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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:24

    Un article précédent (voir ICI) émettait la suggestion d'apposer une plaque à la mémoire de la victime de l'attaque du 17 août 1931 à Guagno-les-Bains.

   Certains lecteurs de ce blog nous ont fait remarquer qu'il existe une plaque sur la façade de l'établissement thermal mais qu'elle doit comporter une erreur de date.

 

plaque Guagno les Bains

 

    Effectivement, les trois dernières lignes comportent la phrase: "Ici, l'impératrice Eugénie et l'empereur Napoléon III ont pris les eaux". Or, elles sont sous les gros chiffres de l'année "1808".

    L'anachronisme semble évident. Louis-Napoléon BONAPARTE, élu président de la République en 1848, organisa un coup d'Etat le 2 décembre 1851 et prit le titre de NAPOLÉON III le 2 décembre 1852. L'écart de date est important.

    L'examen de l'histoire de la station thermale permet de résoudre la contradiction.

    Les propriétés curatives de la source étaient connues depuis longtemps. Mais le décret impérial de NAPOLÉON Ier du 18 août 1808 (document ci-dessous) créa un contrôle médical et nomma un médecin inspecteur des eaux minérales. Ce fut Louis DEFRANCHI, de Soccia. Cette date est donc prise comme celle du démarrage réel de la station thermale.

    L'explication est facile à trouver mais la disposition des lettres et chiffres sur la plaque entretient une ambiguïté chronologique.

L'anachronisme de la plaque
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 16:54

Le retentissement de l'attaque de Guagno-les-Bains par CAVIGLIOLI le 17 août 1931 fut immense.

Il fut tel que Jean BAZAL, dans "Avec les derniers bandits corses", écrit:

"L'attentat soulève un grand mouvement d'indignation, contre les bandits corses qui s'attaquent aux malades et aux infirmes. CAVIGLIOLI essaie de justifier son assassinat par la légitime défense. Mais ça ne prend pas. Les pouvoirs publics se décident à agir."

Effectivement, avec cet attentat, la coupe était pleine car le banditisme corse avait atteint un niveau exagéré.

UN NIVEAU EXAGÉRÉ

Après la guerre de 1914-1918, le maquis se remplit de bandits "modernes" qui avaient des audaces et des audiences croissantes. La situation est bien décrite par la contribution de l'universitaire Ralph SCHOR au colloque sur "LE BANDITISME ET LES REVOLTES DANS LES PAYS MEDITERRANEENS" qui s'est tenu à Nice en octobre 1981. En voici le texte:

"Vers 1930, de nombreux cantons situés dans les régions montagneuses du centre de l'île étaient contrôlées par des bandits.

Le bûcheron SPADA régnait dans la CINARCA. BARTOLI, jadis transporteur routier, était campé près de Zicavo. CAVIGLIOLI était installé dans le secteur de SAGONE. L'ancien gendarme BORNEA s'était également constitué son propre fief.

Ces individus, dépourvus de scrupules et influencés par les méthodes en vigueur dans le "milieu" des grandes villes du continent, avaient formé des bandes armées et réalisaient des profits grâce au vol, au chantage, au "racket", à la prostitution. Ils ne rançonnaient généralement pas les touristes, mais bien plutôt les industriels et commerçants corses, particulièrement les hôteliers, à qui ils promettaient de ne pas gêner leurs activités, contre paiement d'une forte somme. Les bandits ne se privaient pas d'intervenir dans les joutes électorales ; ils faisaient élire des maires, ils exerçaient des pressions sur les délégués chargés de désigner les sénateurs, ils prélevaient des taxes sur certains candidats; les politiciens les moins scrupuleux recherchaient l'appui, souvent efficace, de ces puissants personnages.

Les succès qu'ils remportaient et la longue impuissance des forces de l'ordre avaient donné aux bandits l'impression qu'ils possédaient un pouvoir presque illimité. Grisés, ils se comportaient souvent en véritables souverains : ROMANETTI se disait roi de CINARCA, Bartoli se proclamait gouverneur des cantons de Zicavo et Santa-Maria-Siché. Ils dictaient leurs volontés, ils adressaient des ultimatums par voie de presse, ils rendaient leur justice, ils arbitraient des conflits entre débiteurs et créanciers, ils interdisaient le port d'armes aux policiers traversant leur territoire.

CAVIGLIOLI s'était réservé le droit exclusif de la chasse dans les plaines de SAGONE et du LIAMONE; SPADA avait interrompu durant deux mois le service postal entre AJACCIO et LOPIGNA.

Les contrevenants s'exposaient à la mort ; BARTOLI était responsable de quinze assassinats, SPADA de treize. Dans l'arrondissement d'AJACCIO, cinquante personnes, dont six gendarmes, furent tués durant les années 1930 et 1931."

TROMBINOSCOPE DES BANDITS

On voit dans cet extrait l'importance du banditisme, et particulièrement dans les Sorru et en Cinarca-Cruzzini:

- Dans un article antérieur (http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-securite-de-la-circulation-dans-les-d-78924168.html), ce blog a raconté la rencontre du député de MORO-GIAFFERI avec le bandit Joseph BARTOLI près de SAGONE pendant l'été 1931.

Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains. N°2: la coupe est pleine

- Nonce ROMANETTI, né à CALCATOGGIO, prit le maquis en 1913. Son audace et son dandysme lui donnèrent une grande célébrité. Il arriva, à EVISA en mai 1922, à serrer la main du président de la République Alexandre MILLERAND qui faisait un voyage officiel en Corse. En 1923, son soutien à François COTY lors des élections sénatoriales coûtèrent son siège à l'industriel (voir l'article qui l'évoque ICI). Le cinéaste Abel GANCE (voir photo ci-dessous) le rencontra pour préparer un film sur lui.

Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains. N°2: la coupe est pleine

Il périt finalement dans une embuscade (tendue par un de ses complices?)  sur la route de LAVA à PEVANI le 26 avril 1926. On dit que cinq mille personnes l'accompagnèrent à sa dernière demeure dans le cimetière communal de CALCATOGGIO.

 

   - André SPADA, né en 1897, était originaire de LOPIGNA. Un soir d'octobre 1922, à SARI d'ORCINO, pour défendre son ami Dominique RUTILI, il tira sur des gendarmes, en blessa mortellement l'un d'entre eux avant de prendre le maquis.

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/173011/gd/1235476632/Bandit-Spada-photo-de-presse.jpg

Après la mort de ROMANETTI, il se mit en ménage avec Antoinette LECA, l'ancienne compagne de celui-ci. Il reprit même son repaire de la bergerie LECA, à la PUNTA, entre la mer et la forêt domaniale de CALCATOGGIO. Il en fit à la fois une forteresse d'où il pouvait voir de loin le danger arriver et un petit palais où il recevait ouvertement ses amis et obligés.

 

     - François CAVIGLIOLI, né en 1898 dans le village de LOPIGNA, s'était installé en 1930 à TIUCCIA où l'hôtel Miramar devient son quartier général. Toute la zone de SAGONE à la plage de la LISCIA devint son fief. Il y plaça des écriteaux interdisant la chasse sans son autorisation. D'abord ami de SPADA, amoureux de sa sœur Marie, il s'opposa à celui-ci lors de la rupture du couple. En décembre 1926, SPADA, par un coup de fusil, lui fracassa la machoire et le rendit borgne. En octobre 1930, au matin d'une nuit bien arrosée dans une auberge de PAOMIA, il abattit Ange Antoine SIMEONI, ancien maire de GUAGNO, qui, sous les vapeurs de l'alcool, s'était vanté de ne pas avoir peur de lui. C'était lui, l'agresseur de GUAGNO-les-BAINS.

 

LES HAUTS-LIEUX DU BANDITISME

Cette carte représente, entourés en rouge, tous les lieux cités dans cet article, sauf Evisa et Lava qui sont en-dehors.

Le cercle jaune, entre Pevani et Calcatoggio, indique la position du repaire de la Punta.

Cliquer sur la carte permet de l'agrandir.

 

hauts-lieux

(à suivre)

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:26

Depuis quelques mois, des édicules sont visibles au bords de la route et de certaines rues de villages comme ici à Soccia.

conteneurs tri sélectif

Ces rectangles bétonnés sur trois côtés abritent les conteneurs multicolores pour le tri sélectif des déchets. La couleur du couvercle est différente selon que le récipient est destiné à recevoir du verre, des emballages, du papier ou des déchets ménagers.

Ces emplacements n'existaient pas à Poggiolo car le village ne fait pas partie de la communauté de communes des Deux-Sorru qui a organisé ce tri sélectif. Le maire de Poggiolo, Angèle PINELLI, a obtenu de bénéficier de ces conteneurs. Leur mise en place et en service est imminente. Et les Poggiolais participeront efficacement au développement durable.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:15

A l’initiative du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, la Fête de la Science offre l’occasion aux chercheurs et aux passionnés de partager leur savoir en communiquant à un très large public le goût des sciences et en suscitant des vocations. Cette année, la 20ème édition de la Fête de la Science se déroulera du 12 au 16 octobre et aura pour thématiques-phares la chimie, la forêt et les outre-mer Français.

casa di u mele MurzoRépartie pour la première fois, depuis son lancement, dans 7 micro-régions de la Corse (et non en village des sciences) venez fêter la science tout près de chez vous !


Dans les Deux Sorru, le lieu choisi est la Casa di u Mele à Murzo.

 

 

→ Pour les écoles et le tout public
MURZO – Maison du Miel

13 au 15 octobre de 9h à 12h et de 14h à 17h
Atelier/Animation/Exposition (Parc naturel régional de Corse)

Découvrir la vie des abeilles, leur rôle essentiel dans la reproduction des plantes et la biodiversité, l’organisation d’une ruche, le rôle de la reine, des ouvrières et des mâles. Identifier la flore mellifère et connaître le métier d’apiculteur. Outils: une malle pédagogique en forme de ruche comprenant des maquettes d’insectes, un cd-rom bilingue (français-corse), un jeu des 7 familles, et une exposition pour tout savoir de la fleur au miel.

Contact : MARCELLI Vanina – 06 82 89 60 18
Réservation obligatoire

 

L'ensemble des manifestations organisées en Corse se trouve à l'adresse:

http://cpie-centrecorse.fr/

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 18:59

Les événements tragiques du 17 août 1931 à Guagno-les-Bains ont marqué les mémoires et ont eu un grand retentissement. (voir l'article précédent ICI) .

Le gouvernement organisa la grande opération du mois de novembre 1931 qui élimina totalement tous les bandits du maquis (ce blog en fera bientôt le récit). 

Ces motifs seraient suffisants pour imaginer d'apposer une plaque-souvenir sur  les murs de l'établissement thermal.

zitelli Guagno les bains

 

 

Avec la plaque déjà présente sur sa façade, son rôle de lieu de mémoire serait accentué.


Le moment est particulièrement adéquat puisque nous sommes à exactement quatre-vingts ans de ces moments importants.

Serait-ce à la mairie ou au conseil général de concrétiser le projet?

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:38

    Le début du XXème siècle, jusqu'à la seconde guerre mondiale, a été un "âge d'or" pour Guagno-les-Bains.

    Même après la fermeture de l'hôpital militaire en 1883, le hameau recevait de nombreux curistes et touristes. Le "Guide bleu" de 1939 écrit que ce lieu "est non seulement une station thermale très fréquentée, mais aussi une villégiature et un centre d'excursions recommandables dans une contrée accidentée et pittoresque.". Et d'énumérer ensuite les hôtels du lieu:

   

- Grand Hôtel Continental (ouv. toute guagno les bains hôtel l'année; autos et calèche à Vico à l'arrivée de l'autobus t. l. j. pendant la saison; gar.)  

- Central

- de la Terrasse 

- Martini

- Villa des Fleurs

- de l'Etablissement thermal (du 1er juin au 30 septembre)

 

    Il faisait bon vivre mais, voici 80 ans, un drame troubla la fête et fit une très mauvaise publicité à GUAGNO-les-BAINS. Ce fut le 17 août 1931. Reprenons le récit qui parut le 24 août dans "Le Petit Provençal", journal marseillais qui avait une importante rubrique corse.

 

 

    "Mardi dernier, vers 9 heures du matin, le bandit CAVAGLIOLI François et ses deux neveux TORRE Jean-Baptiste et CAVAGLIOLI Toussaint - ce dernier âgé de 17 ans - sont arrivés à GUAGNO-les-BAINS. Ils étaient tous trois armés de fusils et de pistolets avec cartouchières garnies.

   Dès leur arrivée dans cette station d'été, très fréquentée par les malades et les estivants, ils sont allés aux hôtels Casta, Martini Pascal et au débit Leca. Sous la menace de leurs fusils braqués dans la direction des patrons de ces établissements, ils ont exigé le versement de sommes variant de 1.000 à 5.000 francs.

   Après quoi, le bandit CAVAGLIOLI François a posté ses deux neveux au coin de l'établissement thermal tenu par M. Michel SIMONGIOVANNI et lui-même est rentré dans la cour de l'hôtel, a fait lever les mains en l'air aux clients de l'établissement qu'il a rencontrés, puis se plaçant au bas d'une fenêtre, il a appelé le patron: "Michel!  Michel !", son fusil braqué dans la direction de la fenêtre où le propriétaire était susceptible de paraître."

 

    Michel SIMONGIOVANNI, concessionnaire de l'établissement, avait refusé, quelque temps auparavant, le racket établi par le bandit et avait déclaré: "Plutôt que de verser à Caviglioli la somme qu'il me réclame, je suis prêt à lui flanquer cinq balles dans le front" (extrait de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses", 1973).

 

   "Ce dernier n'ayant pas répondu, CAVAGLIOLI s'est retiré et, de la route, ses neveux et lui ont tiré une trentaine de coups de fusils sur les fenêtres de l'établissement.

   Notre malheureux concitoyen, M. Antoine GUAGNO, qui se trouvait dans sa chambre avec sa jeune femme, atteint à la tête par une balle, fut foudroyé."

 

    Certains textes, mis en référence par Pierre LECCIA sur GENEANET dans sa notice sur Antoine GUAGNO, évoquent l'imprudence de la victime qui se serait mise à la fenêtre pour regarder ("Le Figaro", 26/08/1931, p. 4) ("L'Humanité", 26/08/1931, p. 1) ("Ric et Rac", n° 140, 14/11/1931, p. 2). Les articles se partagent pour localiser l'impact de la balle (tête ou cœur).

    Antoine GUAGNO était né en 1900 à Ajaccio où son père Sébastien dirigeait un important garage. La publicité ci-dessous est extraite de la revue "A Muvra".

garage Guagno

   Le journal continue:

  "Avant de se retirer vers les collines de LETIA, les bandits ont mis le feu au pré qui s'étend en contrebas de l'établissement thermal."

 

    Il s'agit du terrain sur lequel a été ensuite construit l'Hôtel des Thermes.

 

    Cet article fut complété le 26 août par le même journal qui, dans un nouveau récit de l'événement, donna des détails supplémentaires sur la fuite des bandits:

 

   "En s'éloignant, les malandrins croisèrent sur leur route le capitaine LECA et M. OTTAVI qui, avec leurs épouses, se rendaient à la source sulfureuse. Sous l'œil noir des fusils, les quatre personnes furent en un tournemain dépouillées de leur argent et de leurs bijoux.

   Quelques heures plus tard, le receveur des Postes de Vico recevait à son tour la visite des bandits qui le prévinrent qu'ils lui interdisaient, sous peine d'être tué sans pitié, de donner à qui que ce soit la communication téléphonique pour Ajaccio."

 

 

    "All in all it was a successful day for les Caviglioli" (traduction: "Dans l'ensemble, ce fut une journée réussie pour les Caviglioli"), écrivit ironiquement, dans un article intitulé "Again Caviglioli" (voir ICI), le magazine américain "TIME" du 7 septembre 1931 (car l'affaire de GUAGNO-les-BAINS n'eut pas seulement un retentissement français mais véritablement international).

 

    Mais l'affolement était général à GUAGNO-les-BAINS. "Le Petit Provençal" du 24 août continuait par le paragraphe suivant:

 

    "Dans la soirée, toutes les voitures qui se trouvaient à Guagno et dans les environs ont été réquisitionnées pour permettre aux estivants et aux malades de quitter GUAGNO-les-BAINS qui est complètement désert à l'heure actuelle."

 

Dans son livre, Jean BAZAL écrit:

"A GUAGNO-les-BAINS, l'exode commence. Puisqu'on n'y est plus en sécurité, les familles s'en vont. C'est la ruine pour les hôteliers."

 

    La station ne se releva jamais vraiment de cette journée. Les conséquences en furent nombreuses.

   Nous les verrons dans de prochains articles consacrés à cette période.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 10:30

Notre canton vient une nouvelle fois d'apprendre une nouvelle désolante:


Jean-Marie FORNERO est décédé brutalement jeudi 6 octobre.


Ses obsèques auront lieu à Poggiolo samedi 8 octobre à 15 h 30.

Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:02

Pour beaucoup, il semble que Poggiolo et les autres communes de montagne ne vivent que quelques semaines l'été. Pourtant, ce sont les habitants résidant toute l'année qui permettent à nos villages d'exister. Mais ils sont trop peu nombreux et ils attendent l'arrivée de nouveaux voisins. L'éditorial du numéro d'octobre de "INSEME", signé "Pascale Chauveau et le comité de rédaction", évoque très bien cette inquiétude, ainsi que l'espoir du renouveau.

-------------

 

VIVRE AU VILLAGE !

 

  Encore une fois, l'automne est arrivé, et je ne peux m'empêcher de ressentir un petit pincement au cœur. Fin août, nous avons vu repartir nos parents et amis venus du continent, puis jusqu'à fin septembre, les touristes se faire de plus en plus rares, et nous savons déjà qu'avant que l'hiver ne s'installe, d'autres maisons vont se refermer.

Pourtant, les derniers à partir n'ont pas forcément un travail porte broussaillesqui les l'y oblige. Pendant des années, j'ai entendu nombre d'actifs qui étaient « montés au village pour le week-end ou les vacances », repartir à regret en disant: «vivement la retraite que je revienne m'installer au village définitivement!». En réalité, seul un infime pourcentage l'a fait. Certains ont même fait construire entre-temps une autre maison, en ville ou plus proche de la ville, plus confortable, plus proche des services de santé, des commerces.

Depuis le mois dernier, le Parc Naturel Régional a engagé une vaste opération d'amélioration de l'habitat en milieu rural. Dans les objectifs annoncés, on peut lire entre autres: «favoriser le maintien des personnes âgées à domicile», ou encore «dynamiser l'activité des artisans dans le secteur du bâtiment». On pourrait se demander ce que le Parc, qui se consacre habituellement à la faune et à la flore, a à voir là-dedans. José Paoli, chef de projet de cette opération, argumente à juste titre: «dans la nature, il y a la faune et la flore, et il y a l'homme. On ne peut se préoccuper que de l'un ou de l'autre, sinon il n'y aurait pas d'équilibre».

porte MarioneAlors, avec cette nouvelle action du Parc, qui prévoit de réhabiliter au moins 200 à 250 logements anciens dans les trois ans à venir, on se prend à rêver. On imagine déjà des maisons dégradées devenir plus fonctionnelles, mieux isolées et plus douillettes; on imagine les différents corps de métiers du bâtiment grouiller dans les villages en ramenant un peu de vie, voire embaucher pour faire face aux nombreux chantiers; on imagine qu'au lieu de constater qu'une nouvelle maison s'est fermée après un enterrement, on commencera à compter combien de nouveaux auront osé franchir le pas de rester au village.


On oubliera les soirs où l'on n'était même pas quatre pour faire une belote, les commerçants ambulants retrouveront plus de clients que de kilomètres parcourus, et on bombera doublement le torse quand, comme à chaque fin d'été, on nous demandera: «mais comment faites-vous pour rester là toute l'année?»

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:43

"Le chant des Allobroges", l'hymne savoyard, contient l'expression, souvent reprise: "L'air pur de vos montagnes". L'air est très sain dans les montagnes mais il doit l'être plus particulièrement à Sorru in Sù si l'on en croit l'article paru dans "Corse-Matin"dimanche 2 octobre.


La photo et le texte peuvent être agrandis en cliquant dessus.

 

centenaire photo

centenaire Guagno

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:07

Il était 14 heures 45 hier vendredi 30 septembre quand, à la maternité St Joseph de Marseille, Alexandre a poussé son premier cri. Il est le fils de Michel CAO et de son épouse Catherine, fille de Brigitte et Michel FRANCESCHETTI, qui sont ainsi grands-parents pour la troisième fois.

Le bébé mesure 54 cm et pèse 3,89 kg.

Tout le monde se porte bien.

Alexandre



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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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