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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 19:46

Johnny HALLYDAY est de retour! Il a eu droit à une soirée complète sur TF1 samedi 26 mars pour la promotion de son nouvel album intitulé "Jamais Seul". Le papy rocker a toujours de fervents admirateurs, surtout ceux pour qui il était une "idole" au temps de leur jeunesse.

L'été, à Poggiolo, les électrophones à piles permettaient d'écouter les 45 ou 33 tours (on ne disait pas encore "vinyles") un peu partout: dans une chambre, sur une terrasse, mais aussi dans la Stretta et, le soir, aux Trois Chemins (qui avaient un aspect beeucoup plus champêtre et agréable que maintenant) ou devant (et même dans) le cimetière. HALLYDAY n'était pas le seul écouté; il y avait aussi, de façon assez hétéroclite, les BEATLES, DUTRONC, ESCUDERO, BREL, BRASSENS, etc, etc...

Par contre, les bals du village (cliquer ICI) étaient monopolisés par la génération précédente, adepte du tango et du paso doble. Autrement, on pouvait aller au "Robinson" de Saint Marcel ou au bar socciais des frères DEMARTINI (voir l'article sur Antoine).

Ce petit film, tourné pendant l'été 1967 par Michel FRANCESCHETTI sur la terrasse de la maison BARTOLI-CHABROLLE, montre dans quelle transe ces chanteurs mettaient les actuels seniors qui étaient alors en pleine forme physique (mais ils le sont peut-être encore...).

Cliquez sur le visage de Joël CALDERONI (et essayez de reconnaître les autres danseurs).

Joël 45 tours

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:08

L’Association I Zitelli a organisé le 19 Mars dernier la seconde sortie prévue à son calendrier de « La Découverte du Patrimoine ».

Les enfants du canton et leurs parents ont eu la chance de découvrir la station thermale de Guagno-Les-Bains.

Nous avons été agréablement reçus par Christophe BATTESTI, adjoint de la commune, qui a expliqué aux enfants le fonctionnement des Thermes. Il nous a fait toucher l’eau sulfurée qui sort du forage à 68°C puis nous a ensuite guidés dans une visite complète de l’établissement.

Les chauves-souris ont été quelque peu perturbées par toute cette animation…

zitelli Guagno les bains

Une promenade s’en est suivie jusqu’à La Gocce, où la légende veut que Napoléon III se soit baigné avec l’Impératrice Eugénie…

Tout le monde s’est ensuite rendu à Poggiolo pour partager un repas offert par la municipalité : les rues du village ont été très animées ! Cécile

Un peu plus tard dans l’après-midi, la charmante joaillière de  Poggiolo,  Cécile GRIMALDI, a fait découvrir aux enfants son parcours et les secrets de son art (pour plus de renseignements sur ses œuvres, cliquez ICI)

Chacun a pu ainsi confectionner et repartir avec un ravissant bracelet orné d’une pierre semi-précieuse.

La présidente Véronique ARRIGHI et les membres de l’association I Zitelli tiennent à remercier la municipalité de Poggiolo et tout particulièrement Christophe BATTESTI et Cécile GRIMALDI pour ce moment inoubliable.

 

 

Prochains rendez-vous :

D’autres visites d’I Zitelli sont prévues. En attendant, rendez-vous est pris pour le Dimanche 4 Avril de 14h à 17h au Ranch de Sagone pour un après-midi détente et rencontre autour d’un goûter géant auquel sont conviés enfants et parents du canton.


(texte communiqué par l'association I Zitelli)

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 18:11

Elections cantonales, risque nucléaire au Japon, bombardements en Libye, que de motifs d'inquiétude! Il est bon de prendre un peu d'éloignement par rapport aux rumeurs du monde.

 

C'est ce que fait en ce moment Jean PINELLI qui est allé revoir la Guyane où il est né en 1946, à St Laurent du Maroni où son père Xavier Leto PINELLI, militaire, était en fonctions.

Le président de l'AACSIS et Jean-Bernard POLI adressent leur bonjour aux lecteurs du blog des Poggiolais.


Poggiolo et Guagnu en action de pêche sur le fleuve KOUROU.

Kourou

 

P.S.: La présence de Poggiolais en Guyane au temps du pénitencier a été évoquée dans l'article "le bagne présent à Poggiolo".

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 16:33

Communiqué de l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù:


Un grand marché aux puces aura lieu à Poggiolo

samedi 16 avril 2011 de 10h à 17h.


Dans les greniers, caves, habitations, vous avez meubles ou autres objets à céder. Venez les vendre à votre profit ou les faire vendre.

 

Participation aux frais d'installation: 5 euros au profit de l'association.

 

Buvette. Restauration rapide.

 

Venez nombreux!

 

Renseignements et inscriptions: 04-95-24-58-87.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:35

    Après l'élection de 1921 qui fut si particulière à cause de la présence de François COTY (voir ICI et ICI), une autre élection cantonale est à rappeler: celle de 1968.

    Martin PAOLI, maire de POGGIOLO, était aussi, depuis 1945, conseiller général du canton de SOCCIA. A la suite de son décès en 1968, il fallut procéder à son remplacement. Au conseil municipal, il fut remplacé par son fils Bernard qui resta maire jusqu'en 1989. Pour représenter le canton, deux candidats s'affrontèrent en août: Jean GAFFORY, maire de GUAGNO, directeur de la caisse primaire d'assurance-maladie de Corse, pour la gauche, et Ange CARLI, maire de SOCCIA et membre de cabinets ministériels, pour la droite gaulliste.

 

    La lutte fut féroce. Chacun s'employa à convaincre les électeurs par les moyens les plus efficaces, c'est-à-dire en allant voir les uns et les autres. En faisant jouer les solidarités familiales et les services rendus, il était possible de savoir sur combien de suffrages on pouvait compter et qui voterait pour qui. L'isoloir, quand il avait été installé dans le bureau de vote, n'avait aucune raison d'être utilisé puisque l'on avait promis sa voix.

    Pas de meeting et très peu d'affiches. Par contre, l'apparition de slogans peinturlurés sur quelques murs poggiolais causa de l'émoi (voir l'article sur Un tag ésotérique).

    Jean GAFFORY l'emporta, permettant ainsi pour une fois à GUAGNO d'être présent au Conseil Général.

    Comme de coutume, le vainqueur fit une tournée victorieuse dans chaque village, les voitures, décorées de force drapeaux, s'arrêtant à chaque bar. Le passage à POGGIOLO fait l'objet d'un film de la vidéothèque poggiolaise intitulé "Quand Gaffory a gagné". Pour le voir, cliquez sur cette photo de GAFFORY extraite du film.


gaffory 1968

 

    Une grande fête eut lieu à GUAGNO avec profusion de nourritures, de boissons et de coups de feu (l'auteur de ces lignes se souvient encore des plombs de chevrotine qui lui brûlèrent un peu la fesse droite), et encore de nombreux drapeaux.

    Cette orgie de drapeaux tricolores (la tête de Maure était encore très rare) eut même une conséquence inattendue quelques jours après, lors du pélerinage de la Saint Elisée. Des jeunes Socciais firent l'excursion jusqu'à la chapelle avec des drapeaux vestiges de l'élection qu'ils laissèrent ensuite sur les bords du lac de Creno ou qu'ils ramenèrent chez eux. Là aussi, un film poggiolais le prouve. Il s'agit de "Creno 1968" que vous pourrez visionner (1) en cliquant sur cette photo:


drapeau CV

 

    Mais le canton n'en avait plus pour longtemps. En 1973, la réforme administrative imposée par Paris obligea à faire la fusion avec Vico pour créer le canton des Deux-Sorru actuel. Le conseiller général élu fut alors Dominique COLONNA, remplacé, depuis 2008, par François COLONNA.

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(1) Un prêtre en soutane est visible dans ce film: l'abbé MILLELIRI, alors curé de Soccia et qui, bien sûr, avait célébré la messe à la chapelle de St Elisée.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 18:06

Savoir tirer avec une arme à feu n'est pas seulement la capacité indispensable pour pratiquer la chasse, c'est aussi un sport.

Paul VINCETTI, originaire de Soccia, habite depuis 1980, avec son épouse Dominique COLONNA, dans la petite ville du BEAUSSET dans le Var. Il y a fondé un club de tir, la SOCIÉTÉ DE TIR SPORTIF LE BEAUSSET (STS LE BEAUSSET),  affiliée depuis 2002 à la Fédération Française de Tir.STS

Le club vient de frapper un grand coup. Après avoir été 2ème des championnats de France 2009 et 3ème en 2010, la STS est devenue championne de France 2011 des clubs de tir au pistolet à 10 m à Beaulieu (Auvergne) le 13 mars dernier.

L'équipe était composée de Tom BERNY (poussin), Edouard DORTOMB (benjamin), Thomas DONZELLI (minime) et Gérard BIGNON (capitaine).

Après avoir éliminé Aubagne, champion de France sortant, en demi-finale sous les applaudissements nourris d'un public tout acquis à leur cause, ils ont battu l'AL Arsenal de Niort en finale sur le score de 4 à 3.

 La STS du BEAUSSET est désormais le premier club de France.  Bravo aux tireurs et bravo à leur président Paul VINCETTI!

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Le site municipal a publié un article sur cet exploit à l'adresse:

http://www.latribunedubeausset.fr/article-la-societe-de-tir-sportif-championne-de-france-521-10.htm

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:39

    De nombreuses interrogations se posent dans le canton des Deux Sorru par rapport au service public de La Poste.

    Les bureaux postaux, pour toutes les opérations les concernant, sont ouverts au public, le matin à Guagno, l'après-midi à Soccia. Cela fonctionne à la satisfaction générale des habitants des communes de SOCCIA, POGGIOLO-GUAGNO-LES-BAINS, ORTO et GUAGNO. Ce sont des centaines d'utilisateurs l'hiver et des milliers pendant les périodes estivales et touristiques, sans oublier les périodes de congés scolaires.

 

Poste Soccia Poggiolaise

(Poggiolaise au bureau de poste de Soccia)

 

   Mais voilà, la belle mécanique publique, bien huilée, s'est subitement déréglée par la volonté de décideurs, sis dans les bureaux à l'échelon départemental. Certes, ils sont investis de certaines responsabilités mais, hélas, éloignés des réalités du terrain et des besoins journaliers réels des habitants comme cela est souvent le cas.

    On ferme purement et simplement les bureaux dans le canton des Deux-Sorru, sans préavis annonciateur et au mépris des usagers. Ceux-ci sont pénalisés par la fermeture, fusse-t-elle temporaire, d'une ou deux journées du bureau postal de SOCCIA et de GUAGNO.

    Ces "fermetures sporadiques" ne seraient-elles pas annonciatrices d'une fermeture définitive à plus ou moins longue échéance? La population est et sera attentive au maintien du service "La Poste" dans les villages de haute montagne de Sorru in Sù. Elle saura se mobiliser activement et efficacement, prendre les dispositions nécessaires et entreprendre les actions opportunes avec les élus locaux et départementaux pour éviter, une fois encore, la désertification de l'intérieur de la région.


Jean-Martin FRANCESCHETTI

 

 

N.B.: Cette inquiétude rejoint celle qui se manifeste actuellement dans plusieurs parties de la Corse, comme vient de le montrer la récente manifestation de Sartène pour garder son receveur (cliquer ICI).

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:55

La lutte entre François COTY et Jean-François GALLINI, par CHIAPPINI et CECCALDI interposés (voir l'article précédent), devait être tranchée le dimanche 11 septembre 1921 par les électeurs du canton de SOCCIA. Le verdict fut sans appel. 

Sur 801 inscrits, 452 électeurs allèrent voter. COTY fut élu sans difficulté par 282 voix contre 170 à  Jean-François CECCALDI, soit 62,38%:

- GUAGNO: 98 voix (64%) contre 55

- ORTO: 47 (87%) contre 7

- SOCCIA: 111 (74,5%) contre 38

Seul, POGGIOLO se singularisa en ne lui attribuant que 26 voix (30,23%) contre 70 au maire du village.

 

Dans le canton voisin de VICO:

Inscrits: 1.877 - Votants: 945 - Exprimés: 940 -

Le docteur CHIAPPINI l'emporta facilement avec 873 voix. GALLINI, non officiellement candidat, en eut 50.

Ces deux élections étaient bien liées et les deux vainqueurs assistèrent ensemble à la proclamation des résultats à VICO, puis à SOCCIA.

Eveil résultats

"L'EVEIL DE LA CORSE" du 13 septembre eut raison d'écrire que cette élection "avait pris les proportions d'une consultation législative". D'ailleurs, la fête qui suivit le démontra: elle fut organisée à SOCCIA mais aussi en dehors des deux cantons, dans les rues d'AJACCIO, le 13 septembre.


LA DÉROUTE IMPÉRIALE

Le quotidien "cotyste" revint plusieurs fois sur cette élection. Le 21 septembre, il publia un article se voulant humoristique intitulé "La déroute impériale" qui utilisait des références napoléoniennes et militaires:

"La bataille dirigée par l'Empereur du Sahel, en personne, a été acharnée, terrible, décisive. Les troupes de terre étaient au commandement direct de Sa Majesté; l'armée de mer obéissait à l'amiral Landry; le service général de santé était dirigé par M. le docteur Sari (...)

Prenant une résolution dont seuls sont capables les hommes de génie, Sa Majesté, si malade à Vico, trouve néanmoins assez d'énergie pour monter dans un tank et franchir le col de Sorro. Aussitôt arrivée sur les lieux, elle prend le commandement des troupes. Peine perdue! Guagno résiste, Orto est immuable et Soccia devient terrible. Seul au centre Poggiolo est conquis. Le quartier impérial y est transporté. C'est là qu'arrivent les nouvelles. (...)

Mais bientôt les illusions tombent. Le 10 septembre, au simple contact de son adversaire, l'Empereur, décontenancé, s'enfuit au Palais de Nesa."

Le reste est à l'avenant.

Eveil déroute impériale

 

UN MANDAT SÉNATORIAL ÉCOURTÉ

Jean-François GALLINI fut fortement marqué par cette défaite. Les articles de "L'Eveil de la Corse" font plusieurs fois allusion à sa santé chancelante. Il décéda finalement en Tunisie le 20 avril 1923.

François COTY se porta immédiatement candidat pour remplacer enfin son vieil ennemi au Sénat. Il y mit les moyens. La campagne lui coûta 1.800.000 Francs de l'époque.

Le scrutin se déroula le 8 juillet 1923 en Corse. François COTY fut proclamé vainqueur au premier tour de scrutin, par 397 voix contre 391 à Adolphe LANDRY, sur 788 romanetti1votants. Mais l'élection fut contestée par LANDRY qui reprochait à son concurrent:  

 - d'avoir fait annuler les suffrages de certains délégués sénatoriaux, parce que ceux-ci étaient inéligibles,

- des faits de corruption individuelle et de corruption collective,

- et enfin l'intervention, dans la campagne électorale, du contumace ROMANETTI. Nonce ROMANETTI (photo ci-contre), né à CALCATOGGIO, caché au maquis depuis 1914, prétendait contrôler toute la Cinarca, y compris la vie politique.

La discussion eut lieu à la séance du Sénat du 10 avril 1924, en l'absence de François COTY malade, et les opérations électorales furent annulées.

Le parfumeur ne se représenta pas, renonçant définitivement à la Haute Assemblée. Le 29 juin 1924, LANDRY put faire élire Joseph GIORDAN, archétype du système clanique de l'époque.


LA RECONNAISSANCE AJACCIENNE

COTY se contentera de financer le parti bonapartiste qui reprit la mairie d'Ajaccio aux républicains en 1925 et la garda aux élections de 1929.  En remerciement, Dominique PAOLI fit élire, à l'occasion d'une partielle, COTY conseiller municipal le 10 janvier 1931 (avec 2086 voix sur 2539) puis maire le 25.

Comme l'a écrit Ghislaine SICARD-PICCHIOTTINO, dans son livre "François Coty, un industriel corse sous la Troisième République", "François venait chercher en Corse l'estime et la reconnaissance de ceux qui l'avaient naguère rejeté". Il trouvait enfin cette consécration tant désirée.

coty-francois 3 1928

Il vint ceindre l'écharpe tricolore dans la cité impériale (sur la photo, il tient un cartable à la main) puis rentra à Paris... et ne remit plus jamais les pieds en Corse.

Ses dépenses politiques avaient été importantes. Il fut également ruiné par la crise économique de 1929 et par son difficile divorce. Comme l'analyse l'auteur déjà cité, "Il restera en Corse un grand, très grand mécène (1), dépensant sans compter pour un pays dont il est originaire mais où il a compris avec douleur que, depuis son premier départ, il demeurerait un étranger, condamné à chercher un avenir ailleurs; et ses milliards ne peuvent et ne pourront rien y changer".

 

Décédé le 28 juillet 1934, François COTY ne fut inhumé à Ajaccio que le 7 juin 1968.

 

PS: la société des parfums COTY est toujours une énorme société détentrice de nombreux parfums de différents noms.  Son site fait toujours référence à son créateur.

PS 2: plusieurs ouvrages, très inégaux, existent sur François COTY.  Olivier BARROT, dans "Un livre par jour " sur France 3, en a présenté un.  Cliquez ICI.

PS 3: de très nombreux sites internet mentionnent François COTY.


(1) Parmi les nombreuses dépenses réalisées en Corse, COTY donna des subventions pour l'érection d'une soixantaine de monuments aux morts. Ceux de Sorru in Sù sont-ils concernés? Une recherche parmi les archives municipales serait très utile. 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:06

La classe politique (et beaucoup moins les simples citoyens) se passionne pour les élections cantonales qui auront lieu dans la moitié des circonscriptions les 20 et 27 mars. Notre canton n'est pas concerné cette année mais il est arrivé que les affrontements électoraux de cette partie de la Corse aient eu une grande importance pour l'île et même au-delà. Ce fut le cas en 1921, voici tout juste quatre-vingts ans, quand s'affrontèrent Jean-François GALLINI et François COTY. GALLINI a déjà été présenté sur ce blog (voir ICI). Mais qui était COTY?

 

ENRICHI PAR SON NEZ

    Coty photoJean-Pierre SPORTUNO naquit à Ajaccio le 3 mai 1874, de Jean-Pierre SPORTUNO et de Marie COTI. Son arrière-grand-père, Jean-Baptiste SPORTUNO, fut maire de la cité impériale, entre 1822 et 1826. Mais, son père ayant abandonné le foyer et sa mère étant morte alors qu'il avait quatre ans, il fut élevé modestement par sa grand-mère Anne BELLONI.Coty l-origan

   A 22 ans, ayant pris comme nom celui de sa mère avec un "y", il alla à Paris où il fut initié au journalisme par Emmanuel ARENE (qui était aussi président républicain du conseil général de Corse, député puis sénateur: voir ICI et ICI) et à la chimie par un pharmacien, Raymond GOERY, qui lui donna l'idée de fabriquer des parfums. Ayant un "nez" exceptionnel et un grand sens de la publicité, il se tailla une grande place dans la parfumerie. Sa société COTY-LANCASTER, fondée en 1904, prit une taille internationale.


UNE TÊTE POLITIQUE

    Devenu très riche grâce à ses parfums, François COTY était torturé par le démon de la politique.

   Il acheta des journaux ("Le Figaro" en 1922, puis "Le Gaulois") ou en créa ("L'Ami du peuple" en 1928).

   Il finança des mouvements politiques monarchistes ou très à droite. De 1924 à 1928, il donna près de 2 millions de Francs au quotidien royaliste "L'Action Française" avant de se brouiller avec Charles MAURRAS. Il soutint financièrement le Faisceau de Georges VALOIS (1925) et les Croix de Feu (1927). Il en arriva à créer sa propre ligue, Solidarité Française, en 1933. Ce mouvement nationaliste, antiparlementaire, antisémite et antimaçonnique joua un rôle important lors de l'émeute du 6 février 1934.

    Le duc de GUISE, prétendant au trône de France de 1926 à 1940, le désigna comme conseiller de son fils le comte de PARIS. Au mariage de celui-ci, COTY offrit à la princesse Isabelle un cadeau qui fit sensation: un diadème de feuillages en diamants sertis de sept grosses émeraudes cabochon.


L'HUMILIATION SÉNATORIALE

    Il s'engagea également très tôt dans la politique insulaire. Il finança la revue autonomiste "A MUVRA" du Vicolais Petru ROCCA. Mais c'est à gauche qu'il débuta.

   Aux élections législatives de 1919, il soutint, avec ses gros moyens, les candidats dirigés par LANDRY et MORO-GIAFFERI. Seulement, il fut oublié sur la liste des sénatoriales de 1920. Dès lors, la rupture avec la gauche fut définitivement consommée et, lors des sénatoriales partielles du 9 janvier 1921, il fut candidat sur la liste de la Droite Gaviniste, aux côtés de Paul DOUMER, qui fut élu. La liste du PRDS (gauche) l'emporta et obtint 2 élus: EMILE SARI et Jean-François GALLINI, le maire de SOUSSE en Tunisie, qui fut proclamé élu avec, sur COTY, une majorité de deux voix venant de deux grands électeurs dont la Préfecture avait pourtant préconisé la radiation.Eveil titre

    COTY vécut ce déni de justice comme une humiliation et mit tout en œuvre pour se venger. Dans ce but, il devint propriétaire du quotidien ajaccien "Le COLOMBO" (fondé en 1913) qui devint, dès le 20 avril 1921, "L'Eveil de la Corse" ("journal quotidien de grande information politique, économique, agricole et littéraire"), dont les bureaux étaient 14 cours Grandval et qui fut dirigé par le journaliste et romancier HENRI OMESSA. Il lui fut vite très utile.


LE COMBAT DE SOCCIA

    En effet, le 11 septembre 1921, se joua le sort du siège de conseiller général de SOCCIA. Il fallait élire, au Conseil Général de la Corse (qui n'était alors qu'un seul département), le représentant de l'ancienne piève de Sorru in Sù (POGGIOLO, SOCCIA, ORTO, GUAGNO). Mais le hasard fit que, au même moment, il fallut trouver un nouveau titulaire pour le canton de VICO (l'ancien Sorru in giù: VICO, ARBORI,  BALOGNA, COGGIA, LETIA, MURZO, RENNO). En effet, l'élection de Jean-François GALLINI (pourtant conseiller général depuis 1909) avait été invalidée pour fraude électorale par le Conseil d'Etat.

    GALLINI ne se présenta pas à VICO et laissa la place au docteur Philippe CHIAPPINI, de MURZO, collaborateur de "A Muvra". Par contre, il ne pouvait accepter que François COTY prenne pied dans la terre voisine. Le parfumeur ne se présenta pas  au  premier tour mais réussit à obtenir le désistement en sa faveur de trois des candidats qui s'étaient affrontés le 3 septembre, MARTINI, OTTAVY et SANTINI. Ne restait en lice contre lui que Jean-François CECCALDI, maire de POGGIOLO depuis le 8 décembre 1919. Il était prévu que, en cas de victoire, CECCALDI cède ensuite le siège à GALLINI pour lui permettre un redémarrage de sa carrière. Voilà pourquoi la présence de COTY était insupportable à celui qui était surnommé "l'empereur du Sahel". La campagne du second tour fut très âpre et paradoxale, entre un candidat de dernière minute et une personnalité non-candidate.

    "L'Eveil de la Corse" en donne un récit, évidemment très partisan. Le texte complet peut en être lu en cliquant sur l'image ci-contre.Eveil campagne Coty

"M. GALLINI, non content d'avoir volé le siège sénatorial de M. COTY, résolut de tout tenter pour lui ravir le siège de conseiller général: l'homme malade de VICO puisa des forces nouvelles dans sa haine incompréhensible. (...)

Oui, il se traîna à SOCCIA, à GUAGNO, à POGGIOLO, partout; il alla de porte en porte quémander, promettre, supplier ou menacer, il se démena, semant en des oreilles naïves ou ignorantes la perfidie de propos fantaisistes dont M. COTY faisait naturellement les frais. (...)

Le vieil empereur du Sahel avait en même temps fait donner la garde: parallèlement à ses manœuvres stratégiques, la grosse artillerie des lettres et des télégrammes, sous le commandement du député LANDRY et du sénateur-maire SARI, dirigeait son tir sur tout le canton. C'étaient des appels désespérés, avec des trémolos et des attendrissements, au nom de la République, ou de la parenté, ou du passé, ou de l'avenir. (...) Tout le monde était sur le pont, et l'abordage fut mené par un ancien ministre et deux sénateurs, sans compter quelques comparses de moindre importance qui formaient l'équipage de cette galère.

Et la galère sombra."

    Toute autre est la description de la tournée électorale de François COTY le 10 septembre, la veille du scrutin. Voici quelques extraits: 

"A GUAGNO, une manifestation enthousiaste, accompagnée de salves de coups de fusil, l'a accueilli."

"A ORTO, un arc de triomphe avait été dressé. M. le capitaine PAOLI, assisté de M. le Maire, a prononcé l'éloge de M. COTY."

"A SOCCIA, au cours d'une réunion que présidait M. le capitaine COLONNA, maire de la commune, un échange de déclarations a eu lieu. La présence aux côtés de M. COTY de MM. MARTINI, OTTAVY et SANTINI, candidats du premier tour, a donné à cette manifestation le caractère le plus significatif."

    Bien sûr, la réception poggiolaise fut d'un autre genre:

"A POGGIOLO, un accueil affable a été réservé à M. COTY, dont la première visite de courtoisie a été pour le maire, M. CECCALDI, qu'on désigne comme son adversaire probable de demain, et avec lequel il s'est fort courtoisement entretenu."

Il ne restait plus qu'à attendre le verdict des urnes.


(à suivre)

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 17:49

Cette photo du lac de Crenu gelé et encerclé par la neige n'est pas très ancienne car elle date du jeudi 3 mars très exactement.

Crenu 03 03 11

Elle a été prise par l'équipe montagne du Parc Naturel Régional de Corse lors de sa tournée au refuge de Manganu. Les cinq personnes qui composent cette équipe font un compte-rendu de leurs activités sur leur blog randoblogpnrc à l'adresse http://randoblogpnrc.blogspot.com/

Leurs visites aux refuges du Parc sont décrites régulièrement sous la forme de textes et de reportages photos. On obtient ainsi des renseignements sur l'état des refuges, de leurs réserves de bois et des sanitaires, ainsi que l'estimation des risques d'avalanche ou les conditions d'enneigement.

La visite du 3 mars a débuté "chez Finfin" et a permis d'observer que l'épaisseur de neige, qui était de 20 cm au début du chemin, atteignait 1 m au refuge du Manganu. Les 16 photos du diaporama donnent une vision peu habituelle de cette partie de la montagne tant fréquentée l'été ( cliquez ICI).


Grâce à ces reportages, admirez la montagne corse dans ses différentes saisons.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Nous publierons bientôt un dossier des combattants poggiolais.

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VACANCES SCOLAIRES:

du samedi 24 février au lundi 11 mars.

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Le 17 mars, journée de l'eau au couvent de Vico.

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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