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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:03

Sport et culture, ces deux thèmes sont les thèmes de "INSEME" pour le mois de juillet.


    L'éditorial du bulletin paroissial de Sorru et Sevi n'est pas consacré au spectacle lamentable des Bleus en Afrique du Sud, mais prend de la hauteur pour étudier les raisons qui font que ce qui devrait être une fête du sport est entaché de scandale.

    Dans le même domaine sportif, les pages centrales présentent "A reginella di Vicu", club cycliste qui vient de se former et qui a de nombreux projets.

    Côté culture, le billet spirituel donne la parole au psychanalyste Jacques ARENES pour expliquer le fonctionnement des "bonnes résolutions". Une exposition de peinture, prévue à Vico du 10 au 25 juillet, est présentée.

    Dans la rubrique Tempi fà, Lucien DELFINI continue par COGGIA l'étude, commencée dans le bulletin précédent, du dénombrement des Corses organisé par la France en 1768.

    Enfin, les dernières pages suffisent à peine pour donner le calendrier des bals, concerts (Sorru in Musica), lotos et débats de l'été.


    Un numéro très utile pour ce début d'été.

 

    Des exemplaires sont disponibles chez les commerçants, au couvent de Vico. Il est intégralement visible sur le site internet: http://inseme-bulletin.hautetfort.com/

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:30

 L'assemblée générale des associations du canton des Deux Sorru se tiendra

Samedi 10 juillet: à 10h 30, salle de la mairie de Vico.

 A l'ordre du jour:

   calendrier des mois d'été et préparation de la fête des associations à Vico.

Plus de cinquante associations sont concernées.


Rappelons que, à Poggiolo, les associations ci-après existent:

 

• ASSOCIATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE SORRU lN SU

Jean PlNELLI - 06 74 53 61 76

Jean Martin FRANCESCHETI'I - 06 48 92 28 41

• ASSOCIATION JEUX DE SOCIETE SORRU lN SU

Laurine CASANOVA - 06 74 68 89 53

• CHJASSI E MONTI

Jean Marie BONIFACJ - 04 95 28 35 14

Ghjuvan Marcu LECA - 06 89 70 75 16

• COMITE DES FETES

Jean PlNELLI - 06 74 53 61 76

• SOCIETE DE CHASSE 

Jean Laurent PlNELLI - 04 95 28 30 40


L'annuaire des associations des onze communes vient d'être publié

et est disponible en s'adressant au 06-48-92-28-41.

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 11:59

   Nombreux sont les Poggiolais qui connaissent le sourire de Colette SEREN, l'épouse de Jacques-Antoine MARTINI.

   Mais peu savent qu'elle a été l’hôtesse-cuisinière de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon de 1988 à 2007. À ce titre, elle a accueilli des centaines d’artistes en résidence à la Chartreuse et a incarné avec sel et piquant l’esprit des lieux. Très jalouse de ses secrets de cuisine, elle accepte enfin aujourd’hui de les livrer dans un livre écrit en collaboration avec Rémi Checchetto:  

"Scènes de cuisine, recettes de Coco et mélanges d'artistes". 


Coco

   On y trouve vingt cinq recettes de Coco, des Feuilles de vigne farcies crétoises, Compote d’oignons et la pissaladière, au Poisson cru mariné au citron, servi avec le rougail à la tomate, Cari, Couscous, Moussaka, ou Gigot d’agneau mariné au vin rouge parfumé d’épices, sans oublier, bien sûr, la fameuse Marquise au chocolat ou les Iles flottantes.


    Mais ce livre de recettes est particulier car il est  ponctué des textes de 33 écrivains de théâtre, metteurs en scène, acteurs, danseurs, musiciens, étant passés par la Chartreuse et qui ont en mémoire l’accueil chaleureux de la table de Coco, et sa cuisine aux saveurs riches, façonnée par ses séjours aux quatre coins du monde. Avec leurs mots, ils racontent les traces vives laissées sur les palais et dans les cœurs.

 
Coco Scènes de cuisine 

 

 

Scènes de cuisine, recettes de coco et mélanges d'artistes

Editions Espaces 34
coédition avec la Chartreuse-CIRCA

ISBN : 978-2-84705-072-1
EAN : 9782847050721
16x16 cm, 160 p., 16 €

avec 80 photographies en couleur des plats, artistes et lieux.

 

 

Ce livre peut être commandé:

- chez AMAZON: cliquez ICI

- chez DECITRE: cliquez ICI

- chez GALLIX: cliquez ICI

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:29

Suite de l'article "Les Poggiolais actifs".

   

Le grand nombre de Poggiolais habitant en TUNISIE est le fait qui frappe quand on examine la liste des adhérents du Syndicat d'Initiative de Poggiolo en 1924 et des années suivantes (voir articles des 15 et 21 juin).

SI carnet

  

   A cette époque, nombreux étaient les insulaires qui, chassés de leurs villages par la misère, servaient dans les colonies. Charles CASTELLANI écrit, dans "Le mépris des urnes":

   "On estime qu'en 1934 l'administration coloniale comprenait 20% de Corses, jusqu'à 50% dans certains territoires, et que 22% étaient présents dans l'armée coloniale." 

 

    Mais l'originalité des Sorrinesi (les Corses originaires des DEUX SORRÙ) est leur concentration en TUNISIE où ils avaient formé un véritable empire sahélien.

 

      Le carnet des cotisations révèle que 10 membres du Syndicat d'Initiative (18,87% du total des adhérents ou 55,55% de ceux vivant dans les colonies) travaillaient en Tunisie dans l'administration: 5 dans l'enseignement (Martin DEMARTINI, Charles, Dominique et Jean DESANTI, Julie LAMON et Dominique NIVAGGIOLI), 3 dans la police (César et Noël ANTONINI et Jean-Baptiste DESANTI), 1 dans les PTT  (Charles COLONNA) et 1 à la Direction de l'Agriculture (Thimaute COLOMBANI).

   Mais cette liste est trop incomplète pour connaître l'importance réelle de cet empire sahélien.

 

GALLINI avant guerre: l'implantation de l'empire

     Les Corses ont été nombreux en Tunisie dès avant le début du protectorat français. Mais leur nombre, et surtout celui des Sorrinesi, augmenta rapidement grâce à un compatriote qui était décédé un an avant la création du Syndicat d'Initiative: Jean François GALLINI.

 gallini jean francois0492r3

 

    Né à AJACCIO en 1860, d'une mère POZZO di BORGO, Jean François GALLINI, après ses études secondaires dans sa ville natale, va faire son droit à MONTPELLIER tout en y accomplissant le service militaire. De retour à AJACCIO en 1885, il s'inscrivit au barreau.

    Dans le même temps, il faisait son apprentissage politique comme rédacteur en chef du "Journal de la Corse", le vieil organe républicain de l'île, et comme élu du canton de SALICE au conseil d'arrondissement d'AJACCIO (1886-1888).

    Puis, dès 1888, GALLINI quitta la Corse pour SOUSSE, dans le Sahel tunisien, où l'on créait un tribunal de première instance. C'est là que désormais sera sa vie. Il y épousa en 1889 Virginie BALZAN.

    Devenu avocat-défenseur depuis 1894, il fut nommé vice-président de la municipalité de SOUSSE, et accomplit dans sa petite patrie d'adoption des travaux considérables.

    Il représenta la circonscription de SOUSSE-KAIROUAN (3e collège) à la Conférence consultative de la Régence. Elu en mai 1896, il fut réélu en 1900, 1905, 1912 et 1920. Il fut secrétaire de cette assemblée en 1906 et 1909.

    Comme l'écrivit "La Dépêche tunisienne" du 10 juin 1929, il était un "bon serviteur à la chose publique qui, jusqu'à sa dernière minute, se dévoua pour elle et pour sa chère cité, dont il était si fier, qu'il voulait toujours plus belle, en un mot en faire non plus seulement la perle du Sahel, mais la perle de toute la Tunisie."

    Mais la Corse lui restait également très chère et il y continua une importante carrière politique.

    Ses compatriotes l'élirent, en 1909, conseiller général du canton de VICO. Il fut membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) que fonda Adolphe LANDRY en 1919.

    La distance entre ses deux bastions électoraux ne semblait troubler personne.

   Il est vrai que, en même temps, le canton de SOCCIA était représenté au conseil général par Antoine LECA, alternativement consul à Palerme, Naples et Cagliari !!!

    Ses fonctions lui permettaient ainsi d'être tout naturellement un "Grand pourvoyeur de places" dans la Régence, ainsi que l'indique CASTELLANI (dans "Le mépris des urnes"). Beaucoup de Corses obtinrent ainsi des postes grâce à celui qui fut surnommé "l'Empereur du Sahel".

 

GALLINI empereur Sahel 1922   (caricature de "l'empereur du Sahel" en 1922)

 

Entre les deux guerres mondiales: l'apogée de l'empire

  Les Sorrinesi purent s'installer en nombre dans ce territoire. Dans le "Dictionnaire illustré de la Tunisie" publié par Paul LAMBERT en 1915, 64 personnages sont mentionnés comme nés en Corse, dont 7 dans les Deux Sorru:

  Nés à SOCCIA:

   - Joseph DEFRANCHI, directeur d'école et receveur des Postes et Télégraphes

    - Octave OTTAVY, entrepreneur de travaux publics

    - O. RUTILY, entrepreneur et directeur de journal

  Né à ORTO:

    - Jean PAOLI, avocat, capitaine de réserve et conférencier.

  Nés à VICO:

    - Philippe-Toussaint ANDREANI, collecteur aux Contributions diverses.

    - Bernard VERSINI, huissier

    - Jean François GALLINI

    On peut ajouter GIANNESINI François, né en 1878 à VICO, en Tunisie depuis 1895, directeur d’école et président de la Coopérative oléicole de Ghardimaou. (Source : Arrouas : "Le Livre d’or de la présence française"). Aucun Poggiolais n'est cité mais plusieurs s'installèrent entre les deux guerres  mondiales, comme le prouve la liste des adhérents du SI.

    Le zénith de "l'Empereur du Sahel" se place immédiatement après la première guerre mondiale, toujours sur ses deux espaces géographiques.

    - Dans la Régence, il était administrateur de "La Dépêche tunisienne", journal qui avait à l'époque le quasi-monopole sur la presse quotidienne en français de Tunisie.

    - En Corse, en janvier 1920, il devint vice-président du Conseil général.

    Trois mois après, les délégués corses l'élirent sénateur. Le 11 avril 1920, il obtint 417 voix contre 346 à son concurrent, TUTTI-FERRANDI, sur 794 inscrits, 780 votants et 772 suffrages exprimés. Il remplaçait ainsi le sénateur GAVINI qui, élu député de la Corse, avait démissionné le 7 janvier précédent.

    Au renouvellement du 9 janvier 1921, Jean François GALLINI ne retrouva son siège qu'après une lutte passionnée. Il eut pour collègues de département SARI élu au premier tour, et Paul DOUMER, élu comme lui, mais devant lui, au deuxième tour (DOUMER 414 voix, GALLINI 400 voix). DOUMER était sénateur de Corse depuis 1912 et le resta jusqu'à son élection à la présidence de la République  en 1931. Avec 398 voix seulement, le parfumeur François COTY était battu (voir ICI).

    Cependant, GALLINI venait d'obtenir, le 11 décembre 1922, sa consécration de Français de Tunisie. Elu en novembre membre du Grand Conseil - qui remplaçait la Conférence administrative - par la région de SOUSSE-KAIROUAN-THALA, il fut, bien que la maladie le tienne éloigné des travaux de l'assemblée, porté, à l'unanimité, à la plus haute fonction élective de Tunisie : celle de vice-président du Grand Conseil.

    Jean François GALLINI mourut le 20 avril 1923. "Aussi ses obsèques, tant à Tunis où l'on vit l'archevêque de Carthage, le maréchal Franchet d'Esperey et le général Robillot, qu'à Sousse où accourut la foule émue de ses administrés, sont-elles particulièrement imposantes."  («Dictionnaire des Parlementaires français», Jean Jolly)

    Le conseil municipal fit construire un mausolée, et une souscription qui obtint un grand succès permit d'ériger une statue qui fut inaugurée en juin 1929.

Gallini monument

    Il était officier de la Légion d'honneur, grand-officier du Nicham-Iftikhar et commandeur de la Couronne d'Italie.

    Son fils Charles fut nommé en 1934 vice-président de la municipalité de SOUSSE mais mourut rapidement et fut remplacé par Séraphin ZEVACO. Dans le Grand Conseil, siégeaient aussi son beau-frère, le colonel FELICI, et l'avocat Jean-Luc GALLINI.
    Né à Vico en 1902, Jean-Luc GALLINI avait fait ses débuts journalistiques dans "La Dépêche Tunisienne". Il devint président de la Fédération des Groupements Corses de Tunis. Fondateur du journal "La Corse Nord-Africaine", hebdomadaire en langue française et en langue corse, en 1925, il décéda en février 1936.

    Le frère de Jean François était receveur des PTT en Tunisie.

  Un boulevard de SOUSSE, entre la gare et le port, eut le nom de "Sénateur François GALLINI". Il s'appelle maintenant "avenue Muhammad MAAROUT".

 

Sousse plan

(plan de SOUSSE en 1937)

 

    Le texte publié par Emile RIPERT (dans "La Corse touristique", mai 1931) pour les 50 ans du traité du Bardo (qui institua le protectorat français sur la TUNISIE) s'applique bien à GALLINI et à tous les Sorrinesi:

    "A côté de ces Provençaux, les Corses ont constitué l'armature la plus ferme, officiers, douaniers, professeurs, instituteurs, employés, tous gardent au fond du cœur le souvenir de l'île enchantée, où l'été des navires directs les rapatrient de Tunis vers Ajaccio, tous, fidèles à leur passé, à leur pays, à leur famille, attendant l'heure du retour définitif, ou bien résignés à devenir aussi des Nord-Africains, et retrouvant, d'ailleurs, en Tunisie, comme en Algérie, toute une parenté qui leur refait une patrie."

 

Après-guerre: l'héritage maintenu

   Les positions de GALLINI en Corse s'effacèrent vite. En 1921, son élection de conseiller général de VICO fut annulée pour fraude électorale. Le 8 juillet 1923, François COTY fut élu sénateur à sa place. (voir ICI). Mais, en TUNISIE, l'empire des Sorrinesi survécut jusqu'à l'indépendance.

    Trois faits passés en 1949 le montrent très bien:

    1 - Cette année-là, Marie et Jean-Martin FRANCESCHETTI, de POGGIOLO, firent leur voyage de noces dans les propriétés de leurs cousins POLI, de GUAGNO, à SFAX.

    2 - 1949 fut l'année du mariage de Gisèle PAOLI, de SOCCIA, avec Georges VECCHIONACCE, à l'église St Joseph de TUNIS.

    3- Un film des Actualités Françaises, diffusé par l'INA, montre la visite, en novembre 1949, du résident général Jean MONS à SOUSSE, complètement reconstruite et modernisée après les ravages des combats d'avril 1943 entre Allemands et Alliés. A cette occasion,  MONS décora de la légion d'Honneur Maître ZEVACO.

    Séraphin ZEVACO (1893-1969) était originaire de VICO. Avocat, membre du Grand Conseil de Tunisie, rapporteur général du Budget de Tunisie, Vice-Président délégué de la municipalité de SOUSSE (de 1935 à 1956), il fut l'élève et le continuateur de "l'Empereur du Sahel".

   Cliquez sur la photo pour voir le reportage.

Gallini: Zevaco légion d'honneur

   Mais ce furent les derniers feux. L'empire sahélien des Sorrinesi disparut avec l'accession de la Tunisie à l'indépendance en 1956.

 

    Des Sorrinesi se souviennent-ils que leurs familles participèrent à l'histoire de cette enclave coloniale très particulière? Certains n'auraient-ils pas dans leur maison quelques objets de style oriental venant de là-bas?

 

P.S.: il est à signaler que Séraphin ZEVACO était le père de Mgr Pierre ZEVACO qui fut évêque à MADAGASCAR et qui passe ses vacances d'été dans la cité vicolaise.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 15:52

    Le magazine "GÉO" consacré à la Corse (article du 30 juin) est accompagné de "La Corse des villages", une édition spéciale du GEOGUIDE de Gallimard. L'île est divisée en 5 "géorégions" présentée chacune par une carte.

  carte golfe Porto

    Celle intitulée "Autour du golfe de Porto" montre bien Vico, Murzo, Guagno-les-Bains, Orto, Guagno, Soccia, et même Muna. Mais aucune mention de Poggiolo, alors que le village est cité dans l'article de Sylvie BUY. Dommage, très dommage.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 17:22

 

Quand l'été débute, la Corse bénéficie toujours de l'attention des magazines qui publient leurs numéros "spécial vacances". "GÉO" se plie à cette habitude avec son numéro de juillet qui vient à peine d'être mis en kiosque. Nous ne citerons pas tous les articles dédiés au "meilleur de la Corse" mais seulement celui qui concerne notre micro-région (il était annoncé dans la note du 12 juin dernier).

Pages 94 et 95, sous le très bon titre "Ils balisent les chemins des ancêtres", Sylvie BUY décrit le travail de redécouverte des sentiers d'autrefois dans la vallée de LURI et à SORRU IN SÙ.

couverture Géo

 

 

"Avec 250 habitants et quatre villages, la vallée s'étiole, seuls les vieux restent.

   Autre lieu, même combat. Près de Vico, en plein centre de l'île, se trouve une vallée perdue. Petite, blottie au pied du vertigineux Ritondo (2.622 m), Sorru in Sù est enclavée. A trois heures de Bastia, idem de Corte. Panoramas à couper le souffle, lacs cristallins, hameaux cramponnés à la roche... un paradis pour les randonneurs, pas pour ceux qui vivent là. Avec 250 habitants pour quatre villages, la vallée s'étiole. «Seuls les vieux s'accrochent», commente François Tomasi, lui aussi accompagnateur en montagne. Et les passionnés. Comme lui, comme Paul, le berger, Jean-Claude, éleveur de porcs ou encore Jean-Marie et Marie-Ange, hôteliers restaurateurs, et ceux qui vivent de multi-activités ancestrales: charcuterie, fromages, miel, bois, farine de châtaignes, etc. En 2002, François et quelques amis ont créé l'association Chjassi è monti ("chemins et montagnes"). Objectif, là encore: rouvrir d'anciens sentiers pour dévoiler ces sites sublimes et, du même coup, doper l'économie locale. Pendant six ans, Chjassi è monti a cherché des fonds pour démarrer. En vain. «On n'intéressait pas les politiques. Quatre-vingts pour cent des Corses vivent près de la mer. Qui se soucie des montagnes?» grince François. Mais l'homme a la tête dure. "En 2008, on a décidé d'y aller seuls."

   Avec les moyens du bord, l'association a extirpé quarante kilomètres de chemins de la broussaille, misant sur la proximité du GR 20 et du sentier Mare a mare qui relie les deux côtes. En s'y raccordant, Chjassi è monti a créé neuf boucles de randonnée. Un maillage qui dessert les plus beaux sites autour de Soccia, Orto, Guagno et désenclave la vallée.

 


   Leur but? Eviter à tout prix la folklorisation de la Corse de l'intérieur

 
   Le GR 20 est désormais à deux heures de marche, et un nouveau sentier conduit au très prisé lac de Creno, où, selon la légende, le diable sommeillerait pour l'éternité. Les randonneurs, qui peuvent désormais «décrocher» vers la vallée, ont commencé à venir. Les élus eux-mêmes ont fini par faire le déplacement et apprécier le travail. Résultat, en 2009, la collectivité territoriale a décidé de financer un chantier. Une bouffée d'oxygène pour ceux qui choisissent de rester au pays, comme Dumé (Dominique), éleveur, charcutier et muletier, qui s'est installé à Poggiolo, vingt habitants. «Avec ses quatre enfants, il a repeuplé le village! rigole François. Nos chemins sont là pour conduire les randonneurs vers des gens comme lui, qui ont des choses à proposer. On veut des rencontres.»

   Les «faiseurs de chemins» se ressemblent. De l'énergie pour quinze, pas un sou. L'amour de leur terre, une dent contre les autorités. Et une idée fixe: réussir un tourisme durable dans leur microrégion. Ils savent tous que ça ne sera pas facile; déjà, pour ne pas avoir de côtes bétonnées à la Miami Beach, «ça a coûté des centaines de kilos de plastic et des années de prison». Alors, face à un intérêt croissant pour la Corse de l'intérieur, on veille au grain. Pas question de la folkloriser, «du type: jour 1, rencontre avec un faux berger à qui on a collé une barbe blanche; jour 2, soirée danse traditionnelle ... », ironise Robert. «Il faut qu'il y ait une vraie vie, c'est tout.» Et dans ces montagnes dures et magnifiques, c'est bien le problème."

 


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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 19:49

Officiellement, l'été est commencé depuis une semaine, depuis lundi 21 juin.

Il est plus que temps, si ce n'est déjà fait, d'organiser les vacances.

Surtout, ne pas oublier de passer par POGGIOLO.


Le village vous ouvre les bras.

 

accueil Jacques

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 20:14

Comme chaque année, le festival SORRU IN MUSICA est annoncé par une affiche conçue spécialement. Celle de l'année dernière était fort belle (voir ICI). La nouvelle affiche est une réussite avec un violon bien enraciné dans notre micro-région.


Affiche festival 2010  

Elle augure bien d'une édition 2010 qui sera de grande qualité. Le site officiel du festival vient de publier de nombreux détails sur chacune des soirées prévues:

http://www.sorru-in-musica.com/

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 18:55

 

 

Les cloches de l'église Saint Siméon ne sont pas allées à Rome pour Pâques. Elles ont été retenues à Poggiolo pour subir une opération technique, une véritable mutation. A la suite de la décision du conseil municipal, elles viennent d'être électrifiées!!!

Désormais, depuis quelques jours, le tintement se fait entendre à chaque heure de la journée. Le souci d'efficacité et de régularité l'a emporté. Le pittoresque y perd beaucoup mais les nostalgiques pourront se réconforter en sachant qu'il est toujours possible de les actionner à la main.

En tout cas, une page de l'histoire locale vient de se tourner.

 

L'histoire de St Siméon a été contée par plusieurs articles de ce blog, comme celui du 15 février.

 

Les cloches elles-mêmes sont le sujet d'un film réalisé par Thierry CALDERONI et intitulé: "Comment sonnent les cloches poggiolaises". Il est diffusé par la vidéothèque poggiolaise. A voir (et à entendre) absolument en cliquant sur la photo du clocher.

 

 

  clocher St Siméon.jpg

 

Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch échappe à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.

 

 

 

St Roch clocher

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 19:31

La Saint-Jean-Baptiste (qui a lieu jeudi 24 juin) fait partie de ces fêtes traditionnelles qui avaient été abandonnées et que l'on remet en vigueur.

Vico renoue cette année avec la tradition en organisant les feux de la Saint-Jean (renseignements: 06 86 67 11 29/06 84 45 34 36).


feu st jean

Mais, autrefois, feu de la Saint-Jean rimait aussi avec asphodèle!

Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI le rappellent dans leur "Almanach de la mémoire et des coutumes" (Albin Michel):

"En effet, avant la mise à feu du bûcher, les jeunes gens partaient en groupe dans la campagne pour ramasser les fameux taravelli (asphodèles).
A chacun sa provision de munitions! Rentrés au village, ils alignaient les asphodèles à proximité du bûcher, et lorsque ce dernier était enflammé, plaçaient un à un les bulbes dans le feu en tenant la plante par sa tige; quand la chaleur était jugée suffisante, on les retirait du feu et on les frappait violemment contre une pierre. Cela produisait une petite explosion digne d’un pétard!
Le lendemain matin, jour de la Saint-Jean, chaque famille revient chercher dans le tas de cendres les tisons restants. Conservés dans les maisons, ces tisons de la Saint-Jean ont des vertus protectrices importantes, Autrefois, lorsqu'on dépiquait le blé après la moisson, on ne négligeait jamais l'usage de planter l’un de ces tisons dans le tas de blé qui était ainsi mis à l'abri du vol et des sorciers. (...)

 

asphodèle(photo d'asphodèle)

 

Aucune plante médicinale n'est aussi efficace, dit-on, que lorsqu'elle a été ramassée le matin de la saint-Jean, à l'aube. Et cela n'est pas particulier à la Corse. Dans toutes les régions françaises, la tradition veut qu'à cette heure précise, les vertus des plantes soient exaltées. C'est pourquoi l'on procède à une cueillette extrêmement matinale pour faire provision d'arbe salutivare (d'herbes médicinales). Selon les pièves, on attribue à san Ghjuvà l’une de ces plantes.
C'est souvent le millepertuis appelé erba sanghjuvannina ou encore fior di san Ghjuvanni ; mais cela peut être aussi la saponaire (fior di san Ghjuvà) ou bien d'autres encore. (...)

Chaque paese avait jadis ses propres coutumes concernant les plantes de la Saint-Jean. Dans certaines localités, on fabriquait ce jour-là des crucette (petites croix) avec les fiori di san Ghjuvà (achillée mille-feuille) pour aller les planter dans les jardins.

Dans le Niolu, à Bastelica et à Rennu, on allait cueillir de préférence la mauve ou malba dont les feuilles étaient utilisées au cours de l'année pour faire des tisanes efficaces contre la toux. On faisait des bains de bouche et on lavait les enfants avec la tisane de ses fleurs."

 
BONNE CUEILLETTE!
 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de mars et avril dans les Deux Sorru:

cliquer ici. 

 

VACANCES SCOLAIRES COVID

-fin des cours: 

samedi 10 avril

-reprise des cours:

lundi 26 avril (classes maternelles et primaires)

lundi 3 mai (collèges et lycées)

 

 

Le mensuel "INSEME" d'avril vient de paraître:

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

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