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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 19:05

Appelé de façon habituelle «le blog des Poggiolais», ce blog porte en haut de sa page d’accueil le titre «Poggiolo-Guagno-les-Bains, U Pighjolu-I Bagni di Guagnu, Une communauté de Sorru in sù». En effet, il est impossible de décrire le passé et le présent de la communauté poggiolaise si l’on ne mentionne pas son appartenance à une de ces pieves dont la possible renaissance a été récemment évoquée par Eric BOISTARD (voir article précédent : "Faut-il ressusciter la pieve ?").

En l’occurrence, notre village faisait partie de la pieve de Sorru in sù.

Cette pieve regroupait les communes actuelles de Guagno, d’Orto, de Poggiolo et de Soccia.

 

SAINTE MARIE

A l’origine, se trouvait une église qui a disparu mais que Geneviève MORACCHINI-MAZEL avait décrite dans sa remarquable thèse Les Églises romanes de Corse, Klincksieck, 1967 :

 

«On nous a signalé sur place, notamment le Chanoine A. M. Pastinelli, curé de Soccia, le lieu-dit Sant’Anorilla, très bien situé au centre de la vallée à une croisée de chemins muletiers. Les petites pierres bien taillées que nous y avons vues dans les murs des propriétés alentour sembleraient effectivement indiquer un édifice du Xème siècle».

 

Cette église fut donc édifiée pendant la domination pisane. A cette époque, jusqu’au XIIIème siècle, les Pisans organisèrent le réseau des pièves: dans chaque vallée, ils établirent une église-mère, la piévanie, dont dépendaient un baptistère et plusieurs oratoires dispersés, comme San Marcellu (entre Poggiolo et Soccia) ou Santa Maria de Soccia.

Sant’Anorilla était l’église-mère où se retrouvaient les habitants de Poggiolo, Aghja (premier emplacement de Soccia), Guagno, Orto, et Soccia. Elle était située près des Trois Chemins, où se rejoignent les sentiers venant de ces différents villages.

Selon les documents, elle se nomme également Sant Anarilla, Santa Anaria (sur le cadastre de 1857), Santa Naria, Santa Nuria, Santa Noria ou Sannaria. En fait, il s’agit simplement de la déformation de Santa Maria.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Toutes les illustrations de cet article peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

Pourquoi cette église n’existe-t-elle plus ?

La tradition orale, rapportée à Michel Franceschetti par son grand-oncle Filippone, raconte que les habitants des différentes communautés ont fini par se disputer et se sont partagés les objets religieux pour l’église de chaque village.

 

SAINT SIMÉON

La date de cette séparation n’est pas connue. Mais elle ne fut pas définitive. En 1545, l’église Saint Siméon fut construite au-dessus de Poggiolo, à un endroit, comme les Trois Chemins, qui était un carrefour de sentiers (voir l’article «A quoi ressemblait l’ancienne église»).

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

 Lors de sa visite apostolique, en 1589, Mgr Nicolò Mascardi, évêque de Mariana, la nomme «l’église San Simeone, canonicat et pieve de Poggiolo de Sorunsù». Il ajoutait : «Les jours de fêtes solennelles, on célèbre dans cette église, à la satisfaction des populations de la pieve» (texte relevé et traduit par le Père DOAZAN). 

L’église poggiolaise était donc bien l’église piévane.

Elle le resta malgré l’interruption temporaire du culte à cause du meurtre abominable commis en 1634 à l’intérieur de Saint Siméon (voir l’article «du sang à St Siméon»).

L’érection, en 1713, de Santa Maria delle Gratie della Soccia en église paroissiale ne changea rien. Les quatre paroisses avaient chacune un curé qui reconnaissait celui de Poggiolo comme leur piévan.

 

 

 

LA QUESTION GUAGNAISE

Par contre, le 26 juin 1781, l’Assemblée des Etats de Corse, étudiant la liste des curés piévans dont la désignation faisait problème, évoqua notre piève :

«Que la Piève de Sorrinsù manque de Piévan de droit ;

Que l’Eglise réputée la plus ancienne est celle de la communauté de Poggiolo, composée de vingt feux environ ;

 

Que Mgr de Guasco (évêque de Sagone) dans sa première visite, n’ayant trouvé dans cette Piève aucun Piévan décoré de ce titre, nomma le curé de Guagno, comme étant le lieu le plus nombreux et faisant par lui-même presque la moitié de la Piève ;

 

Qu’il est à croire que cette paroisse sera plus que les autres, pourvue d’un bon curé et auquel on pourrait attribuer le droit à l’Assemblée.»

 (extrait de «Procès-verbal de l'assemblée des états de Corse convoquée à Bastia le 1er juin en 1781 » par l'abbé Letteron, Ollagnier, Bastia, 1904).

L’Assemblée entérina cette décision. Pourtant, cette rupture avec la tradition se basait sur le seul critère du nombre d’habitants et ne tenait pas compte des difficultés de circulation.

 

A partir du 25 décembre 1783, le curé de Guagno signa désormais tous ses actes de baptême, mariage et sépulture avec le titre «Piev° di Sorroinsu», comme les registres d’état-civil accessibles sur le site du conseil général de Corse-du-sud.

 

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Mais Giovanni Bonifacy, le curé de Poggiolo, continua à signer «Pievano di detto luogo» (piévan du dit lieu) !!!

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Ce problème ne fut pas réglé rapidement par la Révolution.

Le curé de Poggiolo signa simplement «curato» en 1791, quand s’appliqua la Constitution Civile du Clergé. Mais il prit le titre de «curato Pievano» en 1794, quand la Corse se détacha de la République Française. En 1796, quand la France revint sur l’île, la signature fut simplement suivie de «curato del Poggiolo».

(à suivre)

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 18:00

La prochaine suppression des deux départements corses et leur remplacement par une collectivité unique occupe beaucoup l’esprit des hommes politiques insulaires. Dans l’unanimité des discours approuvant cette réforme, une petite musique particulière vient d’être jouée par Eric BOISTARD dans le « Corse-Matin » du 17 octobre.

Photo José Martinetti (Corse-Matin)

Photo José Martinetti (Corse-Matin)

Rompre avec le nanisme communal

Pour ce maître de conférences en droit, directeur de cabinet du maire de Corte, «la rupture avec le nanisme communal reste la condition sine qua non d’une modernisation totalement aboutie des institutions locales de la Corse». La réforme va créer la collectivité unique et quelques grandes intercommunalités mais les communes de petite taille ne pourront plus vivre :

« Quant à la petite commune, elle va s’affaiblir encore sur les plans démographique et économique, mais elle va devenir une coquille vide dans la mesure où l’ensemble de ses compétences sera transféré à l’intercommunalité. »

Or, « le premier attachement du citoyen vis-à-vis de l’élu, c’est d’abord le maire. Si on ne repense pas cette commune, si on ne lui redonne pas un nouveau rôle dans le cadre des politiques de décentralisation qui ont été conduites, on va en faire des coquilles vides dont on va finir par se poser la question de l’utilité. »

Le juriste propose d’utiliser la solution de la  "commune nouvelle". Le statut de commune nouvelle a été créé par l'article 21 de la loi 16 décembre 2010 sur la réforme des collectivités territoriales, et est destiné à favoriser le regroupement de communes. Dans ce cas, les communes historiques continuent d’exister sous forme de «communes déléguées» avec le nom et le territoire des anciennes communes dont la commune nouvelle est issue ;

L’avantage, d’après Eric BOISTARD, est que «la commune nouvelle permet l’initiative au niveau local, de se regrouper, réfléchir à un destin commun qui pourrait, par exemple, reprendre les territoires des anciennes pieve

Pour les lecteurs qui auraient oublié ce mot de pieve, l’attaché territorial rappelle :

«La pieve a longtemps été la circonscrition administrative de base de la Corse pendant des siècles.

Géographiquement et historiquement, on devrait tendre vers cette alternative.

Les populations ne revendiquent-elles pas, depuis longtemps, une appartenance non seulement à une commune, mais aussi à une entité micro-régionale plus large ?»

Allons plus loin que ce qui est écrit dans «Corse-Matin» pour rappeler la particularité de la pieve.

Genèse et fonctionnement de la pieve

La pieve est bien définie par par Jean–Laurent ARRIGHI, dans «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ed. Piazzola (page 164, «Aspects du pouvoir à Vico-De la pieve à la municipalité»):

«Dans la Corse médiévale, tandis que l’habitat rural est très dispersé, même si des communautés villageoises existent déjà, et parfois depuis fort longtemps, la division territoriale et administrative locale la plus importante est la pieve. En effet, dès la fin du XIème siècle, Pise qui a reçu de Rome l'inféodation de l'île, va en réorganiser les structures politiques et religieuses.

L'ensemble du territoire insulaire scindé d'abord en cinq évêchés, dont celui de Sagone, est alors entièrement divisé en pieve (du latin plebs, plebis, « le penple »). Cette appellation de pieve, qui s'applique à l'origine à un groupement humain occupant un même secteur géographique, correspond en général à un territoire bien circonscrit par des limites naturelles comme par exemple celles d'une même vallée.

La pieve, regroupant en son sein plusieurs communautés, constitue ainsi l'unité primordiale du territoire et l'échelon local où s'exerce le pouvoir religieux, juridique et administratif. Ce pouvoir, est alors matérialisé symboliquement par l'église «piévane» (a pieve) où sont administrés tous les baptêmes et où se réunissent des assemblées coutumières.

C'est au niveau de la pieve, qui correspond également à une juridiction placée sous l'autorité d'un piuvanu (piévan: du latin plebanus), que s'organise la vie communautaire et que sont rendus les arbitrages ainsi qu'une justice de proximité. »
 

Faut-il ressusciter la pieve ?

 Les Génois ont utilisé les pieve pour en faire des circonscriptions administratives et judiciaires de base. Xavier PAOLI en a expliqué le fonctionnement dans le mensuel "L'INFO U PIGHJOLU" (numéro d'avril 2008), texte reproduit dans l’article «Tous les maires de Poggiolo»:

«Avant l'annexion de 1768, la gestion des communautés villageoises était régie par les "Statuts civils et criminels de la Corse", textes mis au point par l'administration génoise (et promulgués en 1571).


Sous le généralat de Pasquale Paoli, la communauté était gérée par un Podestat élu par les chefs de famille (qu'ils soient homme ou femme), assisté par 2 pères du commun. L'administration était complétée par un huissier et un chancelier et, en cas de contestation sur la valeur d'un bien, d'un "Stimadore" (élu pour 2 ans). 


L'Ancien Régime conservera en gros les mêmes structures administratives et ce n'est qu'en 1789 que les Constituants créeront les "communes"».

Les podestats étaient les interlocuteurs reconnus pour représenter la pieve auprès des autorités, qu’elles fussent génoises, paolines ou françaises.

Comme ce blog en a la vocation, il sera question dans le prochain article de la pieve de Sorru in Sù, composée de Poggiolo et des autres villages se trouvant au-delà du col de Sorru.

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:00

Le vent quotidien qui vient de la mer, les Poggiolais y sont habitués. Mais on peut imaginer qu'un vent très violent souffle un jour. Un article paru le 6 mars 2015 montrait des photos de ce qui pourrait se passer un tel jour. Nous pensons que vous l'apprécierez.

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La tempête de vent qui vient de souffler sur la Corse a eu de curieux effets à Poggiolo où des constructions ont été tourneboulées, tordues dans une véritable danse de Saint Guy.

Il est vrai que le logiciel Photo Booth y est aussi pour quelque chose.

Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo

Même la statue de saint Roch a été touchée dans sa chapelle.

Le vent a bousculé Poggiolo

La route et la stretta se sont tordues elles aussi.

Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:19
Une famille poggiolaise dans la peine

Toutes nos condoléances.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 18:00
Un village dans le vent

Après le repas de midi, il est agréable de faire une petite sieste avec un journal ou un magazine dans les mains. Mais cette occupation est souvent mission impossible car le vent vient froisser les pages et les fait tourner avant que la lecture soit terminée.

La difficulté se constate uniquement dans les parties de Poggiolo qui ne sont pas protégées d’un éventuel vent venant de l’Ouest. En fait, au lieu du mot «éventuel», il faut écrire «habituel».

Tous les jours, en fin de matinée et pendant une partie plus ou moins longue de l’après-midi, l’air est en mouvement, pas forcément très fort mais fréquemment. On le constate notamment place Saint Roch qui est enfermée par des constructions sauf du côté de la mer.

Ce phénomène avait déjà été constaté par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829. En page 5, il écrivait :

 

« En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des makis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l’année dernière elle offrait de 5 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur y étant à 28°, se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans le baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2. 

L'hiver n'y est pas très-rigoureux, cependant on y voit de la neige qui séjourne plus ou moins de temps sur les plus hautes montagnes. Il est rare que des ouragans, des orages, des pluies abondantes aient lieu pendant la saison des bains; ces météores ne s'observent ordinairement en Corse qu'aux temps des équinoxes.

Les brouillards y sont fréquens (sic) dans toutes les saisons, mais particulièrement au printemps et en automne, la fraîcheur des nuits condensant alors plus fortement la vapeur contenue dans l'atmosphère. Je regrette de n'avoir pas été à même de faire des expériences hygrométriques..

Les vents dominans (sic) sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit.

Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible. »

 

Cette « brise de mer » provient du golfe de Sagone. Même si Poggiolo et Guagno-les-Bains sont dans un cirque de montagnes, il existe une ouverture constituée par le col de Sorru. L’air de la mer vient ainsi frapper directement nos villages, et plus particulièrement Poggiolo qui est en hauteur par rapport aux Bains.

Le passage est très visible du village, encore plus depuis St Siméon.

Un village dans le vent

Le panorama vu depuis le chemin du lac de Creno le montre également.

Un village dans le vent

La seule solution est d’édifier des cloisons face à l’ouest mais on peut aussi, tout simplement, en prendre son parti!

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:00
Les vieux peuvent servir à quelque chose

Un très intéressant projet va se réaliser à l’EHPAD Jeanne d’Arc de Vico. Des élèves de troisième du collège Camille Borrossi vont rencontrer, deux fois par mois, des pensionnaires de la maison de retraite pour discuter avec eux de leurs souvenirs, de leur vie d’avant « sans portable, télévision ou internet » et aussi pour leur parler de la vie des jeunes d’aujourd’hui. Les collégiens apprendront certainement beaucoup de choses : « Ça peut toucher à l’histoire, avec la guerre d’Algérie, ou à la cuisine, ou encore à des métiers aujourd’hui oubliés. »

Les anciens ont des connaissances et des souvenirs qui ne doivent pas être perdus. Nouer des liens entre les générations permettent à chacun de ne pas se sentir seul et de savoir qui nous sommes et d’où nous venons.

Bonne chance à cette initiative qui était annoncée dans « Corse-Matin » de jeudi 13 octobre par l’article de Pascale CHAUVEAU, reproduit ci-après.

Les vieux peuvent servir à quelque chose
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 18:00

La Maison Bonaparte à Ajaccio est un musée national qui abrite de nombreux documents et objets concernant la famille de Napoléon et aussi l’histoire insulaire, notamment «l’une des plus belles cartes de Corse». Caroline MARCELIN qualifie ainsi, dans  le «Corse-Matin» du 9 octobre dernier, l’œuvre réalisée vers 1741 par Hyacinthe de la Peignia ou de la Peigne, peintre spécialisé dans les peintures de cartes et de batailles.

 

Appel aux photographes

Cette carte de 2,11m de haut et de 4,32m de large aurait été effectuée pour que le roi de France et ses ministres étudient les opérations militaires de l’époque.

Elle est comparable, par ses dimensions et sa qualité artistique, à l’image de la Corse se trouvant dans la galerie des cartes du Vatican. Cette dernière a été montrée sur ce blog dans l’article http://poggiolo.over-blog.fr/2015/05/la-corse-et-sorru-in-su-au-vatican.html

La carte d’Ajaccio présente plus de sept cents toponymes corses. Il serait intéressant de savoir si Poggiolo et Guagno-les-Bains, ainsi que les villages voisins, y sont mentionnés.

 

APPEL AUX PHOTOGRAPHES 

RÉSIDANT OU PASSANT À AJACCIO:

 

Un de nos lecteurs pourrait-il aller à la Maison Bonaparte et photographier la zone des Deux Sorru sur la carte de Hyacinthe de la Peigne? Il serait bon que Poggiolo et les Bains soient pris le plus près possible pour en avoir les détails.

Les photos sont à envoyer à l’adresse : larouman@gmail.com

 

Merci aux bonnes volontés.

 

HORAIRES

La maison Bonaparte est ouverte tous les jours sauf le lundi.


• 1 Octobre - 31 Mars: de 10h30 à 12h30 (dernière entrée à 12h00) et de 13h15 à 16h30 (dernière entrée 16h00)


• 1 Avril - 30 Septembre: de 10h30 à 12h30 (dernière entrée à 12h00) et de 13h15 à 18h00 (dernière entrée 17h30)

TARIFS:

-Plein tarif : 7 €


-Tarif réduit : 5 €

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:00

La baignoire qui est placée devant la façade de l’ancien établissement thermal est devenue, avec la plaque qui la surmonte, le symbole de Guagno-les-Bains.

Photo extraite du site architecture-design-corse.com

Photo extraite du site architecture-design-corse.com

Elle est la rescapée des 20 baignoires installées dans les thermes lors de leur reconstruction de 1846-1855. Il en  existe deux (ou trois) dans les jardins de la Préfecture d’Ajaccio (voir l’article http://poggiolo.over-blog.fr/2015/05/la-baignoire-de-l-imperatrice.html).

Mais où sont passées les autres ? Certainement brisées, jetées ou embarquées par quelque amateur, on ne devrait plus les retrouver.

Or, il est possible de se trouver nez à nez avec une baignoire semblable à celle des Bains.

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

Pour que la rencontre ait lieu, il faut être loin de la Corse. L’objet se trouve… sur l'île grecque de CORFOU, dans le jardin de l’Achilleion, la résidence que l’impératrice Elisabeth d’Autriche se fit édifier en 1889-1891 sur une hauteur dominant l’île. SISSI, comme le cinéma l’a baptisée dans une série de films avec Romy Schneider, y séjourna deux fois par an jusqu’à son assassinat en 1898.

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

La baignoire est posée contre un mur.

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

Ce mur sépare deux niveaux du jardin, entre la terrasse où est placée la statue d’Achille mourant voulue par Sissi...

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

... et celle où Guillaume II, l’empereur d’Allemagne qui acquit les 80 hectares de la propriété dominant Corfou en 1907, fit ériger un énorme Achille victorieux en acier.

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

Une autre baignoire, mais sans les anneaux sculptés caractéristiques de Guagno-les-Bains, décore la pelouse.

 

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

Avons-nous là une baignoire amenée à Corfou depuis les thermes corses ?

La coïncidence ne viendrait-elle pas plutôt d’une mode de décoration qui se serait répandue en Europe au XIXème siècle ?

Sissi garde la clef du mystère pour elle.

Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!

Toujours est-il que, même en Grèce, on peut penser à Poggiolo ou Guagno-les-Bains.

 

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En dehors de la première photo, toutes les illustrations sont de Michel Franceschetti.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 18:41

Le traditionnel pèlerinage de Saint Elisée, au-dessus d’Orto, a pris cette année un visage particulier avec la réinstallation de la statue du saint dans sa chapelle.

Pour avoir des renseignements complets sur cet événement, nous vous donnons le texte écrit par Martine CHITI et paru dans «Inseme» d’octobre. Il est suivi par l’article de Pascale CHAUVEAU publié le 19 septembre dans «Corse-Matin»

Photo de Pascale Chauveau.

Photo de Pascale Chauveau.

ORTO: SAN'LISEU 2016

Le temps qui passe fait souvent des ravages ... La statue de San'Liseu, au fil des années, s'était fragilisée, crevassée et avait terni. Grâce à des personnes de bonne volonté et à d'autres, spécialisées dans la restauration du patrimoine en tableau et sculpture, elle a pu faire peau neuve et reprendre son apparence d'origine.

Le 28 août, en l'église Sainte Marie d'Ortu, c'est tout ce travail qui nous a été présenté. A l'occasion d'une petite cérémonie, officiée par François-Aimé Arrighi, les paroissiens ont redécouvert San'Liseu sous ses plus beaux apparats. S'en est suivi un petit vin d'honneur généreusement offert.

Après les explications techniques et une bénédiction, il était prêt pour retourner dès le lendemain dans sa chapelle qui culmine à 1736 mètres. Mais il fallait trouver une solution pour le chemin du retour sans risquer de le briser durant son ascension. L'ingéniosité de lui concevoir une boîte de transport en bois, bien sécurisée, a permis aux pèlerins de le faire.

Le 29 août au matin, pas moins d'une vingtaine de personnes, toutes générations confondues, pieds nus ou chaussés, se sont relayées portant San'Liseu comme on porte nos Saints en procession. Sous la chaleur accablante de cette journée, on les voyait gravir la montagne, d'un pas assuré, n'affichant ni souffrance, ni difficulté. A leur cadence, on les aurait dit portés par la foi ou par la main levée de San'Liseu comme pour les récompenser de cette mission ou du «sacrifice» accompli.

De retour dans sa demeure, dans ce décor naturel, il paraissait si GRAND!

Il repose aujourd'hui bien à l'abri dans sa chapelle, béni une seconde fois par le père Joseph, jusqu'à l'année prochaine.

Il me semblait donc légitime de remercier toutes les personnes qui se sont impliquées, de près ou de loin, dans cette initiative. Sans les citer afin de préserver leur humilité, il me paraît naturel de leur en être reconnaissante pour avoir œuvré dans le seul intérêt de la préservation de notre patrimoine. Et pour que nos descendants puissent toujours chanter:

«Cume i nostri antichi, c'hè tanti anni fà, nant'a sta mutagna vulemeu cullà».

Merci. Enfin, puisque rien n'est possible sans la volonté et l'entente dans un projet commun... Rien n'aurait pu se faire sans la participation du comité paroissial d'Ortu et les dons personnels. Merci à tous pour votre générosité qui risque prochainement d'être encore soilicitée car, après la clôture de la chapelle, il est prévu d'en refaire le toit.

Martine CHITI

SAN'LISEU 2016
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 19:10

Toutes nos condoléances à la famille Orazy.

Yvonne Orazy est partie
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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La vidéothèque poggiolaise

La vidéothèque poggiolaise
Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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