivan CHOUPIK , né en 1898 dans le village de Prokovskoïe, district de Zaporog, en Ukraine combattit dans l’armée WRANGEL et fit partie des émigrés du «RION» débarqués en Corse.

Voulant rester en Corse, il fut, avec une dizaine de compatriotes, engagé en 1921 comme journalier à LETIA par Minighella ARRIGHI, dite Paiona, pour entretenir des vignes et des oliveraies.

«Ces ouvriers se réunissaient régulièrement dans le café de la Murella, tenu par Jean Arrighi, dit Ghjuvani di Rosa. Ils étaient célibataires et festoyaient, en appréciant les alcools locaux qu’ils découvraient dans cet établissement où ils dansaient et chantaient régulièrement leurs airs traditionnels. La monnaie tsariste, dont ils n’étaient pas démunis, n’ayant plus cours et donc de valeur, ils en faisaient cadeau aux enfants de Cugugnana qui ont longtemps conservé le souvenir de billets de grande taille que les émigrés russes distribuaient libéralement, devant le café de la Murella.» («Patrimoine religieux de la communauté de Letia»)

Cette partie fait penser au témoignage de Mimi CANALE publié sur ce blog :

 «une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café.»

S’agit-il de deux groupes de Russes différents ou des mêmes hommes qui circulaient entre les deux villages qui ne sont pas si éloignés ?

 

Remarqué par sa patronne, Ivan CHOUPIK exécuta des tableaux de paysages. Puis, le conseil de fabrique de la paroisse de LETIA lui demanda de décorer l’église de San Roccu. En voyant le résultat, le curé de PALNECA lui commanda un travail pour son église. La carrière du nouveau peintre était lancée. Mais elle ne dura qu’une dizaine d’années.

 

intérieur de San Roccu de Letia

intérieur de San Roccu de Letia

Résidant souvent dans la ville impériale, CHOUPIK fit partie de l’école d’Ajaccio qui avait pour animateur BASSOUL, décorateur de l’église Saint Siméon de POGGIOLO.

Le style de CHOUPIK se rapprochait beaucoup des maîtres baroques du XVIIe siècle.

Il décora l’église d’Evisa en 1925, les deux églises de Cargese, celle de Pietranera en 1927, celles de Rosazia et de Salice en 1929, et aussi celle d’Appietto. Il signait souvent ses œuvres CHOUPIC.

église d'Appietto

église d'Appietto

Ayant obtenu la nationalité française en 1929, il voulut épouser une native de Letia mais sa religion orthodoxe était un obstacle pour les familles corses catholiques. Il partit s’installer en Tunisie, avec la famille ARRIGHI-RAGAZZACCI, et devint employé de l’administration. Il y épousa une jeune fille d’origine italienne ou maltaise dont il eut un fils Serge. Ivan CHOUPIK décéda à Tunis en 1941.

 

 

SOCCIA AVEC IVANOFF

Son talent se montra également à SOCCIA.

En effet, les comptes de la paroisse, analysés par Jean-Baptiste PAOLI, comportent parmi les dépenses la mention suivante :

«2 mai 1925: travaux de peinture confiés à peintres russes (YVANOV et CHOUPIK) - voûtes des chapelles latérales Annonciation et prédication de St Jean-Baptiste – 1.100 fr + 32 fr de fournitures ».

 

intérieur de l'église de Soccia

intérieur de l'église de Soccia

plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

Nicolas IVANOFF

Le second restaurateur des fresques socciaises était aussi un passager du «Rion».

Nicolas IVANOFF (orthographe officielle) était ingénieur de profession. Il participa à l’équipe de BASSOUL qui décora l’église d’Ota. Il fut associé à CHARPIK pour Evisa en 1925, puis la même année à SOCCIA, et ensuite pour les deux églises de Cargese. Il put se fixer en Corse, plus précisément à Cargese où il épousa une demoiselle VERSINI et y décéda, devenu centenaire, en 2000. Son petit-fils, qui se prénomme également Nicolas, est un champion de voltige aérienne de réputation internationale.

 

Le souvenir des Russes n’est pas perdu car il suffit de regarder les murs et les plafonds de certaines de nos églises des Deux-Sorrù et des Deux-Sevi.

Mais est-ce le cas à Poggiolo? IVANOFF et CHARPIK ont-ils laissé quelque chose à Saint Siméon ou à Saint Roch? Ont-ils aidé BASSOUL pendant ses travaux dans cette paroisse?

Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de donner une réponse. Un de nos lecteurs aurait-il des renseignements ?

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Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

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