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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 06:55

 

 

 

TOUTES NOS CONDOLÉANCES

 

 

Deuil dans la famille Michelangeli
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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 17:52

 

   Avant l'invention du GPS, la signalisation routière permettait de connaître le chemin à suivre, d'autant plus que les panneaux étaient très précis.

La devinette du mois: mieux que le GPS

 

Où se trouvait ce panneau?

 

Quelle est l'identité des deux personnes qui l'entourent?

 

Réponses demain. 

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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 18:00

 

Pendant longtemps, dans toute la Corse, la nuit du 31 juillet au 1er août était redoutée car elle était la nuit des mandrache pendant laquelle s'affrontaient les mazzeri. La pieve de Sorru-in-Sù était directement concernée par ces événements. 

 

Les textes ci-dessous donnent une explication sur le sens de cette date. Les trois premières parties sont tirées du très utile "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" écrit par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel, 1986). La quatrième partie, consacrée à cette nuit dans notre canton, est inspirée de "Le mazzérisme: un chamanisme corse" de Roccu MULTEDO (Editions L'Originel, 1994). 

 

Précision préalable: Les mazzeri sont des humains ayant une vie sociale et personnelle mais qui sont considérés par le village comme des êtres surnaturels liant l'au-delà au monde des vivants. Dans la vie courante, les mazzeri sont des êtres pacifiques. On les reconnait à leur regard: ils ne vous regardent pas, mais regardent à travers vous.​ Ils sont capables de dire quels seront les prochains morts de la communauté.

 

 

Photo Klape

Photo Klape

 

 

LE MOMENT DE LA CANICULE ET DES MAZZERI

   "Consécutive au solstice d'été (la Saint-Jean), la canicule marque l'entrée du soleil dans la constellation du Lion (i sulleoni). C'est une période redoutable, porteuse de menaces mortelles pour les animaux, les hommes, les cultures. La nature tout entière est comme embrasée. Tout risque de brûler ou de sécher. Les incendies se déchaînent et, attisés par les vents, se répandent jusqu'à prendre des proportions terrifiantes. La canicule qui tue toute vie est à l'image même des morts, êtres desséchés, affamés, assoiffés, noirs. Cette période, néfaste et dangereuse entre toutes, entame son déclin à la fin du mois de juillet, lorsqu'on entre dans les Calendes d'août. C'est pourquoi cette date est en Corse une date rituelle, et la nuit qui fait passer de juillet à août est investie par des pratiques magico-religieuses destinées à éloigner ce fléau mortel.

 

   Dans de nombreux villages, notamment dans le Centre et le Sud, on allume un feu devant le seuil de la maison. Ce feu est appelé focu di i mazzeri (feu des mazzeri). On pose aussi, sur les fenêtres, des ustensiles remplis d'eau. Car, comme à d'autres dates, cette nuit-là, les morts se rapprochent des vivants. Leur présence est redoutée et on s'en protégera de plusieurs manières. (...)"

 

 

 

LA FÊTE DES MORTS ESTIVALE

   "Dans la liturgie, le 1er août est la fête de Saint Pierre-aux-Liens. Cette fête religieuse est venue se superposer à celle qui, à une époque lointaine, était celle des Macchabées. Le 1er août est donc une fête des morts. Elle est symétrique de celle du 1er novembre; elle en est le doublet estival.

   C'est dans ce contexte de mort que prennent place les batailles des mazzeri (...).

   La nuit du 31 juillet s'engage une bataille contre la mort et la mortalité. Les mazzeri d'un village se regroupent, montent sur le col, ou se rendent à la limite qui sépare leur territoire du territoire voisin, et là, se battent contre les mazzeri de la communauté limitrophe. Les armes qu'ils utilisent dans ces combats sont des tiges d'asphodèle. (...)

   L'enjeu de ces guerres végétales est d'importance." (...) 

   Dans les villages des vainqueurs, la mortalité de l'année sera faible, et forte chez les vaincus.

 

Photo de Joan Fontcuberta.

 

 

L'ASPHODÈLE, LA REINE DES BATAILLES

   L'asphodèle, appelé en Corse taravucciu, arbucciu. taravellu, luminellu, etc..., est une plante bien connue dans les mythologies végétales, depuis l'antiquité grecque. C'est la plante des morts. Elle «pousse dans le royaume des Ombres ». Dans les Enfers et les Champs-Elysées où séjournent les Héros défunts, les asphodèles abondent. Dans les siècles passés, en de nombreuses régions d'Europe, on en plantait autour des tombeaux car, disait-on, les morts aimaient cette plante et se nourrissaient de ses racines. (...) Elle produit l'abondance et assure l'immortalité de l'âme.

 

   On comprend que, pour combattre la pénurie et la mort caniculaires, les mazzeri corses, la nuit du 31 juillet, brandissent l'arme la plus efficace en ce domaine. 

 

un plant d'asphodèle

un plant d'asphodèle

 

 

LES MANDRACHE GUAGNAISES

   D'après Rocco MULTEDO, qui reprend des travaux de Dorothy CARRINGTON, les assemblées de mazzeri ont lieu de préférence le samedi. La bataille annuelle qui se déroule dans la nuit du 31 juillet s'appelle une mandraca. Elle voit s'affronter deux groupes masqués en animaux et formés en milizie avec chacune un capitaine élu. Les deux camps viennent de deux communautés voisines et s'affrontent sur le col qui sépare celles-ci. Après avoir poussé des "cris effrayants", ils se battent à coup de tiges d'asphodèles jusqu'à la fuite d'un groupe ou l'arrivée du jour. Les asphodèles et les bâtons utilisés finissent dans un grand feu.

 

   Notre canton étant quasiment enclavé dans la montagne, plusieurs mandrache se déroulent, ce qui laisse supposer que les batailles n'avaient pas toutes lieu la même nuit:

- Soccia contre Casamaccioli dans le Niolu

- Guagnu contre Vivario au col de Manganellu 

- Guagnu contre Venacu et Corti au col de Virdiola, près d'un ancien cimetière

 

   La plus importante était la confrontation entre Guagnu et Pastricciola, au col de Missicella, à 1.191 mètres d'altitude. Ce lieu, qui a longtemps permis aux bergers de passer de Sorru-in-Sù aux pièves de Cruzzini et Cinarca, est particulièrement stratégique pour les mazzeri.

 

Les légendes de chez nous (4/7): la nuit des mazzeri

 

 

   N'allez surtout pas à Missicella les 31 juillet et 1er août. De toute façon, évitez de sortir cette nuit-là. Des esprits forts peuvent dire que les mazzeri ont quasiment disparu et que les mandrache ne sont plus organisées. Mais peut-on en être certain? On murmure quelques noms d'initiés à Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno.

 

Il vaut mieux être très prudent.      

                                                 

 

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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 18:00

 

   Contre l'insécurité, il faut avoir la volonté de la combattre et s'en donner les moyens.  Un exemple en fut fourni voici exactement deux cents ans. 

 

 

Le ratage du guet-apens

    Entre 1820 et 1827, le bandit Théodore Poli, de Guagno, faisait régner la terreur dans la région vicolaise. Le 29 juillet 1822, le trésorier-payeur Pozzo di Borgo se trouvait à Guagno-les-Bains et devait se rendre à Vico porteur d'une grosse somme. Mais il avait reçu plusieurs messages de plus en plus menaçants de Brusco, le principal lieutenant de Théodore, qui voulait le racketter (même si le mot n'existait pas encore).

 

    Le maire de Poggiolo décida de faire escorter le fonctionnaire par une quarantaine de villageois armés.

 

   Théodore et Brusco s'étaient postés derrière un rocher, sur la route de Sorru, à environ 4 kilomètres de la station thermale. En voyant arriver la troupe, les bandits renoncèrent à lancer l'assaut. Ils se contentèrent de tirer quatre balles qui tombèrent aux pieds des paysans et ils s'enfuirent en montrant le poing tandis que les Poggiolais se moquaient d’eux.

 

   Il faut reconnaître que de tels actes furent rares et que Théodore poursuivit sa carrière jusqu'à sa mort cinq ans plus tard mais la réputation du maire en fut renforcée.

 

 

 

Pascal Paoli parrain d’un Poggiolais

    L’édile courageux était Carlo Francescu Pasquale Pinelli et il était le filleul de Pascal Paoli.

 

   Pour montrer leur attachement au Général de la Nation, plusieurs familles de notables lui demandèrent d’être le parrain de leurs fils. Jean-Laurent Arrighi a répertorié trois cas à Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance («Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).

 

   Le cas poggiolais est particulier car le baptême eut lieu en l’église Saint Siméon le 30 septembre 1795. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal Paoli, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué. 

 

Fonts baptismaux de l'église St Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

Fonts baptismaux de l'église St Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

   

Le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».

 

   Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous.

 

Pascal Paoli avait un filleul à Poggiolo

 

   Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.

 

   Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus. Il était remplacé par un mandataire. 

 

   Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie. 

 

 

L’homme le plus cultivé de Corse

 

   Il est bon de savoir qui était l’homme qui représenta Pascal Paoli.

 

   L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».

 

   Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».

 

   Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).

 

   Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.

 

   Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert. 

 

Pascal Paoli avait un filleul à Poggiolo


 

 Une longue carrière

 

   Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo.

 

   Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia, peut-être avec l’aide de son grand-oncle Gian Antonio. Le représentant du Père de la Patrie lors du baptême était devenu un personnage important: dernier vicaire général du diocèse de Sagone, secrétaire général de la préfecture sous Napoléon Ier, invité au mariage de l’empereur avec Marie-Louise, il fut nommé sous la Restauration conseiller général du canton de Soccia, tout en étant curé de deuxième classe de Soccia avec autorité sur les desservants de Guagno, Orto et Poggiolo. 

 

   Il n’est pas interdit de penser qu’il ait permis à Carlo Francesco Pasquale de devenir maire de Poggiolo en été 1821 (à 26 ans!). A cette époque, les maires des petites communes n’étaient pas élus mais désignés par le préfet, donc avec l’accord du gouvernement.

 

    «L’homme le plus cultivé de Corse», qui avait, disait-on, la plus grande bibliothèque de Corse, servit fidèlement l’administration, favorisant la diffusion de la langue française dans la presse et les écoles corses. 

 

    Le filleul de Paoli fit de même dans son domaine. A partir de 1824, tous ses actes d’état-civil furent rédigés en français. En revanche, dans les documents où il fut remplacé par son adjoint Antoine François Pinelli, le texte était entièrement en italien. 

 

   Rappelons que l'obligation de rédiger les actes d'état-civil dans la seule langue française date de 1852.

 

   Le maire de Poggiolo n’utilisait chaque fois que son premier prénom sous la forme française de Charles, oubliant complètement Francesco et surtout Pasquale. Très souvent, il écrivait simplement: «Pinelli maire».

 

Pascal Paoli avait un filleul à Poggiolo

 

   Sa fonction l’entraîna à enregistrer le décès de son grand-oncle Gian Antonio Pinelli, rappelé à Dieu le 26 décembre 1832 en la maison familiale de Poggiolo.   

 

Maison Pinelli (photo Michel Franceschetti).

Maison Pinelli (photo Michel Franceschetti).

 

   Maintenu à la tête de la municipalité poggiolaise sous la Monarchie de Juillet, Charles signa son dernier acte d’état-civil le 2 juillet 1847. Il décéda le 14 avril 1849 à l’âge de 54 ans. Il ne s’était pas marié et n’avait pas d’enfant.

 

    Paradoxalement, le filleul de Pascal Paoli fut un acteur docile de la francisation à Poggiolo.

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La vie de Gian Antonio PINELLI, l'homme le plus cultivé de Corsea fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.

 

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 18:00
Fête di A Priziuncula les 1er et 2 août à Vico

 

 Depuis la fondation du Couvent Saint François d’Assise à VICO par les Franciscains en 1481 la fête de Notre Dame des Anges a toujours été célébrée, d’abord par les Franciscains (jusqu’à la Révolution Française) et ensuite à partir de 1835 par les Oblats de Marie Immaculée (sauf entre 1905 et 1935); c’est A PRIZIUNCULA qui a lieu chaque 2 août.

 

   La Portioncule (Porziuncola en italien) est la chapelle qu’a reconstruite François d’Assise en 1209,  après avoir reçu l'injonction "Va et répare mon église". C'est là qu'il a fondé son ordre des Frères mineurs, où se sont réunis les premiers chapitres généraux OFM et où il est mort.

 

Fête di A Priziuncula les 1er et 2 août à Vico
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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 18:00
Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge...

 

Plusieurs habitants des communes où s'effectue le ramassage des déchets au porte à porte ont eu des surprises.

 

Alors qu'ils pensaient avoir bien trié leurs déchets, ils se sont vu refuser leurs sacs par les employés de la communauté de communes, sacs rejetés avec une bande collante marquée de l'inscription infamante: "Sac au contenu non conforme".

 

Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge...

 

Pourtant, la procédure est simple: on met dans le sac noir les déchets correspondant à la catégorie noire (ordures ménagères), dans le sac vert la catégorie verte (biodéchets), dans le sac jaune la catégorie jaune (emballages), dans le sac gris la catégorie grise (verre), dans le sac bleu la catégorie bleue (papier).

 

Les dates des ramassages (on dit aussi planning) sont largement diffusées pour éviter les erreurs.

 

Bref, les consignes sont aussi précises que celles que doit appliquer Robert Lamoureux dans le film "On a retrouvé la 7e compagnie". Vous savez bien: "le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge". Il suffit de les appliquer.

 

Aucune raison de se plaindre.

 

Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge...
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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 18:00

 

Sorru in Musica tient ses promesses. Le festival, animé par Bertrand CERVERA, a fourni une soirée de qualité pour son retour à Poggiolo dimanche 24 juillet.

 

 

La Piazza in Ghju, préparée pour recevoir les spectateurs, a été bien remplie. 

 

 

Reportage photographique de Philippe Franceschetti.
Reportage photographique de Philippe Franceschetti.
Reportage photographique de Philippe Franceschetti.
Reportage photographique de Philippe Franceschetti.
Reportage photographique de Philippe Franceschetti.

Reportage photographique de Philippe Franceschetti.

 

Le programme était de choix.

 

Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo

 

 

La première partie était une lecture par Robin RENUCCI du texte de Jean GIONO "Que ma joie demeure", ponctuée par le violon de Bertrand CERVERA

 

Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo
Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo

 

En seconde partie, "La nuit transfigurée", d'Arnold SCHOENBERG, était interprétée par l'orchestre Paris Classik.

 

Giono et Schoenberg étaient à Poggiolo

 

L'enregistrement vidéo de ces deux parties se trouve sur la page Facebook de Sorru in Musica.

 

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24 juillet 2022 7 24 /07 /juillet /2022 18:00

 

   Se prélasser dehors à l'ombre est un moyen de lutter contre la canicule, comme montré dans un article précédent. Mais la nature en fournit un autre.

 

   Après le repas de midi, il est agréable de faire une petite sieste avec un journal ou un magazine dans les mains. Mais cette occupation est souvent mission impossible car le vent vient froisser les pages et les fait tourner avant que la lecture soit terminée.

 

   La difficulté se constate uniquement dans les parties de Poggiolo qui ne sont pas protégées d’un éventuel vent venant de l’Ouest. En fait, au lieu du mot «éventuel», il faut écrire «habituel».

 

   Tous les jours, en fin de matinée et pendant une partie plus ou moins longue de l’après-midi, l’air est en mouvement, pas forcément très fort mais fréquemment. On le constate notamment place Saint Roch qui est enfermée par des constructions sauf du côté de la mer.

 

   Ce phénomène avait déjà été constaté par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829. En page 5, il écrivait :

 

« En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des makis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l’année dernière elle offrait de 5 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur y étant à 28° (1), se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans le baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2. 

(...)

Les vents dominans (sic) sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit. 

Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible. »

(1) 28° Réaumur sont équivalents à 35° Celsius, 24° R à 30° C et 25° R à 31,25° C.

 

 

   Cette « brise de mer » provient du golfe de Sagone. Même si Poggiolo et Guagno-les-Bains sont dans un cirque de montagnes, il existe une ouverture constituée par le col de Sorru. L’air de la mer vient ainsi frapper directement nos villages, et plus particulièrement Poggiolo qui est en hauteur par rapport aux Bains.

 

 

   Le passage est très visible du village, encore plus depuis St Siméon.

 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

   

 

   Le panorama vu depuis le chemin du lac de Creno le montre également.

 

 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

   

   La seule solution est d’édifier des cloisons face à l’ouest mais on peut aussi, tout simplement, en prendre son parti et profiter de l'air poggiolais!

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 18:00

 

L'hôpital militaire ouvert en 1822 fit la fortune de Guagno-les-Bains pendant une partie du XIXe siècle. Quand il ferma en 1883, le bâtiment fut abandonné mais sa présence domina longtemps le village.

 

Sa longue agonie peut être suivie en regardant de vieilles cartes postales. Le Marseillais Dominique PIAZZA ayant inventé la carte postale photographique en 1891, aucun document de cette sorte n'est antérieur à cette date.

 

Malheureusement, les cartes présentées ici n'ont pas de date précise. Elles ont été présentées en fonction de l'état des ruines visibles, ce qui n'est pas toujours facile. Cet ordre peut être critiqué.

 

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Les images peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

 

Ces deux premières photos sont indéniablement les plus anciennes de la série car le bâtiment principal de l'hôpital est encore presque entier.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Sur celles-ci, les destructions sont plus importantes.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Les ruines n'existent plus du tout quand on regarde maintenant Guagno-les-Bains à partir de l'endroit d'où ces photos  furent prises.

 

 

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

 

Une carte postale de la source de la Goscia montre qu'elle était dominée par des vestiges du bâtiment principal.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette publicité pour l'hôtel de l'établissement des Bains est importante car les restes de l'hôpital ont été représentés. Or, nous savons qu'elle est extraite d'une revue de 1926. La destruction était importante mais pas encore totale.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Une photo impressionnante montre l'étendue de l'hôpital militaire avant qu'il soit totalement détruit. Selon certains récits, les lieux auraient servi de scierie pendant un temps. Des Russes réfugiés débarqués du "Rion" en 1921 y auraient même travaillé. Mais nous n'avons pas trouvé de preuves. 

 

Les pierres ne furent pas perdues: elle furent réutilisées dans de nombreuses maisons du canton.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette carte postale montre, en dehors des poules et des cochons, le mur extérieur de l'hôpital près de la bifurcation de Saint Antoine.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Si la date n'est pas certaine, le lieu est bien reconnaissable, notamment avec la fontaine qui est à gauche.

 

Copie d'écran Google.

Copie d'écran Google.

 

L'arcade du premier plan indique qu'il restait l'enceinte alors que, sauf la chapelle, l'intérieur avait disparu. Les vêtements des fidèles sortant de l'office laissent supposer que l'image date de très peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais ce n'est qu'une supposition.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Le seul élément certain est qu'il ne reste plus aucune trace de ce qui fut une époque glorieuse de Guagno-les-Bains.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 23:45

 

La réunion sur l'alimentation en eau de Poggiolo et Guagno-les-Bains a réuni une quarantaine de personnes vendredi 22 juillet.

 

Le maire et le premier adjoint, avec l'aide du bureau d'étude TPAES, ont présenté les projets concernant cette question si sensible.

 

© Franceschetti

© Franceschetti

 

Attention: les indications ci-dessous sont le résultat de notes prises à la volée pendant la réunion. Si elles comportent des erreurs, des approximations ou des oublis, veuillez nous le faire savoir et nous publierons les rectificatifs.

 

 

 

Le schéma directeur a déjà été rédigé. Des demandes de déclaration d'utilité publique pour l'adduction ont été déposées.

 

 

Travaux adduction et distribution:

 Le réseau est en amio-ciment. Il doit être remplacé totalement en PVC. Des compteurs individuels seront posés. Réhabilitation du réservoir. Demandes de subvention: 90 % espérés.



Les Bains:

pas de souci de ressource mais de qualité. Deux nouveaux forages avec l'objectif d'abandonner le captage (recommandation de l'ARS) et réhabilitation du réservoir.



Montant des travaux:

Réhabilitation des ressources: 50.000 €
Adduction: 80.000€
Guagno-les-Bains: 106.000€
Distribution Poggiolo 380.000€
Total 800.000€

Demande de subvention.

Début des travaux fin 2023? Un an de travaux ou un peu moins? 



Il faut savoir que 96.000 litres sont consommés par jour, ce que est équivalent à une agglomération de 650 habitants.

 

© Franceschetti

© Franceschetti

 

Classement comme ville thermale :  

100.000 à la Comcom pour l'étude de marché

 

Divers:


- Recherche des terrains sans maître avec la SAFER pour pouvoir les préempter.
Exemple: pouvoir faire un parking près de la salle des fêtes

- L'acquisition de la chapelle et du terrain des Bains sera finalisée le 27 juillet devant notaire.


Enfouissement des lignes électriques en projet.

- Changement des luminaires du village dans les jours qui viennent.

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

Vacances scolaires

 

Noël:

du samedi 17 décembre au mardi 3 janvier

Hiver:

du samedi 18 février au lundi 6 mars

Pâques:

du samedi 15 avril au mardi 2 mai

vacances d'été:

à partir du samedi 8 juillet

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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