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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 00:01

La proximité des villages voisins de Poggiolo nécessite d'être attentif à leur actualité. Il est donc intéressant de connaître les projets du nouveau conseil municipal de Soccia. 

Entretien recueilli par Pascale Chauveau et publiée dans "Corse-Matin" le 18 juin.

 

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Après une première séance tenue le 23 mai dernier pour mettre en place le maire et son premier adjoint, Jean-François Bartoli, fraîchement élu, réunissait à nouveau son équipe ce samedi 13 juin.

Quels sont les ordres du jour de ce premier vrai conseil municipal ?

Avant toute chose, nous devons finaliser l’installation du nouveau conseil municipal : définir les attributions du maire et de mon premier adjoint Ceccè Buteau, le montant de nos indemnités respectives, et les délégations des différentes instances. Et nous évoquerons les projets en cours, à savoir la seconde tranche du réseau d’eau, l’aménagement du presbytère en logements sociaux, et la réhabilitation des logements du groupe scolaire. Enfin, une seule décision sera mise au vote : on ne touchera pas aux taux des impôts locaux ! Mais pour tout ce qui concerne les futurs projets, il y a une réflexion à mener sur la mise en place d’une participation de la population.

La « démocratie participative » est une promesse que beaucoup de candidats aux municipales ont faite pendant leur campagne. Concrètement, comment allez-vous procéder ?

Ce sera une innovation, par conséquent la mise en place du processus reste encore à réfléchir et à inventer. La première question qui se pose est de savoir qui consulter : cela va des résidents permanents, à ceux qui viennent le week-end ou pendant leurs congés, ou encore à l’ensemble des gens qui paient des impôts au village. Il en découlera le mode de consultation : de la simple boîte à idées à l’entrée de la mairie, au site internet. Il faudra ensuite faire le tri et décider quels projets on retient. De ma culture sportive j’ai envie de copier en quelque sorte le « ballon d’or » : parmi cinquante propositions, on choisit trois nominés. Dans tous les cas, en une mandature, si on arrive à faire deux projets structurants, ce sera déjà bien.

Avez-vous déjà une idée de ce que vos administrés attendent?

Bien sûr car depuis un moment déjà, beaucoup sont venus me trouver pour me demander de faire telle ou telle chose. Cela va de la réfection du stade à celle de la salle des fêtes, de l’enterrement des fils électriques à une station photovoltaïque… Sans compter tous ces petits aménagements de confort ou d’embellissement simples à mettre en place, comme installer une poubelle à côté du terrain de boules. Dans tous les cas, je veux définitivement casser l’idée que c’est le maire qui décide de tout, et qui fait tout. Avec mon soutien, chaque conseiller municipal sera porteur d’un projet en fonction de son appétence.

Un dernier point récurrent des campagnes municipales, pendant laquelle nombre de candidats parlaient de réinstaurer du lien social et redyna-miser la vie des villages. Qu’en est-il à Soccia ?

Notre village est réputé pour avoir maintenu de tout temps une tradition festive, et toutes ces dernières années, le comité des fêtes très actif a multiplié les animations tout au long de l’année. Ici, le lien social est bien réel, y compris dans les circonstances plus tragiques.

En revanche, contrairement à la longue tradition socciaise où l’élection du maire donne lieu à un dépôt de gerbe au monument aux morts et à un apéritif avec tous les villageois, la météo d’une part, et les mesures sanitaires d’autre part, ont empêché l’un et l’autre de se faire.

Mais que tout le monde se rassure : dès que ce sera possible, la fête électorale aura bien lieu !

 

 

La nouvelle équipe socciaise

L’équipe municipale : Jean-François Bartoli, maire ; Antoine-François Buteau, premier adjoint. Conseillers municipaux : Jean-Marc Battistelli, Marie Bendler, Romane Etore, Elodie Oblette, Toussaint Ottavi, Padoue-Antoine Ottavy, Jérémy Pardies, Josephine Pinelli-Ottavioli, Séraphin Pozzo di Borgo.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 18:59

Faire de la politique en famille a toujours existé et on connaît de nombreuses communes où les maires qui se sont succédés étaient parents, comme cette année à Poggiolo où le nouvel édile a pris la place laissée par sa mère.

 

Pascale CHAUVEAU montre un cas très particulier dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui mardi 23juin: un couple élu dans deux communes différentes, à Poggiolo et à Soccia.

 

Une erreur est à relever dans l'article. Il est écrit: "les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées". Le rajeunissement est flagrant dans les deux communes mais, si la féminisation est vraie pour Soccia, elle a connu un recul à Poggiolo. En ayant deux femmes sur onze conseillers contre cinq sur sept en 2014, le conseil municipal poggiolais est passé de 71,42% de femmes à 18,18% !

 

Voici l'article:

 

Le 15 mars dernier, Joséphine Pinelli-Ottavioli était élue conseillère municipale de son village de Soccia. Avant elle, sa mère, Marie-Thé, avait occupé les mêmes fonctions avec le maire précédent. Qui plus est, son conjoint, Angeot Pinelli, entame de son côté un deuxième mandat de conseiller municipal… dans l’équipe du village voisin de Poggiolo.

 

Agir en famille pour nos villages

 

Le fait n’est pas si rare dans des micro-régions où les liens se tissent facilement entre habitants de villages voisins et amis. « Mon père est de Soccia et ma mère d’Orto, rappelle Joséphine. Et les parents d’Angeot sont de Soccia et de Poggiolo. Le village où l’on réside ne fait pas oublier pour autant l’autre village de cœur. » Pour Joséphine, qui travaille à la Collectivité de Corse, il y avait depuis longtemps la volonté de s’impliquer dans sa commune, pour donner des idées et faire partie de la dynamique.

Si proches mais si différents

À Soccia comme à Poggiolo, les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées. Pour Angeot, cela permet aux « anciens » de transmettre leur savoir-faire, et aux nouveaux d’amener des idées neuves. Quant à savoir si, dans le couple, il y a le risque de trahir des secrets ou d’avoir des positions antinomiques, voire conflictuelles, la question est balayée par Angeot : « Il n’y a pas de secret dans un conseil municipal censé être public. Et les deux villages, aussi proches soient-ils (à peine 2 km les séparent), présentent des problématiques totalement différentes. » Ainsi, Poggiolo s’avère être l’un des rares villages à ne disposer quasiment d’aucuns terrains communaux, et manque cruellement d’eau, alors que Soccia en regorge. « On va essayer de bricoler un accord avec Soccia pour récupérer l’eau qui se perd pour irriguer les jardins de Poggiolo, poursuit Angeot, mais cela se traitera directement de maire à maire. »

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:07

Une très importante vente de 230 objets corses (livres anciens, autographes, cartes géographiques, monnaies et médailles, tableaux) se déroulera à Marseille le jeudi 25 juin, 5 rue Vincent Courdouan, à 14h30. 

Une partie des livres et des cartes viennent de la collection du Père Joseph Marie GOUGE, qui fut longtemps curé de St Roch d'Ajaccio.

 

Ex-libris du Père Gauge

Ex-libris du Père Gauge

 

Parmi les objets de valeurs, quelques pièces maitresses comme le Code corse, un très beau manuscrit de l’histoire de la Corse écrit par Francesco Canari au XVIIIème siècle ou encore une lettre de "Madame mère", Laetitia Bonaparte en personne.

Les prix estimés varient entre 20€ et 5 000€.

Voici ce qu'en écrit son frère dans la préface du catalogue:

Une partie des livres concernés par cette vente a appartenu à Joseph Marie Gauge, prêtre. Très attaché à la Corse où il exerça son ministère de 1945 à 1990, il en visita tous les villages et découvrit tous ses sommets et autres lieux sauvages. Son attachement provenait de ses racines corses, fier de ce que sa mère portât le même nom que Pietro Felce (Pietro Cirneo) et fût originaire du même village.

Il consacra beaucoup de temps à rassembler le maximum de livres, revues, et documents sur la Corse. Il fut également avec l’abbé Alberti, curé de Calenzana, le découvreur du sarcophage de Sainte Restitude et justifia l’origine des ossements retrouvés à l’intérieur.

Il avait émis le souhait que cette bibliothèque restât en Corse ; malheureusement la vie ne se déroule pas comme on le souhaiterait. Frère (le quatrième) de Joseph et avec maintenant huit petits- enfants, en en ayant beaucoup parlé avec eux, j’ai bien compris que le maintien de cette bibliothèque dans son intégralité et en un lieu unique et surtout sa lecture n’étaient pas à l’ordre du jour pour eux. Je préfère donc en faire profiter d’autres amoureux de la Corse. Cependant en les ouvrant et en les lisant, ayez une pensée pour lui.

 

Exposition publique:

Mercredi 24 juin de 10h à 18h et jeudi 25 juin de 10h à 12h

Renseignements

04 65 65 25 95 - marseille@debaecque.fr


Toutes les photographies sont consultables en ligne sur www.debaecque.fr

 

Pour regarder le catalogue des objets en vente, téléchargez le fichier suivant:.

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:25

 

Que l'on ait été appointé ou bénévole, faire sonner les cloches de Saint Siméon avant leur électrification demandait à la fois du doigté, de l'oreille, de la force musculaire et le sens de l'équilibre. Le son pouvait se produire en tirant les cordes mais aussi en actionnant les battants à la main.

 

C'est de cette seconde manière que, par exemple, le 10 août 2008, Bernard Franceschetti annonça le décès de Pascal Vecchi, comme le montrent les photos suivantes.

 

Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches

 

Mais quelle musique sort du clocher? Il est possible de l'entendre grâce à "Comment sonnent les cloches poggiolaises", film réalisé par Thierry Calderoni à l'occasion de la Toussaint 2008.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 18:48

 

Avant le passage du clocher de Poggiolo à l'électricité, le 16 juin 2010, il fallait faire sonner les cloches à la main, ce qui n'était pas une mince affaire.

 

A la fin du XIXe siècle, le 16 avril 1882, un sonneur avait été recruté par le conseil de fabrique pour "sonner l'angelus, tous les jours, et les messes, les bénédictions le dimanche et les jours de fête". Le poste échut à Baptiste BATTESTI, originaire d'Orto mais marié avec Mattea DEMARTINI (renseignements donnés par Xavier PAOLI et publiés dans "L'Info U Pighjolu" d'avril 2007).

 

Le temps passant, il n'y eut plus de sonneur professionnel et les occasions de faire tinter les cloches de Saint-Siméon furent de plus en plus rares.

 

Mais il existait toujours des sonneurs occasionnels qui se transmettaient le savoir-faire ou le savoir-sonner. Le 30 août 2008, l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo organisèrent une journée de formation qui eut beaucoup de succès et dont nous reproduisons le compte-rendu publié dans le "Corse-Matin" du lendemain. On remarquera la conclusion dont la prédiction s'avéra fausse deux ans plus tard.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

Tintez les cloches!

 

Le 27 juillet à Poggiolo, le festival de Sorru in Musica a été un beau festival lors de sa soirée lyrique en plein air avec des musiciens de renommée internationale.

 

Un mois après, ce samedi 30 août, le festival de sonneurs de cloches a été un beau récital avec des stagiaires «sonneurs» de 20 à 83 ans et, agréable surprise, avec une candidate féminine poggiolaise. Les jeunes avaient de la vigueur, les seniors de la fougue maîtrisée, un beau cocktail où les sons partis du campanile survolaient les montagnes des Deux Sorru au gré des vents en cette matinée ensoleillée. Le campanile construit en 1892 à l'italienne, c'est-à-dire isolé de l'église de quelques mètres, abrite trois cloches qui furent bénies en 1877.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Assourdissant mais sublime

 

Le campanile n'existait pas encore, les cloches étaient alors suspendues à un châtaignier, mais elles étaient là et on les faisait sonner... par un employé appointé au salaire exorbitant de 50 francs (il s'agissait de francs or) révèle Xavier, l'historien du village.

 

Sonner les cloches en étant appointé, certes, mais avec l'obligation d'annoncer journellement l'Angélus, les messes fort nombreuses à l'époque, les fêtes et autres manifestations. Un escalier de bois abrupt de soixante marches dans le campanile permettait d'accéder au plateau des trois cloches, auquel succéda en 1953 un escalier en béton plus confortable. C'est sur ce plateau que se sont retrouvés les stagiaires appliqués, à l'écoute des conseils de Jean-Martin et Xavier. Ces sons, ce bruit, aïe, ale ... , c'est assourdissant mais sublime.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Le bénévolat à l’honneur

 

Ainsi Philippe, l'employé communal, fit preuve d'une grande technicité et maîtrisa les cordes malgré une formation réduite. Quant à Jean-Silius, l'adjoint au maire, la Cicone - la plus grosse des cloches - ne lui fit pas peur et virevolta autour de sa poutre ancestrale. Mélange de sons graves, mélange des genres, sans métronome, faisant fi de la clé de sol ou de la clé de fa ou du battement de la baguette du chef d'orchestre qui n'existe pas. L'association artistique et culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo, organisateurs du stage, ne peuvent se permettre de rémunérer, comme en 1882, un sonneur de cloche, d'où le bénévolat qui est à l'honneur avec l'engagement volontaire de chacun. Il existe, et ce fut cela la beauté de ce stage qui en appellera d'autres.

 

Les cloches de Poggiolo sonnées manuellement ont encore un bel avenir devant elles défiant le progrès des cloches actionnées électriquement.

 

J.-M. F.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:39

 

Une nouvelle heure commence quand la cloche de l'église de Poggiolo sonne. Cet automatisme paraît naturel aujourd'hui mais il n'existe que depuis dix ans.

 

Le conseil municipal avait longuement hésité avant de décider l'électrification du mécanisme. A Soccia, cette modernisation avait eu lieu depuis longtemps. A Vico, elle datait de... 1950.

 

A partir du 16 juin 2010, chaque heure est désormais annoncée par un tintement.

 

Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch a échappé à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.

 

Voici l'article signé J-M F qui annonçait l'événement dans "Corse-Matin" le 2 juillet 2010.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

Dix ans de cloches électrifiées
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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:32

Bertrand CERVERA enfonce le clou: il vient de réaffirmer que le festival Sorru in Musica aura bien lieu cet été!

 

Il se conformera aux prescriptions sanitaires, ce qui entraînera une nouvelle formule et une nouvelle répartition des représentations. La programmation est en cours d'élaboration.

 

Fin juillet, la musique s'envolera dans nos montagnes.

 

Ci-dessous: l'entretien avec Pascale CHAUVEAU publiée dans "Corse-Matin" dimanche 14 juin.

 

La volonté de Cervera permettra d'avoir Sorru in Musica 2020
Bertrand Cervera : « Le festival Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte »
 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Alors que la liste des concerts, spectacles et festivals annulés en raison de la crise sanitaire continue de s’allonger, Bertrand Cervera, directeur artistique et initiateur du festival de musique classique Sorru in Musica, confirme que les concerts se tiendront bien du 20 au 30 juillet prochains.

Vous maintenez donc le festival ?

Oui. Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte. Même si les contraintes sanitaires devaient nous obliger à donner quatre concerts par jour, avec seulement 10 personnes dans le public, au lieu d’un seul concert avec davantage de monde ! Il n’y a pas de raison de ne pas organiser le festival : les concerts sont gratuits, nous sommes aidés et subventionnés, il y a une vraie volonté politique d’éducation populaire. Et puis, un concert, c’est quelque chose de vivant, avec des vibrations ; la musique et la culture sont aussi importantes que les médicaments !

Pendant le confinement, vous avez d’ailleurs réalisé des concerts en live sur les réseaux sociaux…

Les gens avaient envie de ce lien. Tous les dimanches, à 17 h 30, nous donnions un concert live sur Facebook, et environ 1 500 personnes se connectaient instantanément pour y assister. Nous sommes tous musiciens dans la famille, et un petit orchestre a été constitué avec ma femme, mes deux filles et l’un de mes fils. On a donné huit concerts au cours de ces deux mois et nous avons comptabilisé un total de 370 000 vues. Sans compter que ces lives ont été rediffusés sur Via Stella, France Musique et France Inter. Dès la levée du confinement, François-Aimé Arrighi m’a également autorisé à donner un concert à l’Ehpad de Vico, dont il est le directeur. C’était important de ramener un peu de vie dans un lieu particulièrement coupé du monde.

Les traditionnelles master-classes du festival pourront-elles avoir lieu ?

Au vu de toutes les informations collectées, notamment auprès du couvent de Vico, qui accueille les élèves de l’académie, et de la Jeunesse et des Sports, qui nous a fourni le nouveau protocole sanitaire pour la prise en charge de groupes de mineurs, toutes les conditions peuvent être réunies pour que ces master-classes aient bien lieu. D’autant que, pour avoir beaucoup joué cet hiver dans les écoles, notamment en Haute-Corse, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de demandes de gens d’ici.

Néanmoins, pour l’heure, vous ne donnez pas encore le détail de la programmation…

À ce jour, il faut quasiment reprendre tout le travail d’organisation à zéro et recontacter chaque maire, de chaque village, pour savoir qui souhaite nous accueillir, si cela se fera dans les églises ou en extérieur, et dans quelles conditions. La troupe ira où le vent nous amènera, et ce sera peut-être le festival le plus génial. De ce fait, la plaquette qui fait office de programme n’est pas encore réalisée, mais nous la ferons quand même, en y mettant gratuitement tous les annonceurs des années précédentes. Ce sera une façon de rendre ce qui a été donné. Par ailleurs, il est prévu que les musiciens arrivent cinq jours avant le début du festival, pour que l’on enregistre des modules qui seront diffusés sur une chaîne YouTube. Cela permettra à ceux qui ne pourront, ou ne voudront pas se déplacer, d’assister quand même aux concerts, puisqu’ils seront postés dès le lendemain. C’est vrai que cela va nous donner plus de travail, et entraînera un surcoût lié à la captation, au mixage, aux prises de son… Mais cela montre aussi que Sorru in Musica se veut novateur tout en gardant l’esprit du départ.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 22:56

 

Le roi de Prusse Frédéric le Grand connaissait Poggiolo...

 

... ou, du moins, il aurait pu connaître son existence en examinant cette carte publiée dans "Istoria del Regno di Corsica".

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

Cet ouvrage fut publié de 1770 à 1772, en quatre tomes, à Florence, c'est-à-dire au moment où la Corse devient française. Son auteur, Gioacchino CAMBIAGNI, naquit dans cette ville en 1747 et y décéda en 1822. Fils de l'imprimeur officiel du grand-duc, il se destina d'abord à la carrière ecclésiastique mais l'abandonna après avoir obtenu le titre de "dottore" à l'Université de Pise en 1772. Dans son "Istoria"; il est donc encore qualifié de "abate" (abbé).

 

La décision d'écrire une Histoire de la Corse lui était venue de sa fréquentation des nombreux exilés corses réfugiés à Lucques, Pise, Florence. Il rencontra souvent et sympathisa avec Pascal PAOLI. Dans une lettre datée de 1800, "u Babbu di a Patria" le désigne comme "caro e buon amico Cambiagi".

 

Son ouvrage est basé sur une abondante et hétérogène documentation, ce qui ne lui évite pas certaines erreurs.

 

Au XXe siècle, l'universitaire fasciste et irrédentiste italien VOLPE estima qu'il s'agissait d'un"œuvre fondamentale".

 

Ces éléments biographiques sont extrait de la notice écrite par Gabriele Turi - Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 17 (1974)

 

Poggiolo chez le roi de Prusse

 

En première page, il est écrit que ce livre est dédié "alla sacra recale maestà di Federigo III re di Prussia Elettore di Brandemburgo".

 

Depuis 1740, et jusqu'à sa mort en 1786, la Prusse et le Brandebourg étaient gouvernés par Frédéric II le Grand qui fut le premier de la dynastie HOHENZOLLERN à porter le titre de Roi de Prusse. Mais pourquoi CAMBIAGI lui donna-t-il le numéro III ?

 

La dédicace ne prouve pas le moins du monde que Frédéric avait un exemplaire de "Istoria" à Berlin. S'il en eut un, on peut imaginer qu'il aurait pu remarquer les village de Sorru in Sù sur la carte d'accompagnement.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

Les quatre villages de Sorunzu, ainsi qu'il est écrit sur la carte, sont bien présents avec l'orthographe italienne correcte, sauf Orto qui est devenu Orta. Leurs emplacements les uns par rapport aux autres ne sont pas vraiment conformes à la réalité. Attention! L'orientation de la carte place le Nord à droite.

 

Orto et Poggiolo sont représentés par un petit cercle signifiant "Paese piccolo". Guagnais et Socciais apprécieront que, pour leurs village, il est utilisé un autre signe qui veut dire "Paese grande"


 

Poggiolo chez le roi de Prusse

 

Curieusement, le plateau de Camputile est représenté comme une localité. Les lacs de Creno et de Ninu (nommé Dino) sont dessinés mais beaucoup plus à l'Est que dans la réalité. Il en sort des cours d'eau dont le nom n'est pas inscrit.

 

Les côtes sont bien représentées mais les erreurs ou les imprécisions pour l'intérieur montrent que les géographes de cette époque n'allaient pas sur place et se recopiaient souvent.

 

Avec la mise en place de l'administration française, les cartes s'améliorèrent vite, avant même l'aboutissement du plan-terrier (voir l'article Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier).

 

Merci à Jean-Luc, d'Orto, pour nous avoir communiqué ce document.

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:00

 

Dimanche, une soirée a fêté à Murzo la fin de l'action de solidarité des "P'tites mains". 

 

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

 

 

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 06:59
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

 

 

TOUTES NOS CONDOLÉANCES

 

 

Les familles Buteau et Medurio dans la peine
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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