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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:02
Sorrù in Musica Natale organise un concert de musique classique le dimanche 20 décembre à 16 h 30, à Orto.
Pour l'occasion, Bertrand CERVERA, directeur artistique de l'événement, a prévu une programmation de choix avec le quatuor de JANACEK (sonate de KREUTZER) et le quatuor HOFFMEISTER de MOZART.
Les musiciens se seront produits auparavant le 19 décembre à 20 h 30 à l'église de BALOGNA avec BEETHOVEN et MOZART.
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 23:31
Jusqu'à présent, l'automne a été exceptionnellement doux. Il est vrai que la micro-région de Sorrù est en général assez bien protégée des excès climatiques, tout comme elle est rarement touchée par les incendies (voir article du 10 septembre).
Mais, comme souvent en climat méditerranéen, le pire peut aussi se produire en automne. Les pluies peuvent être catastrophiques car torrentielles et tombant pendant plusieurs jours. Ce fut le cas en 1992 pour tout le sud-est de la France. Le 22 septembre, Vaison-la-Romaine avait été cruellement frappée. En Corse, en octobre, les précipitations tombèrent pendant 18 jours. Le résultat en fut des inondations et des coulées de boue qui décidèrent le gouvernement à classer plusieurs communes corses en état de catastrophe naturelle.
Il a fallu cependant attendre cinq mois, jusqu'au 19 mars 1993, pour qu'un arrêt ministériel reconnaisse ce classement pour les dégâts ayant eu lieu du 20 au 23 octobre, pour les communes de Poggiolo, Marignana, Osani, Ota-Porto, Partinello, Piana et Serriera.

 

Guagno-les-Bains, le Fiume Grosso atteignit un niveau record et le Riosecco (la rivière que la route enjambe entre le col de Sorrù et les-Bains) n'avait plus rien à voir avec son aspect habituellement aride de l'été.

















La seule vidéo disponible sur cette inondation concerne Serriera:
Extrait de l'émission de Via Stella "Ma Corse me Suit Partout" rediffusée jeudi 23 oct 2008.

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Published by Blog Poggiolo - dans Natura corsa
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:56
La période de beau temps que le Midi connaît actuellement semble exceptionnelle. Les spécialistes de la météo le diront. En tout cas, on se croit revenu en été et certains profitent encore des plaisirs de la plage. Pour rester dans la note, voici quelques documents pris sur la plage de Sagone:

1) un film datant de l'été 1969 :

2) des photos d'août 1981 et 1983.





Attention: cet article est le CENTIÈME  paru dans le blog de Poggiolo. Vous pouvez  participer à  son développement en le faisant connaître autour de vous et aussi  en envoyant textes, images ou même simplement idées d'articles. Ce blog est ouvert à tous les amis de Poggiolo.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 12:12
Pour la cinquième année consécutive, l'association artistique et culturelle de Sorru in Sù organise le grand marché de Noël des arts et de la culture. Cette manifestation est l'une des foires les plus importantes de la région du point de vue économique en cette fin 2009.
Elle est prévue les samedi 5 (à partir de 14 heures) et dimanche 6 décembre (à partir de 9 heures) prochain à Poggiolo, où les infrastructures permettront d'accueillir les centaines de visiteurs qui s'y pressent chaque année et où la salle polyvalente parfaitement éclairée et chauffée peut accueillir plus de quatre-vingts stands.

Choix de cadeaux à offrir
L'intérêt de cette concentration des arts et de la culture permet au public de rencontrer de nombreux artisans réunis dans un même hall d'exposition et d'apprécier le savoir-faire des artisans  en bijouterie, joaillerie, peinture, sculpture, coutellerie, jouets, etc. sans oublier les fabricants locaux de produits alimentaires et confiseries. Les bibliophiles trouveront un important stand de librairie avec des livres pour tous les âges et tous les prix, sans oublier les dédicaces effectuées par les écrivains et artistes présents.
Cette année encore, La Poste de la région s'associera à cette grande fête, annonciatrice de Noël et jour de l'an,  avec lots d'enveloppes inédites et bien d'autres initiatives de cadeaux.
Une grosse part sera bien entendu réservée aux crèches et aux santons, aux villages en pierre et en miniatures, sans oublier le stand attractif des photos de la micro-région et les calendriers-photos 2010.
Tout a été fait et prévu pour que les visiteurs, en ces journées des 5 et 6 décembre, puissent opérer leurs achats de Noël, en un même lieu à des prix attractifs et avec des produits du terroir.


Les exposants potentiels artisans, artistes, particuliers sont informés que les inscriptions sont prises au siège de l'association par écrit:
 A.A.C.  Sorru in Sù, place de la mairie, 20125  Poggiolo
ou par téléphone au 04.95.24.58.87 ou au 06.80.72.34.43.







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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:56
La municipalité poggiolaise a fort bien organisé la cérémonie du 11 novembre: allocution du maire Angèle PINELLI, lecture par Jean-Silius PAOLI du message du secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, dépôt de gerbe par le maire et les adjoints et enfin un copieux apéritif dînatoire.

Photo parue dans "Corse-Matin" du 13 novembre
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Published by J-M F - dans Actualités
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 03:06
Un article, paru dans  "Corse-Matin"  mercredi 11 novembre, montre la variété des activités possibles dans  les Deux Sorrù.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:47
Les statistiques de l'article précédent pouvant paraître assez désincarnées, nous présentons maintenant plus particulièrement trois des trente Poggiolais tués par la guerre de 1914-1918.



Jean Toussaint MARTINI: le premier

Le premier Poggiolais mort de la guerre 1914/1918. Mort le 19 septembre 1914 à Neuilly en Craonne (Meuse).
Le 8 octobre 1914, alors que les hostilités venaient à peine de commencer, le tocsin sonnait déjà à Poggiolo. Ce fut le prélude d'une trop longue liste qui devait malheureusement se prolonger au fil des quatre années de la sanglante boucherie que fut la première guerre mondiale.
La mère Dorothée (sœur de l'instituteur du village Bernard Paoli) était restée veuve quelques années auparavant et avait déjà eu à déplorer la perte de sa fillette de dix ans. Elle n'avait plus de raison de vivre que ce fils, son unique enfant.
Au dire des anciens qui nous l'ont conté, à la réception de la terrible nouvelle, dans le village épouvanté, personne n'osait aller la prévenir. Pourtant il le fallut bien et, le conflit s'éternisant, la funèbre cérémonie se répéta maintes et maintes fois. Qu'à travers Jean Toussaint soit honorée la mémoire de tous ceux dont le nom figure sur le monument aux morts.

(texte écrit par Xavier Paoli et publié dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")






Jean Ary Francois Léon LOVICHI: celui qui voulait se battre



 
Né le 10 novembre 1893 à Constantine, en Algérie.
Déclaré inapte au service armé, ce qu'il refuse, il se fait aider par son père et rejoint l'Ecole des Aspirants d'Alger. Il part aux Dardanelles avec le 2° RMA (Régiment de Marche d'Afrique).
Cité à l'ordre de la brigade pour une action le 21 juin 1915, il décède de blessures de guerre le 14 juillet 1915 dans le ravin de Kérévés-Déré (presqu'ile de Gallipoli). Le même jour, il est cité à l'ordre de l'Armée. Déclaré Mort pour la France, il reçoit la Médaille Militaire à titre posthume - Repose au cimetière militaire Francais de Seddul-Bahr (presqu'île de Gallipoli). Tombe N° 269.

(Fiche rédigée par Pierre LECCIA et complétée par Marcel GERONIMI le 25-10-2009)

















               cimetière français de Seddul-Bahr





Jean-Baptiste DEMARTINI: une simple photo

(publiée dans le numéro 10 de novembre 2007 du journal "L'Info U Pighjolu")

Les trente morts de cette guerre ne furent pas les seuls héros. Les rescapés accomplirent des actions héroïques mais beaucoup rentrèrent au village sans raconter beaucoup.
Mais, si vous avez des souvenirs concernant cette guerre, racontez-les.

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Published by Michel Franceschetti - dans Faits du XX° siècle
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:00
    Ils étaient trente Poggiolais, trente Poggiolais qui aimaient leur village et leur famille.
    Ils étaient trente Poggiolais qui, un beau jour, ont endossé l'uniforme de l'armée française. Certains le firent volontairement, qui s'engagèrent afin de pouvoir recevoir une solde leur permettant de manger régulièrement. D'autres furent appelés par le gouvernement pour aller "casser du boche".
    Ils étaient trente Poggiolais qui allèrent loin du Tretorre et de Sorrù, de St Roch et de St Siméon.
   Ils étaient trente Poggiolais qui connurent la boue, le sang et l'horreur dans les tranchées de Champagne ou  des  Dardanelles. 
    Ils étaient  trente Poggiolais  qui  moururent dans la grande tuerie de la Première Guerre Mondiale.
   Ils étaient trente  Poggiolais  qui sont toujours là, devant nous, leurs noms inscrits  sur le monument aux morts, face à la fontaine du Lucciù.
Ce sont ces trente Poggiolais auxquels on pense chaque 11 novembre à Poggiolo.
     
Le monument aux morts, édifié en 1925 ou en 1930, a la forme d'une pyramide avec une face représentant un médaillon de soldat et des insignes militaires. Les noms des morts sont gravés sur  trois des côtés (celui de derrière est difficile d'accès car au bord d'un ravin). La face avant, avec l'inscription "1914-1918 Aux enfants de Poggiolo morts pour la France", est précédée par deux lutrins portant les noms des morts de 1939-1945 et de la guerre d'Indochine.

Mais quels sont ces noms et quels sont les êtres cachés derrière?

Il est possible de le savoir en utilisant l'excellent et méticuleux travail de Pierre LECCIA, et en le croisant avec les fiches des Morts pour la France (publiées par le Ministère de la Défense sur son site SGA/Mémoire des hommes) et avec la liste étudiée par Ours Jean CAPOROSSI.
La tache est difficile car, selon les sources, les prénoms ne sont pas les mêmes et certaines fiches sont incomplètes. Ainsi, sur le monument, sont inscrits deux DEMARTINI François alors que le Ministère nous apprend que l'un était Antoine François et l'autre Dominique François. Cinq autres ont des différences de prénom sur les fiches ministérielles.

LEURS NOMS:

Ils montrent que pratiquement toutes les familles du village ont été touchées et même décimées.
6 sont des DESANTI (dont deux fois deux frères),
6 des MARTINI, 5 des PINELLI (dont un père et son fils),
4 des DEMARTINI.
Sont représentées chacune par un seul nom: ANTONINI, BALDARESCHI, BATTESTI, COLONNA, FRANCESCHETTI, LOVICHI, PAOLI, PATACHINI (dont la véritable orthographe est PATACCHINI) et VINCIGUERRA.
Tous étaient Poggiolais mais sans être tous natifs du village.
Pierre CANALE est plus précisément né à Guagno-les-Bains.
Trois sont nés dans d'autres villages (deux à Guagno et un à Pastriciolla), deux sur le continent (un à Paris, un à Marseille) et deux en Algérie (Sétif et Constantine).

L'ÂGE DE LEUR DÉCÈS?

Sur les 27 dont on connaît le renseignement, la moyenne est de 28 ans et demi. Âge élevé alors que le service militaire se faisait à 20 ans. De plus, 7 sont décédés en ayant dépassé 30 ans. Il faut donc en déduire que plusieurs s'étaient engagés bien avant la déclaration de guerre.
Le plus vieux fut Antoine François FRANCESCHETTI, né le 10 janvier 1857 à Poggiolo et mort le 5 février 1917 en son domicile de Lyon (donc à 60 ans).
Né le 10 février 1897, c'est à 20 ans et 3 mois, le 23 mai 1917, que mourut Franco Antoine COLONNA (prénommé seulement Franco sur le monument), dans une ambulance qui l'emmenait à St Hilaire-au-Temple (Marne), le plus jeune des morts du village.

QUELS GRADES AVAIENT-ILS ATTEINT?
Sur le monument, on peut compter 9 soldats, 5 sergents-majors, 4 sergents, 2 sous-lieutenants (mais en réalité l'un d'eux était aspirant), 2 lieutenants, 2 adjudants, 2 maréchaux des logis, 2 capitaines, 1 caporal, 1 brigadier.
Certains grades atteints montrent, comme les âges, que plusieurs étaient bien des militaires professionnels.
Les deux plus haut gradés (les capitaines) sont Antoine François FRANCESCHETTI et Baptiste PINELLLI.

OÙ S'ACHEVA LEUR VIE?
En dehors de ceux qui disparurent dans les tranchées du Nord-Est de la France,
2 furent victimes de la stupide expédition des Dardanelles en Turquie,
1 mourut à Salonique
et 1 autre en Serbie.
4 expirèrent loin du front, des suites de leurs blessures ou de maladies contractées sur le front: 1 à Fez, 1 à St-Didier (Vaucluse), 1 à Guagno et 1 à Lyon.

OÙ REPOSENT-ILS?
Un examen des tombes du cimetière de Poggiolo permettrait de savoir qui a été vraiment enterré ici.
En attendant, il peut être certain que DESANTI François Antoine et DESANTI Jacques Antoine (prénommé seulement Jacques sur le monument) n'y sont pas car ils ont été déclarés "disparus" lors de combats dans la Meuse (à Béthincourt et à Vauquois).
COLONNA Franco Antoine est enterré dans la nécropole nationale de Somme-Suippe qui regroupe 4950 corps français.
Les restes de PINELLI Dominique Félix se trouvent dans le cimetière militaire de Flirey (Meurthe-et-Moselle) (tombe n° 118) avec ceux de 4.406 victimes de la guerre.
Beaucoup plus loin, c'est en Macédoine, à Skopje, au cimetière militaire français (voir la vidéo ci-dessous), dans la tombe n° 531, que repose DESANTI Dominique Xavier (dit seulement Dominique sur le monument),
mort à Zajeca en Serbie.
Pierre Toussaint MARTINI (appellé Toussaint sur le monument), qui s'était engagé dans la Légion, et qui fut tué à l'ennemi le 24 avril 1915, âgé de 46 ans, se trouve dans le cimetière militaire français de Seddul-Bahr, dans la presqu'île de Gallipoli en Turquie. Son nom ne figure pas dans la liste des 2.236 soldats identifiés mais les quatre ossuaires contiennent un total de 20.000 corps.

QUELQUES PARTICULARITÉS
- Le premier tué: Jean Toussaint MARTINI, le 19 septembre 1914 (il en sera question dans le prochain article de ce blog).
- La dernière victime:  Dominique Xavier DESANTI décédé le 13 décembre 1918, un mois après l'armistice, de maladie contractée en service.
- Le plus décoré: Antoine François FRANCESCHETTI qui eut la Médaille Militaire, la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur.
- La double reconnaissance:
    Pierre Toussaint ANTONINI est mentionné sur le monument aux morts de Guagno.
    François DEMARTINI est également inscrit sur le monument de Soccia.
    Jean André PATACCHINI
se trouve aussi sur celui de Pastricciolla.
   Damien BALDARESCHI est nommé sur le "Livre d'Or des
Corses tombés au Champ d'Honneur" concernant la commune de Zalana.

Ils étaient trente Poggiolais qui connurent les souffrances et le destin des 11.325 Corses tués par la Grande Guerre.


   P.S.: si vous avez des renseignements complémentaires, ils pourrront être publiés dans ce blog. Si vous constatez des erreurs dans cet article, n'hésitez pas à nous les signaler.
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Published by Michel Franceschetti - dans Faits du XX° siècle
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:55
    Il n'était pas possible de parler des traditions de la fête des morts (voir le premier et le second article du 1er novembre) sans évoquer le lieu où ceux-ci reposent. Et, en Corse, les sépultures se firent dans le cimetière mais aussi  dans l'arca.
    L'arca était une tombe collective, sorte de chambre souterraine voutée à orifice étroit fermé par une dalle de pierre, accolée à l'église ou creusée sous celle-ci. Elle permettait aux croyants d'être le plus près possible de l'endroit le plus sacré du village et elle renforçait le sens de la communauté, unie ici et maintenant comme pour l’éternité. C'est à partir du XVème siècle que s'est répandue, en Corse, la pratique des enterrements dans les églises.

L'arca poggiolaise
    Cette coutume fut pratiquée à Poggiolo comme le prouvent les rapports des visites apostoliques effectuées par les évêques (de Sagone ou du Nebbio) ou de leur délégué (documents étudiés par le Père DOAZAN).
    Si en 1587 et en 1589, Mgr MASCARDI écrit que "le cimetière entoure l'église", il mentionne déjà l'existence de l'arca de Vico. Mgr COSTA décrit un siècle plus tard, en 1698, dans le village, un "pavement de pierre avec trois ouvertures d'arca avec trappe de pierre". Ces trois ouvertures signifient qu'une était destinée aux hommes, l'autre aux femmes et la dernière aux enfants. Mais, en 1702, le même Mgr COSTA note que "le cimetière est pourvu d'une croix et bien enclôs"
    Il est vrai que la sépulture en arca n'était pas bien vue des autorités ecclésiastiques. Ainsi, dès le XVI° siècle, la constitution de Mgr SAULI, évêque d'Aleria, imposait d'ensevelir les morts dans les cimetières et non dans les églises, à moins d'avoir la permission de l’évêque.
    En 1776, un Edit Royal interdisait les sépultures dans les églises insulaires, et en 1789 un Décret de la Révolution ordonnait la création de cimetières, sans grand succès en Corse.
        Les registres de catholicité de Poggiolo permettent de distinguer deux périodes:
       - de 1729 à 1756: l
es inhumations ont toujours lieu "dans l'église" (les registres utilisent  les termes "arca", "nel pavimento", "attraco");
        - après 1770 et jusqu'en 1792, les documents précisent:
            + "nel grande sepultura", c'est-à-dire dans l'arca collective
                                             ou
           + "nel picola sepultura" ou "nel cimeterio", donc en tombe individuelle.

Vers la suppression de l'arca

    Mais, au nom de l'hygiène, les décisions administratives se succédèrent. Par Décret en date du 23 Prairial An XII (12 Juin 1804), Napoléon imposait l'établissement de cimetières loin des églises et à plus de 40 mètres des habitations en France. Les Edits préfectoraux de 1810-1812 confirmaient les textes précédents, mais avec des mesures coercitives. Cependant, des problèmes financiers importants ne permettaient pas aux communes de s'y conformer sur le champ. En 1830, le Préfet de Corse Jourdan du Var ordonnait la fermeture de toutes  les "arce", mais leur usage devait perdurer encore de nombreuses années.
   L'arca du couvent de Vico servit à enterrer les 40 habitants d'Arbori victimes du choléra en 1816. Dans une autre partie de la Corse, celle de Zevaco fut exceptionnellement réutilisée pendant l'épidémie de grippe espagnole, de mai 1918 à janvier 1919. Elle est maintenant classée monument historique.
    Il est difficile de donner la date exacte de l'abandon de l'arca de Poggiolo.
    Pour Soccia, où il existait aussi une arca en deux ou trois parties, l'étude publiée voici quelques années par Jean-Baptiste PAOLI indique que la première inhumation dans le cimetière communal eut lieu en 1812.

Saint Siméon contre l'arca
    En tout cas, le prestige de l'arca dura longtemps comme le prouve l'anecdote de la destruction de l'ancienne église de Saint Siméon.
    L’évêque d’Ajaccio avait accepté la destruction de l’église (décidée par le conseil de fabrique de la paroisse en 1863). Mais rien ne se fit immédiatement. Finalement, un dimanche, à la sortie de la messe, Jean-Antoine FRANCESCHETTI (1831-1922) demanda: «Alors, on la détruit ?». Personne n’avait l’air décidé, car dans l’église se trouvait toujours la fosse de l’arca et y touchait semblait sacrilège. Finalement, quelqu’un dit à Jean-Antoine de commencer. On lui donna une pioche. Il attaqua le mur avec résolution. Au bout d'un moment, un, puis deux autres, puis tout le monde finit par faire comme lui et l’église fut démolie. A sa place, fut construite l’actuelle église Saint Siméon.
    Aujourd'hui, il ne reste plus rien de l'arca, même pas la dalle qui la recouvrait (le couvent St François conserve des dalles de certaines familles vicolaises).
 
    Le cimetière de la commune ne fut pas accepté facilement et certaines familles utilisèrent leurs propres propriétés pour inhumer leurs parents, les plus aisées édifiant même des chapelles funéraires isolées mais pas trop loin de l'église. Ces bâtisses affirmaient la puissance de ces lignées, et aussi permettaient de rendre les terrains inaliénables. "On ne vend pas les morts !", comme dit un proverbe.

    Visibles ou invisibles, les morts restent parmi nous et leurs tombeaux nous montrent d'où nous venons, quelles sont nos racines. Nous sommes les héritiers d'une histoire et d'une communauté.


Bibliographie:
    - "Le couvent Saint François de Vico" par le R. P. Louis DOAZAN (ed. Alain Piazzola)
    - "Soccia. Santa Maria delle grazie. A nostra ghjesgia" par Jean-Baptiste PAOLI (dactylographié, avec l'aide d'"A Mimoria")

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Published by Blog Poggiolo - dans Tempi fa
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 07:45
L'article paru dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui, dimanche  8 novembre, complète les informations données hier par notre correspondant local.
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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

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POGGIOLO15h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

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