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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 18:00
 
   Le vendredi 26 novembre 2021 à 10h00, la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) et les représentants des opérateurs de téléphonie mobile Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free inaugureront le premier site 4G multi-opérateurs issu du dispositif de couverture ciblée du New Deal Mobile en Corse-du-Sud à Soccia, en présence des élus locaux et de :
  • Gilles Simeoni, Président du Conseil exécutif de Corse ;
  • Pascal Lelarge, Préfet de la Corse-du-Sud ;
  • Jean-François Bartoli, Maire de Soccia.
Le temps des cabines téléphoniques est terminé depuis longtemps.

Le temps des cabines téléphoniques est terminé depuis longtemps.

 

Le "New Deal Mobile" est l'accord conclu en janvier 2018 entre le Gouvernement, l'Arcep et les quatre opérateurs mobiles pour généraliser la couverture 4G partout en France. Excellente décision qui met du temps à se réaliser mais on y arrive.

 

Une seule stupidité est le titre donné à cette opération: "New Deal". Est-il superflu de rappeler que, en France, la langue française est la langue officielle? A la rigueur, pour la partie réalisée dans notre île, un nom en langue corse aurait pu être trouvé.

 

Le président américain Roosevelt avait bien appelé "New Deal" le programme de grands travaux lancé en 1934 pour tenter de faire sortir les Etats-Unis de la crise économique. Mais il est vraiment présomptueux de comparer cette action à un complément de couverture téléphonique.

 

Et puis, il n'était pas difficile d'utiliser les expressions "nouvelle donne", "nouvelle distribution" ou "nouvelle répartition", si l'on voulait rester dans la nouveauté. Tout écrire en anglais n'est pas signe de nouveauté ou de dynamisme mais preuve de décadence.

 

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 08:00

   En ce lundi 23 novembre 1931, il n'y eut rien de particulier à puiser dans LE PETIT PROVENÇAL.

 

   La page 2 de L'ACTION FRANÇAISE de ce jour-là fit le point des renseignements que l'on avait sur les bandits recherchés (CAVIGLIOLI, TORRE, les frères SPADA, BORNEA et MORAZZANI):

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

 

  Le ton du journal royaliste était très différent de celui de Léon DAUDET (voir ici). Surtout, le texte était favorable à la répression. On comprend mieux quand on voit que la signature est: Havas. Il s'agissait d'une dépêche d'agence de presse qui a été simplement recopiée sans commentaire. On peut noter que le titre utilise le terme de "répression" et évite toujours, comme dans les autres numéros de L'A.F., le mot "épuration".

 

 

    L'HUMANITÉ donnait également la situation des bandits recherchés mais elle terminait par ce commentaire:

    "Donc le fiasco est total; ou plutôt il apparaît bien nettement que la chasse aux bandits ne fut qu'un prétexte".

    On a vu que le terme de "fiasco" avait été utilisé par LE POPULAIRE de la veille.

 

   Le quotidien communiste informa ses lecteurs que le général FOURNIER avait annoncé la fin des arrestations massives  et ne laissait l'occupation militaire que "dans les régions de Guitera, Lopigna, Vico et Balogna". Il donnait aussi une grande place à l'initiative très originale du maire de BALOGNA, Antoine-Marie CASANOVA, arrêté le 20 novembre:

 

"Signalons, en passant, le beau geste du maire de Balogna. Il a décidé de réunir son conseil municipal et il a demandé à l'un des sbires de la prison de porter la convocation à tous ses conseillers dispersés dans les cellules de la maison d'arrêt. Voilà un trait d'énergique protestation contre les violences policières".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

   Dans les éditions suivantes, ce journal ne dit pas quelles furent les conséquences de cette convocation pittoresque.

 

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 18:02
L'église du couvent fermée jusqu'au 28novembre
 
 
C’est quand même insolite de voir notre église si … vide. Merci à tous ceux et celles qui nous ont aidé à sortir les bancs!
 
 
Et voici l’église prête pour une rénovation du carrelage - il était le temps - les photos à preuve ! Ce nettoyage professionnel nous est possible grâce à la générosité d’une bonne âme ! Pour cette opération l’église sera fermée jusqu’à dimanche 28 novembre.

 

Ce jour-là, nous allons entrer en Avent sur un sol solide et propre !
 
(texte communiqué par le couvent de Vico)
L'église du couvent fermée jusqu'au 28novembre
L'église du couvent fermée jusqu'au 28novembre
L'église du couvent fermée jusqu'au 28novembre
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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 08:00

 

 

   Le dimanche 22 novembre 1931, une grosse erreur fut reconnue par LE PETIT MARSEILLAISil annonça la libération de huit parents du bandit BARTOLI "arrêtés par erreur" car "les mandats d'arrêt exécutés contre eux ne les concernaient pas" !!!

 

 

   Pour faire oublier cette gaffe, le journal marseillais plaça en première page une photo destinée à montrer l'efficacité de l'intervention policière: la route de Balogna était désormais sûre après l'arrestation de plusieurs habitants du village.


  

Chronique de l'épuration du maquis. 22 novembre: une grosse erreur

 

   Mais, en feuilletant un journal très différent, LE POPULAIRE, quotidien du parti socialiste S.F.I.O., on trouve un  petit article montrant une forte désillusion envers "le fiasco policier". Le 21 novembre avait été "encore une journée pour rien...". Même si une partie des difficultés était mise sur le dos du mauvais temps (refrain utilisé plusieurs fois depuis le 7 novembre), on sentait que la police était assez désorientée.

 

 

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 08:00

 

 

GRAND NETTOYAGE À BALOGNA

 

    L'opération de l'Aresta, près du col de Saint Antoine, évoquée dans l'article précédent, qui avait commencé très tôt le matin du jeudi 19, continua le lendemain. Si LE PETIT PROVENÇAL du 21 novembre ne publia rien de particulier, L'ACTION FRANÇAISE et L'HUMANITÉ de ce jour-là décrivirent l'occupation de BALOGNA dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 qui suivit.

 

   Pour L'A.F., cette occupation, décidée pour rechercher TORRE et CAVIGLIOLI, "n'a donné d'autre résultat que l'arrestation du maire Antoine-Marie Casanova, de l'adjoint Auguste Allegrini et de quelques autres villageois".

 

   Dans L'HUMA, les arrestations furent décrites de façon plus passionnées:

    "Là, les autos-mitrailleuses ont pris position devant la maison du maire Casanova qui a été arrêté, sous les yeux de ses petits enfants qui, disent les dépêches, tremblaient de peur. On a appréhendé également l'ancien maire Allegrini, le secrétaire de mairie Mathieu Falchi et son vieux père.

    En outre, les gardes mobiles ont arrêté dans la montagne quelques bergers.

   Le chiffre des prisonniers se trouve ainsi officiellement porté à 131." 

 

Balogna (site rando patrimoine Corsica)

Balogna (site rando patrimoine Corsica)

 

   Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI donne un chiffre précis dans son livre "SPADA dernier bandit corse" (publié en 1994):  

    "Dans la seule nuit du 19 au 20 novembre 1931, trente-huit arrestations étaient effectuées à Balogna" (page 152).

 

   Le quotidien communiste se moqua de l'opération:

   "Il est facile de comprendre que si Torre et le jeune Caviglioli se cachaient dans la région, ils ont été suffisamment avertis par le bruit des autos et de la "colonne d'attaque", pour filer en temps utile."

 

    Le journal royaliste, de son côté, nous apprend le but que l'on prêtait aux fugitifs:

    "On sait pertinemment que les deux bandits cherchent à gagner la côte, vers le village de Sagone, conservant l'espoir de pouvoir s'embarquer clandestinement sur l'un des petits voiliers qui viennent charger du charbon de bois pour la Sardaigne ou l'Italie. La chose étant connue, bien peu de chances restent aux bandits de réaliser leur projet."

 

    En fait, la répression continuait mais tombait chaque fois sur le vide.

 

 

LA CORSE À LA CHAMBRE

   Le 21 novembre était également le lendemain du débat sur la Corse à la Chambre des Députés. Le compte-rendu paru dans L'HUMANITÉ s'intitula: "Hier, André Berthon a demandé à la Chambre le rappel des troupes d'occupation".

 

André Berthon en 1920 (Wikipedia)

André Berthon en 1920 (Wikipedia)

  

   Le député communiste (qui n'eut pas l'investiture de son parti aux élections de l'année suivante et fut désigné en 1943 comme conseiller municipal de Paris par le maréchal PÉTAIN et son ministre... Pierre LAVAL) dénonça l'envoi d'un véritable corps expéditionnaire.

 

   Un incident retint l'attention. Dans le brouhaha, Jacques DORIOT, autre élu du P.C. (il ne sera exclu du parti qu'en 1934 et évoluera vers le nazisme ensuite), lança à de ROCCA SERRA (orthographié SERA dans ce journal): "De quel bandit êtes-vous l'ami?", ce qui déclencha l'hilarité générale.

 

Jacques Doriot en 1929 (Wikipedia).

Jacques Doriot en 1929 (Wikipedia).

 

   DORIOT précisa ensuite:

   "Ce n'était pas une injure. Chacun sait que tout homme politique, en Corse, est associé à un bandit. Rappelez-vous M. Coty et Romanetti". Il faisait allusion à l'élection sénatoriale de 1923 où COTY fut élu grâce au soutien du bandit, élection qui fut ensuite annulée (voir article du blog de Poggiolo sur ce sujet).

 

    La réponse du Président du Conseil est ainsi résumée dans le quotidien communiste:

   "Laval dans sa réponse essaie d'abord d'exciter la Chambre contre les communistes. Mais la manœuvre est si grossière qu'elle échoue. Il se met alors à discutailler - et à mentir - sur les chiffres des effectifs.

   Puis le bon apôtre déplore « la publicité malsaine qui a accompagné l'opération ». Il donnera des ordres « pour qu'on agisse avec plus de discrétion ». Et puis c'est le couplet sur la justice « qui est saisie et qui doit faire son œuvre »."

 

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 08:00

 

COMMENT FAIRE PALPITER LES LECTEURS ?

 

   Pour faire lire quelque chose de palpitant, le correspondant particulier du PETIT PROVENÇAL raconta le vendredi 20 novembre le récit détaillé de la reddition de Henri BARTOLI, oncle du bandit tué.

   Il était décrit "dans un état lamentable, presque nu, sans chaussures, sans veste, la barbe longue, la chemise déchirée, le visage et le corps couverts d'égratignures". La rédaction mit un titre encourageant: "La Police resserre ses filets autour de Spada", en y ajoutant un bémol: "mais elle a perdu toute trace de Bornéa".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

   Un autre article décrivit les recherches qui avaient eu lieu dans le massif de l'Aresta. Dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19, près de 250 gardes mobiles ratissèrent les bergeries placées entre BALOGNA et le col de St Antoine à la recherche de TORRE et CAVIGLIOLI... pour rien.

 

   Jean AICARDI, pour LE PETIT MARSEILLAIS, écrit clairement que l'opération fut un échec.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

ORGIE À AJACCIO

 

    Heureusement, les policiers pouvaient s'amuser, du moins si l'on en croit L'HUMANITÉ qui revint sur les 120 prisonniers d'Ajaccio et qui révéla que, pour les officiers et les journalistes, "c'est l'orgie" dans la boîte de nuit de la préfecture.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 20 novembre: école de la vendetta et prévisions électorales

 

   L'article se terminait par l'annonce d'un prochain meeting communiste sur la Corse, dont il sera question très bientôt.

 

 

DAUDET DÉNONCE UNE FORMIDABLE ERREUR

 

   La situation à la prison d'Ajaccio fut réutilisée le même jour par Léon DAUDET dans L'ACTION FRANÇAISE dans son article titré "L'école de la vendetta". 

 

   Le président du Conseil, Pierre LAVAL, était d'abord critiqué pour sa politique étrangère, puis pour l'affaire corse.

    "Cette fameuse expédition militaire de Corse, trompettée à tous les échos comme une purgation du banditisme, apparaît actuellement - nous l'avions dit ici dès le premier jour - comme une formidable erreur (...)."

 

    Il expliquait ensuite en quoi consistait l'erreur:

    "Cette chasse à l'homme à grand orchestre par un corps expéditionnaire de quinze cents combattants, avec ses délations provoquées, ses incarcérations au petit bonheur, est une école de la vendetta comme on n'en a jamais vue, et risque, les gendarmes une fois partis, de mettre la Corse à feu et à sang.(...) En outre, les correspondants renseignés assurent que la prison d'Ajaccio, contenant aujourd'hui cent prisonniers et davantage, quand elle n'en peut contenir que le tiers, est devenue un cloaque, d'une promiscuité dégoûtante, où sont entassées, dans la crasse et la vermine habituelle à ces locaux, de fort honnêtes femmes, des tout jeunes gens, des enfants à la mamelle! C'est là une façon de faire infecte, qui sent sa police de Sûreté générale d'une lieue et qui est en train de nous aliéner toute la population de l'île, sous couleur de la rassurer. ( ....)

 

Caricature de Léon Daudet.

Caricature de Léon Daudet.

 

   Si vous voulez mon avis, je vous dirai que ce pauvre Laval m'apparaît à distance (...) comme sans caractère et sans prévision. Moins outrecuidant que l'autre chouchou d'Echo de Paris et de <<bien pensants>>, je veux dire que le petit rat Paul Reynaud, (...) il apparaît comme un farceur de même acabit, sachant uniquement jouer des agences et des communiqués à la presse. En temps ordinaire, (...) cela peut prendre. Mais dès que la houle, annonçant la tempête, -économique, militaire et politique, - commencera, toutes ces petites poupées iront se cacher au fond de leurs circonscriptions ou de leurs guichets (...)

   Bref, et ce sera ma conclusion, il paraît douteux que Laval fasse les bonnes élections de 1932, promises à ses gogos par l'effervescent Kerilis".

 

   En effet, les élections législatives étaient prévues pour mai 1932, six mois plus tard. Elles furent gagnées par le Cartel des gauches, qui battit la droite amie de Laval.

 

   Comme quoi, un royaliste peut être expert en élections républicaines! 

 

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 10:40

 

L'affaire des manuscrits de Louis-Ferdinand CÉLINE est évoquée ce soir vendredi 19 novembre sur France 5, à 20h55, dans la série "Le doc stupéfiant".  Poggiolo et Oscar ROSEMBLY y ont leur place.

 

L'émission intitulée "Céline, les derniers secrets" développe, au bout de 46 minutes,  la piste poggiolaise, à savoir qu'Oscar ROSEMBLY, qui fut très proche de l'écrivain, aurait volé les manuscrits et les aurait cachés à Poggiolo.

 

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

 

On peut assister à une discussion entre Véronique CHOVIN, une des ayants-droit de l'écrivain, et Pierre MARTINI, cousin d'Oscar ROSEMBLY, devant la fontaine du Lucciu.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

Pierre MARTINI explique que, à son avis, les manuscrits volés par Oscar à la libération de Paris, ont été cachés dans la soupente de la maison où il habitait au village.  

 

Il montre le lieu à Véronique CHOVIN qui trouve cette histoire comme la plus vraisemblable.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

A l'occasion de ce documentaire, des vues originales de Poggiolo ont été filmées par drone.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

L'émission est disponible sur le site de France télévision.

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 08:00

 

UNE PETITE VICTOIRE 

 

 Les motifs de satisfaction étaient nombreux pour LE PETIT PROVENÇAL du 19 novembre qui annonça à la suite:

- "Un oncle de Bartoli se constitue prisonnier

- La région de Palneca est désormais « nettoyée »

- L'arrestation de Spada ne saurait tarder"

 

    Mais le troisième point n'était encore qu'un espoir.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   L'autre journal phocéen, LE PETIT MARSEILLAIS, donnait lui aussi une grande place à cette reddition, l'illustrant par la photo du commandant Philippot qui dirigeait la gendarmerie dans le secteur Guitera-Palneca.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?
Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

 

LA PRISON D'AJACCIO: ENFER OU PARADIS?

 

   L'HUMANITÉ avait une préoccupation très différente: le sort des Corses emprisonnés à Ajaccio. La prison, où s'entassaient 120 prisonniers, était horrible si l'on en croit le journal communiste qui titrait: "L'enfer de la prison d'Ajaccio".

 

Tribunal de police, palais de justice et prison d'Ajaccio vers 1920 (site corsicamea)

Tribunal de police, palais de justice et prison d'Ajaccio vers 1920 (site corsicamea)

 

   L’article décrit des «femmes (…) soumises à une promiscuité ignoble» où «les règles les plus élémentaires d’hygiène sont inconnues». Des «rixes» et des «tentatives de suicide» ont eu lieu. «Les hurlements qui sortent de l’horrible geôle sont entendus au loin dans la ville».

 

   Il y avait vraiment de quoi être révolté.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   Mais, la veille, le 17 novembre, LE PETIT PROVENÇAL avait donné une description tout à fait différente.   

 

   D'après son journaliste, même si la prison était pleine, il y règnait un grand calme.

 

   Des prisonniers « s’adonnent à de menus travaux de rempaillage ou de vannerie », ou construisent des bateaux dans des bouteilles.

 

   « Le dortoir des femmes a été transformé en pouponnière et, le soir, des voix mélodieuses, quoiqu’un peu rauques, chantent autour des berceaux pour endormir les petits prisonniers. »

 

   Quelle belle vie !

  

Chronique de l'épuration du maquis. 19 décembre: prison, enfer ou paradis?

 

   La comparaison des deux articles est édifiante.

 

   Qui faut-il croire?

 

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 18:00
Entendu à la radio: encore et toujours Oscar Rosembly

 

Affaire sensibles est le titre d'une émission quotidienne de Fabrice Drouelle sur France Inter. Jeudi 18 novembre, le thème était Les manuscrits retrouvés de Céline, ces fameux feuillets dont la redécouverte fut annoncée cet été.

 

Le journaliste a donné le résumé de l'affaire, ce qui est important pour ceux qui raté le début de cette histoire et pour ceux qui la trouvent compliquée. Elle n'est pas compliquée mais  plutôt mystérieuse.

 

L'animateur radio n'a pas manqué de citer Oscar ROSEMBLY et Poggiolo (au  bout de 22 minutes). Dans la seconde partie, il a discuté avec le critique littéraire Emile BRAMI qui explique, à partir de 45 minutes, pourquoi il est persuadé que les documents céliniens furent dérobés par ROSEMBLY lors de la libération de Paris et comment il eut des contacts avec sa fille Marie-Luce.

 

En fin d'émission, Drouelle a adressé un appel aux auditeurs pour que l'un d'eux puisse aider à résoudre la question du rôle du Poggiolais et du trajet des manuscrits après 1945 jusqu'à maintenant.

 

Sera-t-il entendu?

 

Ecoutez l'émission en suivant le lien:

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-jeudi-18-novembre-2021

 

 

DERNIERE NOUVELLE:

selon le site du journal Le Monde, l'enquête pour "recel de vol", destinée à savoir comment les manuscrits ont pu réapparaître, vient d'être classée sans suite. Le mystère demeure.

 

Entendu à la radio: encore et toujours Oscar Rosembly
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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 08:05

 

LE PETIT PROVENÇAL SE RÉPÈTE

 

   LE PETIT PROVENÇAL publia mercredi 18 novembre 1931 un article de son envoyé spécial sur "Le repaire du bandit Spada", qui n'était en réalité qu'une nouvelle version du texte édité la veille.

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

   Il put faire un autre titre avec une bonne nouvelle: Dominique SANTONI, lieutenant de BARTOLI, s'était constitué prisonnier, preuve que l'intervention policière portait des fruits.

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

 

 

LÉON DAUDET LE BANDIT

 

   Ce jour-là, la chronique de Léon DAUDET dans L'ACTION FRANÇAISE eut comme titre: Mémoires d'un "bandit". 

 

   Dans un premier paragraphe, il critiquait l'opération policière en Corse:

"Les communiqués de l'expédition sont baroques et rédigés en prose gendarmique. La population corse, qu'on nous peignait comme enchantée de ce déploiement militaire, commence, si j'en crois ce que l'on dit et ce que l'on écrit, à manifester une vive irritation d'un remède inopérant et qui sera bientôt pire que le mal. Bref, il serait temps, d'une façon ou d'une autre, que cela finit. Sans compter les fatigues effroyables auxquelles pandore est soumis, en raison de la mauvaise saison et du régime météorologique de la montagne corse" (Les premiers jours de l'expédition avaient été marqués par de fortes quantités de pluie).

 

   L'adjoint de Charles MAURRAS rappelait qu'il avait été "bandit et traqué, comme Spada, Caneloni et Ravioli, par la police et la maréchaussée de mon pays, et sur toutes les routes de France."

Chronique de l'épuration du maquis. 18 novembre: Léon DAUDET le bandit et Léon BANCAL le raisonnable

 

 

   Ayant accusé les chefs de la police d'avoir fait assassiner son fils Philippe, il avait été condamné pour diffamation à cinq mois de prison et incarcéré à la prison de la Santé le 13 juin 1927. Grâce à l'aide des Camelots du Roi, les militants de choc de l'organisation royaliste, il s'était évadé le 27 juin et s'était réfugié en Belgique le 1er août. Il rentra en France après avoir été grâcié le 30 décembre 1929.

 

   Dans cet article, il s'identifiait aux bandits corses en mettant en parallèle ses pérégrinations et les échecs des policiers lancés à sa recherche avec la situation corse.

 

 

 

LES REMÈDES DE LÉON BANCAL

 

 

   Beaucoup plus sage, Léon Bancal, le rédacteur en chef du PETIT MARSEILLAIS donna, le 18 novembre, la conclusion de sa douzaine d’articles sur « Le problème du banditisme ».

 

   La veille, il avait rappelé que le problème corse avait été posé pour la première fois en 1789 par le député BARRÈRE. Depuis, des rapports ont été écrits et des commissions envoyées. Mais « les commissions passent, la misère reste ». « Ce qu’il lui faut, c’est un traitement énergique et définitif ».

   

   Pour lui, la démonstration de force actuelle ne servira à rien si l’on n’agit pas, l’action principale étant d’appliquer les lois. Ainsi, les Corses auront confiance en la justice. Il faudrait tirer l’île de sa misère par de grands travaux.

 

   « Et surtout pas de commission !

   La Corse en a trop vu. Deux hommes. Pas plus. Un préfet et un procureur général. Mais tous deux intelligents, énergiques et, avant tout, soustraits par avance aux fluctuations de la politique.

   Le salut de la Corse est là ».

 

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