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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 17:18

 

Un des moments les moins connus de l'Histoire de la Corse est constitué par les premières années qui suivirent le traité de Versailles du 15 mai 1768 confiant au roi de France la souveraineté sur l'île.

Ce trou est maintenant comblé par la publication en octobre 2019 du livre de Jean-Pierre POLI "1768-1789. Vingt ans de résistance corse" (éditions Alain PIAZZOLA).

 

Trois résistants à la conquête française: 1) Martino digne neveu de Circinellu

 

Après le traité entre Gênes et la France, il y eut un an de combat jusqu'à la défaite des troupes paolistes à Ponte Novu le 8 mai 1769. Mais on a passé sous silence les années suivantes pendant lesquelles plusieurs groupes entretinrent une guérilla qui gêna fortement les soldats de Louis XV et servit à justifier une très dure répression.

 

Le plus connu des résistants est CIRCINELLU, le curé de Guagno. Seulement, il ne fut pas le seul dans la pieve de Sorru in Sù. Le livre de J-P POLI permet d'apprendre qu'il y eut d'autres opposants à la domination française à Guagno, mais aussi à Poggiolo et à Orto.

 

Martino LECA était le neveu de Domenico LECA (CIRCINELLU). Il fut présent à Ponte Novo où il commandait les milices de Guagno avec son oncle.

 

Le 23 mai 1769, deux semaines après la défaite, Clemente PAOLI, le frère de Pascal, le "babbu di a patria", réunit à Vico, accompagné de Charles BONAPARTE (le père de Napoléon) et Gian Carlo SALICETI, les représentants de cette région. N'avait-elle pas été le dernier refuge de Giovan Paolo de Leca en 1489 et 1501 et d'Alphonse d'Ornano, le fils de Sampiero Corso, en 1569, dans leurs luttes contre les Génois? 

 

Malgré le soutien de l'abbé Domenico LECA, il reçut une réponse négative à la poursuite d'une guerre considérée comme perdue. Clemente alla rejoindre Pascal à Porte-Vecchio pour partir en exil le 13 juin.

 

 

DÉPART POUR LE MAQUIS

Alors, devant les Guagnais réunis dans l'église Saint Nicolas, CIRCINELLU prêta serment, sur l'autel, de ne jamais déposer les armes tant que la Patrie ne sera pas libérée. Il prit le maquis avec une dizaine de ses paroissiens, Martino et deux de ses nièces. Circulant entre le Tretorre et le Rotondo, le groupe harcela les représentants du pouvoir royal. Les villageois lui fournissait vivres et argent, avec l'accord du prêtre Antonio ANTONETTI qui avait remplacé Domenico à la tête de la paroisse.
 
CIRCINELLU accomplit un coup d'éclat en venant à la messe de Pâques au printemps 1770 avec toute sa troupe. Du coup, le nouveau curé fut arrêté le 14 juillet suivant et condamné à mort pour avoir aidé les rebelles mais il fut finalement innocenté.
 
Comprenant que sa présence nuisait à la population, CIRCINELLU décida de se réfugier dans le Fiumorbo pendant l'été.
 
Circinellu et sa troupe sur le Tretorre (pastel de Gérald Antoni).

Circinellu et sa troupe sur le Tretorre (pastel de Gérald Antoni).

 

 

LES ACTIONS DE MARTINO

 

L'ancien prêtre trouvant la mort en 1772, Martino LECA prit le commandement du groupe qui comptait une trentaine de combattants dont une vingtaine de Guagnais. 

 

Dès l'été 1771, il avait été en contact avec Eusebio ACQUAVIVA, dit MARZU di Niolo, qui se fit connaître par des coups d'éclat spectaculaires, notamment en brûlant tout le bois de construction entreposé dans la forêt d'Aïtone et destiné aux chantiers navals de Toulon.

 

Le 21 février 1772, le comte de MARBEUF, commandant les troupes françaises, décida la mise à prix des principaux chefs de la rébellion: MARZU, Angelo Matteo BONELLI dit ZAMPAGLINU et Martino LECA. La récompense était fixée à 300 livres s'ils étaient abattus et 500 s'ils étaient ramenés vivants. Quelques semaines pus tard, MARZU fut tué dans une vendetta familiale.

 

Martino revint dans la zone de Vico où il agit de plus en plus brutalement à l'encontre de la population. François PAOLI, dans son livre sur "Letia et la région de Vico" (Stamperia Sammarcelli, 2011), donne des exemples de cette brutalité:

 

"On le voit ainsi à Soccia dévaliser avec sa bande ce village, à plusieurs reprises au cours de l'hiver 1772, en plein jour et au son de la corne marine. Dans les maisons où il n'y avait rien à leur donner, ils ont tout cassé, sous le regard effaré des habitants.

En 1772 toujours, cette même bande a attaqué et cerné, le dimanche matin à l'heure de la messe, le village d'Arbori. La "contribution" exigée est la même que celle que demandait PAOLI. (...) Ils promettaient de revenir sous peu, de brûler des maisons et de saisir des troupeaux, quand ce n'était pas de tuer hommes, femmes et enfants."

 

Ces excès exaspérèrent les habitants. François PAOLI rapporte que, toujours en 1772, Jean CLAVET, un déserteur appartenant à la bande de Martino, "est arrêté par les habitants de Soccia, selon Domenico de PAOLI, le podestat major de Renno, et remis aux autorités".

 

Soccia

Soccia

 

EXIL ET MORT EN ITALIE

L'étau de la répression se resserrait constamment.

 

Le 1er juin 1774, le général de brigade Jean Prosper de SIONVILLE, chargé par MARBEUF de la répression, mit en place un nouveau dispositif d'emplacement de ses troupes et chargea la compagnie de grenadiers du capitaine COLONNA de surveiller "la province de Vico et la piève de la Cinarca", le capitaine d'ARNAULT étant stationné à Vico même.

 

Fin août ou début septembre, le résistant Pietro CIPRIANI fut arrêté à Guagno par un groupe de villageois commandés par Pietro Maria COLONNA. Pietro CIPRIANI mourut en prison à Toulon en mai 1777.

 

En janvier 1775, deux autres "bandits" guagnais, Bartolomeo GUANONI, dit BUTONE, et Anton Matteo GIULIO, furent tués dans des accrochages avec des soldats du régiment de Nassau.

 

Le 25 février 1775, SIONVILLE procèda à une nouvelle répartition: d'ARNAULT était avec 50 hommes à Vico, Pietro Maria COLONNA à Guagno avec 20 volontaires armés par les Français, d'autres garnisons étant installées à Marignana, Evisa, Rosazia et Ota.

 

Les Français arrêtèrent et envoyèrent en prison à Toulon le 2 mai 1775 Anton Matteo LECA dont le seul tort était d'être l'oncle du "chef des bandits de Guagno".

 

Harcelé de tous côtés, Martino partit en juillet 1775 avec deux autres Guagnais se réfugier en Sardaigne où se trouvaient d'autres rebelles. Le gouvernement de Versailles ayant fait pression sur la Cour de Turin dont dépendait la Sardaigne, LECA et ZAMPAGLINU (Angelo Matteo BONELLI) embarquèrent le 19 janvier 1776 pour Livourne.

 

Ils allèrent à Pise et à Pistoia rencontrer Clemente PAOLI et les autres capitaines paulistes en exil. Mais le 26 juin, le grand-duc de Toscane ordonna leur arrestation. LECA et ZAMPAGLINU s'enfuirent vers la république de Lucques. Mais la police locale les pourchassa.

 

Finalement, en octobre 1777, les soldats lucquois finirent par les encercler à Lucchio. Dans l'affrontement, Martino fut tué tandis que ZAMPAGLINU, blessé, parvint à s'échapper. Il se réfugia en Toscane puis en Angleterre et termina sa vie en Corse où il rentra grâce à la révolution de 1789.

 

 

Comme l'écrit Jean-Pierre POLI, Martino LECA, "qui a été, aux côtés de son oncle Circinellu, un des premiers à rejoindre la lutte clandestine, n'a jamais dévié, à la tête de ses compagnons, de son combat pour la liberté de sa Patrie".

 

Il méritait bien d'être sorti de l'ombre. 

 

(à suivre)

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Quelques articles de ce blog pour mieux connaître Circinellu:

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 17:05
De 15 à 96 ans, les p'tites mains fabriquent des masques

Les actions de solidarité se multiplient pour lutter contre l'épidémie. Dans notre micro-région, à l'initiative de Josée CIPRIANI, des volontaires fabriquent les masques qui manquent tant pour protéger la population. Lundi 20 avril, un article de Pascale CHAUVEAU s'en est fait l'écho dans "Corse-Matin".

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APPEL AUX "P'TITES MAINS"

 

À l’image des P’tites Mains Solidaires de Corse, les cantons des Dui Sorru, Dui Sevi et Cruzinu se sont organisés pour fabriquer des masques en tissu, sous l’impulsion de Josée Cipriani. «Personnellement, je ne sais pas coudre, remarque cette dernière. Mais je coordonne le processus pour récupérer les tissus, les répartir entre celles qui les lavent, celles qui découpent les modèles et celles enfin, moins nombreuses, qui les cousent.» À la dénomination «masques de protection», elle préfère «écran antipostillons». Suivant les instructions des médecins généralistes locaux, il est prévu d’en distribuer seulement un par habitant dans un premier temps.

À Arbori, Ortu et U Pighjolu, les maires ont demandé un nombre de masques correspondant au nombre d’habitants, qu’ils ont distribués eux-mêmes, de même qu’à Soccia, où le maire a assuré la distribution dimanche matin, en compagnie de son épouse qui a cousu elle-même une centaine de masques.

Photo P.C.

Photo P.C.

«Nous avons une couturière officielle à Carghjese, Evisa, Marignana, Murzu, Guagnu, et cinq à Soccia, mais aucune encore à Vicu», remarque Josée, qui lance un appel aux volontaires. Les tissus peuvent être déposés à la pharmacie de Sagone, au supermarché Spar et au point presse Padrona. Il est recommandé d’éviter de fournir des tissus unis blancs et de privilégier le coton imprimé.

Par ailleurs, si les masques sont fournis gratuitement, il est possible de remercier les responsables de l’initiative en alimentant la cagnotte leetchi.com ouverte au nom des « P’tites mains 2 Sorru-2 Sevi », dont l’argent sera reversé intégralement au service Covid-19 et au service réanimation de l’hôpital d’Aiacciu. «J’ai vu des cagnottes atteindre déjà 65 000 ou 120 000 euros, et nous n’en sommes qu’à 2 000 euros, mais j’espère que ce n’est qu’un début», conclut Josée.

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Pour joindre Josée CIPRIANI: 06-75-06-83-32.

Page Facebook: Les P'tites mains solidaires des Deux Sorru - Deux Sevi 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 17:30

Le photographe KLAPE qui a déjà été présenté dans ce blog publie régulièrement des photos inédites des Deux Sorru sur sa page Facebook.

 

La photo numéro 660, publiée le 13 avril, est particulièrement originale. 

Image de la vallée du Fiume Grosso

 

En premier plan, on reconnaît l'église Saint Martin de Letia. Au fond, les constructions sont celles de l'établissement thermal et des maisons de Guagno-les-Bains. 

 

Au choix, on peut apprécier les versants de montagne entre lesquels la rivière du Fiume Grosso a du mal à passer, ou bien la lumière sur Saint Martin, ou bien encore les couleurs et les formes des nuages qui encerclent le sommet du Tretorre, à droite. 

 

Le point de vue montré par la photo est symbolisé par la ligne rouge sur la carte ci-dessous.

 

 

 

Image de la vallée du Fiume Grosso

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:10

L'arrêt surprise du fonctionnement, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, de l'émetteur en AM (modulation d'amplitude) de RMC à Roumoules (Alpes de Haute-Provence) est tombé dans la plus grande indifférence.

L'émetteur de Roumoules

L'émetteur de Roumoules

 

 

Pourtant, cette installation était le symbole d'une époque dont de nombreux septuagénaires et sexagénaires ont parfois la nostalgie: les années 60 et 70.

 

Après la seconde guerre mondiale, les enfants du "baby-boum" voulaient s'amuser et profiter d'une vie qui paraissait devoir être heureuse grâce à ce que l'on n'appelait pas encore les "trente glorieuses".

 

Mais la radio d'Etat, la RTF (devenue ORTF en 1964), était trop guindée. Les quelques radios privées, dites périphériques (Europe n°1, RTL, Radio Monte Carlo, Radio des Vallées d'Andorre, devenue Sud Radio), étaient plus dynamiques et proches des aspirations de la jeunesse. La fameuse émission "Salut les copains" passait sur Europe n°1, devenue Europe 1 en 1968.

 

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

 

La seule de ces stations à pouvoir être captée à peu près correctement en Provence et en Corse était RMC qui émettait en OM (ondes moyennes) jusqu'en 1965. A cette date,  son nouvel émetteur de la Madone, sur le Mont Agel, près de Nice, permit à la radio monégasque de se faire entendre plus facilement en passant sur GO (grandes ondes).

 

Le temps du transistor

 

En même temps, le poste de radio à transistors se popularisait. Fini le gros poste à lampes que l'on écoutait en famille dans la salle à manger. On pouvait emporter son transistor à la plage ou à la rivière de Guagno-les-Bains pour entendre sur RMC les chanteurs de rock et les émissions présentées par les très jeunes débutants Jean-Pierre Foucault et Julien Lepers.

 

Si le téléphone portable n'existait pas, les appareils sonores (électrophone Teppaz à piles, magnétophone Philips à cassette) devenaient plus petits et très maniables. On pouvait écouter la musique que l'on voulait et où l'on voulait: sur la route de Soccia, dans les rues de Poggiolo ou même... la nuit près du cimetière à côté de l'église St Siméon.

 

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

 

L'émetteur de Roumoules fut inauguré en 1974. Sa puissance permit à Monte Carlo de diffuser facilement dans toute la moitié Sud de la France. Ce fut l'âge d'or pour la station. Cette époque se termina en 1981 avec l'accession de François Mitterrand à la présidence de la république et l'ouverture des fréquences de FM (modulation de fréquence) aux "radios libres".

 

Mais les "baby-boumers" avaient grandi; ils travaillaient et avaient fondé des familles. Les goûts musicaux des générations suivantes furent différents et passent maintenant par des canaux inimaginables il y a un demi-siècle.

 

 

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Vidéo recommandée: écoute de disques sur la terrasse de la maison Bartoli (maintenant maison Chabrolle), avec Jean-José, Joël, Marie-Thérèse et Rose-Marie.

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 14:26
Musique: la session 6 aujourd'hui à 17h30

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 18:00

 

Alors que tant de rendez-vous culturels de juin et juillet sont annulés, Bertrand CERVERA maintient le 17ème festival Sorru in Musica Estate, du 21 au 30 juillet.

 

Comme il l'a déclaré à "Corse-Matin" le 15 avril: 

« Notre festival a lieu après la période de confinement complet fixée par le président, donc cela ne devrait pas poser de problème. Je suis optimiste de nature et je tiens à le rester, même dans la situation actuelle. La force de notre événement, c’est sa souplesse. C’est dans notre ADN de saltimbanques, on sait s’adapter. Et puis, nous faisons nos concerts en extérieur, comme sur des places de villages, c’est un rendez-vous beaucoup plus intimiste que certains grands rendez-vous de l’été ».

 

Les inscriptions pour l'Académie de Musique, prévue aux mêmes dates que le Festival, sont ouvertes sur le site  www.sorru-in-musica.corsica  Il faut se dépêcher pour s'inscrire.

Au programme : violon, alto, violoncelle, clarinette, musique d’ensemble, polyphonies, chant traditionnel, musique traditionnelle, chorale pour enfants, langue & culture corses, piano, guitare d’accompagnement, danse.
Vous pouvez encore vous inscrire - mais vite!- à la master class de chant lyrique de Florian Laconi. 

 

Cervera reste optimiste

 

En attendant, tous les dimanches à 17h30, on peut se retrouver pour un petit concert en direct sur la Page Facebook Sorru in Musica et sur la page YouTube Sorru in Musica. Ne manquez pas le rendez-vous.

 

Dimanche dernier, comme cadeau de Pâques, une reprise sur le thème de "Pulp Fiction" a été interprété par toute la famille CERVERA. 

Aux violons : Bertrand, Caroline et Maxime Cervera. Au piano : Claire Cervera. Au cajon : Juliette Cervera.

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 18:00

 

Pour la troisième semaine, la distribution de pain aux habitants de Poggiolo a été assurée par la mairie. Cette excellente initiative s'est accompagnée d'un cadeau particulier: tout le monde a reçu un échantillon des productions de produits de beauté l'Atelier Altagna.

 

Un cadeau pour les Poggiolais

Pour les personnes qui ne connaissent pas cet atelier, voici la présentation visible sur le site internet (www.atelieraltagna.com)

"Né d'une envie de faire connaître la Corse, son savoir-faire artisanal et sa richesse, l'Atelier Altagna voit le jour en février 2013.

A la tête de ce projet, une femme passionnée, Marie FORNERO, et à ses côtés son neveu Mickaël FORNERO, tous deux savonniers et ciriers.

Tout d'abord créé au petit village de Poggiolo dans la maison familiale, le modeste atelier devient en 2014 un Laboratoire de Cosmétiques. L'Atelier Altagna s'installe alors dans la ville d'Ajaccio.

L'Altagna est un mot corse désignant l'aigle royal femelle, symbole des voyages et de la liberté. C'est pourquoi nous avons choisi cet animal majestueux comme emblème de notre marque."

Un autre site ajoute:

"De cette entreprise familiale naissent des parfums aux notes rappelant chacun des aspects de l’île, déclinés sous différents produits exclusivement fabriqués de manière artisanale.
En création permanente, les artisans savonniers et ciriers confectionnent avec le plus grand soin les produits qui feront de vos douches et bains des moments de détente et de bien-être.
L’Atelier Altagna est fier de poursuivre aujourd’hui l’aventure commencée à 800 mètres d’altitude dans la maison familiale d’un petit village corse et qui reste la source d’inspiration principale de nos deux artisans."

 

Une page Facebook propose également les produits de ce créateur de cosmétiques bios, naturels et faits main (y compris des sons au lait d'ânesse).

 

Autre initiative municipale: à Soccia et à Guagno, des masques ont été distribués la semaine dernière.

 

Parmi les initiatives de particuliers, on peut signaler les masques fabriqués par Laurence MICHELANGELI.

 

Pour adoucir les moments difficiles, chacun peut faire un effort.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 18:00

 

Pour distraire les Français confinés, la télévision repasse des films distrayants comme la trilogie de "La 7ème compagnie" dont les deux premiers épisodes sont censés se dérouler en juin 1940. Dans les circonstances actuelles, qui a remarqué que ces diffusions ont lieu alors que nous sommes juste à quatre-vingts ans de l'invasion de la France par l'armée allemande, commencée le 10 mai 1940?

 

Encore beaucoup moins de personnes se souviennent que, à ce moment-là, depuis le 21 mars 1940, le gouvernement français était dirigé par Paul REYNAUD.

 

Pourtant, les Poggiolais devraient s'en souvenir car, dans ce dernier gouvernement de la "drôle de guerre" (cette période sans véritable combat commencée avec la déclaration de guerre du  septembre 1939), il y avait Noël PINELLI.

 

Noël Pinelli devant la chambre des députés (juin 1936) (Photo by Keystone-France/Gamma-Rapho via Getty Images)

Noël Pinelli devant la chambre des députés (juin 1936) (Photo by Keystone-France/Gamma-Rapho via Getty Images)

 

Or, il est à ce jour le seul enfant de Poggiolo à avoir été député (élu à Paris en 1936) et membre d'un gouvernement: Paul REYNAUD, lui aussi originaire d'un département de montagne (il était né à Barcelonnette), l'avait nommé sous-secrétaire d'Etat à la marine marchande le 21 mars 1940. Il ne resta à ce poste que cinquante jours, l'attaque allemande entraînant le 10 mai un bouleversement du gouvernement qui devient plus resserré.

 

Noël (ou plus exactement Jean-Noël-François) PINELLI fut avocat, commissaire de la marine, combattant en 1914-1948 et eut de nombreuses autres activités. Mais il resta toujours attaché à Poggiolo où il revint souvent. Sa vie a été l'objet d'un article paru sur ce blog voici quatre ans et auquel nos lecteurs peuvent se référer.

 

Cette année, les circonstances rendent difficile la possibilité de se souvenir de lui mais, dès qu'une vie normale reviendra, il serait bon que la commune de Poggiolo se souvienne de son enfant (même s'il est né à Clermont-Ferrand). On pourrait envisager une plaque sur la maison PINELLI. D'ailleurs, un membre éminent de cette famille vient d'être élu au conseil municipal.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:59

 

Toutes nos condoléances.

 

Triste nouvelle pour Guagnais et Poggiolais
Triste nouvelle pour Guagnais et Poggiolais

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 18:00

Sur internet comme sur la télévision, les images de rues vides dans les villes confinées sont nombreuses. Ces vidéos sont souvent réalisées en hauteur grâce à des drones.

Ce blog avait déjà publié des vues de drones pour Poggiolo, Murzo, le couvent de Vico et Muna. Les références sont indiquées ci-dessous.

Aujourd'hui, voici Orto avec deux films différents mais qui montrent combien le village est bien accroché à une montagne très raide. 

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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